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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 26 sep 2017 - 10:41

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

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2009 - Congrès thématique

La motion finale

Le Congrès de l’Union Valdôtaine, réuni à Saint-Vincent le 28 novembre 2009,

Tenant compte que depuis l’après-guerre notre Région a su se doter de lois qui en ont assuré l’essor économique, social et culturel et a créé un apparat administratif fonctionnel, qui a été l’une des bases sur lesquelles a été fondée une efficace action administrative, devenue dans le temps un point de repère constant pour les citoyens ;

Constatant en outre qu’au fur et à mesure que les compétences de notre Région augmentaient, suite à l’action des forces autonomistes et des Parlementaires valdôtains, qui ont oeuvré pour accroître nos espaces d’autonomie et obtenir toujours de nouvelles prérogatives d’autogouvernement, il est été nécessaire de façonner l’apparat administratif de la Vallée d’Aoste d’après les modèles qui, à ce moment, en plus de permettre de répondre avec efficacité aux attentes de la communauté, ont donné le jour à une architecture institutionnelle unique dans son genre en Italie ;

En considérant que l’actuelle structure de la machine bureaucratique des administrations, tout en ayant garanti les buts qui en avaient inspiré la création dans son organisation actuelle, présente la nécessité d’une révision, conséquente tant à l’exigence d’une rationalisation des ressources économiques, qu’à la volonté d’augmenter toujours plus les niveaux d’efficacité de la performance offerte à la communauté ;

Compte tenu du fait que souvent l’apparat bureaucratique résulte être un empêchement, plutôt qu’une aide, pour le citoyen et pour les entreprises, et que souvent pour celles-ci les coûts et les temps excessifs demandés par les mécanismes administratifs réduisent l’activité productive et la compétitivité sur le marché ;

Suite également à une réalité qui connaît, de nos jours, la disponibilité d’instruments d’innovation technologique remarquables, tel à permettre d’abattre les distances physiques et éviter les déplacements, d’automatiser des opérations qui étaient source d’attente et de dépasser la fracture numérique, instruments qui, par ailleurs, ont fait l’objet d’expérimentations ayant donné des résultats intéressants dans différentes administrations du Val d’Aoste, notamment à l’échelon des Collectivités locales ;

Estimant qu’il est du devoir des élus de faire de manière à faciliter les rapports entre les citoyens et l’administration publique, et qu’il est partant nécessaire d’assurer par la voie normative la certitude des temps et la reconnaissance des droits, en rendant simples, transparentes et constructives les procédures bureaucratiques imposées aux citoyens et aux entreprises, dans le but également de réduire le coût de la bureaucratie, exigence ressentie et soulignée aussi pour ce qui est des rapports avec les organismes de l’Europe

DONNE MANDAT A SES ELUS

– au niveau du Parlement Italien, de soutenir toutes les initiatives, y compris au niveau institutionnel, qui vont dans le sens de simplifier les procédures de la part de l’Etat, qui trop souvent s’avère comme un créateur de bureaucratie et de mieux harmoniser le rapport entre citoyens et administration publique ; 

– à l’échelon régional et communal, de :

  • légiférer d’une façon claire et compréhensible, en tenant compte des effets que de nouvelles normes peuvent produire au niveau de la charge bureaucratique qui pèse sur les citoyens ;
  • éliminer, par un processus de révision critique de la législation régionale, les contradictions et les répétitions qui s’y trouvent, en tenant compte des compétences de la Région et de la coordination avec les lois de l’Etat et les normes européennes ;
  • adopter, autant que possible, des textes uniques dans les principales matières, en abrogeant les lois obsolètes, les règlements et actes administratifs ayant perdu la possibilité d’une application concrète ou efficace, en réduisant ainsi la prolifération législative ;
  • proscrire les règlements et les actes administratifs qui ne sont pas nécessaires, ainsi que les organismes qui ne font qu’aggraver et retarder les procédures ;
  • uniformiser les temps techniques pour les instructions, unifiant les modalités et les temps de contrôle ;
  • diffuser davantage les procédures informatiques et les nouvelles technologies dans les rapports entre les citoyens et les administrations, ainsi qu’au sein des administrations elles-mêmes, en créant, toujours plus, des occasions de formation sur le territoire sur ces matières ;
  • donner pleine application au principe d’identifier le responsable, de ne plus demander des documents que les bureaux possèdent déjà, en prolongeant la validité de ceux qui ont été présentés et de fixer des temps maximums dans lesquels donner des réponses;
  • agir en vue de l’élimination de toute situation qui puisse constituer des entraves à la pleine jouissance des droits civiques, afin de concrétiser une véritable égalité d’accès, pour toute la communauté, aux opportunités et aux services offerts par l’Administration publique.
2 X mille

