Rédaction

Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 19 nov 2018 - 16:00

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

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IXème Congrès National

Intervention du Président Erik Lavevaz

Aujourd’hui une grande émotion m’accompagne sur cette estrade, l’émotion ne me vient pas du fait d’être ici devant une salle si pleine, mais il me vient de plus loin, il me vient de l’amour pour l’Union Valdôtaine qui m’accompagne depuis toujours et le fait d’être ici devant vous aujourd’hui, pour présenter ma relation pour la candidature à la présidence de notre Mouvement d’un côté me rend les genoux faibles, de l’autre me remplit le cœur de joie !

Je disais que mon amour pour l ‘Union Valdôtaine me vient de loin, je pense parfois aux temps sereins du lycée à Saint Vincent, quand très souvent avec un amis en particulier j’entamais des discussions sur la vie politique et sur l’Union Valdôtaine. Le cas a voulu que exactement aujourd’hui, le six octobre on rappelle les deux ans du décès de mon ami dans un accident sur le Mont Cervin, je ne pouvais pas ne pas le rappeler en cette occasion !

Le Congrès National est un moment important pour notre Mouvement, non seulement parce qu’il marque un moment de passage, avec le renouvellement des charges, mais surtout parce qu’il est le moment le plus important pour faire des réflexions sur nous, sur notre Mouvement sur notre famille Unioniste.

La situation politique actuelle n’est pas des plus propices pour faciliter un débat serein. Des passages délicats sont en train de se passer au sein du Conseil de la Vallée, et hélas une crise est ouverte tout juste autour de la célébration de notre Congrès. Aujourd’hui je m’abstiendrai de toute considération sur ce point, je les ferai éventuellement à partir de demain, trop souvent les événements du palais ont détourné l’attention des discussions de notre Mouvement et en ce qui me concerne, aujourd’hui ce ne sera pas ainsi !

La décision de déposer ma candidature à la Présidence de l’Union Valdôtaine n’a pas été, comme vous pouvez bien l’imaginer, ni simple ni prise avec insouciance ! Qui me connaît, sait très bien que ne je suis pas à la recherche de la gloriole, mais bien au contraire !

Je remercie d’abord ma section qui a proposé ma candidature, je remercie les présidents des sections du Mont Cervin et les collègues de la table des Syndics pour les suggestions et les propositions.

Je suis bien conscient des responsabilités et surtout du travail que, si aujourd’hui vous souhaiterez me charger de cette responsabilité, je vais m’assumer… et c’est exactement pour cela que le processus de décision a été plutôt compliqué et j’ai finalement levé les réserves que à quelque jour de l’échéance pour la présentation des candidatures.

Cela m’a empêché de pouvoir partager comme j’aurais souhaité la rédaction du document programmatique, J’ai taché de récupérer un peu ce manque après que le document a été déposé dans les délais prévus, en rencontrant toutes les sections que j’ai pu dans le peu de temps à disposition. Je remercie les sections qui ont voulu me rencontrer dans cette phase car j’ai eu l’opportunité, la première opportunité, d’écouter… plus que de présenter mon document. J’ai trouvé des sections vives et avec une grande envie de partager et de porter des propositions concrètes. De la même façon j’ai été encouragé par le fait que l’analyse faite dans mon document programmatique était partagée par la plupart des Unionistes que j’ai rencontrés.

J’ai taché de proposer aux sections et à vous tous un document simple et concret, qui aborde, avant toute autre considération, une analyse de la situation actuelle de notre Mouvement, évidemment de mon simple et humble point de vue.

Nous devons finalement avoir le courage de faire une analyse critique du moment que nous vivons car, sans une réflexion sérieuse, et sans amorcer les actions subséquentes, nous sommes destinés à l’angle… à un isolement politique duquel ce sera toujours plus difficile sortir.

Nous avons besoin d’un nouvel élan, fort et clair, un nouvel entrain qui ne peut évidemment pas partir d’un nouveau président, mais qui doit partir des sections, des adhérents, des femmes et des hommes qui se sont un peu assoupi dans une torpeur qui les a éloignés de la vie active de notre mouvement.

Evidemment pour éveiller les âmes et les consciences des Unionistes on doit les rendre partie active et proposante de la vie du Mouvement. Hélas, dans les derniers temps le décalage entre les adhérents et les organes centraux est devenu de plus en plus important. Une des causes de ce processus a été le déplacement du centre de gravité de la discussion politique autour du Palais Régional.

On doit tout de suite reporter le centre de la discussion et du débat politique pas seulement de Place Deffeyes à Avenue des Maquisards, mais plutôt de place Deffeyes à toutes les sections de notre Mouvement. L’Union Valdôtaine a fait son histoire avec la politique partagée et sur le territoire et c’est la que nous DEVONS retourner !

On doit de la même façon opposer à cette manière de faire politique arrogante, de monsieur je-sais-tout, de cette politique hurlée, surtout de nos adversaires, une politique plus transparente, une politique qui voit plus loin du lendemain … et surtout une politique libre et à même d’écouter !

La Vallée d’Aoste est pleine d’Unionistes, heureusement bien plus que le nombre de nos cotisés nous dirait, mais il y a aussi des Unionistes qui n’ont plus ENVIE d’être Unioniste, ou qui se forcent ne pas l’être…

Dans les derniers temps on s’est souvent entourés de personnes qui ont utilisé l’Union Valdôtaine pour leur but personnel, peut-être nous avons été ensorcelés de la possibilité d’avoir quelque préférence de plus. Hélas qui a pris l’Union Valdôtaine comme une façon d’AVOIR plus qu’une façon d’ETRE , une fois obtenu son propre but personnel nous porte ses salutations… parfois même pas trop cordiales !

Ce processus a porté un certain nombre de ceux pour qui, au contraire, l’Union Valdôtaine est une façon de vie, à vouloir se détacher. Nous avons le temps, les moyens et surtout le devoir de récupérer ces amis, que pour leur même nature, ont hâte de retourner en famille.

Les scissions que nous avons vécu, qui ont eu comme protagoniste principal des querelles de nature personnelle et des personnalismes, ont porté à des déchirures qu’on doit tacher de recoudre.

La maladie dangereuse que Severin Caveri avait déjà prévu il y a 70 ans, la maladie de ceux qui soumettent l’intérêt supérieur, bien plus important, du Mouvement à ses propres intérêts… est devenue une dangereuse épidémie. Le résultat est là…. Sous nos yeux … dans toute sa dramatique réalité.

Nous avons quelque Unioniste de souche qui a changé de nom, quelque nouveau mouvement autonomiste né et de l’autre coté des mouvements populistes et nationalistes qui font des prosélytes en Vallée d’Aoste comme ailleurs.

De notre part, d’ailleurs, Pour trop longtemps on a persisté à mettre en cause simplement qui laissait le Mouvement, pour trop longtemps on a pointé du doigt seulement contre qui s’éloignait, sans trop d’analyses ou de considérations. Peut-être que maintenant qu’on a eu un petit avant goût de ce qui arrive à la Vallée d’Aoste avec une instabilité chronique, on pourra tacher de reconstruire.

On doit avoir le courage de choix déterminés et audacieux, la force de rouvrir les portes de notre famille, non pas pour de nouvelles fuites, mais plutôt pour une rentrée. On doit rendre le terrain fertile pour tout rapprochement possible… on devra forcément même oublier quelque parole dite, ou quelque offense subie… mais le but est bien plus important de nous tous … et les questions personnelles doivent UNE BONNE FOIS POUR TOUTE, disparaître de la discussion politique.

Nous avons la nécessité de réaffirmer de nouveau notre caractère et notre identité de Valdotains, AVEC et DANS l’Union Valdôtaine…. Le Mouvement a un peu perdu son identité forte parce que NOUS les premiers, nous avons perdu un peu de identité et de fierté de nos particularismes.

Mais nos flambeaux sont le même qu’en 1945, le flambeau de la langue, le flambeau de l’histoire que nos ancêtres nous ont transmit et que nous devons, avec toutes nos forces, porter encore dans le futur, sans peur et avec orgueil…

Pour pouvoir imaginer de perpétuer notre histoire, des passages sont nécessaires dans notre famille aussi. Un débat franc sur la soi-disante question morale, doit être finalement achevé, une analyse sérieuse qui puisse prendre en compte non pas seulement les différentes casuistiques, mais plutôt l’opportunité politique d’un choix plutôt qu’un autre, avec comme élément discriminant, rien d’autre que l’épanouissement du Mouvement.

La question morale concerne plus en général aussi l’attitude des élus vers le Mouvement, tout comme concerne chaque Unioniste qui ne respecte pas les règles et le nom de l’Union Valdôtaine. C’est évident que les unionistes qui ont eu la responsabilité d’être élus ou de recouvrir des rôles apicales doivent toujours garder à l’esprit d’être des représentants du peuple Unioniste et pour cela se rappeler d’être aussi des exemples, surtout pour les plus jeunes.

On doit renforcer les rapports, désormais bien établis après les accords signés dans les années passées, avec les Mouvements représentants les autonomies spéciales du nord Italie pour former un front commun contre la marche centraliste des partis nationaux.

En même temps on doit revitaliser les contacts avec les Peuples Frères et les Peuples Minoritaires pour faire augmenter le poids spécifique dans les confrontations au Parlement Européen surtout sur l’objectif, commun à tous, du plein épanouissement des minorités linguistiques, mais aussi pour aborder des projets communs de valorisation des particularités culturelles et pourquoi pas, des liens visés à la promotion touristique. Les prochaines élections européennes pourraient déjà être un bon point de départ pour relancer l’Union Valdôtaine hors de nos montagnes.

Pour venir aux points plus proprement programmatiques de mon document, comme vous avez pu voir, sur plusieurs points, surtout les plus délicats, j’ai laissé la discussion ouverte. En cohérence avec l’analyse que je viens de faire, les solutions finales devront être trouvées après le plus ample processus de partage possible dans les sections et par les organes du Mouvement, il s’agit de propositions que, après le parcours décisionnel interne, seront soumises au groupe au Conseil de la Vallée pour être transformées éventuellement en propositions de loi.

Un pilier central, qui concerne un peu tout les domaines de l’administration et qui on doit de quelque façon réaffirmer de façon concrète et qui, entre autre, est un principe que notre précieux statut affirme dans son premier article, est le principe du fédéralisme global.

