Rédaction

Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 22 déc 2014 - 16:00

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

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Section de La Thuile

Assemblée des adhérents de la section

20h30

au Bar Konvert Pyramide

Ordre du jour

- Organisation de la compétition de ski.
- Réservations au déjeuner.
- Cotisations.
- Divers

le coin du président29 Novembre 2014 - 17:09

L'intervention du président Pastoret au Congrès du Mouvement L'intervention du président Pastoret au Congrès du Mouvement UN AN D’ACTIVITE’ . Vous me permettrez de partir d’un compte rendu de cette première année de Présidence. Le Comité Fédéral, que je tiens à remercier pour son engagement volontaire et passionné, s’est réunis 45 fois. Avec la participation des élus au Conseil de la Vallée ont été organisées 12 rencontres sur le territoire entre le 2 le 28 février 2014. Plus de 1500 personnes y ont participé. Merci aux Sections pour avoir soutenu ces initiatives. Le Conseil Fédéral s’est réuni 7 fois. Plus de 100 personnes à la fois l’ont honoré. A elles aussi vont mes remerciements.La Conférence des Présidents des Sections a été convoquée 5 fois. La Conférence des Administrateurs à été réunie 3 fois. Et une fois on a rencontré les Syndics de l’UV. Nous avons aussi rencontré les protagonistes de la vie sociale et économique de notre Région : - les OO.SS. et leurs représentants aux plus hauts niveaux. -les responsables des catégories productives allant de l’industrie, à l’agriculture, au commerce, au tourisme, au tertiaire et au services. Nos Statuts prévoient que des Commissions de travail permanentes soient nommées. Elles se sont constituées formellement avec une première réunion sous la Présidence d’un élu au Conseil de la Vallée. La Commission santé et social et présidée par Claudio Restano, la Commission culture et éducation par Joël Farcoz, la Commission tourisme et économie par Marilena Péaquin Bertolin et la Commission agriculture et environnement par David Follien.Les Sections de la Basse Vallée ont organisé les 20 et 21 septembre, à Verrès « un rendez – vous » qui a eu un succès encourageant et a contribué à rendre un peu d’enthousiasme et de plaisir de partager des moments en commun. Les Femmes de l’UV viennent d’organiser une journée importante et intéressante sur le fonctionnement de la Commune. Elles ont annoncé d’autres initiatives et je les félicite pour leur activisme. La Jeunesse Valdôtaine a su s’organiser et a su mettre ensemble un nombre important d’adhérents présents sur le territoire. LES CHANGEMENTS Entre temps l’UV a du faire de grands changements.« Le Peuple Valdôtain », organe de presse historique de l’Union Valdôtaine depuis 60 ans, n’existe plus dans sa forme d’hebdomadaire. Une nouvelle version paraissant chaque deux mois l’a remplacé. Nous ne pouvions plus tenir ses coûts.Nos sources principales de financement sont les sommes que les élus versent régulièrement chaque mois et les quotas des adhésions.Nous devons vivre de ça. Voilà pourquoi adhérer à l’UV est la manière de soutenir un projet et un espoir pour notre Pays d’Aoste.Nous avons modernisé notre site informatique pour permettre de suivre davantage la vie du Mouvement. Aujourd’hui nous avons un instrument puissant pour faire e circuler nos informations. Le site est ouvert surtout aux contributions d’articles et des nouvelles des Sections et des élus à tout niveau.J’ai essayé de tenir une correspondance continuelle les Présidents des Sections qui disposent d’un courriel électronique (mail). Merci de me lire. Et en conclusion de ce compte rendu, je veux remercier tous ceux qui ont collaboré à l’organisation de ce Congrès : Lea et Julienne, Giulio, Denis, les Sections, leurs Présidents, les groupes de la Jeunesse et des Femmes et en particulier Thomas Linty, qui à titre bénévole s’est occupé de la partie graphique et technique et au montage des supports audio - visuels que vous ne manquerez pas d’apprécier, et bien sur Cristina Deffeyes notre présentatrice. LE CONGRES Le Congrès a été voulu dans cette forme pour nous inviter à réfléchir sur l’actualité et pour tracer un