Rédaction

Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 26 mai 2017 - 10:05

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

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Congrès National 60ème Anniversaire

OUVERTURE DES TRAVAUX

J’ai l’honneur d’ouvrir les travaux de ce Congrès qui constitue une étape importante de l’histoire de l’UV car coïncide avec le soixantième anniversaire de la fondation du Mouvement. Je donne la bienvenue à toutes les forces politiques ainsi qu’aux forces syndicales qui ont bien voulu marcher par leur présence l’importance de ce moment de rencontre et de confrontation sur le thèmes politiques et administratifs d’actualité pour notre vallée. Nous remercions en particulier les représentants des mouvements des peuples frères, qui viennent de plus loin, avec lesquels nous avons toujours eu des rapports d’amitié et de collaboration, motivés par un partage des principes et des buts qui sont la raison d’être de l’UV : la mise en valeur de l’identité culturelle des peuples.
Soixante ans d’existence, pour une force politique, représentent un jalon significatif : il suffit de remarquer à ce propos que l’Union Valdôtaine est pratiquement la seule en Italie, avec la Sudtiroler Volkspartei, à avoir atteint cet âge sans avoir dû changer ni son nom, ni son symbole, ni surtout ses principes et ses objectifs. Ces soixante ans n’ont pas terni la vitalité de l’Union Valdôtaine. Bien sûr le mouvement a acquiert aujourd’hui un consensus important et nous reconnaissons que cet ampleur nous demande une gestion attentive pour mettre en valeur la pluralité de visions comme élément de richesse et vitalité pour l’Union Valdôtaine en sachant dépasser les inévitables tensions et difficultés. Après 60 ans il est important de souligner comme les valeurs et les principes caractérisant l’UV ont une forte actualité. La défense du particularisme comme mise en valeur des spécificités est un concept qui aujourd’hui a acquiert une signification forte face à un monde globalisé qui semble vouloir suffoquer les différences pas la standardisation des modèles culturels économiques et sociaux. De même le fédéralisme, qui était jadis un patrimoine exclusif des mouvements tels que le nôtre, est aujourd’hui le modèle, bien que dénaturé par rapport à la conception que nous soutenons, à la base sur les réformes constitutionnelles. Et encore la défense et le soutien de la langue française. Le régime de bilinguisme a fait qu’on apprenne deux langues à partir de l’école maternelle et cet apprentissage est aujourd’hui axé sur un concept plurilingue. Depuis longtemps nous nous trouvons donc dans une positions d’avant-garde par rapport aux nécessités qu’un monde plus ouvert et sans frontières nous demande. Nous interprétons aux mieux pour la Vallée d’Aoste le rôle traditionnel, géographique et historique, de « carrefour d’Europe » dans uns perspective culturelle de porte ouverte vers l’Europe et de centre. Si l’Union Valdôtaine fête cette année son soixantième anniversaire, c’est parce qu’elle a répondu et répond à une exigence profonde de notre peuple. Cette exigence, c’est la volonté claire et déterminée des Valdôtains de défendre et de promouvoir leur identité et leur autonomie. Les soixante ans qui ont vu l’Union Valdôtaine lutter pour l’affirmation de ses idées démontrent que cette lutte a un sens, que notre effort quotidien pour la reconnaissance des droits et la promotion des intérêts des Valdôtains a des raisons valables et des effets concrets. L’autonomie, l’identité ne sont pas, pour les Valdôtains et pour l’Union Valdôtaine, des concepts vides et rhétoriques : ce sont des valeurs réelles, des valeurs vécues, des valeurs auxquelles nous donnons des contenus politiques à réaliser tout ensemble. Ce sont des valeurs qui sont incarnés dans le concret de l’histoire, pour former un fil rouge qui parcourt tous les siècles de notre vie commune. L’autonomie est l’instrument essentiel pour porter de l’avant des expériences originales, liées à nos spécificités et qui puissent constituer des repères et d’exemples pour d’autres réalités. C’est sur rôle de l’UV après 60 ans, sur ses principes et ses actions que nous allons réfléchir et débattre aujourd’hui dans le congrès que nous débutons. Dans cette perspectives nous serons particulièrement attentifs aux suggestions et aux considérations dont tous les invités voudrons bien faire part.
Merci.

Manuela Zublena, Président

Mme ZUBLENA Manuela, Président

Après une matinée de rencontre et saluts de la part des forces politiques et syndicales locales et représentant les peuples frères, nous voilà aborder une réflexion interne sur notre Mouvement touchant soit l’aspect de l’organisation, des méthodes, des processus pour la définition des choix soit notre ligne politique aujourd’hui et en perspective pour le futur.
Le Comité fédéral a défini quelques suggestions à soumettre aux sections comme base pour le débat et je souhaite que les contributions à la confrontation d’aujourd’hui soient riches et que cette assise soit vraiment le lieu privilégié pour tout éclaircissement, pour un débat loyal et franc.
Le temps doit être utilisé et on doit laisser un espace important à la discussion : c’est pourquoi ma relation sera synthétique.

L’actualité de nos idéaux.

