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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 30 oct 2014 - 17:19

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le coin du président22 Septembre 2014 - 11:34

Il faut commencer à imaginer un modèle de développement nouveau pour notre Pays d’Aoste Il faut commencer à imaginer un modèle de développement nouveau pour notre Pays d’Aoste Nous publions ci-après l'intervention du président du Mouvement Ennio Pastoret au Conseil fédéral du vendredi 19 septembre dernier.   Chères amies et chers amis, mesdames et messieurs les membres du Conseil fédéral bienvenue à Verrès pour cette 6ème réunion du Conseil Fédéral en 2014. Merci d'être présents à cette réunion que nous tenons ici pour quelques raisons : - Pour nous déplacer aussi dans des endroits moins centraux. Il est bien de permettre à nos amis de Gressoney, de Perloz, d'Issime, de Pont-Saint-Martin, de faire quelques kilomètres en moins de temps en temps ;  - Pour hommager les Sections de la basse Vallée qui ont organisé, à partir de demain, un Rendez–vous valdôtain ici à Verrès. Vous me permettrez d'introduire cette soirée avec deux considérations sur ce qui s'est passé hier en Ecosse. Le Référendum écossais, au-delà du résultat a au le mérite de mettre à la une quelques thèmes que l’on a un peu trop ignorés dans notre ivresse de globalisation, de monnaie unique, d’Europe élargie, de rating et des super pouvoirs des banques qui on mis à la misère une large partie du monde occidental. En tout premier lieu, on doit remarquer avec force qu’en Ecosse s'est tenu un référendum pour décider l’indépendance de ce Pays. Une nouvelle étonnante qui a déflagré dans un monde où les mots indépendance et autodétermination avaient été gommés du vocabulaire et dans la tête des gens. Ce référendum, qui a eu lieu dans un climat absolument normal, a vu le jour dans une manière simple et civile : avec un accord, signé par les respectifs leaders entre Ecosse et Royaume-Uni. Ce qui, à nos latitudes, serait incroyable. Chacun de vous peut livrer sa pensée aux plus hauts sommets en essayant d’imaginer comme cela aurait pu se produire en Italie ou en France. Edimbourg et Londres sortent renforcés, à nos yeux, par ce rendez-vous : ils nous ont appris que la démocratie et la liberté de pouvoir choisir librement hébergent encore dans le monde. Cette question écossaise nous porte aussi à réfléchir sur l’Union Européenne envers laquelle s’étaient adressés beaucoup de nos espoirs fédéralistes, mais qui a montré un visage rudement hostile à l’indépendance écossaise. Elle a traité ce thème exactement comme pourrait le faire un Etat farouchement nationaliste, tandis que, par l'Ecosse et le Royaume-Uni nous est arrivée un exemple de tolérance et, enfin, de liberté. Un exemple qui nous concerne, puisque nous avions oublié, nous aussi, l’Union Valdôtaine, le sens des termes tels que indépendance, autodétermination, autogouvernement. Nous nous sommes adaptés à vivre dans un monde où les pouvoirs économiques et centralisateurs nous ont tous emprisonnés, en profitant de notre confiance et en nous précipitant dans un état de crise permanent et décevant. Une crise que tous on subi de manière passive avec l’espoir qu’un jour ou l’autre tout se remette en place et que l’on puisse reprendre notre routine. Malheureusement ce n’est pas ainsi. Nous sommes confrontés à des mutations irréversibles et on ne reviendra pas en arrière.Nous devons en être conscients. Et la question que nous devons nous poser n’est pas : quand est-ce que la crise terminera ? Mais quel monde e quel système voulons-nous bâtir dépasser de cette crise ? Pour ce faire, il faut commencer à imaginer un modèle de développement nouveau pour notre Pays d’Aoste. Il faut être conscient que nous sommes mesurés à une Europe qui indique, prescrit et oblige ! L'Italie, état membre et fondateur de l’Union européenne, est désormais un exécuteur de décisions prises ailleurs. Elle est devenue un gardien de ce que l'on décide ailleurs et il nous le soumet de manière impérative. Nous, comme d’autres réalités, nous devons subir tout cela, sans failles et avec des possibilités de négociation toujours plus réduites. Que de regret, à ce propos de ne pas avoir un représentant au Parlement européen. Il est bien de rappeler, toujours, aux Valdôtaines et aux