parcours pour notre futur. Et ce, en partant de notre histoire qui porte en elle le sens de notre vie et de notre appartenance à ce Mouvement qui vit le jour le 13 septembre 1945 dans une Vallée d’Aoste détruite par la guerre et l’oppression d’une dictature qui voulait faire disparaître nos langues. Ce qui faisait dire Emile Chanoux : « notre peuple n’existe plus, il n’a plus son langage, il doit renier ses ancêtres et son histoire, jusque dans ses noms, qui sont, dit-on, l’image de la personnalité humaine, il n’est plus ». L’Union Valdôtaine a vécu des phases alternes entre les succès et les désarrois, les scissions et les partages. Mais le Val d’Aoste doit se savoir grée au travail et à l’engagement des Unionistes, merci surtout aux quels, le 26 février 1948, fut promulgué le Statut Spécial pour notre Pays. Dans le parcours parlementaire, furent fortes les pressions et les résistances des nationalistes qui n’avaient pas disparu avec la fin du fascisme. Le Comité Central de l’UV exprimait, à l’époque, son extrême regret pour « les profondes mutilation apportées au Statut que le Conseil de la Vallée avait élaboré et approuvé à l’unanimité ». Commença ainsi une lutte sans cesse avec l’Etat pour avoir la reconnaissance des droits nous revenant du Statut que l’Etat italien même avait souscrit. La zone franche, prévue, ne verra pas le jour, ni elle sera remplacée par aucune répartition financière. L’Union Valdôtaine, malgré elle, dut s’allier avec les forces qui gouvernaient l’Italie, pour essayer de faire avancer l’Autonomie, pour moderniser un territoire sans ressources et pour créer une école au service des besoins d’une spécificité culturelle piétinée et blessée. Mais les diktats romains visaient à ne pas laisser affirmer une politique régionaliste. Aux régionales de 1954 l’Union Valdôtaine fut à l’opposition avec 1 seul élu (Marie Céleste Perruchon Chanoux) malgré les 15.000 suffrages obtenus, à cause d’un système électoral majoritaire, fixé par l’Etat. En 1959 l’Union fut alors obligée de s’allier avec les gauches. Les régionales furent gagnées. Mais arriva ainsi le temps des scissions. A partir de 1968 par les conservateurs du RV contraires à une alliance avec le PCI. En 1972 par les unionistes contraires à une alliance avec les centristes. Ce fut l’UVP. Trois mouvements autonomiste de souche unioniste et un autre parti (les DP venant d’une scission avec la DC) caractérisent la vie politique valdôtaine. Un « déjà vu » actuel. A partir de 1974 Mario Andrione, Président de l’UV, arrive à créer une coalition, comprenant les trois mouvements autonomistes, et un Gouvernement régional conduit par l’UV. C’est la renaissance Unioniste sous l’impulsion de son Secrétaire J.C. Perrin qui portera à la réunification des trois Mouvements en 1976. Le temps de la croissance . Commence une croissance progressive. La nouvelle répartition financière assigne à la Vallée d’Aoste les 9/10 des impôts perçues dans la Région. C’est ainsi que l’on assurera, dans les décennies successives, l’amélioration de la voirie, que l’on modernisera l’organisation de la santé créant une gamme de services sans précédents et sans comparaison. Les lieux d’accueil pour les personnes âgées sont un fruit de cette politique voulue par l’UV. L’assistance aux personnes dépourvues et aux foyers faibles est encore assurée de nos jours, malgré les difficultés financières que nous connaissons. A l’éducation et à la culture sont attribuées des ressources financières et humaines inconnues ailleurs et des efforts considérables sont mis en place pour soutenir notre culture et nos langues. Dans notre Pays d’Aoste le français et notre franco – provençal ont résisté et n’ont pas totalement disparu merci aux actions et aux soutiens venant d’une sensibilité à notre culture qui appartient à l’UV. Dans une région si petite que la notre existent un Conservatoire musical et une Université qui ont été le fruit de la politique de l’UV. L’Administration régionale, régie et gérée par l’Union Valdôtaine, a soutenu l’économie, le commerce, l’agriculture et l’élevage. Un réseau de voirie pour l’exploitation des alpages a été mis sur place. Des aides