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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 27 mar 2017 - 17:56

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Congrès National annuel - Fédéralisme régional - Autonomie communale

OUVERTURE DES TRAVAUX

La Commune, le centre du développement de la Vallée d’Aoste

L’Union Valdôtaine a voulu consacrer son Congrès annuel, qui s’est déroulé samedi 8 avril à Pont-Saint-Martin, aux thématiques relatives aux collectivités locales et au fédéralisme régional.
Les motivations qui nous ont porté à opérer ce choix sont nombreuses. Il y avait avant tout le rendez-vous important des prochaines élections communales, en vue desquelles nous voulions approfondir la réflexion que nous avons commencée au dernier Congrès pour définir les lignes d’une politique commune. L’Union Valdôtaine attribue une grande importance à l’essor de nos collectivités locales: nous croyons en effet à la centralité de la Commune dans le système de la Vallée d’Aoste: la Commune est à la base du développement social, économique et culturel de notre communauté et nous pouvons dire que la Commune est, pour la Vallée d’Aoste, ce que les Sections sont pour l’Union Valdôtaine: le véritable centre moteur de notre action. Nous avons aussi rappelé maintes fois l’importance qui revêt pour nous le principe de la subsidiarité, selon lequel toute fonction qui peut être exercée par un organisme inférieur ne doit pas être déléguée à un organisme supérieur. Ce principe est important pour nous en raison de notre tradition fédéraliste mais aussi pour des considérations pratiques: l’application correcte de ce principe permet en effet de régler les problèmes là où ils se posent, par ceux qui les connaissent et les vivent et c’est donc la condition pour poser les bases pour un développement durable de notre Vallée.
Le rôle des collectivités locales est actuellement au centre d’un vaste mouvement de réforme qui est destiné à changer radicalement la façon où les Communes se rapportent entre-elles, avec les Communautés de Montagne, et avec la Région.
Les opportunités dérivant du transfert des compétences régionales, qui prévoit aussi une assignation contextuelle du personnel et des ressources financières nécessaires à l’exercice de ces fonctions, sont grandes et, comme nous avons déjà eu l’occasion de le souligner, l’Union Valdôtaine est engagée pour que nos administrateurs arrivent à ce rendez-vous important avec une pleine conscience des opportunités qui y sont connexes. L’enjeu est la constitution d’une démocratie fédérale accomplie, structurée du bas en haut, c’est-à-dire à partir des communautés fortement enracinées sur le territoire, qui est la seule susceptible d’assurer un avenir à une communauté de montagne comme la nôtre.
Nous croyons en ce sens que l’expérience valdôtaine pourra être un modèle: au moment où le fédéralisme semble n’intéresser plus personne en Italie, nous sommes en train de démontrer que l’application correcte du principe de la subsidiarité est non seulement possible, mais porteur de résultats d’efficacité et qu’il constitue le véritable moteur du développement économique et social. Nous avons démontré, dans ce domaine, de ne pas nous être bornés à énoncer de simples principes, mais à les appliquer dans un modèle de fédéralisme réel qui peut être considéré unique au niveau européen.
Il s’agit toutefois d’un modèle en évolution qui doit être continuellement vérifié et amélioré. Il s’agit, de plus, d’un modèle qui ne concerne pas seulement les «institutions», mais la société civile dans toutes ses composantes. Voilà pourquoi nous avons décidé d’ouvrir une confrontation avec les différentes expressions de la société pour faire avec elles le point sur celle qui peut être considérée une véritable «révolution fédéraliste» qui doit concerner tous. Les opportunités qui s’ouvrent sont nombreuses et vont de la gestion en commun des principaux services avec la conséquente réduction du coût, à la décongestion des centres les plus urbanisés, à la responsabilisation, en premier lieu des jeunes, dans la gestion des structures et infrastructures publiques.
Certes, il y a des risques, comme la possible superposition et la multiplication d’initiatives dispendieuses et peu productives. Pour cela il faut en premier lieu promouvoir une culture de la complémentarité entre les communes limitrophes, par le biais des Communautés de Montagne, et avec la Région.
Seulement si nous sommes capables de faire dialoguer tous les protagonistes de ce changement, nous pourrons faire de notre Région un modèle efficace de démocratie fédérale, qui permette à tous les citoyens d’assumer directement toute responsabilité à chaque niveau de participation à la gestion des affaires publiques.