Valdôtains, que jamais comme cette fois cela aurait été possible s’il n’avait pas été un véto à une alliance avec l’Union Valdôtaine. Nous avons raté l’occasion historique d’avoir un élu à Bruxelles. Il ne faudra jamais oublier à qui revient la cause de cet échec nuisible pour toute la Vallée d’Aoste. En revenant à l’Italie, il faut prendre acte que l'économie marque le pas plus que jamais, le travail et l'occupation atteignent, un jour après l'autre, des records négatifs. L'état social est davantage en danger et les protections aux personnes démunies se font toujours plus faibles. Les éléments qui rendent fort et compétitif un Pays sont tous rangés sous un signe négatif. A l'intérieur d'un système si complexe et entre temps si inactuel et inefficace est-ce qu'il y a un moyen de s'en sortir ? Il y a toujours des issues. Il faut les chercher et les partager. Il faudrait avant tout dépasser l’esprit pessimiste de trouver toujours quelque chose qui ne marche pas. Et il faudrait aussi arrêter de penser que la cause c'est toujours à quelqu'un d'autre. Jamais à nous. Le gibier plus commun, dans la chasse aux responsabilités, est celui de la politique. C'est toujours la politique qui est en cause. Certes elle a des responsabilités, là où elle est incapable de s’identifier avec les besoins des citoyens. Et elle est aussi parfois responsable de ne pas savoir donner des exemples positifs dans les comportements et les actions collectives et individuelles. C’est à partir de là que les gens regardent, évaluent et jugent. Pas toujours ils nous font part de leurs pensées, mais ce n’est pas difficile à percevoir qu’ils en ont marre et qu’ils s’attendent de la politique un sursaut d’orgueil. Et c’est bien ici, chez nous que nous même, l’Union Valdôtaine, nous sommes sous la loupe d’agrandissement. Nous sommes le Mouvement de majorité relative, nous, avec nos alliés de Stella Alpina, nous constituons la majorité au Conseil de la Vallée. Les gens nous ont accordé leur confiance en 2013. Nous avons vécu des moments difficiles après la crise du 29 mars 2014, mais nous avons su reprendre notre chemin. Les citoyens du Val d’Aoste avaient salué avec satisfaction la composition de la crise. Ils ont apprécié nos nombreuses tentatives de négociation et d’élargissement de la base majoritaire.Nous nous étions trouvé face à des préjudicielles insoutenables sur les personnes et non pas seulement sur une. Les Valdôtaine et les Valdôtains avaient bien compris que toute cette instabilité provoquée était due à des questions d’ordre personnel et non pas politique. Et de là, l’opinion publique a commencé à basculer et nous en avons acquis davantage d’appui. Nous sommes ainsi arrivés au 9 juin, date de notre dernier Conseil Fédéral là ou nous sommes repartis avec notre majorité à 18 et avec une unité retrouvée jouissant d’un taux d’appréciation plus élevé dans la Communauté. Notre patience, notre aptitude concrète, notre disponibilité au dialogue, face aux comportements triomphalistes et intransigeants ont eu le dessus. Malheureusement, lorsque les rapports dans les oppositions commençaient à s’effriter, la majorité a été battue au vote à bulletin secret à cause de gestes idiots et inutiles qui nous apporté des énormes dommages. L’opinion publique a été négativement touchée par ces faits et elle a commencé à s’éloigner à nouveau de nous, mais surtout de la politique, qui d’ailleurs n’a jamais paru plus lointaine des gens. Et aujourd’hui nous sommes tous placés sur le même plan. Nous et l’opposition. Mais cela s’est vérifié et l’on ne peut pas revenir à l’arrière. Il faut en prendre acte et il faut regarder en avant.Ce n’est pas le cas de faire des procès à posteriori, ni d’ouvrir la chasse aux suspects dans groupe de la majorité. Ca ne mènerait à rien. Nous avons devant nous des moments cruciaux. L’approbation de la nouvelle loi électorale des Communes et la loi sur les secrétaires des Communes doivent intégrer et compléter le parcours de reforme des Collectivités locales. La loi du budget de prévision sera un autre tournant important de l’activité d’automne.Il y a la nécessité impérative de régler les rapports avec l’Etat pour ce qui est des questions financières du pacte de stabilité et des reformes institutionnelles. Et, enfin, nous devons prendre acte que notre modèle de développement doit changer radicalement. Les