importantes ont été allouées pour réaliser des arrosages automatisés. Les bâtiments agricoles de plaine et de montagne ont été financés. Dans le domaine du tourisme, l’hôtellerie est davantage développée. Les remontées mécaniques, à l’heure actuelle, avec un effort considérable, n’appartiennent plus à des sociétés extérieures comme on le plaignait dans le temps. Les polémiques d’aujourd’hui concernant les grandes œuvres ignorent que c’est par celles-ci que nous avons une autoroute qui nous relie au tunnel du Mont Blanc et qui a rendu la vie normale aux communes allant d’Aoste à Courmayeur. Elle a été longuement combattue par les mêmes qui se battent contre la modernisation de l’hôpital et la réalisation du siège universitaire. Deux œuvres indispensables pour assurer une santé de qualité et pour offrir un siège convenable et de propriété, évitant d’investir de l’argent dans les loyers.Ces mêmes polémiques existaient lorsqu’on réalisait la bibliothèque régionale d’Aoste qui est actuellement un patrimoine de notre Communauté. Mais sa réalisation fut énormément et longuement contestée par le parti du NON. Sur les transports les critiques sont à la une et que le réseau des liaisons par cars touche toutes les Communes, ainsi que des services supplémentaires, tels que allô-bus et allô-nuit. Sur le chemin de fer et sur l’aéroport les polémiques n’arrêtent pas. Seulement ceux qui sont en mauvaise foi ignorent combien d’argent, que nous ne possédons pas, il faudrait pour moderniser le chemin et que de la part de l’Etat aucune volonté a été démontrée dans ce sens. Pour l’aéroport, on est dans une impasse puisque la société de l’AVDA n’appartient pas à la Région laquelle a un quota minoritaire qui ne lui permet pas d’agir et la met dans l’obligation d’attendre le résultat des contentieux en cours. Le travail et l’emploi aussi ont eu l’attention vive de l’UV et de ses élus. Les parcours de formation et des politiques actives ont été nombreux. Les soutiens fournis aux entreprises, ont été importants. Y comprise la mise à disposition des entreprises d’un patrimoine immobilier modernisé et entretenu. Et c’est bien l’Union Valdôtaine qui a soutenu des choix qu’à l’époque étaient peut être contestés et qu’aujourd’hui sont sous nos yeux tels que notre propriété de l’hydroélectrique et sa gestion directe. Les collectivités locales du Val d’Aoste jouissent d’une répartition financière inconnue ailleurs qui leur a permis de les rendre plus efficientes et performantes. Mais ce temps là relèvent actuellement du passé. Aujourd’hui, nos budgets se sont progressivement réduits allant des 1.638 mln € de 2010 aux 970 mln € de prévision 2015. Où est allé l’argent qui manque ?A l’Etat avec qui les rapports sont difficiles. LES RAPPORTS AVEC L’ETAT Les gouvernements Monti de Letta pour arriver enfin à celui actuel ont mené à une lutte sans précédents contre les Autonomies. Les Régions représentent désormais le tire-lire de l’Etat qui y prélève l’argent lorsqu’il en a besoin. Et l’Etat, qui fait la morale aux Régions et aux Autonomies, continue augmenter la dette publique. Dernièrement on nous a annoncé les rabais des impôts.Mais les réalités ont prélevé l’argent des Régions et des Municipalités en réduisant leurs ressources, ont obligé les collectivités locales à réduire les financements pour les services et les citoyens à payer davantage pour les maintenir. Face à ces aptitudes il nous parait fondamental de chercher de faire un effort commun pour résister à des requêtes insoutenables et injustes. Voilà pourquoi nous avons annoncé notre disponibilité au dialogue avec les autres forces politiques, puisque seulement avec une base politique plus large serait possible de muscler davantage nos rapports avec Rome. Certes, il faudra avoir un sens de responsabilité majeur par rapport à ce qui c’est passé pour les élections européennes quand nous avons perdu l’occasion historique d’élire un représentant de la Vallée au Parlement européen, lorsque 28.000 préférences seulement nous auraient permis d’avoir un élu en Europe, désormais indispensable pour la Vallée d’Aoste.Cela n’a pas été possible pour les vétos qui voulaient isoler