Parfois on me reproche d’être trop idéaliste… En effet le mot fédéralisme est souvent inséré dans les discussions et les discours et souvent on en a même abusé, mais ce n’est pas un approche idéaliste que j’ai par rapport à ce sujet, mais bien au contraire, le fédéralisme global est et doit être au centre de toute action politique et administrative. Bien que tout le monde se professe fédéraliste et autonomiste, nous savons très bien que ce n’est pas ainsi et sûrement c’est notre responsabilité, la responsabilité de l’Union Valdôtaine qui est tout particulièrement engagé sur ce sujet.

Evidemment c’est les rapports économiques qui doivent être au centre de toute discussion préalable à un effective gestion fédéraliste, soi en ce qui concerne les rapports financiers entre l’état et l’administration régionale soi entre la Région et les collectivités locales. Des rapports financiers solides et avec des certitudes pour le moyen terme sont le point de départ.

On a eu des exemples récents d’opportunités perdues d’application de politiques fédéralistes, on a voulu avec des politiques centralistes, par exemple, réduire toutes les commissions pour l’insertions des personnes âgés dans les structure d’assistance socio-sanitaire dans un pole unique à Aoste, ce que dans une première analyse sommaire pourrait paraître porter des économies sur la composition des commissions, en réalité outre que faire augmenter les frais aux communes pour le fait d’avoir des places non occupées dans les structures… a porté des effectifs mauvais services pour les usagers… cela seulement à titre d’exemple.

Il y a des thèmes urgents qu’on doit achever, comme la révision des lois électorales, soi la loi électorale pour l’élection du conseil de la Vallée soi la loi électorale pour l’élection des conseils communaux et des syndics, deux lois qui ont fait seulement un passage électoral mais qui ont démontré toutes leurs limites.

Il est nécessaire de donner stabilité à tout niveau de gouvernement, si on veut que la politique puisse donner les réponses que les gens s’attendent et non pas seulement s’inquiéter des équilibres internes.

On doit être à même de garantir aussi les ressources aux collectivités locales pour le maintien des services et pour l’entretien des terroirs de montagnes. Si on est bien fédéraliste pour distribuer les responsabilités des territoires et de protection civile aux Communes, de la même façon il faut que les communes puissent être en mesure de garantir le juste niveau d’entretien de notre territoire, si beau mais si complexe.

J’ai dédié plusieurs points de mon document aux jeunes…Il faut que la politique soit engagé de façon importante sur ce point, les statistiques avec les chiffres des jeunes Valdotains diplômés universitaires qui ont laissé notre Vallée pour trouver un emploie sont inquiétantes. Si on ne réussira pas à maintenir sur notre territoire nos jeunes on aura complètement raté notre investissement pour le futur, on doit engager toute énergie possible pour tacher de créer de nouvelles opportunités.

L’Union Valdôtaine a le devoir moral de se faire promotrice d’initiatives culturelles pour l’épanouissement de notre histoire dans le monde de la jeunesse, pour tacher de retrouver un peu d’enthousiasme perdu, et aussi pour organiser des initiatives de formation pour les jeunes qui s’approchent à l’administration publique, pour former nos administrateurs de demain avec les justes principes.

Je ne vais pas reprendre ici tous les points programmatiques énumérés sur le document que vous avez analysé dans vos sections, je souligne plutôt que je suis absolument persuadé que pour achever ces points, pour pouvoir concrétiser ces idées c’est avant tout nécessaire d’aborder de façon sérieuse les aspects qui concernent la vie interne de notre Mouvement, dont j’ai parlé au début de cette intervention… seulement avec l’Union Valdôtaine forte et crédible nous serons à même de concrétiser des projets toujours plus ambitieux et plus importants pour la Vallée d’Aoste et pour les Valdotains.

Pour que cela soit praticable, c’est nécessaire tout notre enthousiasme, toute notre bonne volonté. Si je serai le président du mouvement je souhaiterais avoir avec moi une équipe qui puisse travailler dans cette direction, en pleine liberté d’esprit et sans idées préconçues. On a l’absolue nécessité de recueillir tout le patrimoine d’expertise dont notre mouvement est riche, mais de la même façon c’est vital, en ce moment tout en particulier, de donner un nouveau point de vue et de valoriser les jeunes ressources qui s’engagent pour le mouvement.

Pour terminer je vous remercie pour votre attention, j’espère qu’ensemble nous serons dignes de porter encore haut le nom de l’Union Valdôtaine, et si vous voudrez me charger de la responsabilité d’être le Président de notre Mouvement, en vous assurant tout mon engagement pour faire le mieux possible et surtout pour écouter vous tous, j’espère de ne pas vous décevoir.

Vive l’Union Valdôtaine du passé, du présent et du futur !

Intervention du Président sortant Ennio Pastoret.

En 2013, ici, le Congrès National de l’UV m’avait confié le mandat de Président de l’Union Valdôtaine pour un quinquennat qui va se conclure aujourd’hui.
Nous sommes arrivés à ce IX Congrès National après 5 ans difficiles.

De 2013 à 2018 nous avons vécu des continuelles crises politiques, des changements de majorité, des révisions des organigrammes, de mises en discussions des programmes, des rôles, des comportements.
Pendant ces 5 années la politique a atteint un des niveaux parmi les plus bas de l’histoire Valdôtaine de l’après-guerre.
Le manque de parole, les infidélités, le manque de respect des engagement, les faiblesses morales auxquelles nous avons assistés de manière si vaste n’ont pas de précédents.
Sur le plan électoral nous avons eu des résultats décevants des les récentes élections.

Aux élections politiques nous n’avons pas réussi le doublet. Certes, nous avons gagné avec Albert Lanièce au Sénat, mais avec un marge réduit par rapport à nos espoirs. A la Chambre notre locomotive n’a pas trainé au succès M.me Favre.
Ces résultats se sont propagés su les élections régionales qui se sont tenues peu de temps après.
Malgré que l’UV soit restée la première force politique du VDA, le résultat a été décevant.

J’ai assumé sur ma personne les responsabilités des résultats et de la déception qui s’en suivait.
Je l’ai fait avec le sentiment de l’inutilité des procès à la recherche des responsabilité des uns ou des autres.
Personnellement j’aurais eu un tas de choses à dire, des reproches à me faire et à faire. Mais cela n’aurait rimé à rien.

Nous avons besoin de repartir en analysant le bien et le mal de notre travail. En fixant des priorités, en prenant acte de ce qui ne répond plus à l’actualité, en évitant de répliquer les fautes et en recherchant le mieux pour le futur.
Nous repartons donc de ce Congrès, unis et concordes pour soutenir notre Candidat à la Présidence : Erik LAVEVAZ sans le mettre dans l’embarras des suivre une discussion sur les manques du passé plutôt que sur la défis du futur.
Erik arrive comme candidat à la charge de Président dans une situation complexe et je lui souhaite le mieux pour lui et pour l’UV.
Mais je souhaite avant tout que l’on ne le laissa pas seul.
J’espère que les offres d’engagement bénévoles qui ont été évoqués à plusieurs reprises se traduisent dans des faits concrets pour le soutenir dans son travail.
Maintenant il s’agit de travailler pour avancer et cela on devra le faire dans un échiquier politique fragmenté et faible avec une Communauté traumatisée et incertaine qui s’éloigne progressivement de la politique.
Dans cette situation il faut que les forces politiques plus responsables proposent et agissent. Travail dur à faire à ce moment.

Encore une fois reviendra à l’UV d’assumer des responsabilités que d’autres refusent.
Nous sommes devant un tournant particulier de la politique qui aura des reflets important sur nous et sur le Pays d’Aoste.
Aujourd’hui l’Italie est confrontés à une poussée nationaliste qui est lancée à détruire l’ensemble des règles et de comportements qui sont à la base de l’existence sociale et humaine.
Nous sommes face à une classe politique qui vit souvent d’annonces improbables, de nouvelles fausses visées uniquement à exciter l’opinion publique avec une locomotive de la propagande qui a largement influencé aussi les intentions de vote en VDA.
Une partie de nos votants ont fait confiance à ceux qui parlaient de changement, de moralisation, de méritocratie, de transparence, etc.

Aujourd’hui on nous a fait la morale de la part de la Lega. Les changements auxquels nous avons assisté pour le moment ont été ceux d’une occupation systématique de toutes places disponibles.
Ils sont allés encore au de la du clientélisme, on est aux échanges de faveurs et d’avantage familials.
Et la il s’agit de ceux qui aussi en VDA ont posé la question morale. Un thème que trop de monde traite avec une certaine imprudence.

A la veille de la dernière campagne électorale l’UV a été soumise à des procès médiatiques, judiciaires et d’opinion continuel.
Le Secrétaire de la Lega en campagne électorale était venu à Aoste et il avait : « c’è bisogno di un po’ di aria fresca ». Beaucoup de monde lui a fait crédit.
Lui et son parti viennent d’être condamnés à rendre à l’état 49 mlns d’euros perçu illicitement.
On est arrivé au point où le Président du Tribunal d’Aoste a du intervenir pour dire, à la veille des régionales et encore ensuite que certaines attributions de culpabilité ne correspondaient pas au vrai. Et encore pour dire « la VDA non è terra di mafia ».
Les historiens s’occuperont d’analyser certains faits.
Je suis convaincu qu’il a eu des sujets qui ont mis en œuvre des tentatives réitérées de mettre sous jugement le VDA et l’UV.

On n’a cessé de nous parler de moralisation de la vie politique. Mais cela aussi signifie travailler activement selon les mandats et les engagements que les élus doivent assurer.

Quoi dire alors de notre élue à la Chambre des députés !
Dans les année à venir il faudra bien démontrer notre bon droit à avoir encore la nécessité et le droit d’avoir in collège uninominal à la Chambre puisque la VDA n’a aucune nouvelle de bien fondé du travail de M.me Tripodi.
Est-ce-que quelqu’un se rappelle encore qu’elle est le Député du Val d’Aoste ?
L’ensemble coordonné de ces facteurs, l’actuel immobilisme politique doivent nous préoccuper énormément pour le futur du Pays d’Aoste, de notre Autonomie, de notre autogouvernement, de notre futur.
Ce n’est pas a moi d’indiquer le chemin pour le futur. Erik en bon Valdôtain et en bon Unioniste sera bien où aller e comment faire.
Nous avons tous le devoir de le soutenir et de l’aider sans donner lieu à des incompréhensions et des distinguos.