temps de l’argent abondant, de la distribution généralisée, du soutien à tous et à tout est terminé définitivement. Sur ce dernier point en particulier nous, l’Union Valdôtaine, nous avons une mission importante qui concerne le futur de notre Pays d’ Aoste. Nous devons être conscients qu’il nous revient, à nous-mêmes, de forger notre avenir. Mais pour ce faire nous avons le nécessité impérative de nous réapproprier aussi de notre sens d'appartenance de notre sens identitaire, de notre volonté et de notre conscience d'être un Peuple, le Peuple du Val d'Aoste, qui n'est pas mort. Qui existe, qui veut vivre et qui est à même de s’unir dans les moments de difficulté. C'est à partir de nous que les révolutions commencent. Nous ne sommes pas l'Ecosse. Mais nous sommes la Val d'Aoste, nous sommes les Valdôtains. Il nous appartient d’accroître la valeur ajoutée à notre Communauté pour maintenir notre Autonomie en la renforçant. L’Autonomie est souvent banalisée. Mais réfléchissons au fait que les processus de reforme se feront ou avec ou sans nous. Si nous renonçons à nos prérogatives d’autogouvernement il y aura quelqu’un qui choisira pour nous et qui le fera d’ailleurs, à Rome comme à Bruxelles, comme cela il lui plaira et aux conditions qu’il voudra. Si cela nous convient, il suffit de laisser aller les choses. Si cela ne nous convient pas, il faut agir. Agir sur deux créneaux. Celui interne : le nôtre. Celui de l’action et de l’activité de l’Union Valdôtaine, des Sections, des adhérents. L’autre créneau concerne la nécessité de trouver des formes de collaborations plus ample pour aborder avec force un rapport avec l’Etat dans le cadre des reformes.Nos Parlementaires soutiennent le Gouvernement, mais ils ont besoin d’être davantage soutenu dans leur action. Le Président de la Région a su conduire de manière brillante une série importante de négociations en matière de finances. Mais son action aussi a besoin d’être rendue plus efficace par un consensus politique plus ample. Nous même nous sommes conscients qu’une stabilité majeure serait souhaitable au Conseil de la Vallée permettant ainsi de mettre en marche un parcours de réformes indispensables pour rebâtir un système Vallée d’Aoste adapté aux conditions et aux exigences actuelles.Cela, bien sur, si nous sommes conscients des enjeux et si nous voulons réaliser un modèle novateur sans nous limiter à attendre la fin d’une crise qui est irréversible. Nous ne refusons pas la possibilité de parler et de trouver des ententes. D’ailleurs c’est merci à nous, qu’au printemps, entre différentes forces politiques ont avait commencé à se parler. Et même si l’on n’a pas atteint des résultats dans l’immédiat on a fixé un précédent important. Et c’est bien en conséquence de ça, que les rapports se sont aussi modifiés avec certaines forces de l’opposition. Nous, l’Union Valdôtaine, nous avons aujourd’hui un rôle crucial qui est celui de ressembler et d’unir autour des besoins de la Communauté tous ceux qui sont disponible à travailler pour cet objectif. Et nous-mêmes, nous sommes disponibles encore et toujours à parler et à trouver des ententes, mais nous ne voulons pas le faire par des accords en cachette. Nous avons eu un consensus en 2013 avec notre coalition et c’est avec nos alliés que nous pourrons parcourir certains passages. Et ce dans le respect des électrices et des électeurs qui nous on fait confiance. Aucun empêche à la majorité de s’agrandir, mais la il faut être clairs et être à même de l’expliquer à nos concitoyennes et à nos concitoyens. Et pour ce faire, on ne peut que partir d’un programme à partager.Seulement après, on pourra parler d’organigramme et de place. Et, enfin, il est bien de rappeler que c’est aux forces politiques, en pleine autonomie, sans poser des vétos, d’indiquer et de proposer les personnes pour les charges éventuelles.Bien sûr, nous n’en sommes pas là, mais il est toujours bien de rappeler quelles sont les conditions politiques qui doivent être respectées face aux citoyens. Pour l’instant, on s’est abstenus de négocier quoiqu’il soit, mais il faudra bien que le Conseil Fédéral, qui est souverain, donne au président et au Comité l’opportunité d’essayer d’ouvrir, si possible, des tables de négociation avec les forces politiques qui s’en diront disponibles.

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