Je veux avant tout souligner comme les idéaux et les principes inspirateurs de notre Mouvement ont une grande actualité. On en a parlé ce matin et il ne s’agissait pas d’une simple célébration. C’est la raison d’être aujourd’hui encore unionistes.
Je veux donc souligner ce qui nous lie. Avant tout le principe de mise en valeur des spécificités pour l’affirmation de notre identité. Il s’agit d’un concept qui aujourd’hui est relu et interprété selon les dynamiques d’un monde globalisé qui semble vouloir suffoquer les différences par la standardisation des modèles culturels économiques et sociaux. De même le fédéralisme, qui était jadis un patrimoine exclusif des mouvements tels que le nôtre, est aujourd’hui le modèle, bien que dénaturé par rapport à la conception que nous soutenons, à la base du débat sur les réformes constitutionnelles.
Et encore la défense et le soutien de la langue française. Le régime de bilinguisme a fait qu’on apprenne deux langues à partir de l’école maternelle et cet apprentissage est aujourd’hui axé sur un concept plurilingue. Depuis longtemps nous nous trouvons donc dans une position d’avant-garde par rapport aux nécessités qu’un monde plus ouvert et sans frontières nous demande. Nous interprétons au mieux pour la Vallée d’Aoste le rôle traditionnel, géographique et historique, de « carrefour d’Europe », dans une perspective culturelle vers l’Europe.
En dernier l’autonomie comme instrument de gouvernance, non un but : c’est un moyen qui donne la liberté de choisir des solutions ; c’est un moyen pour affirmer sa propre originalité, sa propre identité, sa propre culture dans le choix de ces solutions. Elle est un atout d’importance vitale pour avance dans l’expérience de solutions innovatrices dans tous les domaines.
Il faut que nous soyons fiers de notre autonomie, non dans un sens de privilège égoïste, mais en affirmant avec continuité la valeur par des action importante à même de marquer notre différence, en mettant à la disposition des autres les acquis qui nous viennent de notre liberté de choix. Notre autonomie nous a permis d’être à l’avant-garde dans plusieurs domaines stratégiques.

Le succès de l’Union Valdôtaine et le « malaise interne »
L’estime que la valeur de ces principes soit à la base de notre succès, grâce à l’engagement de toutes des femmes et ces hommes qui au cours de ces soixante ans, avec leur engagement et leur sacrifice, ont contribué à faire progresser notre projet politique.
Je veux souligner des faits objectifs importants : le large consensus de notre Mouvement soit à niveau des administrations communales, soit au sein du Conseil de la Vallée, où avoir atteint la majorité absolue est un objectifs que notre Mouvement poursuivait depuis l’époque de sa réunification, il y a une trentaine d’années.
Ces données demandes des réflexions. La conséquence la plus évidente et immédiate, c’est que l’augmentations des élus élargit l’éventail des opinions présentes à leur intérieur, ce qui favorise la diversification des points de vue au sein des assemblées représentatives à tous les niveaux de gouvernement (Communes, Communautés de Montagne, Région).
A partir d’ici, il paraît que cet élément positif ne porte pas à l’enrichissement souhaité, mais plutôt à la naissance de malaises, de tensions, de conflits internes, qui ont eu une série de manifestations auxquelles nous avons tous assister.
A partir de la formation du Gouvernement après les élections de 2003 puis les forts contrastes pour l’élection du président et des organes du Mouvement. Ensuite les francs tireurs agissant au sein du Conseil de la Vallée.
Les récentes élections communales laissent des blessures ouvertes dans nombre de nos communautés. La naissance d’Aosta Viva autour d’une personnalité qui au sein de l’Union Valdôtaine a été chargé des plus hautes tâches institutionnelles.
Pour ne pas citer la naissance des groupes collatéraux ayant des soi-disant finalités cultural–politiques qui ne paraissent pas être l’expression de vitalité des idéaux autonomistes, amis plutôt des alternatives au Mouvement lui-même.
Et encore une utilisation instrumentale de la presse locale.
Tous ces faits nous ont mal fait ; mal fait à tous, à tous les inscrits et encore plus aux élus. Nous avons produit des malaises qui ont touché non seulement aux rapports personnels mais qui ont eu des conséquences importantes affaiblissant l’efficacité de l’action administrative.
Ce phénomène a posé des questions, il a demandé des analyse et des réflexions et surtout la recherche de solutions.

Un passage délicat : le changement à la tête du gouvernement valdôtain
Ces mêmes malaises ont longuement affligé l’activité au sein de l’administration régionale.
Suite à la sollicitation du Conseil fédéral lors de la séance de juin dernier, une évaluation sur la situation politique régionale a été entamée, en vue aussi du futur engagement pour les élections politiques.
De cette analyse, qui a concerné tous les conseillers régionaux, la situation de instabilité a apparu évidente ainsi que le manque de soutien au Président Perrin.
De même il a été souhaité de trouver des solutions pour aboutir à une majeure cohésion au sein du groupe unioniste : l’hypothèse envisagée portait sur un changement de composition de l’exécutif.
Cette voir a été choisie avant de recourir à d’autres solutions, telle que l’élargissement de la coalition politique en considérant que l’Union Valdôtaine exprime la majorité absolue des conseillers régionaux.
Ces choix, qui ont été difficiles, qui ont été parcourus avec la conscience qu’il s’agissait d’un page délicate de l’histoire de notre Mouvement, doivent être acceptés seulement si nous exprimons la volonté réelle de poursuivre un chemin ensemble.
La raison de ce choix réside dans l’espoir et la volonté de rechercher un parcours commun et partagé, dans le but de garantir, par l’unité d’action, une plus incisive efficacité administrative.
Ce ne sera que l’engagement et l’attitude individuels de chaque unioniste, de chaque élu en particulier, à le réaliser.