Nous avons constaté comme le VDA s’affaibli lorsque l’UV est faible. Encore une foi on voit bien que sans le rôle central de l’UV la VDA est marginalisée et faible.
Le souhait que j’adresse à nous tous est celui de savoir mettre ensemble nos énergies pour arriver à ressembler à nouveau le Peuple Valdôtain autour de notre Autonomisme en cherchant les conditions afin que les Valdôtains et les vrai Autonomistes puissent travailler unis.
Quant à nous les Unionistes je souhaite que nous soyons à même d’être davantage amis et solidaires entre nous avec le sentiment de vouloir bâtir en positif un Pays d’Aoste qui puisses sortir des difficultés actuelles pour faire un bond décisif dans le futur avec l’Union Valdôtaine.

Permettez mois enfin un petit passage personnel.
Je voudrai vous remercier tous pour être et demeurer encore et toujours Unionistes.
Je veux aussi remercier les Présidents des Sections et toutes celles et ceux qui pendant ces 5 ans ont a partagé si tant de moments et de réunions et qui se sont engagés et déplacés à tout moment à l’occasion des rencontres, des Congrès, des rendez-vous, des assemblées.
Je veux encore remercier les membres du Comité et du Conseil Fédéral pour avoir assuré leur engagement et leur présence tout au long de ces 5 années.
Et enfin, avec un regard à l’avenir un grand merci à Erik Lavevaz pour avoir présenté sa candidature à la Présidence.
Je lui souhaite un très bon travail.

Intrevention du Sénateur Albert Lanièce

Le congrès de l’Union Valdôtaine se place dans un moment historique caractérisé par une incertitude générale, à tous les niveaux.

Une politique toujours plus faible et un cadre économique bouleversé par la crise générale des marchés ont déterminé une difficulté croissante à trouver des réponses, dans le scénario politique, aux besoins des citoyens.

En outre, notre Union Européenne est en train de s’affaiblir : d’un côté nous devons faire face à l’action toujours plus imposante des partis et des mouvements « populistes » et « souverainistes », de l’autre les puissances économiques mondiales ont manifesté clair l’objectif celui de miner, le plus possible, l’économie de l'Europe, qui est encore la première au monde.

Ce qui m’inquiète davantage c’est l’idée qui est de plus en plus véhiculée dans tout le cadre continental : le véritable obstacle au développement des nations et à la résolution de la crise générale est représenté par l’Union Européenne même, qui se transforme dans un véritable ennemi à supprimer, à anéantir.

Je pense alors qu’un grand effort devra être accompli auprès de l’opinion publique pour faire comprendre que, au contraire, un affaiblissement et une implosion de l’Union Européenne peuvent correspondre à un ralentissement grave et sévère du progrès des territoires du continent. Même pour la Vallée d’Aoste il s’agit d’une perspective noire pour le futur des jeunes générations.

Il est vrai que, comme dans tous les domaines, ce scénario présente des aspects positifs et négatifs ; dernièrement, sont mises en relief les criticités des politiques européennes : un faible partage des politiques en matière d’immigration et accueil, la gestion des crises internationales, une difficulté dans le partage des politiques en matière économique, une bureaucratie trop souvent excessive et difficile à comprendre.

Néanmoins, l’Europe signifie surtout des aspects très positifs.

73 ans de paix dans notre continent, la libre circulation, un retour économique que l’Union Européenne assure aux Etats membres, étant donné que le 94% de son budget retourne aux Pays et aux Régions. Par exemple, la Forteresse de Bard, comme nous la connaissons aujourd’hui, n’existerait pas sans les ressources européennes.

Donc, l’Union Européenne est désormais indispensable pour le développement de nos territoires et surtout pour résister à l’agression des puissances économiques mondiales, mais elle doit développer une stratégie politique et économique commune, à partager entre tous les citoyens européens.

A ce propos, je souligne que notre Autonomie Valdôtaine est née et s’est développée avec l’idée d’une Union Européenne, dans laquelle les Etats nationaux doivent céder une partie de leur pouvoir central à la faveur des territoires.

C’est le point fort autour de lequel on a bâti le fédéralisme d’une Europe des peuples, ainsi que l’on imaginé nos pères nobles à l’intérieur de la déclaration de Chivasso, une véritable « Ventotene » des Alpes !

Certainement, il y a encore du chemin à faire pour arriver à une Europe fédérale, où un petit peuple comme nous puisse avoir une attention plus considérable.

Toutefois, ce chemin s’inscrit dans le sillon de l’Union Européenne.

D’un certain point de vue, je suis inquiète par toutes réflexions qui soulignent la souveraineté de la Nation envers l’Union Européenne et ses territoires : j’estime dangereux ce scénario politique, qu’il pourrait porter à une nouvelle mortification de particularismes culturels et linguistiques tels que nous sommes.

Je crois que soit alors indispensable réaffirmer dès maintenant la forte vocation européenne de l’Union Valdôtaine, parce-que je me sens, avant tout, Valdôtain et Européen.

Face aux élections européennes du mai 2019, le niveau politique nationale et internationale est complexe et incertain. Comme tous les autonomistes, nous devons suivre attentivement les futurs adresses politiques du Gouvernement « giallo-verde » par rapport aux autonomies spéciales, nous devons connaître davantage les espaces financiers prévus pour nous dans la loi du budget. Nous attendons alors la loi de la mise à jour du « DEF « » pour en comprendre mieux. Ça suffit avec la déclaration : « moins de ressources à la Vallée d’Aoste, mais la faute est de l’Europe ! »

Vous voyez, dans ce cadre général compliqué et difficile, au milieu d’une nouvelle crise politique régionale, nous célébrons aujourd’hui le IX Congrès national de l’UV, qui doit renouveler ses Organes. C’est alors un moment très délicat, dans lequel le Mouvement doit réaffirmer la centralité et le protagonisme dans la vie politique Valdôtaine.

L’instabilité politique régionale actuelle est conséquente à l’affaiblissement de notre Mouvement. Au contraire, à une Autonomie Spéciale forte doit certainement correspondre un mouvement autonomiste fort, lequel, en Vallée d’Aoste, ne peut qu’être l’Union Valdôtaine, pour nos racines, pour notre histoire, pour notre engagement à tous les niveaux du territoire.

C’est vrai qu’on a eu une importante perte de consensus dans la dernière année : gérer la contrainte n’est jamais simple, surtout dans un moment de difficulté. Trop de divisions, des résultats concrets qu’on a des difficultés à entrevoir par les citoyens.

Je fais alors un appel aux Autonomistes qui se reconnaissent dans les valeurs de l’Union Valdôtaine : beaucoup de clochettes ont déjà sonné, préparons-nous avec courage à un véritable parcours qui puisse nous emmener, le plus vite possible, sans hésitation, à une grande Union Valdôtaine.

Faisons ainsi que les Valdôtains puissent être à nouveau protagonistes de la gestion de notre Pays d’Aoste : « Protagonistes chez nous » n’est pas un idéal dépassé.

Et encore, n’oublions pas l’importance de la question linguistique, de la défense du patois, d’une fière action de relancement de notre français, trop souvent on attaque la Vallée d’Aoste par ses particularités linguistiques, qui ne sont pas ni comprises, ni respectées.

Je termine mon intervention avec des remerciements importants.
Le premier aux sections, aux membres de tous les Organes, aux adhérents, aux militants, qui nous soutiennent chaque jour dans nos batailles politiques.
Merci aux Syndics, et aux administrateurs des 74 Communes, point de repère pour tous les citoyens. Rappelons-nous que les élections administratives serons-là très vite.
Merci aux conseillers régionaux, pour leur travail au sein d’un scénario compliqué.
Merci beaucoup à Ennio Pastoret, président sortant du Mouvement, et à Erik Lavevaz pour sa disponibilité : je suis certain qu’il saura très bien faire.

Intervention du conseiller régional, Mauro Baccega

Buongiorno cari amici unionisti,
Ce Congrès n’aurait pas pu être programmée dans un meilleur moment.
Comme vous le savez, la situation politique économique et sociale de notre Région est plutôt compliquée, fait, qui rend nécessaire des actions ciblées et planifiées avec soin, conviction et avec l’engagement et la collaboration des vrais AUTONOMISTES.
Mon bref discours va se développer sur trois points :
Avant tout je vais vous dire pourquoi ma présence ici aujourd’hui. Comme ça je vais répondre, même à François Stevenin et à tous ceux qui se posent la question. Trop de Monde oublie l’histoire.

Era il 1987 e dopo qualche anno di militanza politica nel PRI, CONTRIBUII, ancorché politicamente giovane, alla campagna elettorale per le elezioni politiche in Valle d’Aosta. UV – ADP E PRI INSIEME CONTRO IL CARTELLO dei partiti nazionali.
DC – PC – PSI -PSDI – PLI – N SINISTRA – ARTIGIANI – TUTTI PRESENTI IN CONSIGLIO REGIONALE
Ricordate bene, una vittoria eccezionale e senza precedenti, direi anche inaspettata, ricordo bene che si riusciva a parlare al cuore della gente e si elessero il deputato e il senatore della Valle d’Aosta.
Da quel giorno il mio vivere fu accompagnato dal vento autonomista.
Il mio fare impresa il mio lavorare, il mio fare politica al comune di Aosta con le efficaci esperienze nella Giunta guidata dall’Unionista Guido Grimod e nella Giunta di Bruno Giordano, sempre accompagnato dal pensiero autonomiste, federalista, europeista, guardando all’Europa dei Popoli.
Ora faccio parte del Gruppo Consiliare dell’UV con convinzione e con l’impegno che ho sempre profuso nelle missioni difficili. Certo non è facile, ci stiamo affinando come gruppo ma io non credo di dover dare dimostrazioni di coerenza e di lealtà. Credo di aver già dimostrato nel marzo 2017 la mia lealtà ad un programma e la coerenza agli impegni presi.

