Rédaction

Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 11 déc 2019 - 11:56

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

Home Histoire le mouvement Les débuts

Les débuts

1946 › 1958

Le 10 janvier 1946 se tient la première séance du premier Conseil de la Vallée, désigné par le Comité de Libération Nationale et présidé par Federico Chabod. Le 28 février se déroule à Morgex le premier Congrès de l’Union Valdôtaine. Le 7 mars l’Union Valdôtaine présente au Conseil de la Vallée un ordre du jour demandant la garantie internationale pour l’autonomie valdôtaine : le président Chabod en empêche la discussion. Le 26 mars une manifestation populaire entraîne la démission du président Chabod, retirée sur requête unanime du Conseil de la Vallée. Le 2 juin, lors du référendum institutionnel, les Valdôtains votent majoritairement en faveur de la République. Le même jour, les élections de l’Assemblée Constituante voient l’élection de l’avocat Jules Bordon, candidat des gauches, contre Paul-Alphonse Farinet, candidat de la Démocratie Chrétienne soutenu par l’Union Valdôtaine. Le 6 octobre Verrès accueille le deuxième Congrès de l’Union Valdôtaine. Le 17 octobre Federico Chabod démissionne définitivement ; le nouveau président du Conseil de la Vallée Séverin Caveri est élu le 24 octobre. Le 27 octobre, à Aoste, troisième Congrès de l’Union Valdôtaine.

Le traité de paix, signé à Paris le 10 février 1947, prévoit le passage à la France des territoires de Tende et La Brigue ; la Vallée d’Aoste reste en Italie. Le 3 mars le Conseil de la Vallée approuve à l’unanimité un projet de statut spécial d’autonomie, que l’Assemblée Constituante ne prendra pas en considération. Le 11 mai le quatrième Congrès de l’Union Valdôtaine se déroule à Pont-Saint-Martin. Du 16 au 18 octobre, cinquième Congrès de l’Union Valdôtaine.

Le 26 février 1948 est promulgué le Statut spécial d'autonomie pour la Vallée d'Aoste (approuvée par l'Assemblée constituante le 31 janvier). Les 18 et 19 avril, les premières élections démocratiques du Parlement italien, au suffrage universel, voient la victoire des deux candidats démocrates chrétiens soutenus par l’Union Valdôtaine : Ernest Page au Sénat et Paul-Alphonse Farinet à la Chambre des Députés.

Les premières élections régionales ont lieu le 24 avril 1949: l'alliance de l'Union Valdôtaine avec la Démocratie Chrétienne remporte la victoire (28 élus contre 7 conseillers de gauche) et on forme un deuxième gouvernement régional présidé par Séverin Caveri, qui entreprend de relever la Vallée d'Aoste des ruines de la guerre et du centralisme.

L’année 1950 voit l’application « provisoire », en attendant la réalisation de la zone franche, d’un régime d’exemption fiscale sur certaines denrées ; de grands travaux publics commencent à transformer le visage de la Vallée d’Aoste. L’Union Valdôtaine nomme son Comité exécutif (« provisoire » lui aussi) le 27 mai.

En 1951 des malaises se manifestent vis-à-vis des retards de l’Etat dans l’application du Statut spécial d’autonomie.

Les élections municipales de 1952 marquent un grand succès des listes unionistes : 39 Communes sont administrées par l’UV, seule ou en coalition.

Les organes de l’UV (Comité central et Comité exécutif) sont renouvelés le 23 avril 1953. La coalition Union Valdôtaine-Démocratie Chrétienne remporte la victoire aux élections politiques du 7 juin et deux démocrates chrétiens : Ernest Page et Paul-Alphonse Farinet sont confirmés.

Le rapport entre l'UV et la DC est compromis par les attitudes serviles des démocrates chrétiens d'Aoste vis-à-vis des diktats romains et par l’attitude anti-autonomiste du gouvernement romain. La crise éclate lorsque la majorité des représentants de la DC au Conseil de la Vallée démissionne, pour provoquer la chute du gouvernement Caveri et aboutir à des élections anticipées. L’UV choisit de former un gouvernement provisoire avec la gauche. Les résultats des élections régionales du 14 novembre 1954 sont le reflet d’une nouvelle loi électorale majoritaire, qui pénalise lourdement l’UV, écrasée par le bipolarisme DC-gauches : avec 21.413 voix la DC obtient 25 sièges, les gauches (16.307 voix) 9 sièges et l’UV (15.123 voix) un seul siège. Un exécutif démochrétien est nommé, présidé par Vittorino Bondaz.

Le nouveau gouvernement régional accepte, en 1955, un mécanisme de répartition financière avec l’Etat très négatif pour l’autonomie valdôtaine, malgré la ferme opposition du seul conseiller régional unioniste, Marie-Céleste Perruchon, veuve du martyr de la Résistance Emile Chanoux.

Les élections municipales de 1956 voient la victoire de l’UV et de ses alliés dans 32 Communes. Notre Mouvement élit son Comité central le 24 juin et le Comité exécutif le 15 juillet.