l’UV. PRINTEMPS CRISE POLITIQUE Dès le commencement de cette législature il y a eu la tentative de nous isoler.Les résultats électoraux de 2013 nous ont rendu un Conseil régional assez fragmenté, avec une majorité à 18 et une opposition à 17. Ce faible écart nous a crée des difficultés en mettant en crise celui qui a toujours été notre point de force : la capacité d’assurer la gouvernabilité. Nous avons vécu dans une instabilité qui s’est entièrement manifestée le 26 mars 2014, lorsque s’est ouverte une crise politique suite à l’approbation, à bulletin secret, d’une motion de censure contre le Gouvernement Valdôtain. La crise s’est échelonnée jusqu’à la moitié du mois de juin.Pendant toute cette période avec nos alliés de SA nous avons essayé de conduire des négociations. Mais on n’a abouti à rien. Cependant le fait de parler avec nos adversaires a contribué à amoindrir les tensions et à compacter la majorité qui a pu repartir à 18, tandis que, entre temps, les oppositions, qui ont vu naufrager leur projet de devenir majorité, ont monté la faiblesse de leur prétendue unité. Des changements ont été introduits au sein de la majorité et quelqu’un a été sacrifié dans ces passages ! Mais c’est quelqu’un qui nous a appris quelque chose, puisque, il n’est pas parti, en claquant la porte sur la figure de l’UV, en faisant de son cas une question personnelle. Les sacrifices sont toujours douloureux, pourvu qu’ils servent à quelque chose. Malheureusement il n’en a pas été ainsi. La majorité a été mise en crise par un vote de censure au Président du Conseil qu’on venait d’élire quelques jours avant. Une aptitude stupide, qui nous a obligé à prendre acte que notre majorité est variable. Tantôt à 18, tantôt à 16 ou à 17. L’ACTUALITE POLITIQUE Et ça avec une aptitude censurable lorsque la crise nous a touchés davantage. L’appauvrissement, les difficultés de tous genres, le chômage sont devant nos yeux. Les exigences des citoyennes et des citoyens, les espoirs des jeunes, des travailleurs et des entreprises ont radicalement changé au cours de ces dernières années.Notre Peuple souffre. Il le fait en silence. Avec une grande dignité. Mais nous ne pouvons pas l’ignorer. D’ailleurs, une imposante réduction de nos ressources vient de nous plonger dans des difficultés sans précédents et il y a la nécessité de rationaliser notre modèle de développement recherchant un nouvel essor à notre Pays d’Aoste. L’actuelle situation demande de passer des critiques aux propositions pour revoir la tenue de notre système. Mais, s’il faut demander aux gens de prendre acte de ce nouvel état de choses, il est aussi indispensable de participer davantage à leur vie et à leurs problèmes pour dépasser l’actuelle perte de crédibilité de la politique. De nombreux exemples qui nous sont venus d’ailleurs nous ont fait état de la déception des gens envers la politique et ses représentants.Le faible taux de participation aux récentes élections régionales en Italie a porté à l’élection de coalitions qui sont légitimées par une minorité de la population. C’est un signal que nous ne pouvons pas ignorer. Il nous revient de nous conduire de façon que nous et nos représentants, à tout niveau , nous sachions témoigner, par nos exemples et nos conduites notre rôle et nos fonctions au service de la collectivité. Nous sommes tous appelés à faire face à cette nouvelle et incontournable situation.Dans ce sens on ne peut pas se soustraire aussi à la rationalisation des coûts du fonctionnement du système. En sachant qu’en tous cas son exercice a des coûts et qu’il s’agit de les rendre compatibles comme cela ce fait partout, dans tout les Pays évolués, où existe la représentativité démocratique.Une action responsable de révision de l’ensemble est nécessaire, mais il faudra cependant aller au de là des slogans actuels par des actions concrètes. La Majorité régionale, comme l’avait annoncé dans son programme, a déjà présenté le 13 octobre 2013 un projet de loi de réduction des Conseillers Régionaux. Mais personne ne s’en souvient et personne, parmi ceux qui crient aux ainsi dit couts de la politique, n’a encore demandé de commencer à le partager. L’Union