Reprendre une nouvelle voie
Il est indispensable maintenant un point à la ligne, posé avec conviction.
Il faut renforcer le rôles des organes du Mouvement par un rapport à d’autres centres de pouvoir, pour une majeure clarté des rôles, pour un plein respect des rôles. C’est l’unique parcours pour résoudre jusqu’au fond les malaises qui nous ont affligé.
Je suis sûre que l’Union Valdôtaine a la force et la volonté pour dépasser ce moment.
Alors je m’adresse à vous tous et en particulier au personnalité les plus fortes de ce mouvement pour dire qu’il faut exprimer la capacité de rendre les ressources individuelles une richesse pour le Mouvement, une source d’énergies.
Pour reprendre sur une nouvelle voir, il apparaît indispensable : Renforcer les moments de confrontation, dans un climat de sereine et loyale dialectique à l’intérieur des organes du Mouvement ; Parcourir les processus décisionnels dans la transparence et le partage ; Respecter les rôles de chacun ainsi que de chaque organe du Mouvement ;
Si nécessaire, réviser les règles et les méthodes de confrontation à l’intérieur du Mouvement, pour mieux affirmer les pratiques démocratiques.
A ce propos le rôle de notre journal doit être valorisé et même du site web pour qu’ils deviennent un véritable espace de confrontation sur les problèmes politiques.
Ceci dit, attention à ne pas oublier qu’à la fin processus démocratique une adresse, un choix ira prévaloir sur l’autre. Et sur cette adresse on demande loyauté de la part de tous. Et surtout de ceux qui sont les porteurs principaux de ces décisions, les élus à tous niveau.
Mais les espaces réduits où notre action politique se bouge peuvent favoriser des situations d’ambigüité, comme le phénomène des francs tireurs, ou le non respect des positions concordées dans les rapports politiques. Ces phénomènes ont délétères pour la clarté et les rapports internes, pour la crédibilité du Mouvement et pour l’efficacité de l’action politique.
Un autre important pas de l’avant pour donner plus de vigueur à notre Mouvement et à son action pourra être fait si on aura la capacité et la volonté de porter l’attention et le débat sur les objectifs à poursuivre en les déplaçant des personnalismes et des positions préconçues. C’est un effort et un engagement que je demande avec force parce – que je considère vital de savoir faire abstraction des proposant, en axant le débat sur les choses et sur les choix qui sont à faire.
Il faut avoir bien clair que pour tout politique et administrateur le devoir de travailler pour la collectivité tien la première place en laissant à côté d’autres intérêts.
On a souvent l’impression que le consensus doit être gagné par coparticipation d’intérêts, par le partage de petites parcelles de pouvoir, et que l’idée de la politique comme service à la communauté est un lieu commun pour ne pas dire les imbéciles.
Au contraire c’est souhaitable que toute personne engagé activement pour porter de l’avant les principes et l’action du Mouvement soit animé fortement par un esprit de service vers la communauté du Pays d’Aoste tout entière, vers les tout entière, vers les unionistes, vers l’Union Valdôtaine.
L’Union Valdôtaine elle est bien faite par nous tous.
C’est à chacun de nous que je demande en paraphrasant la célèbre maxime de John Fitzgerald Kennedy : « Que puis-je faire pour l’Union Valdôtaine ? » au lieu de penser : « Que doit faire l’Union Valdôtaine pour moi ? »

Les priorités de notre engagement politique et administratif

Mais moi je ne suis pas ici pour exhorter aux bons sentiments et aux bonnes pratiques.
Ce seront les problèmes et les défis qui nous demanderont de savoir donner des réponses, et ceci demande des choix et des actions efficaces par rapport à une société dont la vitesse des changements vit des accélérations importantes.
L’action politique de gouvernement donc doit savoir gérer les transformations sans les subir. Elle ne doit pas être empreinte au pragmatisme contingent avec des interventions conséquentes aux transformations du monde extérieur, il faut un dessein général plus haut qui la puisse conduire.
Si le concept de « maître chez nous », interprété dans le sens le plus noble, est encore valide, voilà alors que nous devons bâtir un projet de futur à long terme, à même de faire face et de gérer les différentes urgences contingentes.
Essayons à citer des volets prioritaires pour notre engagement politique et administratif.
En premier lieu les jeunes. Ils sont la richesse et l’avenir pour une communauté. Le monde des jeunes exprime des ferments d’engagement et l’ouverture à la réalité. Mais il apparaît aussi dangereusement exposé à une crise de valeurs morales et sociales, une crise de modèles d’identification, qui trouvent dans les moyens de communication da masse un véhicule puissant.
Les dangers de la drogue et de l’alcoolisme paraissent assez répandus dans notre région. Ces problèmes demandent des mesures visant tant à augmenter la cohésion des familles et l’insertion harmonieuses des jeunes gens dans la société :
Soutenir la famille comme base pour la société ;
favoriser l’agrégation des jeunes et l’échange d’expériences entre générations différentes dans les milieux créatifs et porteurs de valeurs positives, notamment dans le domaine des sports non compétitifs et des activités culturelles (bibliothèque, chorales, fanfares, théâtres et autres) ;
combattre l’abandon scolaire, parfois dû à une trop précoce insertion dans le milieu du travail non qualifié en utilisant toutes les ressources nécessaires pour adapter l’école et la formation aux besoins réels de la société valdôtaine et de nos jeunes ;
créer des opportunités de travail qualifiées et spécialisées en rééquilibrant l’offre de travail ;
développer un système territorial diffus de prévention.
Une particulière attention de la part de notre Mouvement doit être dédiée à approcher les jeunes à l’engagement politique et administratif au service de la collectivité. Il faut trouver. A travers la Jeunesse Valdôtaine aussi, des moyens efficaces pour ce but.

