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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 24 mai 2017 - 19:02

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

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VIème Congrés National

Mme ZUBLENA Manuela, Président

Pour la première fois dans l'histoire du mouvement une femme a été élue à la tête de l'Union Valdôtaine: Manuela Zublena, 42 ans, ingénieur nucléaire et responsable du département de la qualité de l'air de l'Arpa Vallée d'Aoste, a remporté la victoire, avec 301 votes en sa faveur, sur son antagoniste Franco Vallet, ancien assesseur régional (270 votes). Unioniste depuis toujours et membre de la Jeunesse Valdôtaine à la fin des années '70, elle est conseillère communale à Saint-Marcel, depuis 1995. Voici son premier discours en tant que présidente de l'Union Valdôtaine.

«Chers Unionistes,
Me voilà, après une longue semaine de réflexion et d'attente au centre de la vie active du mouvement. Le résultat de samedi dernier qui n'avait pas permis l'élection du Président avait induit à la présomption de pouvoir, nous les candidats, rechercher une solution de compromis. Par contre, aujourd'hui, dans le plein respect de la démocratie, la souveraineté des délégués, qui, par statut ont le droit et le devoir de choisir leur Président, a été sauvegardée.
Je remercie ainsi tous les délégués qui ont participé, y compris ceux qui ne m'ont pas voté, parce que je considère très important la participation de chacun pour une pleine vitalité du mouvement.
A Franco Vallet, qui a offert sa disponibilité pour cette charge, je voudrais dire tout simplement un mot: merci.
Ces derniers jours, nous avons tous compris le moment délicat que, nous deux, nous avons vécu en nous proposant pour la présidence de l'UV. Je te remercie encore pour ton exemple d'alternative loyale, pour la compétence et l'expérience que tu as mise au service du mouvement. C'est pour ça que j'espère en ton amitié et en une active collaboration.
L'UV a besoin de toi comme il a besoin de toutes les personnes qui ont participé à ce congrès.
Merci pour la confiance que la majorité d'entre vous a exprimée et que j'espère mériter par le travail que je viens de commencer.
A travers le débat de samedi dernier, on a mis en évidence l'importance des sections comme piliers du mouvement, mouvement qui trouve sa force et sa raison d'être dans le terroir et le peuple valdôtain à travers les sections elles mêmes.
Je veux tout particulièrement remercier la section de Saint-Marcel, petite section d'une commune où l'Union Valdôtaine est à l'opposition mais qui maintenant exprime le Président du Mouvement. Merci.
Je ressens fortement la responsabilité de ce rôle, mais je me prépare au travail avec humilité, engagement, sérieux et passion. Un parcours difficile m'attend, mais je ne le ferais pas en solitaire, dans les jours prochains nous devrons, tous ensemble compléter l'équipe, le groupe de travail, le comité fédéral; je demande à vous tous de nous accompagner, en montagne une cordée n'arrive nulle part sans la contribution, les ressources et l'engagement de tous les participants.
Ma présence représente sans doute un élément de nouveauté : j'espère apporter une contribution différente à la vision des choses, la vision d'un représentant de la société civile, mais encore d'un technicien qui s'est occupé depuis plusieurs années de l'environnement, l'un des secteurs les plus stratégiques pour la gestion et le développement et défense de notre Vallée ; sans oublier qu'environnement signifie le berceau de notre peuple de montagne et de notre identité culturelle ainsi que le point de repère pour toutes nos activités.
Cette identité que nous devons maintenir et sauvegarder, tout en vivant l'évolution que les temps d'aujourd'hui nous demandent et - nous devons savoir interpréter les changements d'un contexte politique et social plus global – nous avons l'Europe, il y a les thèmes des réformes institutionnelles comme perspective; une société où de nouvelles présences ont changé le tissu social et les styles de vie et de culture nous devons savoir faire face à des problèmes qui ont une dimension bien plus large et qui nous demandent une confrontation stricte et continue avec un horizon international. Ma présence porte encore la nouveauté de femme.
L'art. 7 du statut du Mouvement souhaite un engagement pour favoriser et solliciter notre participation au sein des différents organes. Vous avez interprété cet esprit.
Je veux terminer par deux réflexions.
La première, je l'ai déjà exposée: je ne vais pas parcourir ce chemin toute seule. Je vous demande votre engagement : une participation vraiment active en donnant au mouvement toutes vos suggestions, vos idées, vos observations.
Elles seront des éléments précieux.
Je vous demande encore de ne pas baisser votre esprit critique, n'ayez aucune hésitation à reprocher des choix, des décisions. Mais quand-même d'une façon civile, dans le respect des idées de chacun et surtout avec un esprit constructif, pour le bien du mouvement mais surtout pour le bien de notre vallée.
Dans cet esprit, je veux encore rappeler à tous, les mots de Joseph Bréan : «il faut regarder aux grandes choses qui nous unissent plutôt qu'aux petites choses qui nous divisent». Et en dernier: Je suis aujourd'hui sans doute heureuse de ce résultat, mais je ne me sens pas une gagnante. Je ne pense pas avoir participé à un match. Ce n'est pas l'esprit qui m'a conduit jusqu'ici. Notre but est celui de faire primer l'Union Valdôtaine. Nous seront gagnants que si l'Union Valdotaine est gagnante.
Vive l'Union Valdôtaine, vive la Vallée d'Aoste