Valdôtaine ne se soustrait pas à cette discussion si elle est faite pour atteindre des résultats et non pas pour faire du simple battage. Mais au de là de ça, il y a encore autre chose qu’il faut faire pour avoir la confiance des gens. Il ne faut pas avoir crainte de démontrer que nous sommes différents. Que nous n’avons pas des aptitudes négatives, que notre style de vie est approprié et que les comportements nuisibles ne nous appartiennent pas. Ce sont ceux-ci les facteurs avec lesquels nous pouvons nous tenir en dehors de l’actuelle dérive négative qui éloigne les gens.Il faut imprimer un nouvel élan à l’action politique !!!Nous ne prétendons pas le faire tous seuls. C’est pourquoi nous avons annoncé une volonté de dialogue envers les autres forces politiques. C’est à partir de ce constat que nous avons affirmé, sous mandat de nos organes politiques, notre disponibilité à trouver des ententes pour essayer de renforcer le cadre politique et assurer une gouvernabilité plus stable et aborder des reformes structurelles désormais irrenonçables. Nous, avec SA nous sommes la majorité ressortie légitimement des urnes. Cependant nous souhaitons que l’on puisse partager un parcours aussi avec d’autres puisque nous entendons bien que notre Communauté nous demande, à pleine voix, de laisser de côté les querelles et d’agir dans le concret. Nous avons donc annoncé notre disponibilité à nous mesurer et à nous confronter avec tous et sur tout. Sur mandat du Conseil Fédéral nous avons rencontré les autres forces politiques avec pleine disponibilité. Nous avons aussi dit que pour nous les contenus étaient importants et qu’ils avaient le dessus sur les préjudicielles. Nous n’avons pas l’intention de faire des procès aux autres. Mais nous ne voulons pas que l’on confonde notre disponibilité avec la résignation et la faiblesse.Nous n’acceptons pas que des possibles accords soient conditionnés à la célébration de procès sommaires envers l’UV et à nos représentants. Nous estimons nécessaire de pouvoir nous confronter sur les thèmes urgents, sur des programmes à partager, sur les choses à faire. A partir de ça nous sommes disponibles à travailler pour essayer de définir un parcours commun sans vouloir des primogénitures. Le 10 mai prochain sera le moment des élections municipales . Nous nous y approchons avec le sentiment de pouvoir, aussi dans cette occasion, partager des ententes et des collaborations.Nous pensons que là aussi il faudrait essayer d’éviter les fractures, les querelles nuisibles, les préjudicielles ou les chantages hors lieu.Les gens regardent, comprennent et jugent. Notre devoir est d’être sérieux et d’approcher les citoyens et non pas de les éloigner. Et enfin, puisqu’ils font davantage l’objet de nos discours, essayons de faire ainsi que dans la composition des futures listes les femmes et les jeunes soient davantage pris en compte. Entre temps nous souhaitons qu’à l’intérieur du Conseil de la Vallée on trouve une convergence commune sur la loi électorale des Communes. Sur ce thème nous nous sommes préalablement confrontés avec nos administrateurs et le Conseil Fédéral devra y être impliqué également. En restant encore sur l’actualité je veux rappeler deux faits qui ont caractérisé ces derniers jours. D’un côté il y eu la requête de renvoi en jugement, avancée par le tribunal d’Aoste, vendredi 21 qui nous a fort touché. En effet si d’une part la requête de non admissions au jugement pour Julienne nous a soulagé, notre regret est grand pour Osvaldo, Ego, Guy et Diego.Nous avons la conviction qu’ils ont agi dans totale honnêteté et qu’il leur sera possible de démontrer leur innocence. Et nous attendons confiants les résultats de la fin de cette procédure. Entre temps, lundi 24, le tribunal d’Aoste a émis une sentence d’acquittement pour le Président de la Région.Nous sommes contents de ça, avant tout pour la personne du Président, puis pour l’image concernant son rôle. Reste le regret du fait que pendant des mois il y eu a qui, dans l’opinion publique, s’est exercé à laisser entendre et imaginer qu’il y aurait été du pourri derrière tout cela.Lundi 24 le tribunal d’Aoste a donné la meilleure