 Le Président Auguste Rollandin

 


2 X mille

le coin du président22 Mars 2017 - 17:17

Les raisons et les prétextes Les raisons et les prétextes Mardi 21 mars le Conseil de la Vallée s’est réuni pour mettre en place les dernières formalités après le changement de majorité qui a eu lieu dans les jours précédents. L’opinion publique a été considérablement frappée par ces faits et aujourd’hui, beaucoup de personnes essayent de connaître et de comprendre le pourquoi de ce séisme politique. Les vraies raisons qui sont à la base de ce choix nous les connaîtrons avec le temps, même si ce n’est pas impossible de les préconiser. Une large partie de l’opinion publique a déjà bien compris que la cause principale de ce changement a été la crainte d’une d’asphyxie de consensus qui intéressait désormais un certain nombre de personnages et quelque force politique. Lorsqu’on est particulièrement affaiblis par l’obsession et par la peur de ne plus être réélus on se rend plus facilement aux voix charmantes et charmeuse des sirènes. Elles rassurent et font entrevoir des aventures et des futurs pleins de promesses à dispenser et de consensus à vendanger. Nous verrons dans les mois à venir les aptitudes et les comportements qui seront tenus par les seigneurs des votes, qui ont promus cette aventure politique de fin de législature. Mais, entre temps, on ne peut pas passer sous silence le fait que quelqu’un essaie de légitimer sa trahison en utilisant des arguments franchement spécieux. Je me limiterai à en citer deux. Le premier est souvent utilisé et répété à chaque moment par Marquis, le nouveau président du Gouvernement. Il se borne à raconter que le budget de prévision 2017 aurait été largement modifié et par conséquent amélioré, par l’action conjointe d’un certain nombre de Conseillers. Celui – ci aurait été le signal que le Gouvernement sortant n’interprétait plus les justes attentes des forces politiques. Certes, le budget, préparé et approuvé par le Gouvernement Rollandin, au Conseil de la Vallée, a été modifié. Cela a été fait avec des embuscades continuelles, qui visaient, comme on l’avait déjà préconisé, à soulager des appétits pas trop nobles, plutôt que de satisfaire des nécessités objectives. L’autre argument s’appuie sur le fait qu’il fallait, à tout prix, trouver un bouc émissaire, pour justifier une opération qui a mis ensemble la somme des désespoirs de personnages en quête d’auteur à la recherche d’un dernier espoir de survie politique. La responsabilité de faire cela l’a assumé Martin avec une interview où il affirme que toute cette affaire aurait eu origine de la nécessité de censurer Rollandin. Martin a affirmé ça en essayant de charger sur lui la responsabilité en détournant ainsi l’attention de la trahison de Stella Alpina. D’ailleurs il est plutôt habitué à tisser la toile du complot et à masquer la vérité derrière les prétextes. En réalité Martin savait bien que l’Union Valdôtaine n’aurait jamais accepté la requête de censurer le Président du Gouvernement qu’elle avait indiqué en tant que force de majorité relative. Elle ne l’acceptait pas pour Rollandin et elle ne l’aurait pas accepté pour aucun autre de ses représentants parce qu’elle est une organisation sérieuse qui ne soumet pas ses élus aux chantages. Mais, certes, on comprend bien que Martin devait justifier politiquement ce passage, qui portait sa force politique à trahir les accords et les électeurs qui avaient voté la coalition dans la quelle nous étions alliés. Et on comprend aussi très bien qu’il ne pouvait certainement pas rendre publics les vrais motifs de son opposition à Rollandin. Ni les siens ni ceux de quelqu’un de ses collègues de parti.

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