Rédaction

Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 23 mar 2017 - 16:53

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

Home Histoire Les Congrès 2001 - 30 septembre

Congrès Extraordinaire

Relation des Vice-présidents P. Guichardaz et J.-G. Rivolin

Mois de trois ans se sont écoulés de ce 28 novembre 1998 qui nous vit réunis pour l'élection du président de l'Union Valdôtaine et nous nous retrouvons aujourd'hui à renouveler ce rendez-vous dans des circonstances analogues.
Comme alors, les deux vice-présidents du Mouvement se trouvent à relater au sujet d'une activité qui est le fruit d'un travail commun, porté de l'avant par l'Union Valdôtaine en la personne de son président, Auguste Rollandin, du bureau de présidence, du Comité fédéral, du Conseil fédéral, des organes consultatifs du Mouvement et des sections locales.
En dépit du bref espace de temps dans lequel elle s'est développée, l'activité que nous avons menée au sein de l'Union Valdôtaine dans ces années a été intense et fructueuse. Vous nous permettrez donc de vous faire grâce des préliminaires et de passer directement aux faits.
Comme toujours, l'activité du Mouvement - en dehors des tâches de gestion courantes - s'est développée essentiellement en deux directions: à son intérieur, pour l'élaboration des lignes politiques stratégiques, et à son extérieur, principalement en fonction de la participation aux nombreux rendez-vous électoraux et référendaires qui se sont succédés dans cette période.
Ces deux aspects, cela va sans dire, sont étroitement complémentaires, puisque l'engagement électoral n'est que la conséquence directe de notre engagement au point de vue du respect des principes inspirateurs de l'Union Valdôtaine et de leur application aux stratégies politiques qui ont guidé l'action de nos organes et de nos administrateurs. Si nous les traitons séparément, ce n'est que par souci de clarté.

LES CONGRÈS: MOMENTS DE RÉFLEXION ET D'ENGAGEMENT
Pour ce qui est de l'activité politique interne, sur laquelle je vais me pencher, nous signalons avant tout les Congrès nationaux, dont celui-ci est le cinquième depuis novembre 1998. Dans les quatre Congrès thématiques, on a affronté les thèmes majeurs du débat politique actuel: les problèmes et les atouts de la Vallée d'Aoste en tant que région de montagne: la réforme des collectivités locales en sens fédéraliste; les difficultés liées à la gestion d'un équilibre territorial problématique et qui se sont dramatiquement manifestées lors de la catastrophe de l'an 2000; l'identité valdôtaine en évolution.
Rappelons brièvement les étapes politiques franchies par ces importants rendez-vous.
Le premier résultat politique positif du Congrès national sur le thème "La montagne valdôtaine en Europe: analyse et mise en valeur des ressources", a été la participation massive des sections, qui ont contribué de façon déterminante, par l'envoi de documents préparatoires aux commissions du Mouvement, à un débat qui a intéressé également les forces sociales, économiques et culturelles externes à l'Union Valdôtaine. L'issue du Congrès a été marqué par une prise de conscience des exigences réelles de la société valdôtaine - particulièrement de l'exigence de garantir l'identité de notre peuple tout en reconnaissant ses diversités - et des potentialités de ceux qui vivent et travaillent en Vallée d'Aoste dans le respect réciproque. De cette réflexion est découlée la nécessité de s'ouvrir aux nouveautés d'une réalité en évolution rapide, qui demande un effort particulier pour concilier l'enracinement avec la globalisation, l'autonomie avec l'intégration européenne, selon une logique fédéraliste qui est la nôtre depuis toujours. Il en est découlé également la nécessité d'un investissement de confiance envers les jeunes générations, qui doivent pouvoir se former en tenant compte des responsabilités qu'elles seront appelées à affronter dans la gestion d'une réalité particulière comme la nôtre. Lors d'une table ronde organisée à cet effet, on a enfin ouvert une confrontation constructive avec d'autres réalités minoritaires et montagnardes, qui partagent avec nous l'exigence de sauvegarder et promouvoir les caractéristiques propres à leurs peuples et à leurs milieux respectifs, face au défi européen qui est désormais une réalité présente et parfois envahissante.

FÉDÉRALISME ET IDENTITÉ: LES THÈMES MAJEURS
Le fédéralisme a été aussi au centre de la réflexion lors du Congrès thématique de l'an 2000: « Fédéralisme régional. Autonomie communale », qui, mouvant d'une conception de la Commune qui s'enracine dans la pensée d'Emile Chanoux, a fait le point sur les importantes réalisations institutionnelles promues dans ces dernières années par les administrations unionistes en matière d'autonomie des collectivités locales. Partant, on a tracé les lignes stratégiques d'une politique visant à mettre en valeur les ressources de nos communautés - du point de vue social, culturel et institutionnel - en saisissant les atouts qu'offre la réalité actuelle. La revitalisation des centres périphériques, a-t-on constaté notamment, est favorisée par l'exploitation des techniques les plus modernes de communication et d'organisation du travail: il faut donc en profiter pour que les jeunes puissent rester au pays et faciliter leur insertion au niveau des locales institutions administratives. Le patrimoine socioculturel, qui s'exprime tant au niveau linguistique qu'à celui des productions typiques ou de l'attitude tenue face à la gestion du territoire, doit être mis en valeur de la façon la plus convenable et constituer ainsi une sorte de label local pour enrichir l'identité régionale dans sa globalité. L'effort de décentralisation doit être poursuivi selon une logique fédéraliste, en restituant tout d'abord aux Conseils communaux leur rôle de cœur de la vie politique municipale, et le débat sur les réformes institutionnelles et particulièrement du statut spécial d'autonomie, doit concerner à fond les collectivités locales.
Et c'est justement aux collectivités locales, en tant que dépositaires et gérantes naturelles de notre patrimoine environnemental, qu'on s'est adressés et qui ont été au centre de l'attention lors du Congrès thématique suivant, consacré à une "Réflexion sur les événements du 14 et 15 octobre: projet et perspectives", dont l'organisation a été la conséquence de la tragique inondation qui a frappé notre Vallée l'année dernière. Une confrontation serrée, à l'aide d'administrateurs publics et de techniciens, sur les thèmes de la protection civile et de l'aménagement du territoire a permis de dégager un engagement précis de l'Union Valdôtaine dans toute une série de domaines concernant l'organisation et la gestion des émergences, la planification des œuvres publiques, le monitorage et l'entretien des cours d'eau, la connaissance des fragiles équilibres hydrogéologiques de la montagne, la mise à jour des plans d'urbanisme et d'occupation des sols et la diffusion d'une culture de l'entraide et de la solidarité.
Le thème de l'identité, qui est fondamental pour notre mouvement et que les Congrès précédents avaient partiellement affronté, a été au centre de la réflexion du Congrès thématique de cette année: "L’identité valdôtaine: un peuple intramontain pour l'Europe fédéraliste". Les rapports des congressistes ont porté sur les différentes implications des questions identitaires dans la société valdôtaine d'aujourd'hui, dans les domaines de la langue, du travail, de l'éducation, des rapports avec les cultures extra-européennes. L'Union Valdôtaine a réaffirmé avec force son rôle de promotion de l'identité valdôtaine, particulièrement au point de vue linguistique, et a souligné une fois encore son engagement pour la mise en œuvre d'une stratégie globale, visant en premier lieu la reconnaissance de celle-ci au niveau institutionnel, dans le cadre de la révision du Statut d'autonomie et la constitution de l'Euro région du Mont-Blanc. Il a été également rappelé que l'esprit lié à la mise en valeur du patrimoine de culture, d'histoire, de tradition qui fonde l'identité valdôtaine doit passer notamment par l'école, l'université et la formation professionnelle, et par une utilisation correcte des media. Une attention particulière a été consacrée aux attitudes et aux moyens d'impliquer les jeunes générations dans la connaissance et la valorisation de la civilisation valdôtaine, notamment de ses aspects linguistiques.