2 X mille

Vie de l'Union12 Mai 2017 - 12:29

A propos du recours au TAR… A propos du recours au TAR… Lors du Conseil fédéral réuni à Saint-Christophe hier soir, jeudi 12 mai, une des communications du président de l’Union Valdôtaine Ennio Pastoret a concerné le recours présenté au TAR, par notre groupe d’élus au Conseil de la Vallée, sur les actes administratifs de la séance de l’Assemblée du 10 mars dernier (et conséquents). A ce sujet, lors de la soirée se sont exprimés tant le chef de groupe UV au Conseil, Ego Perron (ayant remarqué une fois de plus que le "président du Conseil doit sauvegarder les droits de tous et il ne s’est pas porté ainsi, à cette occasion”), que le conseiller Augusto Rollandin (qui a défini "naturel le recours, vu que la même situation, dans deux jours a porté à deux conduites différentes” de la Présidence du Conseil). De suite vous trouvez la communication du président Pastoret. Le 20 mars 2017 l’UV avait porté plainte contre la décision de Président du Conseil de considérer valide la séance du Conseil du 10 mars 2017 en l’absence du nombre légal des Conseiller présents. Le sens du recours était celui de défendre le bien fondé de nos convictions puisque nous restons convaincu qu’il ne faut jamais renoncer à faire valoir ses droits. Mais, surtout, à la base du recours il y avait l’obligation d’exiger le respect des règles qui sont à la base de la vie, de l’histoire et de la démocratie de la VDA. La loi Severino, à laquelle a fait référence la Présidence du Conseil affirme « nel periodo di sospensione i soggetti sospesi, fatte salve le diverse specifiche regionali, non sono computati al fine della verifica del numero legale, né per la determinazione di qualsivoglia quorum o maggioranza qualificata.” Nous avons soutenu et nous soutenons, qu’en ce qui nous concernes, ces dispositions ne s’appliquent pas puisque l’art. 21 du Statut Spécial dit : "Le deliberazioni del Consiglio Valle non sono valide se non è presente la maggioranza dei suoi componenti e se non sono adottate a maggioranza dei presenti…..” La question est claire. Le Statut de la Vallée d’Aoste est une loi constitutionnelle et donc de rang supérieur au DLGS Severino qui ne peut pas modifier ou dépasser les lois constitutionnelles. Celle –ci, au de la des sentiments personnels ou d’opportunité, que quelqu’un cite inopportunément, est la véritable raison qui nous a obligé à faire recours. Pour l’UV il s’agissait de défendre un principe qui est irrévocable si on se veut autonomistes et si on prétend défendre le principe sur lequel se fonde notre Statut d’Autonomie. Oublier cela signifiera perdre notre mémoire et oublier toutes les luttes menées jusqu’à présent par ceux qui ont défendu dans le temps ce principes contre les tentatives centralisatrices. En considérant valide la séance du 10 mars la Présidence du Conseil a accompli un acte qui va au de la d’un simple abus. Il a soumis une disposition statutaire à une loi ordinaire violant un principe que notre Région a toujours défendu avec acharnement. Le Président Rosset, avant d’établir, dans les faits, que la loi Severino devait s’appliquer indépendamment des dispositions statutaires il aurait du se poser la question suivante : est-ce-que une loi ordinaire peut intervenir et dépasser une disposition constitutionnelle comme le Statut ? La réponse, simple et univoque, ne pouvait qu’être NON. Voilà donc qu’au de la de toutes les considérations sur les raisons et les torts, sur les opportunités ou les non opportunités l’UV a été obligée à porter recours. Elle ne l’a pas fait tout simplement pour empêcher à une autre majorité de s’installer, mais parce qu’elle avait le devoir de défendre un principe qui est à la base de son existence de Mouvement Autonomiste qui veut défendre l’Autonomie de notre Région. Or les aspects juridiques feront l’objet d’une évaluation et d’un jugement dans le mérite le 12 septembre. Cependant on ne peut pas passer sous silence le fait qu’il y a qui vient de se réjouir pour ce renvoi et par certaines affirmations du TAR. Il faut faire attention parce que celle que l’on considère une victoire porte en elle un venin mortel pour notre système d’autogouvernement. Il est intéressant d’observer comme à l’occasion du référendum du 4 décembre une large partie de soi-disant autonomiste avait invité à voter NON en portant comme prétexte la close de SUPREMATIE qui aurait porté à des chevauchement de nos compétences statutaires. Et voilà que ce danger si tant évoqué alors est devenu réel. La reforme a été boulée et elle n’a pas introduit la close de suprématie, mais les effets de la décision prise par la Présidence du Conseil, ont été exactement les mêmes, lorsque on a établi que la loi Severino avait SUPREMATIE sur les dispositions du Statut. Maintenant nous attendrons avec confiance l’avis du TAR. Mais en tout cas, pour nous, celle-ci est une question dont la gravité institutionnelle et juridique nous obligera à défendre et à porter jusqu’au but nos raisons. N’importe quels seront les temps et les énergies que nous y devrons mettre. Nous ne le ferons certainement pas avec un esprit de revanche, ni pour délégitimer quelqu’un, mais pour l’obligation que nous avons, depuis toujours, de défendre notre Pays et ses institutions, même, comme dans ce cas, ce sont elles mêmes qui s’infligent des blessures graves.

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