L’année 1957 s’écoule sans que le gouvernement régional ait l’air de vouloir résoudre les graves problèmes politiques liés à l’application du Statut spécial d’autonomie.

Le malaise du peuple valdôtain s’exprime lors des élections politiques des 25 et 26 mai 1958, qui aboutissent à l’affirmation de deux candidats soutenus par l’UV et les gauches : René Chabod au Sénat et Séverin Caveri à la Chambre des Députés.

2 X mille

Vie de l'Union2 Décembre 2019 - 11:42

Motion Finale Motion Finale Le Congrès de l’Union Valdôtaine, réuni à Gressan Samedi 30 Novembre 2019, Ayant pris acte de la difficulté de poursuivre un parcours fédératif avec les autres forces autonomistes régionales ; En constatant que le parcours des autonomistes Valdôtains, même si pas univoque, doit être tout de même convergeant dans les objectifs. Ayant constaté la nécessité absolue de redonner des points de repère crédibles pour l’électorat autonomiste, qui représente toujours la grande majorité des valdôtains, qui en dépit de références fortes sera ensorcelé par la dérive populiste. Ayant constaté la nécessité de renouveler et renforcer l’esprit unioniste et relancer une activité vivace et un esprit proactif, afin de remettre les Unionistes et les Valdôtains au centre de l’activité politique, en particulier en visant à une participation active des inscrits et des sympathisants sur les thèmes généraux de la politique et de la vie des Valdôtains, tel que santé, système de protection sociale, agriculture, commerce, tourisme, environnement, instruction, travail, etc. Rappelant que pour l’Union Valdôtaine les Communes restent le pilier central du fédéralisme global invoqué par le premier article de nos Statuts. ------------------------------- Engage le Président, le Comité Fédéral, le Conseil Fédéral, toutes les sections et les élus à tout niveau à un effort extraordinaire pour le 2020, pour relancer l’Union Valdôtaine dans le futur, et pour un réel renouvellement des méthodes et des contenus de l’activité politique. L’Union Valdôtaine, reste le Mouvement faisant référence dans le monde autonomiste Valdôtain, et reste au centre de tout l’échiquier politique de notre région, mais un nouvel élan s’avère nécessaire. Engage le Comité Fédéral à nommer une commission, dans le plus bref délai, pour élaborer une mise à jour de nos Statuts, évidemment sans ébranler de nulle façon les articles identitaires et fondants de notre Mouvement, mais dans le but d’arriver d’ici le printemps prochain à un Congrès pour approuver les modifications proposées par la commission, qui puissent permettre un processus de partage et de discussion avec la base unioniste, sur le sillon de notre histoire de travail avec les sections, mais surtout autour de thèmes spécifiques, objet d’intérêt de la population Valdôtaine et, par conséquence naturelle, de la politique. Une nouvelle forme de participation active s’impose pour rapprocher les Valdôtains de la politique et de l’Union Valdôtaine. Engage tous les adhérents et les sympathisants à travailler avec conviction, jour après jour, pour expliquer le renouvelé esprit identitaire de l’Union Valdôtaine, afin de reconquérir la confiance de tous ceux qui se sont éloignés de notre famille, mais qui en partagent toujours les idéaux et les objectifs. Engage les élus et les organes du Mouvement à remettre les pendules à l’heure. Dans la politique régionale le Mouvement doit reprendre la centralité de la gestion politique, de concert avec le groupe des élus, mais en accordant toujours la priorité absolue à l’épanouissement du parcours de valorisation de l’identité de l’Union Valdôtaine en dépit de médiations forcées. Engage les organes du Mouvement à un parcours rigoureux dans la construction des listes des candidats à tout niveau, l’histoire politique et personnelle des candidats doit être le seul aspect à analyser, en dépit de la capacité présumée de « porter des voix ». Engage toutes les sections, en vue des élections municipales de 2020, à évaluer avec attention les alliances à aborder, sans vouloir donner des indications forcées, le Congrès demande de retenir préférables des accords qui concernent des mouvements autonomistes et à éviter des accords avec les forces nationalistes ou populistes. Engage le Comité fédéral à présenter aux sections et au Conseil Fédéral une ébauche de code éthique à discuter, pour donner des règles pour les nouvelles cotisations et les candidatures. Engage le Président et le Comité Fédéral à défendre, dans toutes les instances appropriées, le nom et l’histoire de l’Union Valdôtaine, de tous ceux qui maladroitement utiliseront de façon inopportunes le nom de notre Mouvement, afin que personne ne puisse entraver le parcours de reconstruction de l’image de l’Union Valdôtaine.

agenda

twitter

vidéos

images

2016 Rencontres sul le territoire

2015 Congrès des 3 et 4 octobre

Union Valdôtaine

29, avenue des Maquisards - 11100 Aoste
TÉL +39 0165 235181
E-MAIL siegecentral@unionvaldotaine.org
PEC unionvaldotaine@legalmail.it
PI 80007410071