LES ORGANES DU MOUVEMENT: UNE ACTIVITÉ INTENSE
Nous nous sommes arrêtés longtemps sur les conclusions des Congrès nationaux, car c'est là que réside le noyau inspirateur de la stratégie politique de l'Union Valdôtaine, qui engage les organes du Mouvement et les administrateurs unionistes, à tous les niveaux. Mais nous voulons également souligné le travail intense qui a été mené par les autres organes du Mouvement, qui ont contribué par un apport constant et constructif d'idées et d'initiatives à sa bonne marche.
Nous rappelons, en particulier, que le Conseil fédéral s'est réuni treize fois (moyennement une fois tout les deux mois et demi) pour marquer les rendez-vous politiques fondamentaux et s'exprimer sur les thèmes d'actualité les plus importants.
Le Comité fédéral s'est réuni une fois par semaine, en dehors de quelques brèves périodes de vacances, et est intervenu souvent dans les débats politiques d'actualité, notamment en matière d'école, de santé et de transports, pour réaffirmer les décisions du Congrès et soutenir l'action des administrateurs unionistes.
Le Groupe des Conseillers régionaux aussi s'est réuni habituellement une fois par semaine, notamment pour examiner les projets de loi à soumettre au Conseil de la Vallée.
La Conférence des Administrateurs, qui assure une liaison permanente avec les collectivités locales, a été convoquée sept fois et s'est démontré un efficace instrument propositif.
La Conférence des Présidents de Section, qui a tenu sept séances, s'est révélée à son tour une irremplaçable chaîne de transmission des exigences de la base unioniste vis-à-vis des organes centraux et nous rappelle que la véritable force de notre Mouvement réside dans sa pénétration capillaire au sein de la société valdôtaine et dans sa capacité d'interpréter les exigences de cette société, grâce à l'activité que déploient les assemblées et les comités de direction dans chaque communauté. Encore un mot au sujet du "Peuple Valdôtain": notre organe de presse a changé son look au tournant du millénaire, pour rendre son image moins figée et plus attrayante.
Nous avons aussi réalisé plusieurs numéros spéciaux en couleurs, consacrés à des aspects marquants de notre identité, comme l'artisanat typique, l'élevage et l'histoire du Pays, et nous avons constaté que ces initiatives ont rencontré la faveur de nos lecteurs.

PARLEMENT EUROPÉEN ET COMMUNE D'AOSTE: DEUX RÉSULTATS HISTORIQUES
Pour ce qui est des nombreux engagements électoraux qui ont scandé ces derniers trois ans, je crois que nous nous en souvenons tous très bien. Je me bornerai donc à les énumérer brièvement, en soulignant certains des aspects plus proprement politiques.
Abstraction faite du référendum italien en matière électorale du 18 avril 1999, qui n'intéressait pas directement la Vallée d'Aoste, le premier rendez-vous électoral auquel nous nous sommes confrontés a été l'élection du Parlement européen, le 13 juin 1999. L'élection suivait de près le Congrès national consacré aux problèmes de la montagne et le choix électoral qui a été fait en appliquait les conclusions. Lors du Congrès, des engagements concrets avaient été pris pour mettre sur pied une stratégie de présence des minorités sur la scène européenne. Les élections européennes constituaient une occasion imprenable pour réaliser ce vœu. Vu le découpage des collèges électoraux, qui défavorisait la Vallée d'Aoste, ce projet n'avait des chances de réussite qu'en recourant à l'alliance avec les autres minorités et l'Union Valdôtaine fut accueillie favorablement par les "Democratici" locaux et par les mouvements des "Autonomistes" et de la "Fédération Autonomiste", qui donnèrent leur adhésion à la liste "Fédéralisme en Europe". Notre regret est que ce projet, qui visait une présence valdôtaine la plus représentative possible au Parlement de Strasbourg n'ait pas été compris et partagé par d'autres forces politiques, particulièrement par nos alliés de la majorité régionale les DS-Gauche Valdôtaine, ce qui aurait donné au succès, pourtant éclatant, de notre député Luciano Caveri une dimension plus ample encore et aurait peut-être assuré la présence d'un euro-député valdôtain dès le début de la législature. La suite est connue: l'Union Valdôtaine a enfin atteint un objectif historique, la présence d'un représentant valdôtain au Parlement européen.
Le printemps 2000 a amené, au lendemain du Congrès thématique consacré aux collectivités locales, un autre engagement d'envergure: les élections municipales, qui ont vu une participation massive de candidats; ce qui, au-delà de quelques inconvénients qui sont malheureusement une constante de ce type de consultations électorales, démontre la vitalité de l'institution communale et la volonté des Valdôtains de s'engager en première personne dans la gestion des communautés respectives. Le panorama des situations locales est très varié, conditionné parfois par des situations très spécifiques, et il serait oisif de les analyser en détail. Ce qu'on peut dire sans crainte d'erreur, c'est que les listes soutenues par l'Union Valdôtaine ont remporté globalement un succès remarquable, que beaucoup de jeunes ont eu la possibilité d'entrer dans le monde de l'administration et que de nombreux programmes électoraux reflétaient la position de l'Union Valdôtaine sur les différents problèmes.
On doit en tout cas souligner de façon particulière le résultat historique de la Commune d'Aoste, où pour la première fois après trente ans nous avons un Syndic unioniste, élu à la tête d'une coalition rassemblant les DS - Gauche Valdôtaine, les Democratici" et le groupement "Autonomisti-Fédération".