réponse aux vautours qui souhaitaient une solution différente de la chose (il fatto non sussiste). Le silence effrayant qui a fait suite à la sentence nous a fait état de la déception de beaucoup de monde… L’AVENIR La devise de notre Congrès « 70 d’UV entre l’histoire et l’avenir » veut nous approcher à notre 70ème anniversaire par un travail de révision de nos thèse et de nos propositions. Un groupe de travail composé par J.C. Perrin, J. Rivolin, Ch. Ferina, J. Farcoz, S. Crétier a été chargé d’un travail préparatoire qui procédera par une confrontation avec les Sections et tous les organes du Mouvement dans l’esprit et avec la volonté d’être davantage à l’écoute des gens. Cela nous demandera un engagement de temps et d’énergies, il devra redonner de l’élan à notre Mouvement et fixer des perspectives actualisées aux besoins de notre Peuple. Malgré l’éloignement progressif des gens de la politique l’UV est encore un exemple étonnant de partage et de participation. Mais jusqu’à quand ?Aujourd’hui les partis ne remplissent plus les fonctions primaires qui étaient à la base de leur existence, à savoir : les principes des quels découlait de leur action et leurs activités d’aide et de proximité aux gens. Pour ce qui est de la politique de proximité j’en ai parlé dans mon programme de candidature à la Présidence. Nous avons, pour le moment fait assez peu dans ce sens à l’exception des rencontres sur le territoire. Mais ça ne suffit pas. Ce sont l’aide, l’assistance et le bénévolat envers nos gens les éléments concrets que nous devons essayer de mettre en piste et qui n’osent pas le dire ! C’est ce que je souhaite. C’est ce qu’il nous faut. Pour ce qui est des principes nous devons nous demander si les nôtres sont encore connus par nos concitoyens, si les Unionistes mêmes les connaissent, si pour eux ils demeurent encore valides et comment les décliner dans le futur . Le processus d’intégration européenne a augmenté davantage le poids de lois et de règles qui se sont superposées à celles de l’Etat.L’Europe des peuples que l’on préconisait est devenue davantage l’Europe des marchés, de la finance et des banques. C’est l’UE elle même qui a menacé plus lourdement l’Ecosse et la Catalogne à l’occasion de leur référendum pour l’indépendance. Et pour cause puisque dans les années à venir se manifesteront davantage les besoins d’autonomie de plusieurs réalités que le parcours d’intégration à caché et minimisé jusqu’à présent. L’Europe le sait et elle essayera encore de lancer des menaces et cherchera de faire passer sous silence tout cela.Est-ce-que nous serons résignés à ça ou nous aurons encore un brin d’élan pour ne pas oublier nos principes et les déclarer haut et fort ? Est-ce que nous nous battrons encore pour conserver nos langues ?Certe quelqu’un nous dit : " il francese lo parla solo più una minimissima parte dei valdostani ”. Très mal! Cela veut dire que le Statut d’Autonomie qui devait défendre nos cultures et nos langues a failli et il était une duperie, « una truffa ». Mais ce ran ran , nous le savons, vient de ceux qui sont contre nous, contre le Val d’Aoste, contre notre culture. Ils se réjouissent de ça au lieu d’en être déçus Ne serait elle pas encore et toujours actuelle la pensée de E. Chanoux : « Au milieu de nous un autre peuple s’est campé et agit en maitre, un autre peuple qui n’a pas notre visage et dont les plus faibles parmi nous ont accepté le langage et quelque fois l’esprit, un autre peuple qui nous n’aime pas, qui nous hait même » ? Nous avons aujourd’hui, plus que hier, le devoir de nous battre et de défendre notre culture, sans quoi notre Pays d’Aoste ne serait plus, ainsi que les espoirs de notre Peuple.Il nous faudra le faire tous seuls ! Nous. Les Valdôtains. Personne ne nous aidera. Mais l’UV a toujours été seule a défendre le Pays d’Aoste, qui sans nous n’existerai plus. Nous ne renoncerons pas à nous battre voulant avant tout conserver et améliorer ce que nous avons : notre Autonomie. Il faudra la défendre face à ceux qui la considèrent compromise ; à ceux qui la jugent révolue ; à ceux qui continuent à l’associer au bons d’essence et à ceux qui estiment encore