Andiamo ad affrontare il secondo argomento che vorrei trattare oggi.
L’analisi della batosta
La scorsa legislatura, che chiamerei contrassegnata dalla presenza di troppi distruttori all’interno della maggioranza dei 18 e degli eletti nell’Union Valdôtaine, ha avuto le oggettive problematiche legate: ai distruttori e alla mancanza della certezza di risorse (patto di stabilità stringente ecc.), oltre che i temi ancora attuali del Casinò. (aggiungo che il casinò va salvato e se si proseguiva il percorso intrapreso nel 2013 a quest’ora non saremmo a questo punto. Qui tutti hanno grosse responsabilità dai sindacati ai dipendenti alla politica agli amministratori).
Dopo 5 anni così e dopo le avvisaglie del risultato delle elezioni politiche il minimo sarebbe stato mantenere la coalizione che si era formata alle politiche, ma altri si sono tirati indietro. Non saremmo a questo punto e i risultati sarebbero stati ben diversi.
Ne è conseguito che nei 5 anni gli elettori sono stati ammaliati dai Salvini, dai Di Maio ovvero dai populisti che abbiamo sottovalutato. La campagna elettorale si è svolta in un clima alimentato dai Media Nazionali che hanno fatto conquistare la scena ai due Ministri, geni dell’indebitamento, e che con i loro provvedimenti stanno disfando il futuro dei nostri ragazzi.
Stiamo vivendo un feroce decadimento dei valori, un decadentismo culturale e un impoverimento umano senza precedenti. Eppure va detto: abbiamo lavorato sodo, malgrado le difficoltà dei distruttori, abbiamo anche dato risposte importanti, abbiamo sempre cercato una soluzione ai tanti problemi.
Certo non mi aspettavo una BATOSTA DEL GENERE. In Campagna elettorale avevo più volte sottolineato che la FORCE DE FRAPPE DELL’UNION con i suoi Assessori e Consiglieri Regionali, con i suoi numerosi Sindaci sul territorio, con i suoi rappresentanti nelle società partecipate avrebbe contrastato il percorso dei Populisti.
Non ci siamo riusciti e tutti abbiamo delle grandi responsabilità e consentitemi di dire che molti, troppi hanno remato contro.

Bisogna rilanciare.
Ora ci troviamo dei gruppi consiliari che non dicono nulla, che non lavorano, assessori poco presenti, che non conoscono i problemi, che non approfondiscono e non parlano con i loro Dirigenti di riferimento e che vogliono distruggere tutto ciò che di buono si è fatto prima ma soprattutto distruggere un’azienda che, seppur molto criticata, conta 600 dipendenti e un incasso superiore ai 60 milioni all’anno; Il Casinò de la Vallée. Questi sono soprattutto i leghisti e il Mouv. Poi abbiamo quei fenomeni dei 5 STELLE che dicono che l’autonomia valdostana è al centro dello loro impegno in consiglio regionale e le loro istanze principali riguardano : la casa Circondariale, ovvero la nomina del direttore; gli skate dei ragazzi in piazza Deffeyes; la prevenzione dell’obesità, e come prevenire il fenomeno dei suicidi.
Questi, per loro, sono i problemi della Valle d’Aosta, queste le loro priorità. E allora dico ai quei Valdostani che per protesta, hanno sbagliato a votare, che hanno fatto una belinata.

Per avviarmi alla terza e conclusiva parte del mio intervento voglio ricordare che sta governando la minoranza degli elettori Valdostani e quindi ora si tratta di capire: come recuperare, quali sono le prospettive future e quali le azioni da intraprendere.
Provo a dire il mio pensiero e quello degli amici che rappresento legati alla nostra associazione:
Noi in questi Consigli regionali ci siamo posti con pacatezza pur rimarcando l’inefficienza e l’incapacità di questa maggioranza che governa e che rappresenta la minoranza di chi è andato a votare. Ma, sono implosi da soli, hanno fatto tutto loro. E chi si aspettava così presto? Il dramma è che se li lasciamo ancora fare o meglio disfare, la nostra Regione cappotta.
L’azione che suggerirei, lo avevamo detto in tempi non sospetti:
-Tiriamo una riga sul passato, e cerchiamo di ricostituire il fronte degli autonomisti veri, quelli seri, anche se questo può determinare qualche insofferenza da parte di qualcuno;
-L’Union Valdôtaine torni ad essere centrale e a condurre il nuovo progetto delle forze autonomiste, ma soprattutto torni a parlare ai cuori dei valdostani.
-Se ci sono guerre intestine è venuto il tempo di sotterrare l’ascia di guerra e di guardare al futuro con tutte le energie vecchie e nuove che sono in campo che hanno voglia di fare per il bene della Valle d’Aosta.
-Soprattutto, dopo essere certi che la maggioranza che si forma sia coesa, mandiamo a casa questi quanto prima e torniamo a condurre.

Maintenant je veux remercier les collègues de la Junte Rollandin, les Assesseurs et tous les conseillers et surtout, le Président Pastoret pour son engagement, l’attention et la disponibilité démontré pendant les années de collaboration et je souhaites a Erik les meilleurs vœux de bon travail.
VIVE LA VALLEE D’AOSTE
VIVE L’UNION VALDOTAINE.

Intervention de M. Osvaldo Chabod

Chers amis congressistes, chers amis de l’Union Valdôtaine,
nous voilà ici, après cinq ans, pour célébrer notre Congrès National ; nous voilà ici pour l’élection du nouveau Président du mouvement.
Il me semble hier, sur cette estrade, je terminais mon intervention, en posant une question ; la voilà :

« Notre mouvement au cours du temps s’est transformé : il est devenu un grand mouvement populaire, interprète des différentes instances dont la communauté valdôtaine est porteuse ; est-ce que cette croissance respecte les idéaux qui l’ont inspiré, est-ce que l’action politique menée par les élus aux différents échelons est cohérente avec les principes de l’Union Valdôtaine ? »

Le temps a donné une réponse forte et claire a cette question : nous avons perdu une partie de nos inscrits, nous avons perdu plus de la moitié des conseillers régionaux, nous avons perdu, surtout, la confiance de la part des valdotains.

Je dis cela, en tant que simple considération et non pour revenir, une fois encore, avec une critique au mouvement ; pour ce qui me concerne, le temps des critiques se termine aujourd’hui ; aujourd’hui commence le temps de la reconstruction.

A ce propos, la motion programmatique que Erik vient de nous soumettre est une motion absolument partageable ; au cours des dernières semaines j’ai même eu l’occasion de me confronter avec lui sur les différents points du programme. Mais il s’agit d’une motion que porte en soi une limite évidente : elle arrive avec un retard de cinq ans !

Cela n’est pas faute à Erik, bien évidemment. Cela est faute à nous tous. Nous n’avons pas su comprendre les défis que nous attendaient, nous n’avons pas su changer une méthode passée d’interpréter la politique et de la traduire aux différents niveaux de la vie administrative publique.

Alors quoi faire ? Avant tout nous devons nous souhaiter que Erik, avec la collaboration de l’équipe qu’il mettra en pieds au cours des prochaines semaines, puisse avoir la volonté, la force et la détermination pour réaliser son programme ; et s’il est possible, cela faire dans une période même plus courte des cinq ans de son mandat.
Mais nous tous, nous devons dès aujourd’hui, avoir la capacité de regarder déjà au-delà de ce programme.

La politique est en constante évolution et à présent elle évolue avec une telle rapidité qu’on risque de ne pas maitriser les changements produits et, donc, de ne plus être protagonistes de notre futur.
Pour ne pas prendre du retard, nous devons comprendre les défis du futur, nous devons comprendre quelle sont les priorités : et les priorités d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes d’autrefois.

En prenant acte de la première crise du gouvernement régional de cette législature et en entendent prononcer à nouveau (avec un sens de malaise profonde) le mot « ribaltone », devrait être claire quelle est la priorité dans ce moment : bâtir un nouveau projet politique avec les forces qui se reconnaissent autour d’un fort sentiment identitaire, avec les forces consciente de la nécessité de réveiller l’esprit du peuple valdotain, avec les femmes et les hommes qui ont la volonté de dépasser les divisions que nous ont déchiré et de repartir ensemble vers l’avenir.
Et soumettre ce nouveau projet politique aux électeurs. Toute autre solution improvisée, ne produira que de nouveaux dégâts.

Quelqu’un voudra bien me faire remarquer que des élections, dans ce moment, pourraient nous faire perdre encore des consensus : hélas, c’est difficile, même si pas impossible. D’autre part nous avons eu la capacité de perdre des conseillers régionaux en dehors des urnes, même un seul mois après les élections !

Soyons sérieux : pour construire un nouveau mouvement, nous avons besoin d’être croyables, tout en pouvant compter sur des principes qui sont encore, aujourd’hui comme hier, actuels et capables de garantir une fondation solide à notre bâtiment.

Permettez-moi, encore, une réflexion rapide à propos de deux points du programme proposé.
Le rapport entre le mouvement et les élus, avant tout.
L’analyse faite par le candidat à la présidence remarque, à bon titre, que le mouvement est devenu, dans le temps, un organisme de ratification de décisions prisent par le gouvernement régional.
A mon avis, il ne s’agit pas d’affirmer, ou réaffirmer, la primauté de la politique sur l’administration ; il est fondamental, plutôt, d’affirmer l’indépendance des deux niveaux : les élus et le mouvement. Là où le mouvement est appelé à soutenir, à chaque occasion, l’action des élus aux différents niveaux de l’administration publique et les élus sont appelés à respecter les lignes de conduites établies par le mouvement, dans le respect, chacun, des fonctions et des rôles.

La question morale, enfin.
Le document programmatique met en évidence la nécessité d’ouvrir un débat franc et réfléchi sur ce thème. Je partage complètement, avec deux précisions.
La première c’est que l’Union Valdôtaine a toujours été soucieuse de la garantie des droits des personnes : donc on est coupable lors d’un jugement définitif. Cela me vient de dire car, ensemble à quelque ami présent dans cette salle, j’ai prouvé sur ma peau ce qui signifie être soumis à une enquête, à deux différents jugements, pour être enfin acquitté !

La deuxième c’est que, au-delà des règles qu’on voudra se donner, il est de toute évidence que le respect de ces règles est enfin remis aux administrateurs. Je m’explique. Chaque fois, lors de la présentation des candidatures pour les élections régionales, les candidats signent une fiche d’engagement assez précise. Par cette fiche ils s’engagent, entre outre, à employer la langue française au cours de leur mandat, à verser mensuellement un pourcentage, fixé par le Comité Fédéral, du salaire brut perçu pour la charge institutionnelle et à s’inscrire au groupe de l’Union Valdôtaine au sein du Conseil régional : le cas où ils décident de retirer leur adhésion au groupe, ils s’engagent à démissionner de la charge de conseiller régional.

On a fait signer cette fiche devant le Président du mouvement, plutôt que devant le trésorier ou devant le comité tout entier ; la dernière fois devant un notaire. Eh bien, cela n’est pas servi : quelqu’un a employé la fiche comme papier de toilette !

Nous avons besoin que tout le monde unioniste, les administrateurs pour premiers, retrouve une honnêteté de sentiments qui parfois semble perdue ; une honnêteté que doit les appeler au respect des engagements pris. Voilà, alors, que la question morale sera déjà en bonne partie résolue.
Erik, bonne chance.
Valdotains et unionistes, su de tera !!