LE RÉFÉRENDUM CONTRE LE FRANÇAIS: UNE VICTOIRE DE NOS IDÉAUX
Après une nouvelle consultation référendaire italienne sur différentes matières, qui se déroula le 21 mai 2000, un autre rendez-vous important nous attendait, le 18 juin successif: le fameux référendum régional sur l'examen de maturité, qu'une certaine propagande avait gonflé à l'excès, en fonction électorale.
Les manœuvres de ceux qui visaient un affrontement instrumental dont la cible véritable était la langue française et son enseignement, échouèrent contre l'initiative de l'Union Valdôtaine, de démasquer les faussetés de la propagande adversaire: le slogan "Pas de sens, pas de vote", en mettant en évidence les contradictions et l'effet contraire aux intérêts des étudiants, qu'un éventuel succès du « oui » aurait obtenu, atteignit son but. La décision de notre Mouvement, de s'adresser directement aux jeunes, de leur expliquer la réalité des choses et de faire confiance à leur intelligence et à leur bonne foi, se démontra gagnante. L'abstention massive des Valdôtains fit couler à pic le référendum lui-même et le moral de ses promoteurs.
Le premier printemps du nouveau millénaire a amené une énième consultation électorale importante: les faits sont trop récents pour qu'il soit nécessaire d'y revenir longuement; ce Congrès extraordinaire se tient d'ailleurs parce que le résultat des élections des parlementaires valdôtains a été largement positif et a abouti a l'élection du sénateur Auguste Rollandin et du député lvo Collé. Signalons, pour mémoire, que la désignation des candidats élus a été précédée par l'entrée à plein titre de la coalition « Stella Alpina », nouvellement constituée, dans la majorité du Conseil de la Vallée, ce qui a renforcé la coalition qui soutient le gouvernement régional. Une majorité que, avouons-le, nous aurions voulu voir soutenir compacte les candidats valdôtains au Parlement: une fois encore, malheureusement, la composante DS, qui pourtant avait participé activement à la définition du programme électoral, s'est dérobée au dernier moment, en choisissant inexplicablement de courir pour son compte en ce qui concerne l'élection du député. Sur la consultation populaire organisée à Courmayeur le 22 septembre dernier au sujet du passage des poids lourds il y a déjà eu assez de cancan dans les media. Nous nous bornerons donc à faire remarquer que, pour finir, les rares électeurs qui se sont rendus aux urnes n'ont fait que soutenir l'exigence de réglementer le trafic des TIR : une position que la Conférence des Présidents de Section de l'Union Valdôtaine avait déjà prise le 20 septembre 1999 et que le Mouvement n'a cessé de réaffirmer par la suite. Le vitalisme électoral italien est sans répit: un autre rendez-vous nous attend la semaine prochaine, qui a été l'objet de la première partie de ce Congrès. Nous n'en dirons donc pas plus et nous rappellerons plutôt que l'activité « externe » du Mouvement ne s'épuise pas dans les consultations électorales. Nous en donnons pour preuve les rencontres-débats qui se sont déroulées pendant l'hiver 1999-2000, à Courmayeur et à Aoste, sur les conséquences de la fermeture du tunnel du Mont-Blanc et sur les problèmes du commerce respectivement.


CONCLUSION
Le moment est venu de conclure ce rapport, que nous avons voulu expressément centrer sur les faits, plutôt que sur des considérations générales, car nous estimons que les indications politiques et les stratégies d'action ont été clairement exprimées par les différents Congrès. Nous voulons en tout cas adresser quelques remerciements particuliers, en tant que "traghettatori" de l'Union Valdôtaine jusqu'à ce Congrès et au nom aussi de notre trésorier Daniele Janin, le troisième membre du Bureau de Présidence, qui est très discret et se met rarement en évidence, mais qui remplit un rôle absolument indispensable -je vous laisse deviner pourquoi.
Ces remerciements vont à ceux qui ont collaboré pour garantir la bonne marche du Mouvement dans ses aspects les plus quotidiens, au cours de ces années: les fonctionnaires Ugo Voyat et Silvia Bastrentaz, les secrétaires Julienne Rosset et Lea Meynet, les rédacteurs successifs du "Peuple Valdôtain" Christian Diémoz et René Willien, avec les collaborateurs de la rédaction, Katia Praz et Agnès Uzan, et surtout M. Emile Proment, qui est en quelque sorte le génie tutélaire du journal, mais aussi du Mouvement tout entier.
Merci à tous