Les choix économiques.
La crise économique qui a touché pendant les dernières années le monde occidental a mis en évidence quelques éléments de fragilité du système économique valdôtain :
En particulier les difficultés et la pénalisation dans les communications, un bassin d’emploies limité, entreprises parachutées sur notre territoire sans un réel enracinement.
Les voies de sortis peuvent être retrouvées dans la promotion d’activités de haute qualité liées au territoire, en particulier dans le domaine agroalimentaire et en général liées au monde de la montagne. Il est aussi nécessaire se battre à niveau européen pour une législation qui tienne compte des désavantages de la montagne : un élément problématique qui doit être tenu en considération, pour garantir une parité de chances pour les gens de montagne afin de combattre l’abandon de ces zones.
Il faut favoriser les initiatives d’entrepreneurs même par rapport à une occupation dans le secteur public proportionnellement exagéré (un tiers de la population active dépend de l’Administration régionale). La relevance que l’administration publique assume dans le panorama de l’occupation demande un effort pour la rationalisation des pratiques et la fourniture de services à travers l’emploi extensif des innovations technologiques : il faut donc un effort pour donner des services meilleurs aux usagers, et donc aux entreprises, et simplifier les procédures administratives.
Dans un contexte de contraction de ressources financières, en outre, j’estime urgent de repenser le système des indemnités attribuées aux fonction de gestion, de façon à mieux orienter les ressources publiques en relation de la professionnalisme réelle et du service à la collectivité.
Le secteur de la production de l’énergie est un autre domaine où l’innovation technologique devra être l’atout :
l’exploitation rationnelle de l’énergie hydroélectrique ;
la mise en valeur des importants investissements fait par l’Administration Régionale dans ce secteur.
ON devra également promouvoir et développer les systèmes d’utilisation des énergies alternatives. Il en résultera un système intégré de production d’énergie qui permettra l’essor de nouvelles professions liées à l’innovation. L’épargne énergétique, ainsi que la baisse des prix de l’énergie produite porteront des bénéfices aux familles et constitueront un motif d’attraction pour les entreprises. L’épargne énergétique amènera aussi à des réduction des impacts sur l’environnement et notamment sur la qualité sur la qualité de l’air.
Prioritaire est, aussi, la promotion d’un tourisme attentif aux valeurs de l’intégrité et de la spécificité du territoire valdôtain : agritourisme, chambres d’hôtes, qui approchent une clientèle sensible aux valeurs du territoire.
Un autre secteur qui demande attention et des choix définis est, enfin la Maison de Jeux, dont la gestion doit être rationalisée et relancée.

Les besoins sociaux et culturels.
Dans le sillon des meilleures tradition de solidarité qui viennent de nos communautés, un choix précis et partagé doit concerner la poursuite des politiques sociales évoluées et efficaces pour le soutien des catégories les plus vulnérables.
Une place centrale aura la politique de soutien aux familles.
La réalisation de niveaux élevés des services sociaux devra être un élément de distinction de notre expérience de autogouvernement.
Dans ce contexte une particulière attention est dédier à l’évolution du tissu social et à l’intégration des nouvelles immigrations.
Je crois que dans ce domaine aussi on sera à même de fournir des expériences, véritables points de repères, pour la capacité de dialogue et d’enrichissement dans la force de notre propre identité.
L’environnement est le fil rouge qui relie tous les thèmes, c’est la base géographique de notre identité.
L’intégrité de l’environnement c’est la mise en valeur des produits de la terre, c’est la condition nécessaire pour un tourisme qualifié, et bien entendu pour améliorer la qualité de la vie.
Il faut renforcer les présides de l’environnement dans la conviction que la Vallée d’Aoste doit devenir un point de repère pour la culture pratique et technique de l’environnement.
En disant ceci je ne peux pas ne pas penser à l’Université de la Vallée d’Aoste. Elle a un sens seulement si elle saura s’affirmer comme centra de culture de haut niveau sur les thèmes liés à la spécificité de notre territoire de frontière et de montagne, afin de devenir compétitive dans le réseau universitaire international.
Et c’est en pensant dans cette perspective que notre expérience bilingue devient une chance, une opportunité supplémentaire. Mais il faut que le français sorte d’un domaine institutionnel et officiel et devienne toujours plus une langue vive qui puisse s’épanouir dans un contexte plus francophone et devenir un élément de qualification pour le professionnalisme des jeunes appelés à se confronter dans une réalité plurilingue.