Vie de l'Union12 Septembre 2017 - 11:28

Le souhait pour nos 72 ans: un effort et une volonté communs Le souhait pour nos 72 ans: un effort et une volonté communs Le 13 septembre 1945, au lendemain de la promulgation des "Décrets du Lieutenant du Royaume", un groupe de personnes courageuses et clairvoyantes, convaincues que le pouvoir d'autogouvernement attribué au Val d’Aoste par ces actes était trop faible, fonda l’Union Valdôtaine. Ces devanciers, qui tenaient à la défense du caractère ethnique et linguistique de notre communauté, s’unirent pour créer un Mouvement qui rassembla des autonomistes, de toutes tendances politiques, se rattachant à l'idéal du martyr de la Résistance valdôtaine Emile Chanoux. L’Union Valdôtaine fut gérée par Comité provisoire dont les membres étaient: Albert Deffeyes, Lino Binel, Paul-Alphonse Farinet, Ernest Page, Victor Rosset, Mgr Joconde Stévenin, Robert Berton, Amédée Berthod, Félix Ollietti, Séverin Caveri, Maria Ida Viglino, Flavien Arbaney et Aimé Berthet. Depuis ce 13 septembre 1945, tout au long de son d’histoire, l’Union Valdotaine a consacré sa vie au Val d’Aoste et à sa Communauté, par son engagement, par les sacrifices, les joies, les douleurs, les querelles, les divisions et les grands moments d’unité qu’elle a vécu. Pendant les 72 ans de vie du Mouvement des femmes, des hommes des personnes âgées et des jeunes se sont engagés pour l’Union, pour l’idéal qu’elle représentait, charmés pour l’amour envers le Pays d’Aoste que l’Union Valdôtaine a toujours affirmé et démontré. L’Union Valdôtaine a eu des poussées inoubliables de succès et de croissances, mais aussi des abandons et des déchirures douloureuses. Elle a vécu cela en traversant un long moment d’histoire, qui a vu la dissolution des partis politiques en Italie et de profondes transformations des agrégations historiques en Europe. Malgré ça, ce grand Mouvement populaire est encore vif et vivant, malgré les difficultés d’un cadre politique qui est soumis à des séismes qui contribuent à en augmenter la fragmentation. Les points de repère traditionnels sont mis en crise par des nouvelles formations politiques qui font de l’agressivité leur devise et qui cherchent à s’affirmer, un peu partout, selon des formules et des propositions qui produisent souvent des clameurs écrasantes, mais qui ne durent que l’espace de quelque jour. D’ailleurs la politique actuelle a pris davantage l’habitude de chatouiller les esprits de revanche plutôt qu’essayer d’offrir des propos raisonnables et réalisables. On ne sait pas jusqu’à quand, mais, certainement, cela ne peut pas continuer longtemps sans mettre en crise toute forme de gouvernabilité. Dans ces jours au Val d’Aoste est en acte une tentative de réunir les forces unionistes, autonomistes et fédéralistes. Après des années de querelles et de partages il s’agit d’un essai important. Des colloques ont été conduits. D’autres s’ensuivront. Reste, pour le moment le fait, qu’une volonté commune a, jusqu’à présent, permis de se parler, de se confronter en laissant de côté tout esprit de revanche. Face à la confusion et à l’éparpillement idéal et programmatique de la politique actuelle on ne peut que saluer favorablement cette tentative qui, en quelque sorte, rappelle, comme en a été le 13 septembre 1945, que pour les Valdôtains, le seul espoir de s’en sortir des moments des difficultés est celui de unir les forces. Sans aucune prétention de faire des comparaisons improposables on souhaite que, ce 13 septembre 1945 puisse marquer l’affirmation d’un effort et d’une volonté commune entre les forces politiques unionistes, autonomistes et fédéralistes pour le futur du Pays d’Aoste. Ennio Pastoret

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