Intervention du président sortant Augusto ROLLANDIN

A St-Vincent il vient de s'achever un congrès de radiologie. Un des thèmes qui a été l'objet du débat traitait des moyens modernes pour faire les examens les plus complexes possible. Je crois qu'il est important de faire la radiographie d'un système, mais je crois que, en même temps, il est important de le faire entièrement; alors, étant donné que je suis le président sortant, j'ai entendu une série de remarques auxquelles je veux au moins donner une réponse. Finalement, nous avons très bien fait d'en parler et j'approuve entièrement le fait de parler des sections et du reste. J'estime important que dans les plus brefs délais - et c'est la raison pour laquelle j'avais soutenu l'idée de faire le congrès aujourd'hui pour que l'on puisse faire une radiographie sérieuse de ce qu'est le travail de notre parti. Quelqu'un m'a dit qu'on a fait un débat inutile au conseil fédéral sur la date, que ça n'en valait pas la peine.
On oublie que la date du congrès a été fixée au mois de juin et s'il n'y avait pas le référendum, personne n'aurait soulevé le problème et le congrès se serait tenu le 6 octobre, comme cela avait été décidé à l'unanimité par le Conseil fédéral, qui a choisi la date du 30.
Celui qui a dit cela a essayé de profiter de votre présence, de la présence et de l'attention de la presse, pour faire échos au problème du référendum.
En effet, la lettre de convocation ne pouvait pas ajouter à l'ordre du jour le thème du congrès, pour la simple raison que nous avons décidé de déplacer uniquement la date et non d'ajouter des thèmes nouveaux; mais bien évidemment, on a même ajouté que chacun, dans cette salle peut évoquer des thèmes, Cela s'est passé, par exemple, quand quelqu'un s'est plaint: "des temps trop courts pour discuter des candidats". Du mois de juin à la fin du mois de septembre, nous avons eu la possibilité de nous réunir dans les sections. Je crois qu'au delà des vacances et de la reprise, nous avons eu tout le temps pour organiser des réunions et là encore sans doute, je reconnais que comme cela arrive souvent, nous ne sommes pas à même de tout faire.
Sans doute, nous pourrions mieux faire et je le souhaite de tout mon cœur à celui qui deviendra président mais j'ai assisté à une série de rencontres des sections sur les thèmes les plus différents et le plus souvent, malheureusement, les présents étaient les élus locaux.
Je voudrais savoir - et nous sommes là pour en discuter - quel sera le système le meilleur pour faire en sorte que les inscrits participent, car je crois que les réunions, dans certains endroits, se font, mais les présents sont toujours les mêmes! Les données sont là pour le démontrer.
Alors, à propos des candidatures, nous avions tout le temps de faire ce que nous voulions. L'on m'a dit aussi justement que j'aurais pu participer davantage aux réunions du groupe des conseillers régionaux; or, j'avais fais confiance au chef de groupe et j'avais dit aux conseillers: "écoutez-moi, j'ai une entière confiance vis-à-vis du chef de groupe, il est présent et, s'il y a des problèmes, il me les relate".
On me reproche d'avoir eu confiance en Aldo: bien, j'en prends acte; j'ai donc eu tort d'avoir eu confiance. Je crois cependant, que le thème d'aujourd'hui est la présentation d'une candidature à la dernière minute, pour secouer un peu la plante, pour faire en sorte que l'on puisse discuter: mais est-ce que pendant les autres séances nous ne pouvions pas en discuter?
Est-ce qu'il y a quelqu'un qui, à propos des coups de téléphone ... Attention! C'est vrai, c'est justement la raison pour laquelle nous avons voulu dire et soutenir les raisons d'un choix et je voudrais souligner ici que le système, on ne l'a pas inventé! Quelqu'un, à la veille de l'autre Congrès a su l'utiliser d'une façon excellente! Alors je crois qu'il ne faut pas reprendre à chaque fois les thèmes, sur lesquels il serait juste de dire que, enfin, nous pouvons discuter.
Alors quel est le système pour arriver à une définition? Moi je peux dire tranquillement que je ne suis pas capable d'être le procureur de qui que ce soit, au contraire: j'ai joué un rôle, sans doute; mais en ce qui me concerne, j'ai essayé de jouer le rôle mais du président, pas celui de joueur dans la partie. Et s'il y a quelqu'un qui a quelque chose à dire, les exemples sont là dans toutes les communes où j'ai participé et lorsque les sections ont fait leur choix, j'ai soutenu le choix des sections. Le dialogue, je voudrais savoir s'il doit être à sens unique.
Si quelqu'un parle et que l'autre ne répond pas, ou bien il à déjà autre chose en tête. Il faut être à deux, un peu comme dans d'autres systèmes: il faut être à deux ou à trois, si on veut, mais à deux c'est mieux! Et alors, écoutez: chaque fois, nous reprenons les mêmes thèmes. Moi, je n'ai pas assisté à un congrès sans entendre: "II n'y a pas de dialogue". Très bien!
J'aimerais qu'on puisse me parler d'un débat public où l'on ait pu dire: "Enfin, il y a le dialogue!". Allons lire les procès verbaux pour voir s'il y a un congrès où l'on puisse dire cela. Les suggestions, nous les avons faites lors des congrès, lors des Conseils, là où l'on s'est présenté avec des papiers etc. …
La remarque, la voilà: ils ont déjà tout décidé, ils viennent ici seulement pour ratifier: ils présentent un deuxième candidat et se sont mis d'accord, les quatre, et ils organisent tout la veille. Deux candidats, et voilà, il y a fracture! Alors, dites-moi: quel doit être le système? Le système carmélite! Mais quel est le système?
J'accepte toute suggestion, je suis prêt à apprendre, chaque jour, mais le dialogue doit être partagé. Reprenons de bonnes habitudes, et relançons le dialogue! Sur tout ce qui se passe. C'est une cassure, c'est une fracture?
Non, je crois que c'est un débat! Alors, tout en prenant acte de ce qui m’a été reproché et en m'excusant pour une série de manque envers les sections, j'avoue avoir pas mal travaillé pour essayer de reprendre l'activité des sections. Ce n'est pas simple. J'espère que celui qui reprendra la relève sera capable de résoudre tous les problèmes, de reprendre tous ces thèmes et d'être à même, lorsque nous ferons une nouvelle radiographie, d'être plus exhaustif que moi.
Merci encore