La situation politique au niveau européen et italien.
Et venons enfin aux question plus strictement politiques, en tant que reliées à l’actualité politique nationale et européenne.
Commençons par l’Europe, puisque l’Union Valdôtaine a toujours souligné la vocation européenne de la Vallée d’Aoste, confirmée par le plurilinguisme qui la caractérise. Malgré cette vocation, la conséquence directe du système électoral actuel pour l’élection du Parlement européen est notre exclusion des assises législatives de l’Union Européenne. Il faut donc continuer à viser la modification du système électoral actuel, par la création d’un collège uninominal, tout en cherchant entre temps de constituer des agrégations solides avec d’autres mouvements qui partagent avec nous le point de vue autonomiste et fédéraliste.
La réforme constitutionnelle actuellement en cours d’approbation au Parlement italien – réforme qui est censée appliquer des principes de « dévolution » des compétences de l’Etat – n’est nullement fédéraliste, contrairement à ce qu’affirment ses promoteurs : elle ne contient, en fait, qu’une simple décentralisation de pouvoirs, qui ajoutera encore à la confusion actuellement existante de la réforme du titre V de la Constitution, réalisée en 1994, contre laquelle l’Union Valdôtaine s’était exprimée.
Il faut enfin faire attention que la réforme fédéraliste n’affaiblisse pas les prérogatives d’autogouvernement déjà acquises par notre région dans l’actuel contexte constitutionnel déjà et qui attendent encore une pleine actuation.
A ce propos on considère prioritaire une réflexion sur la réforme du Statut comme base de rapport avec le nouveau Gouvernement et le nouveau Parlement visant à débloquer les normes d’actuation.
Les prochaines élections politiques, un sujet sur lequel ce Congrès est appelé à s’exprimer pour pouvoir entreprendre les démarches nécessaires dans ce sens.
L’Union Valdôtaine, en raison de sa propre nature et vocation ( mission) au soutien et promotion de l’autonomie, au cours de son histoire a toujours privilégié une représentation au sein du Parlement Italien caractérisée par une forte connotation autonomiste.
Ce choix parait encore actuel et, primant l’intérêt de notre Vallée, on considère nécessaire exprimer des personnalités qui puissent se faire les interprètes de nos exigences, sur la base d’un programme autour duquel nous devons rassembler les volontés positives du plus grand nombre d forces politiques, à l’exclusion des extrémistes et des porteur d’instances totalitaires.
Je conclue en lançant un appel : ce congrès doit représenter un moment intense d’éclaircissement pour nous permettre une confrontation pleine, un débat loyal et intense et riche. Et doit regarder aux défis de l’actualité qui nous demandent des réponses précises, des choix clairs et efficacité d’action.
A vous tous les congressistes : travaillons pour bâtir ensemble l’avenir de l’Union Valdôtaine, de notre peuple, de nos enfants. Merci

Document Final

DOCUMENT FINAL

Le Congés National de l’Union Valdôtaine

Réuni à l’occasion du 60ème  anniversaire  de la fondation du Mouvement,

REND HOMMAGE à toutes les femmes et les hommes qui ont permis, à travers leur sacrifice et leur engagement, le progrès, au fil des années, du projet politique de l’Union Valdôtaine, fondé sur les principes fédéralistes d’Emile Chanoux. C’est grâce à eux que le Mouvement a pu progresser et s’enraciner sur le territoire : la plupart des communes sont administrées aujourd’hui par des représentants unionistes. C’est grâce à eux qu’il a été possible d’atteindre des buts historiques tels que la majorité au sein du Conseil de la Vallée. Ce sont eux qui ont contribué à faire de l’Union Valdôtaine une grande force de progrès et d’avenir pour la Vallée d’Aoste ;

REAFFIRME solennellement l’actualité des valeurs qui ont guidé l’action politique de l’Union Valdôtaine pendant ces 60 ans et qui sont les mêmes de nos « pères fondateurs », à savoir la défense et la promotion de l’identité du peuple valdôtain, de sa culture, de ses langues, de son modèle de société et de développement ;

REVENDIQUE  le mérite historique d’avoir défendu l’Autonomie de la Vallée d’Aoste qui a garanti à la Vallée progrès économique et bien-être social ;

S’ENGAGE à poursuivre dans l’action de défense et de promotion des intérêts du peuple valdôtain en relevant les nombreux défis qui attendent la Vallée d’Aoste à différents niveaux ;
Pour ce qui est du cadre politique italien
Juge très décevante la réforme constitutionnelle actuellement en  cours d’approbation au Parlement italien, censée appliquer les principes de « dévolution » aux collectivités locales des compétences de l’Etat. Cette réforme n’a rien de fédéraliste : elle ne contient, en fait, qu’une simple décentralisation de pouvoirs, qui ajoutera encore de la confusion à la confusion actuellement existante entre les  compétences de l’Etat et des Régions ;

