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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 26 mai 2017 - 10:05

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

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2008 - Septième Congrès national


La motion finale

Le Congrès national de l’UV réuni à Saint-Vincent les 22 et 23 novembre 2008

REAFFIRME sa volonté de parvenir à concrétiser, par les voies démocratiques, les principes du fédéralisme global dans la construction d’une Europe fondée sur la souveraineté des peuples et l’auto-gouvernement des Régions ;

REVENDIQUE, dans cette perspective, son rôle central dans le débat politique valdôtain, en tant que porteur de l’idée autonomiste et fédéraliste de l’abbé Trèves, d’Emile Chanoux et de tous ceux qui ont oeuvré et oeuvrent pour la cause valdôtaine ;

RAPPELLE que sa raison d’être réside dans l’épanouissement des spécificités du peuple valdôtain, dans le cadre d’un monde globalisé où les différents peuples revendiquent, à juste titre, la reconnaissance de leur propre identité sur un plan d’égalité et de justice sociale ;

ENGAGE les organes du Mouvement :

  • à favoriser la coopération entre les communautés, pour parvenir à un dialogue ouvert et une meilleure compréhension entre les peuples du monde entier et, en particulier, avec ceux qui partagent avec les Valdôtains la langue française ;
  • à servir les intérêts culturels, politiques, sociaux et économiques du peuple valdôtain au sein des institutions, à tous les niveaux, par une action cohérente et concrète, qui en ce moment de difficultés au niveau mondial demande la collaboration de tous les Unionistes, dans l’exercice de leurs responsabilités respectives ;
  • à mettre en valeur le rôle des jeunes dans la société valdôtaine, en encourageant leur participation active. Cette action devra viser en particulier:
  • dans le domaine culturel, à mettre en valeur, notamment dans l’école, l’université et la formation professionnelle des jeunes, le patrimoine identitaire des Valdôtains, qui sur le plan géographique, historique et linguistique font de notre peuple une communauté à l’avant-garde dans le processus d’intégration européenne, fondée sur un plurilinguisme qui devient de plus en plus indispensable de maîtriser ;
  • dans le domaine politique, à se confronter avec toutes les forces politiques et sociales, à partir des forces autonomistes et régionalistes, en tenant compte, pour les alliances, des différents niveaux institutionnels, dans le but de favoriser le processus de transformation de l’Etat italien au sens fédéral et d’assurer la progression de la Région vers une autonomie de plus en plus large et complète, par l’acquisition de nouvelles compétences et de nouvelles responsabilités par rapport à l’Etat central, et par le soutien aux collectivités locales, dans une perspective de subsidiarité ;
  • dans le domaine social, à stimuler et adopter les mesures nécessaires pour faire face aux problèmes structurels, concernant en particulier la famille et l’immigration, ainsi qu’aux problématiques contingentes qui se posent actuellement de manière particulièrement aiguë, en puisant dans les valeurs de solidarité qui sont à la base de notre civilisation, notamment dans les situations de « nouvelle pauvreté » qui se manifestent en Vallée d’Aoste aussi ;
  • dans le domaine économique, à intervenir de manière structurelle dans les secteurs stratégiques, tels que le tourisme, les grandes oeuvres et le rôle d’Aoste en tant que capitale et ganglion central du « système Vallée d’Aoste », et pour soutenir les petites entreprises agricoles, industrielles et artisanales, qui forment l’ossature de l’économie valdôtaine, dans le moment de difficulté qu’elles sont en train de traverser à cause de la crise financière globale.
Le Congrès national de l’Union Valdôtaine indique enfin, comme méthode pour réaliser les objectifs indiqués, une plus forte cohésion qui assure le maintien de l’unité du Mouvement et la convergence des efforts des organes internes et des élus : une cohésion qui doit se concrétiser aussi par la multiplication des occasions de rencontre et de discussion au sein des sections, qui demeurent le canal privilégié du contact avec les différentes réalités locales, et dans le cadre des différentes manifestations publiques qui seront organisées.