M. VIERIN Dino, Président du Gouvernement régional

Tout en respectant la tradition des congrès de l'Union Valdôtaine, je voudrais vous faire part de quelques considérations, en soulignant, tout d'abord, moi aussi l'enjeu, le défi ou le moment que nous vivons tous ensemble, avec la nécessité de dépasser certains malentendus.
Je pense à cet égard qu'une explication directe, face à un congrès, est encore le meilleur moyen, pour qu'il n'y ait aucun doute quant aux intentions et aux volontés.
Les réflexions que je vais vous présenter concernent donc ce congrès, mais je voudrais également - en tant qu'unioniste - vous dire ce que j'attends du nouveau Président de notre mouvement. Ce sera là, en quelque sorte, une suite ou une conséquence de la première partie de mon intervention. Aujourd'hui, nous ne pouvons en effet qu'exprimer nos attentes, nos souhaits, et espérer que - sur la base de la décision prise par cette assemblée – ceux ci se concrétisent.
Venons-en à ce congrès, un congrès extraordinaire: c'est peut-être pour cela que je le qualifie étrange, parfois, les choses extraordinaires sont également étranges. Mais, pourquoi étrange? Parce que son organisation a été jalonnée d'un certain nombre de faits qui doivent nous faire réfléchir. C'est du passé, c'est vrai, est de l'histoire désormais. Mais il me semble important de le signaler, au moment même où - comme il est ressorti des différentes interventions - une volonté commune de reprendre le chemin sur de nouvelles bases se manifeste.
Il convient, je crois, de mettre alors en évidence ces quelques points, afin d'en tirer un enseignement, et, le cas échéant, d'éviter que ces mêmes faits se reproduisent.
Je dois vous le dire, je dois vous l'avouer: j'ai été déçu.
Ce qui s'est passé quant à la fixation de la date de ce congrès a été le fruit d'une imposition brutale, d'une imposition avec même des considérations désobligeantes sur le plan personnel. Et quand je parle de plan personnel, je me réfère à ma personne. Il est vrai qu'il y avait plusieurs dates possibles, mais ce n'était pas tellement un problème de date. Le problème, et nous nous sommes retrouvés aujourd'hui confrontés à la même impasse, est représenté par une certaine conception, une certaine approche de la vie du mouvement et de la signification que nous attribuons au mot "participation". Faire vite ne signifie pas toujours faire bien, surtout quand ce qui est fait tourne au détriment de l'ouverture d'un débat au sein de nos sections, entre nos adhérents et, donc, aux dépris même des éléments importants de la vie de toute association, de toute organisation, de tout mouvement, notamment quand il s'agit d'un mouvement politique, c'est-à-dire la participation, le dialogue et l'ouverture.
Voilà l'impasse et, pour dévoiler les prétendus secrets que « La Stampa » d'ailleurs dévoile quand on se réveille le matin, je suis gré à nos syndics unionistes qui font partie du Conseil des collectivités territoriales de leur initiative: car ce sont les seuls qui, ce matin, ont pris l'initiative de réunir quelques personnes autour d'une table, d'ouvrir la porte à la participation et au dialogue afin de se retrouver pour parler politique et non pas pour choisir ou imposer. Évidemment, si nous ne nous parlons pas, il n'y a pas de quoi s'étonner qu'il y ait incommunicabilité.
Mais, passons aux thèmes du congrès. A ce propos, je ne suis pas intervenu avant, même si on aurait cru que tout était fait pour que l'anarchie et l'imposition règnent. Mais les règles sont les règles. Et les règles sont importantes parce qu'elles nous donnent à toutes et à tous un cadre commun de référence, elles nous assurent une conduite impartiale et étant fixées à l'avance, elles nous évitent malentendus et suspicions. L’un des éléments déterminants pour fixer la date de ce congrès au 30 septembre était, vu l'échéance du référendum, la nécessité de définir et de faire connaître la position de l'Union Valdôtaine. Je reçois donc la lettre de convocation, comme vous l'avez tous reçue. Est-ce que le référendum est-il inscrit à l'ordre du jour? Non. Il n'est pas inscrit. Par contre nous ouvrons notre congrès et nous discutons du référendum. Très bien, nous en sommes tous contents, mais permettez- moi de vous dire que les règles doivent être respectées, si règles il y a. Et puis les candidatures. Je me serais attendu à trouver avec la convocation du Congrès au moins un rappel quant aux modalités de présentation des candidatures, vu que le congrès appartient aux congressistes. C'est inscrit dans les statuts! Certes! Evidemment tout le monde connaît par cœur nos statuts; et donc, pas besoin de rappel. Mais il ya certaines attentions qui facilitent la participation et le débat. Pour en finir avec les candidatures, il y a là encore quelques remarques. Nous les avions déjà exprimées en 1998, comme quelqu'un l'a rappelé avant moi. Il est difficile de faire un choix simplement sur un nom. Ceux qui présentent aujourd'hui leur candidature sont des amis et ils resteront tels: l'amitié dépasse les clivages politiques. Mais ici nous parlons politique: voilà pourquoi nous avons besoin de pouvoir discuter au préalable, de parler "politique", puisque nous sommes ici pour cela et, aussi, parce qu'il y a une attente.
Personnellement, je la perçois, au-delà de l'attention - même un peu désagréable - de la presse. Nous ne pouvons en effet oublier qu'il y a une communauté autour de nous, que nous sommes l'Union Valdôtaine, que nous avons une responsabilité vis-à-vis de cette communauté, et des personnes qu'en ce dimanche après-midi, nous réunissons - et c'est un grand succès - en nombre si considérable. Est-ce que nous voulons leur lancer un message politique ou est - ce que vous croyez - mais alors, là, ce serait peut-être l'effet négatif d'une certaine presse - que l'attention de cette communauté ou de tous ceux qui votent pour nous, même s’ils ne sont pas inscrits à l'Union Valdôtaine, se limite simplement à vouloir savoir le nom de notre Président?
Personnellement, je ne le pense pas et je crois que nous avons manqué une importante occasion politique. Nous sommes là, en tout cas, pour repartir, pour reconstruire. Telle est la volonté de tous. Certes, il ya des nécessités, des exigences. C'est une période délicate, loin d'être facile. Les problèmes de la lutte au terrorisme ainsi que ceux qui existent sur le plan international, européen, italien et valdôtain ont déjà été abordés.
Nous sommes confrontés, je le souligne à mon tour, à un nouveau Gouvernement italien. C'est un thème nouveau, qui n'était pas inscrit dans ce que nous avons déjà décidé. Mais je crois que c'est un sujet auquel nous devons prêter beaucoup d'attention. De plus nous devons bien préparer l'échéance des prochaines élections de 2003. Et c'est ce que nous commencerons certainement à faire, dès demain.