Intervention de M. Paolo Contoz

Chers amis congressistes, chers amis de l’Union Valdôtaine,
nous voilà ici, après cinq ans, pour célébrer notre Congrès National ; nous voilà ici pour l’élection du nouveau Président du mouvement.
Il me semble hier, sur cette estrade, je terminais mon intervention, en posant une question ; la voilà :

« Notre mouvement au cours du temps s’est transformé : il est devenu un grand mouvement populaire, interprète des différentes instances dont la communauté valdôtaine est porteuse ; est-ce que cette croissance respecte les idéaux qui l’ont inspiré, est-ce que l’action politique menée par les élus aux différents échelons est cohérente avec les principes de l’Union Valdôtaine ? »

Le temps a donné une réponse forte et claire a cette question : nous avons perdu une partie de nos inscrits, nous avons perdu plus de la moitié des conseillers régionaux, nous avons perdu, surtout, la confiance de la part des valdotains.

Je dis cela, en tant que simple considération et non pour revenir, une fois encore, avec une critique au mouvement ; pour ce qui me concerne, le temps des critiques se termine aujourd’hui ; aujourd’hui commence le temps de la reconstruction.

A ce propos, la motion programmatique que Erik vient de nous soumettre est une motion absolument partageable ; au cours des dernières semaines j’ai même eu l’occasion de me confronter avec lui sur les différents points du programme. Mais il s’agit d’une motion que porte en soi une limite évidente : elle arrive avec un retard de cinq ans !

Cela n’est pas faute à Erik, bien évidemment. Cela est faute à nous tous. Nous n’avons pas su comprendre les défis que nous attendaient, nous n’avons pas su changer une méthode passée d’interpréter la politique et de la traduire aux différents niveaux de la vie administrative publique.

Alors quoi faire ? Avant tout nous devons nous souhaiter que Erik, avec la collaboration de l’équipe qu’il mettra en pieds au cours des prochaines semaines, puisse avoir la volonté, la force et la détermination pour réaliser son programme ; et s’il est possible, cela faire dans une période même plus courte des cinq ans de son mandat.
Mais nous tous, nous devons dès aujourd’hui, avoir la capacité de regarder déjà au-delà de ce programme.

La politique est en constante évolution et à présent elle évolue avec une telle rapidité qu’on risque de ne pas maitriser les changements produits et, donc, de ne plus être protagonistes de notre futur.
Pour ne pas prendre du retard, nous devons comprendre les défis du futur, nous devons comprendre quelle sont les priorités : et les priorités d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes d’autrefois.

En prenant acte de la première crise du gouvernement régional de cette législature et en entendent prononcer à nouveau (avec un sens de malaise profonde) le mot « ribaltone », devrait être claire quelle est la priorité dans ce moment : bâtir un nouveau projet politique avec les forces qui se reconnaissent autour d’un fort sentiment identitaire, avec les forces consciente de la nécessité de réveiller l’esprit du peuple valdotain, avec les femmes et les hommes qui ont la volonté de dépasser les divisions que nous ont déchiré et de repartir ensemble vers l’avenir.
Et soumettre ce nouveau projet politique aux électeurs. Toute autre solution improvisée, ne produira que de nouveaux dégâts.

Quelqu’un voudra bien me faire remarquer que des élections, dans ce moment, pourraient nous faire perdre encore des consensus : hélas, c’est difficile, même si pas impossible. D’autre part nous avons eu la capacité de perdre des conseillers régionaux en dehors des urnes, même un seul mois après les élections !

Soyons sérieux : pour construire un nouveau mouvement, nous avons besoin d’être croyables, tout en pouvant compter sur des principes qui sont encore, aujourd’hui comme hier, actuels et capables de garantir une fondation solide à notre bâtiment.

Permettez-moi, encore, une réflexion rapide à propos de deux points du programme proposé.
Le rapport entre le mouvement et les élus, avant tout.
L’analyse faite par le candidat à la présidence remarque, à bon titre, que le mouvement est devenu, dans le temps, un organisme de ratification de décisions prisent par le gouvernement régional.
A mon avis, il ne s’agit pas d’affirmer, ou réaffirmer, la primauté de la politique sur l’administration ; il est fondamental, plutôt, d’affirmer l’indépendance des deux niveaux : les élus et le mouvement. Là où le mouvement est appelé à soutenir, à chaque occasion, l’action des élus aux différents niveaux de l’administration publique et les élus sont appelés à respecter les lignes de conduites établies par le mouvement, dans le respect, chacun, des fonctions et des rôles.

La question morale, enfin.
Le document programmatique met en évidence la nécessité d’ouvrir un débat franc et réfléchi sur ce thème. Je partage complètement, avec deux précisions.
La première c’est que l’Union Valdôtaine a toujours été soucieuse de la garantie des droits des personnes : donc on est coupable lors d’un jugement définitif. Cela me vient de dire car, ensemble à quelque ami présent dans cette salle, j’ai prouvé sur ma peau ce qui signifie être soumis à une enquête, à deux différents jugements, pour être enfin acquitté !

La deuxième c’est que, au-delà des règles qu’on voudra se donner, il est de toute évidence que le respect de ces règles est enfin remis aux administrateurs. Je m’explique. Chaque fois, lors de la présentation des candidatures pour les élections régionales, les candidats signent une fiche d’engagement assez précise. Par cette fiche ils s’engagent, entre outre, à employer la langue française au cours de leur mandat, à verser mensuellement un pourcentage, fixé par le Comité Fédéral, du salaire brut perçu pour la charge institutionnelle et à s’inscrire au groupe de l’Union Valdôtaine au sein du Conseil régional : le cas où ils décident de retirer leur adhésion au groupe, ils s’engagent à démissionner de la charge de conseiller régional.

On a fait signer cette fiche devant le Président du mouvement, plutôt que devant le trésorier ou devant le comité tout entier ; la dernière fois devant un notaire. Eh bien, cela n’est pas servi : quelqu’un a employé la fiche comme papier de toilette !

Nous avons besoin que tout le monde unioniste, les administrateurs pour premiers, retrouve une honnêteté de sentiments qui parfois semble perdue ; une honnêteté que doit les appeler au respect des engagements pris. Voilà, alors, que la question morale sera déjà en bonne partie résolue.
Erik, bonne chance.
Valdotains et unionistes, su de tera !!

Intervention de M. Gianni Mongerod, section d’Aoste-ville

Bonjour à tous les intervenus,
nous croyons comme section d’Aoste-ville que avant tout soit nécessaire remercier les personnes qui ont contribués à la vie de notre Mouvement.
Un ringraziamento particolare è dovuto ai componenti della Commissione che ha preparato la bozza di idee, idee che meritano di essere prese in considerazione sia pure con le dovute precisazioni…, modifiche e integrazioni.Tuttavia….

Crediamo si debba porre l’accento durante questo momento congressuale che deve provvedere al rinnovo dell’incarico del presidente del movimento e conseguentemente anche alle altre incombenze, si debba dicevo… anche considerare una profonda e attenta riflessione al significato del termine UNION, non solo perché è il momento aggregativo che ci unisce e che ci accomuna negli ideali di difesa del popolo valdostano e degli ideali politici e amministrativi derivanti dalla Resistenza, ma anche, e soprattutto in questo particolare momento, dobbiamo guardare alle modalità di attuazione del termine UNION, che non deve essere mera partecipazione passiva ma deve garantire rispetto, solidarietà e condivisione nell’agire quotidiano, anche se tutto questo… può comportare un impegno a volte gravoso. UNION è un termine che in questi ultimi anni abbiamo perso di vista, troppe volte il nostro Mouvement ha perso pezzi importanti lungo la sua strada e il risultato delle ultime elezioni regionali sta davanti a noi, a dirci che è necessario invertire una tendenza preoccupante, e che bisogna farlo subito.

Non possiamo perdere altro tempo. Dobbiamo tornare al concetto di "Popolo Valdostano”, e del suo indissolubile legame con l’Union Valdôtaine.
E quindi dobbiamo superare ogni personalismo e capire che il Mouvement, non le persone che lo costituiscono ma CON le persone che lo costituiscono, è il soggetto principale per cui noi siamo chiamati a dare il nostro contributo politico.
Un contributo che deve uscire dai palazzi, dalle stanze delle istituzioni e tornare con vigore sul territorio, perché è lì, sul territorio, che i Valdostani ci hanno perso di vista ed è lì, sul territorio, che si trova la nostra naturale posizione.
Un territorio vero, reale, non fatto solo di social, di blog e di soli rapporti virtuali.
I valdostani, gli Unionisti vogliono ritrovarci accanto a loro, vogliono parlarci dei loro problemi concreti, di tutti i giorni. Ne hanno bisogno i nostri allevatori, i nostri agricoltori, gli artigiani, gli imprenditori, tutto il tessuto produttivo ne ha bisogno, ne hanno bisogno i nostri giovani e i nostri anziani.

E a questo richiamo, oggi più che mai dobbiamo rispondere senza altro indugio.
Abbiamo un grande vantaggio: il nostro obbiettivo per il futuro à già stato indicato con estrema chiarezza dal nostro martire Emile Chanoux che nello scritto "L’Esprit de Victoire” ci ha fornito gli elementi per il progresso della comunità valdostana.
Il periodo della seconda guerra mondiale è stato certamente quello tra i più bui, se non il più buio della recente storia della Valle d’Aosta, i drammi e le tragedie che si sono consumati allora, durante gli anni dell’oppressione, hanno profondamente segnato la comunità valdostana che seppe, attraverso la lotta di resistenza, trovare la forza per opporsi e conquistare la libertà, con il sacrificio di uomini e donne che coraggiosamente combatterono per creare le premesse per un futuro migliore e per dare al nostro amato paese l’Autonomia necessaria alla rinascita.