DEPLORE que es réformes institutionnelles actuelles ne soient pas le fruit d’un parcours partagé au sein du Parlement et avec les autonomies régionales et locales ;

REAFFIRME le caractère de pacte du statut d’autonomie valdôtaine qui ne peut être modifié unilatéralement sans l’accord de la Vallée d’Aoste ;

JUGE nécessaire d’amorcer une réflexion sur la réforme du Statut comme base du rapport avec le nouveau Gouvernement et le nouveau Parlement ;

CONSIDERE indispensable, en vue des prochaines élections politiques , en cohérence avec les principes inspirateurs du Mouvement et sur la base de l’expérience des précédentes élections pour les représentants au Parlement italien, de travailler pour l’indication de candidatures représentatives, qui puissent continuer à garantir la présence, au sein du Parlement italien, d’élus ayant pour référence prioritaire l’intérêt de la Vallée d’Aoste ;

SOUHAITE qu’on puisse arriver à un débat sérieux et serré avec les forces politiques par une confrontation élargie et approfondie quant aux alliances et aux choix des candidats pour les prochaines élections politiques dans le but de travailler pour un système vraiment fédéral, pour choisir d’une façon partagée des candidats qui soient l’expression de forces politiques qui se reconnaissent dans la défense de la  souveraineté du Peuple Valdôtain, la mise en valeur de notre Statut Spécial, le respect et la défense des minorités linguistiques, l’épanouissement  de nos langues : le français et le franco-provençal, l’allemand et  les parlers germaniques ;

REAFFIRME son refus des totalitarismes et des systèmes se rattachant aux philosophies d’extrême droite comme d’extrême gauche ;

DONNE MANDAT au Comité Fédéral  de travailler  pour atteindre les meilleurs résultats dans l’intérêt avant tout de tous les Valdôtains ;
Pour ce qui est du cadre politique régional

RAPPELLE que :
Vérifié qu’il y avait une croissante difficulté de dialogue et une perte de vitesse dans l’action politico-administrative du Gouvernement régional, le Conseil Fédéral a voté la résolution du 13 juin 2005 ;
Par conséquent, la Commission politique a organisé plusieurs rencontres ayant le but de proposer une solution aux difficultés présentes dans le Gouvernement et dans le Groupe de l’U.V. ;
Sur proposition votée à l’unanimité, le Président  a consulté tous les conseillers régionaux pour évaluer la situation, l’éventualité d’un changement ou une reprise d’activité du Gouvernement ;
La proposition conséquente et cohérente avec les indications des conseillers prévoyait le changement du Président  de la Région ;
Pour ce fait l’U.V. a confié à Lucien Caveri d’explorer la possibilité de présenter un nouvel exécutif régional qui puisse être largement partagé ;
La proposition a été soumise, sur l’initiative du Comité Fédéral, à l’ordre du jour du Conseil  Fédéral et approuvée presque à l’unanimité pour relancer l’action politique et administrative ;
Il revient maintenant aux élus d’être conséquents aux décisions prises et de travailler pour soutenir l’action du Gouvernement régional ;

REMERCIE l’ancien Président de la Région Charles Perrin, ainsi que MM. Robert Vicquery et Fidèle Borre de l’activité qu’ils ont déployée dans la première phase de cette législature ;

EXPRIME cependant son vif regret pour les faits qui se sont produits le 26 octobre dernier au Conseil de la Vallée ;

CONDAMNE l’attitude de ces conseillers, qui, profitant du scrutin secret, ont fait manquer les votes nécessaires à la nomination au premier tour du représentant  valdôtain à la Commission Paritaire ;

INVITE les élus au Conseil de la Vallée à confronter loyalement leurs opinions à l’intérieur des organes du Mouvement ;

RAPPELLE sa disponibilité à se confronter avec toutes les forces  politiques sur les thèmes concernant le bien-être et le progrès de la Vallée d’Aoste ;

RAPPELLE à tous les conseillers l’engagement signé au moment de l’acceptation de la candidature aux élections régionales ;

RECONFIRME la validité de la ligne politique et administrative actuelle  et des alliances choisie par l’Union Valdôtaine suite aux élections régionales 2003 ;

REAFFIRME la primauté, la fonction et le rôle du Mouvement en faisant du Comité Fédéral un véritable organe politique où tous les grands thèmes politiques sont débattus et les orientations politiques définies ;

PRENANT ACTE
des jugements négatifs exprimés lors du débat au cours du Congrès sur le parcours utilisé ;

ENGAGE le Président et le Comité Fédéral :