Nous avons donc deux responsabilités: l'une" interne ", vis-à-vis de nos adhérents, vis-à-vis de tous les unionistes qui - nous le constatons - réclament plus de dialogue, plus d'entente, qui voudraient plus et mieux. Et, croyez-moi, je ne dis pas cela sans une bonne dose d'autocritique, car je suis en première ligne. Je ne porte pas d'accusation : je constate, je prends acte, j'essaie aujourd'hui de faire une réflexion avec vous, pour que nous retrouvions ensemble un peu d'enthousiasme et de passion. C'est important. Nous savons tous comment sont les Valdôtains. Avec la passion et l'enthousiasmé, ils sont prêts à nous suivre partout. Mais attention à ne pas perdre cette passion et cet enthousiasme ! Attention à ne pas remplacer les valeurs, les principes, la passion et l'enthousiasme par l'intérêt et l'argent, ou autre chose. Sinon, nous nous retrouverons dans des situations difficiles à gérer. Assez de "diétrologie ". Nous faisons, croyez-moi, le jeu de ceux qui veulent la fin et la destruction de l'Union Valdôtaine. Assez de « diétrologie », notamment quand c'est nous-mêmes qui propageons chez nos adhérents ce que j'appellerai de" libres interprétations ". Il serait beaucoup plus simple de convoquer une réunion - comme aujourd'hui -, de dire clairement ce que l'on pense, pour que nul ne soit tenté de prêter l'oreille aux racontars. Croyez-moi, ce n'est pas la bonne façon de faire de la politique. C'est nous réduire au niveau d'autres partis, dont nous avons souvent critiqué la conduite. Et puis il y a aussi la question de la personnalisation. Moi, je ne me sens le tenant de personne. J'ai toujours essayé de parler avec les gens, de dialoguer, jamais de commander. C'est là un élément inhérent à la notion de respect des individus. Évitons donc de trop personnaliser; évitons cela car, du point de vue "interne", la personnalisation et la "diétrologie" nous font plus de mal que nous ne saurions l'imaginer. Mais notre responsabilité la plus importante se situe à "l'extérieur" de notre mouvement.
Nous avons des responsabilités vis-à-vis de notre communauté, qui nous a confié la mission de conduire le Pays d'Aoste vers le troisième millénaire et nous devons en prendre conscience. Nous sommes et nous devons rester un point de repère. Et pour ce faire, nous devons relancer le débat, faire passer notre message, notre projet politique. Car l'enjeu, ici, c'est l'essor de notre communauté. J’aborde maintenant le deuxième point de ma réflexion, qui sera beaucoup plus bref, car ce sont des requêtes que j'adresse. Faisons attention. Indépendamment de leur façon différente de poser les problèmes, j'ai constaté que les deux candidats avaient exprimé les mêmes sentiments et tenu les mêmes propos au sujet de la vie de •notre mouvement. Cela veut dire qu'il se passe quelque chose, dont nous devons prendre conscience.
Nous devons donc être attentifs. A mon avis, ce qui importe aujourd'hui, ce n'est pas tant le choix d'une personne, mais plutôt ce que cette personne entend réaliser dans l'exercice de ses fonctions. Je ne change pas de couleur: je reste "rouge et noir': pour ce qui est de mes choix politiques, même si j'apprécie d'autres couleurs du côté sportif. L’annonce d'une deuxième candidature m'est parvenue alors que notre ami Aurelio se trouvait à la Présidence du Gouvernement et j'ai voulu presque immédiatement lui communiquer qu'il n'était plus ou qu'il n'était pas le seul candidat.
Je n'ai pas changé de couleur, moi! Mais, vu qu'à chaque jour suffit sa peine, ce sont les projets proposés, qui, à mon avis, peuvent apporter une réponse à cet appel à l'unité que nous lancent nos adhérents. Là encore, je me permettrai une remarque: les véritables problèmes ne concernent pas tellement la réunion d'aujourd'hui, mais ils seront sans doute évidents à partir de demain. Mais, quelles sont donc les requêtes que je me permets de présenter au nouveau Président de l'Union Valdôtaine? Il y en a quatre.
La première, est qu'il "fasse le Président". C'est peut-être banal mais, à, mon avis, c'est important: Qu'il ne soit le procureur de qui que ce soit, mais qu'il ':fasse le Président", surtout en défendant, avec ténacité, nos principes, nos raisons d'être culturelles et linguistiques. C'est la fonction principale du mouvement, mais c'est aussi, à mon sens, la mission principale de notre Président.
Deuxièmement, qu'il "fasse le Président" en toute autonomie. Qu'il soit - je veux le souligner moi aussi, car c'est un élément capital qui permettra de répondre aux questions posées par ce Congrès - qu'il soit l'arbitre. Notre Maison est une maison commune.
Nous avons besoin de quelqu'un qui en garantisse le fonctionnement. Mais l'arbitre ne peut en même temps être l'un des joueurs. Il nous faut surmonter la déchirure actuelle. Il doit veiller pour être le gardien de cette Maison commune, pour garantir le respect des règles établies et des fonctions de chacun. Je ne veux pas dire que nous avons besoin d'un règlement de copropriété, mais presque. Ainsi, le président de l'Union doit remplir les fonctions de président de l'Union, le Président de la Région celles de Président de la Région, le Sénateur celles du Sénateur, le Député européen celles du Député européen. Et je m'arrêterai là, ca r la liste de nos élus est longue. Il faut que chacun remplisse ses fonctions, en somme. Et c'est là qu'apparaît le rôle politique de coordinateur du Président du mouvement. Lui seul peut être le garant de l'équilibre, le garant des fonctions de chacun.
Troisième requête. Qu'il soit ouvert au dialogue et disponible, qu'il respecte les diversités, qu'il n'ait pas de petit carnet ou de liste noire. Ce serait contraire à l'esprit de l'unité dans la diversité et - là je vous le dis, car cela a été l'une des déchirures de ce Conseil fédéral auquel nous faisions référence, mais je sais que telles méthodes sont choses courantes - qu'il veuille bien condamner ces méthodes de clan, qui tuent la discussion: On étouffe le poussin dans l'œuf: les coups de fil préalables, les pressions, les chantages, les menaces amènent évidemment à un manque de dialectique, alors que nous avons besoin de nous confronter davantage. Et, enfin, que l'on renoue et que l'on reconstruise les rapports avec les sections -là encore je n'en dirai pas plus, l'expérience des dernières élections municipales suffit pour souligner cette nécessité - ainsi que les rapports avec les élus.
A ce propos, il est vrai, je n'ai jamais eu la chance d'être invité à une réunion du Comité fédéral, jamais. Je considère que c'est quelque chose d'absurde, que nous devons dépasser, si nous voulons qu'il y ait communication. Créons des ponts, des passerelles, tout en sauvegardant et en respectant l'autonomie de chacun. Ce n'est pas que l'on veuille imposer un "invité d'honneur", même si normalement les responsables politiques sont invités à tous les différents "talk-shows" ou émissions télévisées. Qu'il y ait au moins des rencontres entre le Président de l'Union Valdôtaine et le Président pro tempore de la Région ou du Conseil et les élus. En somme, qu'il y ait dialogue et confrontation et que l'on puisse participer à• un débat politique.
Prenez conscience, chers amis de l'Union Valdôtaine, que si nous parvenons à concrétiser ces requêtes, nous aurons trouvé la réponse à nos problèmes. Et le Président de l'Union valdôtaine sera alors notre président à tous, nous l'espérons. Même si l'on dit que l'espoir est la dernière chance: espérons que nous n'en aurons pas besoin. Merci