Emile Chanoux è stato l’emblema di quella lotta e lui ha sacrificato la sua vita perché credeva profondamente nella "Renaissance du Peuple Valdôtain”, e lo aveva sottolineato nello scritto "L’Esprit de Victoire” la cui attualità, in questo momento di grande crisi e confusione, merita di essere considerata.Ed è con questo spirito che la sezione di Aoste-ville dell’Union Valdôtaine invita il congrès du Mouvement a cercare nello scritto di Chanoux le radici e gli ideali della nostra identità.
"Il faut être très bas pour regarder très haut” è la fotografia del momento che stiamo vivendo oggi. Potremmo aggiungere altri parti del testo ma crediamo che sia più utile che ciascuno lo legga integralmente e mediti sulla necessità di considerare Chanoux un esempio cui dobbiamo guardare con grande stima, affetto e considerazione, non solo per quanto ha fatto ma soprattutto per salvaguardarne la memoria da pretestuosi revisionismi negazionisti che riteniamo nostro diritto e nostro dovere respingere senza se e senza ma, ma soprattutto per fare nostra una citazione che ci permetterà di uscire da questo momento di difficoltà "Voir clair, vouloir vivre”, lo dobbiamo al popolo valdostano e alla nostra amata valle.
Merci à tous
Vive la Vallée d’Aoste, Vive l’Union Valdôtaine

Intervention Dr. Flavio Peinetti

Messieurs Les Présidents,
Congressistes, Unionistes,
permettez-moi avant tout de remercier la Section d’Aoste Ville pour la confiance et les amis de la Commission Santé, qui mon demandé de prende la parole à notre Congrès.
Quand ont parle de l’avenir de l’Autonomie dans le document rédigé par le groupe de travail en prévision de notre Congrès, ont dit "notre terroir à toujours été apres la santé et la famille le bien plus precieux”…..
Donc mêmes le document de préparation au Congrès a reconnu le rôle central de la Santé pour la Communauté Valdôtaine.

D’altronde quando parliamo di salvaguardia dell’Autonomia Speciale, non parliamo di valori astratti, ma facciamo riferimento a situazioni concrete, anche se molti oggi sembrano averlo dimenticato o peggio non l’hanno mai saputo.
La salvaguardia della Sanità è uno di questi valori, forse il principale.
Del resto una piccola Regione come la nostra, situata in un contesto geografico montano, ha delle problematiche del tutto diverse rispetto a quelle delle grandi città o delle aree più popolate.
Per anni sono stati fatti interventi tesi a valorizzare la professionalità presente nella nostra Regione, arricchendo il nostro sistema sanitario di servizi sanitari di eccellenza a livello nazionale.
L’Union è stata la principale artefice di questo, passatemi la definizione, "Rinascimento Sanitario” che ha portato la nostra Regione a livello dei Centri di eccellenza situati nelle grandi città.

Oggi siamo di fronte ad una nuova situazione, molto più complessa e con a disposizione molte meno risorse.A fronte di tutto ciò i servizi sono stati fino ad oggi assicurati nella loro globalità ed anzi, per certi aspetti, si è addirittura riusciti ad aumentare l’offerta.

Va detto che molte delle iniziative che oggi ci permettono di guardare ancora con un certo ottimismo al futuro prossimo sono state avviate dai Governi Regionali dove l’Union ha ricoperto un ruolo centrale. Citiamo a titolo esemplificativo la nuova Unità Coronarica, la Chirurgia Robotica, la Neurochirurgia, la nuova Oculistica, diventata punto di riferimento per il Nord Ovest, anche per i trapianti di cornea, la costruzione della nuova sala Ibrida, l’avvio dell’attività di Medicina di Montagna, la costituzione delle reti per il trattamento delle principali emergenze vascolari, quali l’ictus e l’infarto miocardico, la rete delle micro comunità, delle RSA e l’assistenza domiciliare, soprattutto rivolta alle fasce deboli… e potrei continuare a lungo.

Tutto questo per rimarcare, a chi ha la memoria corta, come i Governi a guida Unionista abbiano tenuto in considerazione il mondo Sanitario.
Purtroppo le osservazioni positive finiscono qui e oggi la situazione è molto cambiata.
Stiamo rischiando di perdere molte professionalità, stiamo diventando meno attrattivi e l’azione di governo negli ultimissimi periodi è stata quanto meno insufficiente.
Cosa dobbiamo fare per rilanciare la Sanità Valdostana??
Innanzitutto dobbiamo esigere che il sistema venga adeguatamente finanziato.
Oggi siamo in una situazione nella quale il prossimo bilancio rischia seriamente di chiudere in rosso e se non interverrà una forte azione politica, è probabile che si vada verso una riduzione dei servizi con evidenti ricadute negative su tutta la popolazione valdostana.
Riteniamo quindi fondamentale che l’Union torni a ricoprire un ruolo chiave nella gestione del sistema socio sanitario della nostra Regione.
Noi abbiamo lavorato come Commission Santé dell’Union, per migliorare l’ultimo Atto Aziendale; ma i nostri emendamenti non sono stati presi in considerazione ad oggi stiamo pagando anche la mancata adozione delle nostre proposte.
Dobbiamo, lo ripeto, aumentare il nostro peso specifico per quanto attiene alle decisioni strategiche in ambito Sanitario, qualunque sarà la maggioranza che uscirà da questo periodo di grave e nefasta incertezza!
Lo chiede la nostra storia, lo chiedono molti operatori, lo dobbiamo a tutti quei Valdostani che si avvalgono delle nostra strutture Socio - Sanitarie e che rischiano seriamente di vedere ridimensionato il nostro modello assistenziale, che fino a poco tempo fa era invidiato a livello nazionale.

Infine permettetemi un appello al nuovo Presidente.
Caro Erik, nell’augurarti buon lavoro, ti invito a nome della Commission Santé, di tutti gli operatori della Sanità e di tutti i Valdostani, a farti carico affinché la Sanità torni ad essere una priorità per il nostro Movimento.
Merci à tous, Vive la Valle d’Aoste, Vive l’Union Valdôtaine.

Intervention de Mme Laurette Proment

Monsieur le Président,
Madame et Messieurs de la table de la Présidence,
chers/chères Congressistes,
Je tiens à préciser que j’interviens à titre personnel, je le dois aux nombreuses personnes que j’ai eu la chance et le plaisir de rencontrer pendant ces 30 ans de vie à l’intérieur de notre mouvement et à moi-même.

J’ai beaucoup hésité avant d’intervenir (d’ailleurs je n’avais rien préparé), mais l’atmosphère qui s’est créée aujourd’hui dans cette salle, à partir des interventions des différentes forces politiques invitées et des discours qui ont suivi, m’a fait ressentir quelque chose de magique, cette petite flamme que j’avais si souvent attendu de voir jaillir je l’ai aperçue et enfin moi qui est considérée comme une idéaliste, aux idées même utopistes, je me suis dites : « Tu avais raison d’être confiante, tu avais raison de croire, de combattre et de rester dans ta famille. ».

Comme vous l’avez compris, je n’affronterai pas des arguments thématiques, j’aimerais simplement laisser parler mon cœur.Il y a 30 ans, quand j’étais à peine arrivée en Vallée d’Aoste et je participais aux commissions de travail de l’Union Valdôtaine, un assesseur régional, qui ne fait plus partie de notre famille aujourd’hui, m’avait dit à la suite d’une de mes réflexions qui me semblait tout à fait banale et même trop simpliste : «Vous voulez la révolution Madame Proment?»

Alors, je suis restée bouche bée et je n’ai pas su quoi lui répondre…Aujourd’hui, après 30 ans de vie au sein de la famille unioniste, je vous donne ma réponse : «Oui, je veux la révolution!»

Je peux le dire avec encore plus de conviction maintenant que nous élirons un président de moins de 40 ans, après avoir lu avec attention son programme ainsi que le document rédigé par la commission de préparation au congrès et avoir entendu notre futur président énoncer ses intentions.

Merci Erik, je me permets de te tutoyer même si je n’ai pas encore eu la chance de te connaître personnellement, mais aujourd’hui tu seras mon nouveau président.
Merci d’avoir accepté cette lourde tâche, merci de montrer tant de conviction et d’attachement à notre Vallée d’Aoste.
Merci, car j’ai compris que tu sauras t’entourer de personnes compétentes, jeunes qui partagent ton envie de travailler pour le bien de notre région.
Merci de ce regard neuf et confiant que tu voudras bien porter sur les problèmes et sur les personnes qui ont quitté notre mouvement et qui voudront bien collaborer avec nous de façon loyale et désintéressée.

En fait, c’est simplement ça la révolution que j’aimerais partager avec tous les Unionistes d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
Que notre mouvement, l’Union Valdôtaine, soit un mouvement politique où l’on se sent libre d’exprimer son opinion, où l’on ne se sent pas jugé ou étiqueté, où règne l’écoute, le partage des idées et l’envie de travailler pour le bien de notre communauté.
A notre nouveau président, à toute son équipe et à nous aussi, car nous n’allons pas l’abandonner, je souhaite de pouvoir réaliser ce nouveau projet qui, si bien appliqué, nous permettra de reconquérir la confiance des citoyens et permettre à l’Union Valdôtaine de rester le centre incontesté de la politique valdôtaine pour le bien de notre région et de tous ses habitants.

A nos élus, je demande de bien vouloir regarder avec responsabilité au mouvement, comme à une source d’énergie, à un phare qui puisse illuminer leur lourde tâche.
Je suis confiante et fière d’être unioniste et je vous dis, pour reprendre une citation d’un de mes concitoyens qui a contribué à l’épanouissement de notre mouvement, feu M. Emile Proment, « Fini lo ten de l’undrumia ! »

Vive l’Union Valdôtaine que la Vallée d’Aoste vive !

Document de la Section de Quart

Dans la dernière Assemblée de la Section de Quart nous avons analysé le document programmatique du candidat à la Présidence du Mouvement.
Parmi les prémisses il dit que ce document représente une base de discussion pour essayer de donner des réponses au Peuple Valdôtain. Dans ce moment les Valdôtains ont besoin de réponses claires et dans le bref délai.

Dans l’esprit de collaboration et de soutien à la personne qui se propose pour cette lourde tâche, nous avons réfléchi au sujet de la révision de la loi électorale pour l’élection du Conseil de la Vallée et nous avons une semple proposition sur la méthode du vote.
Nous sommes d’accord du fait que le dépouillement centralisé, finalisé à éviter le contrôle des votes, a privé les communes de la possibilité de connaitre les résultats du propre territoire, par contre nous croyons que la solution ne passe pas surement par l’introduction de la préférence unique, mais plutôt par l’utilisation de moyens de vote électronique.

La préférence unique serait, a notre avis, une limitation au libre choix des citoyens que, souvent voudraient donner leur confiance a plus d’un candidat, surtout au regard des élections communales si la préférence unique serait adoptée aussi dans ces occasions; en plus, nous retenons que dans le cas d’une seule préférence le renouvellement de la classe politique en serait pénalisé.

Par contre, avec le vote électronique, on pourrait atteindre à plusieurs buts :
-Obtenir les résultats en temps réel : juste quelques minutes après la clôture des urnes seront disponibles les votes des listes et des préférences;
-Donner à nouveau les résultats par communes (ces données souvent sont à la base des accords et des alliances dans les élections communales) ;
-Donner la liberté aux électeurs d’exprimer 3, ou même 5 préférences en préservant le secret et la confidentialité du vote;
-Epargner du temps e, par conséquence, d’argent, suffisants à amortir dans un bref délai le coût des appareils.