  • à intervenir avec la détermination nécessaire pour éviter des épisodes comme ceux qu’on a rappelés se répètent, pour  relancer le rôle du Mouvement et le respect des décisions prises par les différents organes du Mouvement selon les compétences respectives ;
  • à renforcer les moments de confrontation, dans un climat de loyale dialectique à l’intérieur des organes du Mouvement et parcourir les processus décisionnels dans la transparence et le partage ;
  • à relancer l’action politique du Mouvement en matière de fédéralisme  et de réformes institutionnelle, en ouvrant notamment le débat sur la réforme du Statut spécial au sein de l’Etat italien et de l’Union européenne, dans le but de renforcer notre autonomie ;
  • à axer davantage l’action du  Mouvement sur la promotion de l’identité du peuple valdôtain et la sauvegarde de ses langues et de sa civilisation, ainsi que sur son essor économique, en préservant la qualité de la vie, l’Etat social et les services publics ;
  • à garantir une gestion concertée du Mouvement, en préservant avec force son unité, tout en appliquant un principe de représentation démocratique et en privilégiant toujours le dialogue et en donnant la possibilité de débattre publiquement tous les thèmes au sein d’une maison commune dans le respect des fonctions respectives ;
  • à inspirer l’action du Mouvement à ses principes fondateurs afin qu’on puisse opérer de façon linéaire, constructive et partagée avec le respect de la personne dans toute ses acceptations comme condition fondamentale pour garantir l’épanouissement d’une communauté et d’un peuple ;
  • à souligner le respect des rôles et des règles de comportements ainsi que la disponibilité des élus à une action active et libre, à laquelle soit reconnue une juste indemnité, correspondante à l’engagement et aux responsabilités de chacun ;
  • à responsabiliser, au sein du Comité Fédéral, chaque membre sur des dossiers spécifiques ;
  • à poursuivre une confrontation à tous les niveaux sur la situation politique régionale et en particulier pour ce qui est de la cohésion du Mouvement et de ses élus et le nouvel élan au rôle politique et administratif de l’Union Valdôtaine ;

FIXE d’ores et déjà, face à l’opportunité de revoir les Statuts de l’Union Valdôtaine, les sujets suivants à examiner  à l’intérieur du Mouvement pour la discussion lors du prochain Congrès National 2006 :

a)    Présence des élus au sein du Comité Fédéral ;
b)    Incompatibilité entre la qualité de membre du Comité Fédéral et les candidatures aux élections régionales ;

Pour ce qui est du cadre social

CONSCIENT que la force de l’Union Valdôtaine a été toujours sa capacité de se confronter et dialoguer avec la société valdôtaine et d’en interpréter les exigences dans un projet politique partagé ;

ENVISAGE dans les politiques pour la jeunesse et pour la famille deux des priorités majeures pour assurer l’avenir du peuple valdôtain, face à un cadre familial aujourd’hui toujours plus caractérisé par la précarité : précarité du lien matrimonial, précarité des chances d’avenir des enfants ;

ENGAGE ses élus à :

  • soutenir la famille en tant que base de la société, en promouvant des politiques actives qui facilitent leur formation, leur stabilité et leur accroissement, leur cohésion ;
  • favoriser l’agrégation des jeunes  et l’échange d’expériences entre générations dans des milieux créatifs et porteurs de valeurs positives, notamment dans le domaine des sports non compétitifs et des activités culturelles, afin de pouvoir faire jouer aux nouvelles générations un rôle actif dans le tissu social contemporain ;
  • combattre l’abandon scolaire, parfois dû à une trop précoce insertion dans le milieu du travail non qualifié, en utilisant toutes  les ressources nécessaires pour adapter l’école et la formation aux besoins réels du monde du travail, de la société valdôtaine et de nos jeunes ;
  • offrir aux jeunes générations des instruments de formation de haut niveau et adaptés aux défis d’un monde globalisé.
  • Poursuivre dans l’action de développement de l’Université valdôtaine afin qu’elle devienne toujours plus un centre universitaire d’excellence, étroitement lié au territoire, et en même temps compétitif dans le réseau universitaire international, ouvert aux nouveaux besoins sociaux, culturels et économiques que la globalisation impose, par l’offre de cours extrêmement qualifiants et de haut niveau ;

Pour ce qui est du cadre économique

AYANT ANALYSE la situation de crise économique qui touche le monde occidental et qui a mis en évidence  quelques éléments de fragilité du système économique valdôtain, tels que la difficulté des communications, la fragilité du tissu industriel, et le milieu montagnard qui impose aux activités économique des surcoûts qui incident lourdement sur la production ;

REGRETTE que les efforts déployés au niveau parlementaire pour la définition d’une politique de la montagne à même d’éliminer les conditions d’inégalité des chances entre la montagne et la plaine n’aient pas encore abouti  à des résultats ;

CONSIDERE indispensable, ò la lumière du poids important que l’administration publique revêt dans le secteur économique, de procéder à une réorganisation du secteur en réduisant le poids bureaucratique et les temps de réaction de l’administration, qui risquent le plus souvent de freiner les activités économiques, et de moderniser le système des rapports entre les administrations publiques, en poursuivant le processus vertueux du « fédéralisme interne » entre Région et collectivités locales ;

ESTIME que des réponses immédiates doivent être données, au niveau politique, sur la base des priorités jugées indispensables pour assurer le développement équilibré de notre communauté.