M. LOUVIN Robert, Président du Conseil de la Vallée

Amis Unionistes, l'intervention de Victor Dupont vient de s'achever sur l'invitation au retrait d'une candidature; je me sens suffisamment expert en candidatures retirées pour dire quelques mots à ce sujet.
Mais je voudrais débuter en déclarant que je me sens, une fois de plus, brebis galeuse dans le troupeau -il en faut, même dans les groupes les meilleurs- et "feia neia"", parce que dans toutes les instances, dans tout ensemble bien harmonieux il y a souvent quelqu'un qui chante un peu en dehors du chœur. Il m'est arrivé en d'autres occasions de le faire et je me sens, aujourd'hui aussi, un peu déplacé.
Voyez, à chaque congrès de l'Union Valdôtaine le refrain est toujours le même et si quelqu'un avait eu la patience de conserver les coupures de presse, de quatre-vingt-neuf, de quatre-vingt-treize, de quatre-vingt dix-huit, et de La Stampa d'aujourd'hui, il pourrait retrouver exactement les mêmes titres. A chaque congrès de l'Union Valdôtaine, chaque fois que l'intérêt ou la possibilité, le risque dit quelqu'un, d'un choix, d'un vote se manifestent, le mot fatal est évoqué: fracture, fracture, fracture. Et alors il faut lancer la "Jihad" unioniste: tous unis, faire semblant de rien, surtout ne pas dire qu'il y a quelqu'un qui préférerait peut-être un choix plutôt que l'autre, une attitude plutôt que l'autre, un style, une façon d'agir plutôt que l'autre.
Et voilà pourquoi, sur la base d'une expérience que nous avons la plupart d'entre nous mûrie entretemps, et me sentant suffisamment libre par l'horizon qui se dégage temporairement, dans le déclin d'une législature qui s'annonce pour moi la dernière, je veux dire quels sont mes sentiments, quelles sont mes impressions par rapport à ceci: j'avais en quatre-vingt dix-huit assisté, pris part peut-être, à la corrida d'un Congrès qui se déroulait à l'envers de celui-ci; je reconnais qu'aujourd'hui nous avons fait des énormes progrès, parce que les candidats se sont déclarés, ils ont énoncé leurs propos sans faire l'appel aux électeurs de la dernière minute. Il nous a manqué, d'autres l'ont rappelé, le recul, le temps, peut-être l'envie aussi de traiter là où-il aurait fallu traiter ces questions avec suffisamment dé temps en connaissant déjà une deux, trois, pourquoi pas, cinq ou six candidatures. Tous les fantômes évoqués, tous les discours entendus dans ces dernières semaines auraient pu faire place à un débat beaucoup plus sincère et direct ... tant pis, il n'en a pas été ainsi mais ... à la veille de ce congrès, trois, quatre jours avant ce congrès, moitié de l'Union Valdôtaine me paraissait décidée à profiter de la belle journée pour aller ailleurs, plutôt que de venir ici, puisqu'il n'y avait rien à dire et rien à discuter, il y avait un seul candidat, et d'autres ne paraissaient pas s'annoncer: Et puis il y a eu le coup de canon, le coup de théâtre plutôt, qui est venu poser problème, demander des raisonnement et un peu de franchise parmi nous.
Or, personnellement je suis très sensible, Aurelio, au discours que tu nous as fait: c'est un appel aux sentiments et à la tradition, c'est un appel à l'équilibre et au bon sens, au chemin du milieu. Mais, comme brebis galeuse, je l'ai dit au début, je suis interpellé dans ma conscience par le geste franchement un peu ... un peu inattendu, de Franco Vallet.
Je connais Franco Vallet depuis plusieurs années, dans les treize ans où nous nous sommes côtoyés, en Conseil et en Junte: il a toujours été une montre suisse; difficile d'entendre de sa part des propos déplacés, des propos, comment dirais-je, déraisonnés; il a toujours été une personne cohérente et linéaire. D'ailleurs, quand il était vétérinaire, dans sa zone on l'appelait l'Allemand. Mais l'Allemand cette fois a été moins allemand que d'habitude. Et je pense qu'il a interprété, sans trop entrer dans le détail et sans trop reprendre les arguments qu'il nous a proposés, un état d'âme qui était le nôtre, enfin, qui était le mien, je le dis tranquillement, bien sachant de lui porter perte dans sa campagne électorale pour l'élection à la Présidence du Mouvement. Mais en tout cas il a interprété un trop plein que je sentais, que d'autres sentaient, je pense, tout comme moi et ce trop plein demande qu'il y ait une inversion de direction.
Il ya trois ans, quand nous avons élu Auguste Rollandin - on ne revient pas là-dessus, tout le monde sait bien de quel côté je m'étais rangé lors du dernier Congrès - nous avions un grand espoir: c'était de nous retrouver avec un mouvement fort, travailleur, dynamique et le propos qu'il avait lancé et dont il avait fait un peu l'un des arguments principaux, celui de repartir des sections, je le dis franchement, m'avait beaucoup impressionné, et je m'attendais beaucoup de ce côté là.
Bien, je constate que les résultats (même si cela ne doit pas être entièrement mis à sa charge, parce que nous en sommes tous responsables, chacun dans notre section, et tous ensemble collégialement, même si le Président, le Bureau de la Présidence et le Comité Fédéral en sont peut-être plus directement responsables) ne sont pas à la hauteur de nos attentes: là nous avons échoué et c'est de là qu'il faut repartir, parce que je vois trop de sections qui ne se réunissent qu'à la veille des élections communales pour le règlement des comptes ou, dans le meilleur des cas, pour organiser un dîner de section, mais lé débat politique ne se fait pas. Il est bien vrai que nous avons eu des moments de rencontre, des grandes messes, des congrès thématiques. Ils ont été bien, mais on n'a pas labouré le terrain en profondeur, nous avons été défaillants de ce côté-là, le géant risque d'avoir les pieds d'argile si les sections ne reprennent pas leur rôle et toute leur efficacité. Je crois que ça c'est l'élément qui a sollicité Franco dans son choix, que lui-même a défini comme provocateur et déstabilisateur. Je me sens un peu Gian Burrasca et, oui, j'adhère à cette façon de voir, je dis que nous devons reprendre le chemin. Bon, ce sur quoi je ne suis pas en accord et en syntonie avec Franco Vallet, c'est sur la conclusion de son discours, sur l'idée de retirer sa candidature. Je trouve que c'est un discours qui se termine un peu en queue de poisson, mais il lui appartiendra, s'il le souhaite, d'en dire davantage. Pour moi, s'il attendait que l'on batte un coup pour dire que le mouvement a encore une dimension de discussion franche et loyale, je suis prêt, je le donne ce coup et je crois que l'on peut tranquillement aller de l'avant, en souhaitant encore une longue vie à Enrico Martinet et à ses prédictions, parce-que à chaque fracture de l'Union nous avons l'assurance d'augmenter de quelques Conseillers.
Voilà, le signal est donné, mais signal c'est peu de chose parce qu’il y a, en effet le risque d'être là pour se dire uniquement des ... choses sentimentales.
Est-ce que nous sommes prêts dans six mois à revenir discuter le Statut de l'Union? Est-ce que nous voulons mettre main aux anomalies -nous les avons votées, la plupart au moins des Unionistes les ont votées- qui font de sorte qu'il y ait un clivage entre administration et élus?
Est-ce que nous voulons penser à des changements dans l'organisation du mouvement?
Est-ce que nous voulons que l'on annonce quelle sera l'équipe qui dirigera l'Union Valdôtaine? Quelqu'un l'a demandé, Aldo je crois qu'il l'a demandé dans son intervention de tout à l'heure: ce ne sera pas mauvaise chose de connaître les critères qui seront adoptés, parce que je veux bien que ce soient des hommes qui ont la confiance du Président, comme le Statut le prévoit, mais s'il y avait aussi des critères de représentativité générale, ils seraient les bienvenus.
Peut-on assumer pour notre langue française la détermination d'aller un peu plus de l'avant de ce que nous avons été capables de faire jusqu'à présent? Nous aussi, les premiers, au Conseil de la Vallée, où souvent le pourcentage d'emploi du français est très faible, et même s'il se reprend un peu dans certains milieux, je ne suis là pour mettre trop d'optimisme en la matière. Et il faut faire de sorte que toujours le vote soit secret, c'est une forme de démocratie; après la Bulgarie (dont on se rapprochait beaucoup dans nos Congrès, qui étaient définis bulgares parce que tout le monde votait par acclamation, et qui, maintenant a plus de cent partis politique dans son Parlement), il ne reste que la Corée du Nord qui se rapproche encore de l'Union pour certaines traditions; si on peut voter librement, c'est tout de bon, je crois que c'est ce que les valdôtains et ce que les unionistes s'attendent pour le bien de notre mouvement et pour le bien de la Vallée d'Aoste.
Merci