Nous estimons que parmi le choix du vote électronique la VdA pourrait donner un exemple de modernité, efficacité, transparence e, surtout de démocratie, à suivre.
Nous nous souvenons bien que le moyen de vote électronique a déjà été utilisé en 1997 à l’occasion des élections municipales de La Salle, Arnad, Valsavarenche, Issime et Courmayeur avec succès et sans aucun problème, même pas parmi les électeurs plus âgés.

Nous estimons que tôt ou tard le vote électronique deviendra le seul moyen de vote utilisé par les pays modernisées et démocratiques.

Intervention des Femmes Valdôtaines, Mme Alina Sapinet

Les Unionistes, les Valdôtains, bonjour à vous toutes et à vous tous.
Le groupe des Femmes Valdôtaines désire apporter au débat d’aujourd’hui quelques éléments de réflexion politique dont je me fais porte-parole.
Notre Congrès national est un rendez-vous que nous avons longtemps attendu. Cela parce que, de la part de nos inscrits il y avait la volonté de clarifier ce qui se passe à l’intérieur de notre Mouvement et, en même temps, il est évident que tous ceux qui aiment l'Union Valdôtaine ressentent le besoin de retrouver l’énergie et la perspective nécessaires à retrouver l’élan pour notre projet de Vallée d’Aoste.
Nos Statuts prévoient que " Les objectifs fondamentaux, le programme et l'action visant à réaliser ces finalités sont définis par le Congrès national du Mouvement”.

De ce point de vue, nous estimons que ce congrès soit un bon point de départ pour nous faire avancer dans un parcours qui, parmi ses prochaines étapes, doit avoir également la reconnaissance de l’Union comme première vraie force politique régionale authentique et la création d’une circonscription uninominale lors des Elections Européennes du prochain mai, une sérieuse perspective en vue aussi des Communales de 2020.

Définir une stratégie commune et partageable est fondamental, parce que nous avons entendu dans les derniers mois, plusieurs voix exprimant un grand malaise. Une de ces voix était celle d’un ancien militant et elle nous a particulièrement frappé "Les choses ne marchent pas. Les Unionistes sont en grève”. Nous devons nous interroger à ce sujet.

Nous savons que notre Mouvement est celui qui représente, aujourd’hui aussi, la majorité des Valdôtaines. Cependant cette donnée ne peut pas être suffisante : nous devons tout faire pour que notre Mouvement s’adapte à l’époque dans laquelle nous vivons, pour ne pas se faire cannibaliser par des forces politiques qui n’ont rien à voir avec notre esprit autonomiste, fédéraliste et surtout avec nos racines historiques, culturelles et sociales.

Et alors les unionistes ! qui parmi vous veut continuer la grève ? Qui veut rester les bras croiser à attendre que ce soit toujours quelqu’un d’autre à proposer une solution miraculeuse ?

Nous croyons que les miracles... s’ils existent vraiment... sont en tout cas très rares. Mais le travail et l’engagement, au contraire, sont bien réels et peuvent apporter des résultats extraordinaires.

Donc, au travail ! retroussons nos manches! Et cherchons un moyen de revitaliser notre base, trouvons la bonne clé pour parler aux personnes, pour réduire les distances entre positions différentes, offrons l’opportunité de grandir dans le Mouvement - et de le faire grandir - à ceux qui ont capacités et idées.

Il faut donc premièrement raisonner en termes de CHANGEMENT. Ce concept mentionné à plusieurs reprises, en fin de compte, doit être fonctionnel à apporter des réponses. Un CHANGEMENT qui ne doit pas être une fin en soi, mais qui soit surtout réfléchi et bien argumenté. Ne donnons pas à nos détracteurs des prétextes pour nous attaquer. Les mêmes détracteurs qui envient fortement notre longue permanence sur le territoire, nos valeurs, notre force, et qui sont tout de suite prêts à nous accuser en nous montrant du doigt, dès qu’ils nous voient en difficulté.

Ce changement devra signifier aussi participation et pour ce faire, il faudra davantage de concertation dans la prise de décisions entre la base et le sommet du Mouvement.

Le lien avec le territoire est une autre question essentielle. Prêter attention au territoire signifie aussi prêter attention aux communautés qui y vivent. Toutes les sections, même les plus petites, doivent continuer à exister car ils représentent des points de repères pour tous ceux qui désirent s’approcher, ou revenir, à la politique et à l’administration.

Nous pouvons dire haut et fort que le silence n'est pas bon et ne fait pas bien. Nous croyons que garder un profil bas dans la communication n’est plus fonctionnel !

Conduisons notre Mouvement, notre histoire, dans une dimension plus appropriée à notre époque. Une dimension où la confrontation entre personnes soit considérée une valeur ajoutée et où la participation des femmes au débat ne soit dépréciée et peu considérée.

L’Union Valdôtaine poursuit l'objectif de parvenir à l'égalité entre les hommes et les femmes, à tous les niveaux, s'engage à éliminer les obstacles qui entravent la pleine participation des femmes à la politique et promeut l'égalité des sexes dans les nominations des représentants élus dans ses organes directeurs.

Et donc, à plus forte raison, la Contribution de genre dont nous parlons ne peut pas être réduite à la simple utilisation du féminin des noms. Dans nos Communes, nous ne nous soucions pas d'être appelé « ConsiglierA », « AssessorA », « SindacA »…. Mais nous prétendons que nos propositions soient prises en compte parce qu'elles sont valables en tant que telles, et non pour des raisons de pourcentage ou de représentation.

Nos Compétences particulières, telles que l'orientation de l'innovation, la capacité de gérer le changement, l'empathie et l'attitude à la négociation peuvent être une valeur ajoutée cruciale pour ce moment où le mouvement se projette dans l'avenir, et où la politique, trop souvent, tend à être impliquée dans des questions perçues comme stériles par les Valdotains.

Des mesures économiques pour le développement entrepreneurial des femmes aussi, des incitations économiques au soutien aux familles, aux politiques sociales, à l'éducation... Nous demandons à être en mesure de choisir, ou plutôt de ne pas avoir à choisir entre investir dans la vie professionnelle ou dans celle personnelle et familiale. Nous voulons pouvoir offrir notre contribution de la meilleure façon possible à la politique aussi, comme n'importe quel homme.

À cet égard, nous apprécions le document programmatique proposé par le candidat à la présidence du Mouvement, Erik Lavevaz, qui mentionne la nécessité « d’envisager une confrontation et une implication plus intense avec les Femmes Valdôtaines et la Jeunesse Valdôtaine ».

Nous concluons donc notre intervention avec l’appel à toutes les femmes présentes, mais aussi et surtout à tous les valdôtains, à retrouver la confiance en la politique et à s’engager en première personne.

Ce n’est surement pas en restant assis à critiquer que nous changerons les choses, engageons-nous !

Document des Sections de la Valdigne et Grand Paradis

Les sections des Unités des Communes Grand Paradis et Valdigne Mont Blanc ont analysé attentivement le document élaboré par la Commission Congrès. Elles déclarent d’en partager les contenus et, tout d’abord, elles demandent que ce document-là soit mis aux actes de ce Congrès, pour que le résultat du travail mené en ces dernier mois ne finisse pas oublié au fond d’un tiroir.Néanmoins, l’assemblée de nos inscrits ressent la nécessité de porter à l’attention du Congrès quelques-uns des thèmes traités.
La situation politique actuelle a été causée par une longue série de questions qui n’ont pas toujours été bien gérées et qui peuvent être résumées par les points suivants :
- Perte de valeurs du mouvement
- Désaffection pour la politique et perte de confiance en ses représentants
- Manque de partage avec la base des lignes programmatiques et d'arguments forts
- Fractionnement exagéré des partis politiques en général et des mouvements autonomistes en particulier
- Organisation du Mouvement

Descendons mieux dans le détail :

1)Perte de valeurs du mouvement
Le symbole de l’Union Valdotaine est un héritage précieux que nos vieux nous ont laissé. Dans le temps trop de gens l’ont utilisé sans ni le connaître ni le respecter. Nous croyons que dorénavant ceux qui utiliseront ce symbole doivent être conscient de la valeur qu’il représente et de l’amour absolu que beaucoup de Valdôtains ont encore envers ce symbole.
A l’avenir, on souhaite que seulement ceux qui démontrent d’aimer vraiment notre Mouvement puissent utiliser notre symbole.
Nous devons donc demander à nos élus qu’ils soient ENGAGÉS, COHÉRENTS et RESPECTUEUX du Mouvement et de ses règles, toutes ses règles…. Juste pour faire un exemple : celui qui touche des appointements pour des charges politiques ou administratives et ne verse pas le pourcentage fixé par le Statut à l’UV démontre de ne pas respecter ni les règles ni le mouvement et par conséquent ne devrait plus être soutenu comme candidat aux élections.

2)Désaffection pour la politique et perte de confiance en ses représentants
Le moment est venu d’affronter la question morale, on ne peut pas s’en passer et c’est ce que les gens demandent : être transparent et respecter strictement toute règle et loi.
A notre avis, pour être candidats dans les listes de l’UV on ne devrait pas être sous enquête judiciaire et, de même, une réflexion doit être faite sur comment affronter le problème d’une enquête judiciaire concernant un élu.
Autre cause de la perte de confiance envers la classe politique sont les alliances et la désignation de certains candidats. Certains choix n’ont pas été jugées positivement par nos adhérents. En particulier, le choix des indépendants a souvent été lu tout simplement comme une tentative de récupérer des voies, indépendamment de la convergence d’idéaux et de l’orientation politique de ces gens. C’est là une question de cohérence.
Un autre sujet à affronter est celui de la relève. Il est nécessaire de penser à une alternance dans les charges se fondant sur des parcours de mérite, de formation, en prévoyant des groupes d’études où les jeunes puissent côtoyer les plus expérimentés et forger leurs connaissances.