 

Ego Perron, nouveau Président du Mouvement

Ego Perron

« Je voudrais être le Président de tous les Unionistes : j’affronte cette tâche en sachant les difficultés du travail qui m’attend et en ce sens, je vais demander l’engagement de chacun, même de ceux qui n’ont pas voté pour moi, afin que l’on puisse sauvegarder la crédibilité et l’unité de notre Mouvement » : voilà les premiers mots d’Ego Perron, juste après son élection à la charge de Président de l’Union Valdôtaine, lors du 7ème Congrès National, le dimanche 23 novembre dernier, à Saint-Vincent.

Perron, 41 ans, ancien Président du Conseil de la Vallée, a été élu lors de  la première votation, à laquelle ont participé 546 délégués sur 575 qui y ont droit, avec 342 voix en sa faveur, contre son adversaire Dino Viérin, ancien Président de la Région (202 voix), et 2 bulletins blancs.

En exposant au public sa motion programmatique, Perron a donc souligné « la volonté, de la part des unionistes, d’unir plutôt que de diviser, de rassembler plutôt que de séparer, d’associer les énergies plutôt que de les utiliser dans des discussions inutiles. Je pense qu’aujourd’hui, plus que jamais, le Mouvement a besoin d’unité, l’unité des Valdôtains mais surtout l’unité des unionistes ».

« Notre Mouvement – a continué Perron – doit continuer à être au centre de l’action politique : nous devons soutenir, jour après jour, l’action du Gouvernement et renforcer les rapports avec nos alliés. A ce propos, notre engagement est de lancer un message clair pour une politique fédéraliste et autonomiste, tant dans notre région qu’au niveau national, en ayant toujours comme référence les principes et les valeurs indiqués dans notre Statut ».

Le premier rendez-vous important pour le président Perron sera sans doute la confrontation avec le Conseil Fédéral, durant laquelle on procédera à l’élection d’un Vice-président et du Comité Fédéral. Le Comité Fédéral, qui représente tout à fait la direction de l’Union Valdôtaine, est composé du Président, des deux Vice-présidents, du trésorier et de cinq membres. Le trésorier et l’un des deux Vice-présidents seront nommés par le Président, alors que les cinq membres et l’autre vice-président sont élus par le Conseil Fédéral.

Lors de son intervention au sein du Congrès, Perron a déjà indiqué le nom de l’un des futurs Vice-présidents: il s’agit de David Follien, 30 ans, qui habite Aoste.