2 X mille

le coin du président22 Mars 2017 - 17:17

Les raisons et les prétextes Les raisons et les prétextes Mardi 21 mars le Conseil de la Vallée s’est réuni pour mettre en place les dernières formalités après le changement de majorité qui a eu lieu dans les jours précédents. L’opinion publique a été considérablement frappée par ces faits et aujourd’hui, beaucoup de personnes essayent de connaître et de comprendre le pourquoi de ce séisme politique. Les vraies raisons qui sont à la base de ce choix nous les connaîtrons avec le temps, même si ce n’est pas impossible de les préconiser. Une large partie de l’opinion publique a déjà bien compris que la cause principale de ce changement a été la crainte d’une d’asphyxie de consensus qui intéressait désormais un certain nombre de personnages et quelque force politique. Lorsqu’on est particulièrement affaiblis par l’obsession et par la peur de ne plus être réélus on se rend plus facilement aux voix charmantes et charmeuse des sirènes. Elles rassurent et font entrevoir des aventures et des futurs pleins de promesses à dispenser et de consensus à vendanger. Nous verrons dans les mois à venir les aptitudes et les comportements qui seront tenus par les seigneurs des votes, qui ont promus cette aventure politique de fin de législature. Mais, entre temps, on ne peut pas passer sous silence le fait que quelqu’un essaie de légitimer sa trahison en utilisant des arguments franchement spécieux. Je me limiterai à en citer deux. Le premier est souvent utilisé et répété à chaque moment par Marquis, le nouveau président du Gouvernement. Il se borne à raconter que le budget de prévision 2017 aurait été largement modifié et par conséquent amélioré, par l’action conjointe d’un certain nombre de Conseillers. Celui – ci aurait été le signal que le Gouvernement sortant n’interprétait plus les justes attentes des forces politiques. Certes, le budget, préparé et approuvé par le Gouvernement Rollandin, au Conseil de la Vallée, a été modifié. Cela a été fait avec des embuscades continuelles, qui visaient, comme on l’avait déjà préconisé, à soulager des appétits pas trop nobles, plutôt que de satisfaire des nécessités objectives. L’autre argument s’appuie sur le fait qu’il fallait, à tout prix, trouver un bouc émissaire, pour justifier une opération qui a mis ensemble la somme des désespoirs de personnages en quête d’auteur à la recherche d’un dernier espoir de survie politique. La responsabilité de faire cela l’a assumé Martin avec une interview où il affirme que toute cette affaire aurait eu origine de la nécessité de censurer Rollandin. Martin a affirmé ça en essayant de charger sur lui la responsabilité en détournant ainsi l’attention de la trahison de Stella Alpina. D’ailleurs il est plutôt habitué à tisser la toile du complot et à masquer la vérité derrière les prétextes. En réalité Martin savait bien que l’Union Valdôtaine n’aurait jamais accepté la requête de censurer le Président du Gouvernement qu’elle avait indiqué en tant que force de majorité relative. Elle ne l’acceptait pas pour Rollandin et elle ne l’aurait pas accepté pour aucun autre de ses représentants parce qu’elle est une organisation sérieuse qui ne soumet pas ses élus aux chantages. Mais, certes, on comprend bien que Martin devait justifier politiquement ce passage, qui portait sa force politique à trahir les accords et les électeurs qui avaient voté la coalition dans la quelle nous étions alliés. Et on comprend aussi très bien qu’il ne pouvait certainement pas rendre publics les vrais motifs de son opposition à Rollandin. Ni les siens ni ceux de quelqu’un de ses collègues de parti.

agenda

twitter

images

2016 Rencontres sul le territoire

2015 Congrès des 3 et 4 octobre

Union Valdôtaine

29, avenue des Maquisards - 11100 Aoste
TÉL +39 0165 235181 FAX +39 0165 364289
siegecentral@unionvaldotaine.org
PI 80007410071