Aoste, le 29 octobre 2005
 

2 X mille

Vie de l'Union12 Mai 2017 - 12:29

A propos du recours au TAR… A propos du recours au TAR… Lors du Conseil fédéral réuni à Saint-Christophe hier soir, jeudi 12 mai, une des communications du président de l’Union Valdôtaine Ennio Pastoret a concerné le recours présenté au TAR, par notre groupe d’élus au Conseil de la Vallée, sur les actes administratifs de la séance de l’Assemblée du 10 mars dernier (et conséquents). A ce sujet, lors de la soirée se sont exprimés tant le chef de groupe UV au Conseil, Ego Perron (ayant remarqué une fois de plus que le "président du Conseil doit sauvegarder les droits de tous et il ne s’est pas porté ainsi, à cette occasion”), que le conseiller Augusto Rollandin (qui a défini "naturel le recours, vu que la même situation, dans deux jours a porté à deux conduites différentes” de la Présidence du Conseil). De suite vous trouvez la communication du président Pastoret. Le 20 mars 2017 l’UV avait porté plainte contre la décision de Président du Conseil de considérer valide la séance du Conseil du 10 mars 2017 en l’absence du nombre légal des Conseiller présents. Le sens du recours était celui de défendre le bien fondé de nos convictions puisque nous restons convaincu qu’il ne faut jamais renoncer à faire valoir ses droits. Mais, surtout, à la base du recours il y avait l’obligation d’exiger le respect des règles qui sont à la base de la vie, de l’histoire et de la démocratie de la VDA. La loi Severino, à laquelle a fait référence la Présidence du Conseil affirme « nel periodo di sospensione i soggetti sospesi, fatte salve le diverse specifiche regionali, non sono computati al fine della verifica del numero legale, né per la determinazione di qualsivoglia quorum o maggioranza qualificata.” Nous avons soutenu et nous soutenons, qu’en ce qui nous concernes, ces dispositions ne s’appliquent pas puisque l’art. 21 du Statut Spécial dit : "Le deliberazioni del Consiglio Valle non sono valide se non è presente la maggioranza dei suoi componenti e se non sono adottate a maggioranza dei presenti…..” La question est claire. Le Statut de la Vallée d’Aoste est une loi constitutionnelle et donc de rang supérieur au DLGS Severino qui ne peut pas modifier ou dépasser les lois constitutionnelles. Celle –ci, au de la des sentiments personnels ou d’opportunité, que quelqu’un cite inopportunément, est la véritable raison qui nous a obligé à faire recours. Pour l’UV il s’agissait de défendre un principe qui est irrévocable si on se veut autonomistes et si on prétend défendre le principe sur lequel se fonde notre Statut d’Autonomie. Oublier cela signifiera perdre notre mémoire et oublier toutes les luttes menées jusqu’à présent par ceux qui ont défendu dans le temps ce principes contre les tentatives centralisatrices. En considérant valide la séance du 10 mars la Présidence du Conseil a accompli un acte qui va au de la d’un simple abus. Il a soumis une disposition statutaire à une loi ordinaire violant un principe que notre Région a toujours défendu avec acharnement. Le Président Rosset, avant d’établir, dans les faits, que la loi Severino devait s’appliquer indépendamment des dispositions statutaires il aurait du se poser la question suivante : est-ce-que une loi ordinaire peut intervenir et dépasser une disposition constitutionnelle comme le Statut ? La réponse, simple et univoque, ne pouvait qu’être NON. Voilà donc qu’au de la de toutes les considérations sur les raisons et les torts, sur les opportunités ou les non opportunités l’UV a été obligée à porter recours. Elle ne l’a pas fait tout simplement pour empêcher à une autre majorité de s’installer, mais parce qu’elle avait le devoir de défendre un principe qui est à la base de son existence de Mouvement Autonomiste qui veut défendre l’Autonomie de notre Région. Or les aspects juridiques feront l’objet d’une évaluation et d’un jugement dans le mérite le 12 septembre. Cependant on ne peut pas passer sous silence le fait qu’il y a qui vient de se réjouir pour ce renvoi et par certaines affirmations du TAR. Il faut faire attention parce que celle que l’on considère une victoire porte en elle un venin mortel pour notre système d’autogouvernement. Il est intéressant d’observer comme à l’occasion du référendum du 4 décembre une large partie de soi-disant autonomiste avait invité à voter NON en portant comme prétexte la close de SUPREMATIE qui aurait porté à des chevauchement de nos compétences statutaires. Et voilà que ce danger si tant évoqué alors est devenu réel. La reforme a été boulée et elle n’a pas introduit la close de suprématie, mais les effets de la décision prise par la Présidence du Conseil, ont été exactement les mêmes, lorsque on a établi que la loi Severino avait SUPREMATIE sur les dispositions du Statut. Maintenant nous attendrons avec confiance l’avis du TAR. Mais en tout cas, pour nous, celle-ci est une question dont la gravité institutionnelle et juridique nous obligera à défendre et à porter jusqu’au but nos raisons. N’importe quels seront les temps et les énergies que nous y devrons mettre. Nous ne le ferons certainement pas avec un esprit de revanche, ni pour délégitimer quelqu’un, mais pour l’obligation que nous avons, depuis toujours, de défendre notre Pays et ses institutions, même, comme dans ce cas, ce sont elles mêmes qui s’infligent des blessures graves.

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