2 X mille

Vie de l'Union12 Mai 2017 - 12:29

A propos du recours au TAR… A propos du recours au TAR… Lors du Conseil fédéral réuni à Saint-Christophe hier soir, jeudi 12 mai, une des communications du président de l’Union Valdôtaine Ennio Pastoret a concerné le recours présenté au TAR, par notre groupe d’élus au Conseil de la Vallée, sur les actes administratifs de la séance de l’Assemblée du 10 mars dernier (et conséquents). A ce sujet, lors de la soirée se sont exprimés tant le chef de groupe UV au Conseil, Ego Perron (ayant remarqué une fois de plus que le "président du Conseil doit sauvegarder les droits de tous et il ne s’est pas porté ainsi, à cette occasion”), que le conseiller Augusto Rollandin (qui a défini "naturel le recours, vu que la même situation, dans deux jours a porté à deux conduites différentes” de la Présidence du Conseil). De suite vous trouvez la communication du président Pastoret. Le 20 mars 2017 l’UV avait porté plainte contre la décision de Président du Conseil de considérer valide la séance du Conseil du 10 mars 2017 en l’absence du nombre légal des Conseiller présents. Le sens du recours était celui de défendre le bien fondé de nos convictions puisque nous restons convaincu qu’il ne faut jamais renoncer à faire valoir ses droits. Mais, surtout, à la base du recours il y avait l’obligation d’exiger le respect des règles qui sont à la base de la vie, de l’histoire et de la démocratie de la VDA. La loi Severino, à laquelle a fait référence la Présidence du Conseil affirme « nel periodo di sospensione i soggetti sospesi, fatte salve le diverse specifiche regionali, non sono computati al fine della verifica del numero legale, né per la determinazione di qualsivoglia quorum o maggioranza qualificata.” Nous avons soutenu et nous soutenons, qu’en ce qui nous concernes, ces dispositions ne s’appliquent pas puisque l’art. 21 du Statut Spécial dit : "Le deliberazioni del Consiglio Valle non sono valide se non è presente la maggioranza dei suoi componenti e se non sono adottate a maggioranza dei presenti…..” La question est claire. Le Statut de la Vallée d’Aoste est une loi constitutionnelle et donc de rang supérieur au DLGS Severino qui ne peut pas modifier ou dépasser les lois constitutionnelles. Celle –ci, au de la des sentiments personnels ou d’opportunité, que quelqu’un cite inopportunément, est la véritable raison qui nous a obligé à faire recours. Pour l’UV il s’agissait de défendre un principe qui est irrévocable si on se veut autonomistes et si on prétend défendre le principe sur lequel se fonde notre Statut d’Autonomie. Oublier cela signifiera perdre notre mémoire et oublier toutes les luttes menées jusqu’à présent par ceux qui ont défendu dans le temps ce principes contre les tentatives centralisatrices. En considérant valide la séance du 10 mars la Présidence du Conseil a accompli un acte qui va au de la d’un simple abus. Il a soumis une disposition statutaire à une loi ordinaire violant un principe que notre Région a toujours défendu avec acharnement. Le Président Rosset, avant d’établir, dans les faits, que la loi Severino devait s’appliquer indépendamment des dispositions statutaires il aurait du se poser la question suivante : est-ce-que une loi ordinaire peut intervenir et dépasser une disposition constitutionnelle comme le Statut ? La réponse, simple et univoque, ne pouvait qu’être NON. Voilà donc qu’au de la de toutes les considérations sur les raisons et les torts, sur les opportunités ou les non opportunités l’UV a été obligée à porter recours. Elle ne l’a pas fait tout simplement pour empêcher à une autre majorité de s’installer, mais parce qu’elle avait le devoir de défendre un principe qui est à la base de son existence de Mouvement Autonomiste qui veut défendre l’Autonomie de notre Région. Or les aspects juridiques feront l’objet d’une évaluation et d’un jugement dans le mérite le 12 septembre. Cependant on ne peut pas passer sous silence le fait qu’il y a qui vient de se réjouir pour ce renvoi et par certaines affirmations du TAR. Il faut faire attention parce que celle que l’on considère une victoire porte en elle un venin mortel pour notre système d’autogouvernement. Il est intéressant d’observer comme à l’occasion du référendum du 4 décembre une large partie de soi-disant autonomiste avait invité à voter NON en portant comme prétexte la close de SUPREMATIE qui aurait porté à des chevauchement de nos compétences statutaires. Et voilà que ce danger si tant évoqué alors est devenu réel. La reforme a été boulée et elle n’a pas introduit la close de suprématie, mais les effets de la décision prise par la Présidence du Conseil, ont été exactement les mêmes, lorsque on a établi que la loi Severino avait SUPREMATIE sur les dispositions du Statut. Maintenant nous attendrons avec confiance l’avis du TAR. Mais en tout cas, pour nous, celle-ci est une question dont la gravité institutionnelle et juridique nous obligera à défendre et à porter jusqu’au but nos raisons. N’importe quels seront les temps et les énergies que nous y devrons mettre. Nous ne le ferons certainement pas avec un esprit de revanche, ni pour délégitimer quelqu’un, mais pour l’obligation que nous avons, depuis toujours, de défendre notre Pays et ses institutions, même, comme dans ce cas, ce sont elles mêmes qui s’infligent des blessures graves.

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