3)Manque de partage avec la base des lignes programmatiques et des thèmes principaux.
Le fonctionnement correct, selon lequel le Mouvement dicte les lignes politiques en les partageant avec les élus au Conseil Régional, a été inversé.
Le Mouvement, en tant que sujet désigné à l’élaboration de l’action politique, doit être bien distinct de l’administration régionale et les lignes politiques à suivre doivent être prioritaires par rapport aux équilibres de place Deffeyes.
En même temps, il y a eu, de la part du mouvement, un manque de concertation avec les inscrits et les sections par rapport au thèmes les plus importants. D’autre part il faut que les sections se donnent une méthode de travailler à travers la création de groupes de travail sur les différents sujets qui font la une, à travers l’écoute d’experts, d’administrateurs… afin d’élaborer des propositions dans les délais nécessaires à l’action administrative. Chaque section pourrait aussi trouver des experts parmi ces inscrits. Faut-il peut- être imaginer aussi et prévoir des consultations, même à travers internet, des adhérents sur les sujets abordés?

4)Fractionnement exagéré des partis politiques en général et des mouvements autonomistes en particulier
Trop d’adhérents ont quitté le mouvement, peut-être quelqu’un à cause d’un excès d’individualisme, quelqu’un en reprochant un manque de dialogue, quelqu’un d’autre encore à cause d’une inaptitude générale à accepter les opinions autrui et à reconnaître que pas toujours on est "gagnant".

5)Organisation du mouvement
Par rapport au fonctionnement du mouvement, il faut récupérer la communication et le dialogue entre les organes, sans lesquels il est impossible de parvenir à des choix partagés.
Un autre aspect dont il faut tenir compte, c’est la valorisation de la discussion au sein du Conseil Fédéral et à tout niveau des organes du mouvement. La confrontation juste, correcte et motivée est l’âme de la politique. Sans une confrontation au même niveau, entre pairs disponibles à l’écoute et respectueux de la contrepartie, les aspects émotionnels négatifs prennent le dessus. Résultat? Plus de dialogue et fin de tout rapport.

Pour conclure, voilà quelques propositions pour une nouvelle organisation
La présence des sections dans toutes les communes valdôtaines a toujours été un élément fondamental pour garder le lien avec le territoire et avec les citoyens. Il est important pour cela de maintenir les sections pour avoir un point de repère sur le territoire, tout en leur donnant un poids de représentation différent à l’intérieur du mouvement (prévoir un pourcentage des inscrits en fonction des résidents de la commune). On peut même envisager des rencontres entre les sections par Unités des Communes pour avoir des débats avec une participation plus nombreuse.

Compte tenu de la diminution du nombre des adhérents, on pourrait envisager de réduire le comité de direction des sections.
Il faudrait considérer une réorganisation des organes du Mouvement, la Conférence des présidents de section, des administrateurs, le Comité et le Conseil Fédéral, pour une action plus efficace.
On estime que chaque charge doit prévoir un remplaçant avec le droit de vote et de parole.
Les invités aux réunions du Conseil Fédéral doivent pouvoir exprimer leurs idées.
Une réflexion doit être prévue quant aux membres élus au Comité Fédéral.

Il est souhaitable d’organiser une systématisation des procès-verbaux (quelques lignes) des réunions des sections et des autres organes, à envoyer au Secrétariat de l'UV afin qu'ils puissent être accessibles à tous les membres. Une sorte de simple "base de données", peut-être avec une "section privée" sur le site web où les documents sont téléchargeables par les inscrits.

A’ notre avis, un des premiers points à porter de l’avant est que l’Union valdôtaine reprenne les relations extérieures avec les autonomistes « frères » pour s’assurer un réseau qui permettra de valoriser sa représentativité en Vallée d’Aoste, en Italie et à l’étranger.Il faut travailler pour créer des conditions favorables à une recomposition de l'aire autonomiste/fédéraliste valdôtaine même à travers une organisation fédérale des différents mouvements et partis présents sur la scène politique valdôtaine. Il est nécessaire de partager un parcours politique et des lignes stratégiques de développement qui soient communes à tous les mouvements autonomistes valdôtains. Et encore il faut trouver une synthèse pour être représentés de façon fortement autonomiste et fédéraliste au niveau communal, au Conseil régional, au Parlement italien et au Parlement européen.

Intervention de Mme Iris Hélène Voyat

Bondzor a tcheut,

je me permets de vous soumettre quelques thème issus du document rédigé par la Commission Congrès, les aspects qui me sont plus chers.
J’ai eu l’occasion de réfléchir dans les derniers mois sur le concept d’autonomie…

Tout d’abord l’autonomie dans le passé
Autrefois, le sentiment d’identité valdôtaine, était plus marqué, et l’autonomie a été fondamentale pour reconstruire un territoire difficile, un territoire de montagne, après la guerre.
De nos jours, le concept de Peuple valdôtain, remarquez, un concept très fort, UN PEUPLE, a perdu de force, hélas, il a perdu de sens…
Pour ceux qui comme moi conservent ce sentiment de appartenance au peuple valdôtain, il est nécessaire de retourner à travailler sur notre identité, sur le sentiment d'appartenance à la Vallée d’Aoste avant qu’à l'Italie, pas pour diviser mais pour préserver une culture qui est différente pour sentiment, histoire, langue et géographie.
La plus grande des actions politiques qu’on pourra jamais faire: parler patois et en particulier aux enfants.Trop souvent je vois des parents, qui connaissent le patois, mettre notre langue maternelle en deuxième plan par rapport à la langue italienne, en pensant de faciliter les enfant dans les études et dans la socialisation. Mais, voyez vous, un psychologue un jour m’a dit que avoir une langue maternelle plutôt qu'une autre ne signifie pas seulement connaître des mots différents : cela signifie développer voies de pensée différentes.
C’est pourquoi parler patois aux enfants signifie transmettre nos valeurs, la façon de penser et de vivre de nos ancêtres : cela signifie transmettre notre identité.

L’autonomie aujourd’hui
Dans une réalité de mondialisation d'une part et de valorisation des particularités, des ethnies de l’autre part, le concept d’autonomie aujourd’hui est difficile à définir... Du moins pour moi…
Ce que j’ai bien compris c’est que le concept d'autonomie va de pair avec le concept de responsabilité. L'autonomie est un droit, sans aucun doute, mais c'est aussi une grande responsabilité.
Le Sud Tirol mise son autonomie sur ce qu'il a construit/inventé. Un exemple entre tous: CasaClima ; ils ont révolutionné l'idée d’habitation et d'économie d'énergie, tout en n'étant pas particulièrement écologistes, mais selon leur pragmatisme ils ont réalisé depuis longtemps que l'environnement doit être sauvegardé à tout prix, par nécessité et survie.
A mon sens, le programme pour le futur, dans lequel je retrouve toute la force de notre autonomie, devra être encore plus basé non seulement sur notre histoire, notre langue et notre sentiment d'identité, mais aussi et peut-être surtout sur la particularité de notre territoire:
• notre « région intramontaine » et transfrontalière, qui a donc encore une identité spécifique, un potentiel et un rôle important;
• territoire de montagne avec les difficultés que cela implique.
Les mots-clés doivent être terre, terroir, environnement, nature… et si ce n'est par conviction extrême, du moins au nom du pragmatisme et pour respect de nos anciens.
En effet notre terroir a toujours été, le bien le plus précieux pour nos ancêtres, parfois avec un attachement qui semblait presque exagéré, mais eux ils savaient bien que nous avons besoin de la terre et que nous devons en avoir soin et la respecter par-dessus tout.
1)Lo Bondjeu,
2) LO TERROIR,
3) noutra mamma, sont la force de no valdôtains.
1) premièrement l’esprit qui gouverne la matière ;
2) deuxièmement, à niveau matériel, sans le respect le plus total pour la Terre la survie n’est simplement pas possible.

C’est quoi alors la vision pour le futur de la Vallée d’Aoste ?
Une Vallée moderne et avant-gardiste où toute activité est étroitement liée à la préservation du territoire/de l'environnement/de la nature.
D’ailleurs c'est la tendance pour tous les pays les plus avancés.
Par contre, avez-vous visité des villes du centre ou du sud de l’Italie dernièrement ? J’ai été dans la banlieue de Rome récemment, et j’ai été choquée par la quantité des déchets de tous genre jetés au bord de la route. Désolée, je ne me reconnais pas dans cette façon de faire, dans cette mentalité, cette façon d’être, cette identité, ne me représente pas !
Je rêve d’une Vallée d’Aoste toujours plus attentive à la nature, à son environnement, qui est d’ailleurs notre plus grande richesse, notre chance, la raison pour laquelle les touristes viennent chez nous, la raison pour laquelle beaucoup de gens s’en vont de la ville et viennent vivre ici. Et c’est fondamental de leur donner les services les plus modernes pour qu’ils choisissent de revenir ou de rester, bien sûr, mais rappelons-nous qu’à la base il ne viennent au Val d’Aoste ni pour internet, ni pour n’importe quel autre service ou technologie (qu’ils pourraient avoir plus facilement à la ville), il viennent pour la nature, pour notre merveilleux territoire ! Et alors avant tout faut protéger cette richesse !

Et pour finir l’évolution de notre autonomie
Voilà ce que je pense qui serait une digne évolution de notre autonomie dans le panorama actuel européen et de globalisation, en s'appellent
1.à l'Europe des peuples,
2.à la tendance mondiale de valorisation des ethnies

3.et à la reconnaissance de la spécificité territoriale de la "macro-région Alpine" :réclamer encore plus fort un vrai fédéralisme.

Que dans notre cas devrait être évidemment sur base régionale.
En effet, dans notre cas l'entité territoriale serait justifiée non seulement pas notre particularisme culturel, historique et linguistique, mais aussi par notre nature territoriale entant que territoire entièrement de montagne.
On doit alors soutenir haut et fort la proposition législative faite par notre sénateur pour réclamer un dialogue direct avec l’Europe par le biais d'un représentant au parlement européen.
Comme ethnie dans l’Europe des peuples et comme représentants des réalités des territoires de l'arc alpin, c’est une requête logique et légitime !
C’est maintenant le moment de le faire, maintenant que l’Italie aura 3 députés supplémentaires au parlement Européen suite à la Brexit.
Et je souhaite que cette position soit soutenue, et pas critiquée, soutenue par toutes les forces politiques que de l’autonomie et du fédéralisme on fait leur point fort lors des élections, au niveau régional et au niveau italien !

Finalement, pour moi croire dans la Vallée d’Aoste signifie encore croire dans l’Union Valdôtaine. Mais attention ! Pas à tout prix ! Pour moi la fidélité est subordonnée à la cohérence.
D’ailleurs, je crois qu’en politique il n’y a que la cohérence qui paye ! Et en ce moment difficile surtout, ne soyons pas pressés, soyons cohérents !
W LA VALLEE D’AOSTE
W L’UNION VALDOTAINE

2 X mille

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