qu’elle n’ait plus de sens si elle ne peut plus nous assurer des avantages économiques. Toutes ces gens là oublient que l’Autonomie n’est pas un ensemble de privilèges, mais le droit d’avoir des responsabilités par soi-même . Autonomie signifie avoir la possibilité d’exercer, par ses responsabilités, des fonctions utiles et nécessaires à la Communauté. C’est la conscience de cette différence qui doit être à la base de nos actions. On entend seulement dire que les Régions à Statut spécial sont privilégiées. Même ici, chez nous, il y en a qui essayent de nous remplir la tête de ces bêtises. Nous les avons entendus pendant des années lorsqu’ils disaient que nous étions des privilégiés.Ils souhaitaient que ces privilèges cessent. Parce que nous ne les méritions pas : nous les avons laissé dire en nous laissant même tromper par ces discours. Mais rien n’est figé à tout jamais : ni dans la vie, ni en politique et maintenant, pour nous c’est le moment ou de nous réveiller ou de disparaitre. Le choix ne revient qu’à nous !Uniquement à nous !C’est à nous de démontrer que nous nous n’attendons pas des privilèges mais le respect de nos prérogatives. A l’Etat italien et à l’Europe nous devons opposer la force d’une volonté et d’une conscience autonomiste, d’un désir vif de conserver notre droit à l’auto-gouvernement et au respect des principes de subsidiarité découlant du fédéralisme intégral auquel nous croyons. Mais ces affirmations ne valent à rien si elles restent telles. Elles doivent se décliner dans notre action politique. Pour nous l’indépendance et l’autodétermination des peuples ne sont pas des mots tabou ou blasphèmes Ils demeurent des principes incontournables que nous nous ne pouvons laisser sous silence.Pour nous les désirs d’indépendance de l’Ecosse, de la Catalogne, du Jura Suisse sont légitimes. Et seront également légitimes les mêmes désirs de liberté d’indépendance lorsqu’ils seront exprimé par d’autres peuples sur la base des principes que nous partageons. Les états existent sur la base d’une inclusion partagée et non pas par des contraintes et des obligations arrogantes. L’Angleterre à permis à l’Ecosse de tenir un référendum indépendantiste, et elle a accepté, à la suite, de négocier des nouvelles formes d’autonomie.Ca s’appelle DEMOCRATIE. C’est le respect du rapport entre Etat et Autonomie.En Italie, en Espagne et ailleurs encore ce n’est pas ainsi. Nous ne mettons pas en cause notre appartenance à l’Etat italien. Mais c’est l’Etat lui-même qui met en cause notre inclusion et notre existence. Il met en cause les Régions en les étranglant financièrement et il a mis particulièrement dans le collimateur les Autonomies. Jusqu’à quand les Valdôtains baisseront la tête et accepterons cela ?Nous ne pouvons qu’être forts de par nos idées et ce ne sera qu’en renforçant nos principes identitaires et en les partageants avec les autres Peuples et les autres communautés que nous pourrons encore assurer notre futur. Assez de vivre de nos querelles sans regarder avant. Assez de se faire duper par les bavardages et les théories du suspect. Assez de se taire au lieu de s’exprimer et de se douter de tout et de tous. Pendant ces mois, dans les nombreuses rencontres que j’ai eu dans les Sections il y avait, parfois , à la fin, quelque chose d’indéfini. Une sorte d’insatisfaction latente. C’était bien ça ! Le manque d’un message partagé, d’une identité à réaffirmer, d’un esprit commun pouvant nous rendre et assurer encore et toujours Valdôtains. Essayons donc de nous relever.Assez de présenter nos drapeaux en berne, assez de laisser que d’autres s’emparent de nos devises , assez de laisser croire que nous avons confié à d’autres notre rôle de Mouvement autonomiste, assez de subir et de nous taire , assez d’avoir peur de dire et de manifester notre pensée. Revenons à nos origines, jetons les bases pour un Mouvement toujours plus fier et unis, mais surtout plus ouvert et actuel aux changement et aux besoins des Valdôtaines et des Valdôtains. Nous avons une année devant nous. Profitons-en et affirmons notre volonté de vivre et de progresser.

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