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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 26 mai 2017 - 10:05

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Les débuts

1946 › 1958

Le 10 janvier 1946 se tient la première séance du premier Conseil de la Vallée, désigné par le Comité de Libération Nationale et présidé par Federico Chabod. Le 28 février se déroule à Morgex le premier Congrès de l’Union Valdôtaine. Le 7 mars l’Union Valdôtaine présente au Conseil de la Vallée un ordre du jour demandant la garantie internationale pour l’autonomie valdôtaine : le président Chabod en empêche la discussion. Le 26 mars une manifestation populaire entraîne la démission du président Chabod, retirée sur requête unanime du Conseil de la Vallée. Le 2 juin, lors du référendum institutionnel, les Valdôtains votent majoritairement en faveur de la République. Le même jour, les élections de l’Assemblée Constituante voient l’élection de l’avocat Jules Bordon, candidat des gauches, contre Paul-Alphonse Farinet, candidat de la Démocratie Chrétienne soutenu par l’Union Valdôtaine. Le 6 octobre Verrès accueille le deuxième Congrès de l’Union Valdôtaine. Le 17 octobre Federico Chabod démissionne définitivement ; le nouveau président du Conseil de la Vallée Séverin Caveri est élu le 24 octobre. Le 27 octobre, à Aoste, troisième Congrès de l’Union Valdôtaine.

Le traité de paix, signé à Paris le 10 février 1947, prévoit le passage à la France des territoires de Tende et La Brigue ; la Vallée d’Aoste reste en Italie. Le 3 mars le Conseil de la Vallée approuve à l’unanimité un projet de statut spécial d’autonomie, que l’Assemblée Constituante ne prendra pas en considération. Le 11 mai le quatrième Congrès de l’Union Valdôtaine se déroule à Pont-Saint-Martin. Du 16 au 18 octobre, cinquième Congrès de l’Union Valdôtaine.

Le 26 février 1948 est promulgué le Statut spécial d'autonomie pour la Vallée d'Aoste (approuvée par l'Assemblée constituante le 31 janvier). Les 18 et 19 avril, les premières élections démocratiques du Parlement italien, au suffrage universel, voient la victoire des deux candidats démocrates chrétiens soutenus par l’Union Valdôtaine : Ernest Page au Sénat et Paul-Alphonse Farinet à la Chambre des Députés.

Les premières élections régionales ont lieu le 24 avril 1949: l'alliance de l'Union Valdôtaine avec la Démocratie Chrétienne remporte la victoire (28 élus contre 7 conseillers de gauche) et on forme un deuxième gouvernement régional présidé par Séverin Caveri, qui entreprend de relever la Vallée d'Aoste des ruines de la guerre et du centralisme.

L’année 1950 voit l’application « provisoire », en attendant la réalisation de la zone franche, d’un régime d’exemption fiscale sur certaines denrées ; de grands travaux publics commencent à transformer le visage de la Vallée d’Aoste. L’Union Valdôtaine nomme son Comité exécutif (« provisoire » lui aussi) le 27 mai.

En 1951 des malaises se manifestent vis-à-vis des retards de l’Etat dans l’application du Statut spécial d’autonomie.

Les élections municipales de 1952 marquent un grand succès des listes unionistes : 39 Communes sont administrées par l’UV, seule ou en coalition.

Les organes de l’UV (Comité central et Comité exécutif) sont renouvelés le 23 avril 1953. La coalition Union Valdôtaine-Démocratie Chrétienne remporte la victoire aux élections politiques du 7 juin et deux démocrates chrétiens : Ernest Page et Paul-Alphonse Farinet sont confirmés.

Le rapport entre l'UV et la DC est compromis par les attitudes serviles des démocrates chrétiens d'Aoste vis-à-vis des diktats romains et par l’attitude anti-autonomiste du gouvernement romain. La crise éclate lorsque la majorité des représentants de la DC au Conseil de la Vallée démissionne, pour provoquer la chute du gouvernement Caveri et aboutir à des élections anticipées. L’UV choisit de former un gouvernement provisoire avec la gauche. Les résultats des élections régionales du 14 novembre 1954 sont le reflet d’une nouvelle loi électorale majoritaire, qui pénalise lourdement l’UV, écrasée par le bipolarisme DC-gauches : avec 21.413 voix la DC obtient 25 sièges, les gauches (16.307 voix) 9 sièges et l’UV (15.123 voix) un seul siège. Un exécutif démochrétien est nommé, présidé par Vittorino Bondaz.

Le nouveau gouvernement régional accepte, en 1955, un mécanisme de répartition financière avec l’Etat très négatif pour l’autonomie valdôtaine, malgré la ferme opposition du seul conseiller régional unioniste, Marie-Céleste Perruchon, veuve du martyr de la Résistance Emile Chanoux.

Les élections municipales de 1956 voient la victoire de l’UV et de ses alliés dans 32 Communes. Notre Mouvement élit son Comité central le 24 juin et le Comité exécutif le 15 juillet.

L’année 1957 s’écoule sans que le gouvernement régional ait l’air de vouloir résoudre les graves problèmes politiques liés à l’application du Statut spécial d’autonomie.

Le malaise du peuple valdôtain s’exprime lors des élections politiques des 25 et 26 mai 1958, qui aboutissent à l’affirmation de deux candidats soutenus par l’UV et les gauches : René Chabod au Sénat et Séverin Caveri à la Chambre des Députés.

2 X mille

Vie de l'Union12 Mai 2017 - 12:29

A propos du recours au TAR… A propos du recours au TAR… Lors du Conseil fédéral réuni à Saint-Christophe hier soir, jeudi 12 mai, une des communications du président de l’Union Valdôtaine Ennio Pastoret a concerné le recours présenté au TAR, par notre groupe d’élus au Conseil de la Vallée, sur les actes administratifs de la séance de l’Assemblée du 10 mars dernier (et conséquents). A ce sujet, lors de la soirée se sont exprimés tant le chef de groupe UV au Conseil, Ego Perron (ayant remarqué une fois de plus que le "président du Conseil doit sauvegarder les droits de tous et il ne s’est pas porté ainsi, à cette occasion”), que le conseiller Augusto Rollandin (qui a défini "naturel le recours, vu que la même situation, dans deux jours a porté à deux conduites différentes” de la Présidence du Conseil). De suite vous trouvez la communication du président Pastoret. Le 20 mars 2017 l’UV avait porté plainte contre la décision de Président du Conseil de considérer valide la séance du Conseil du 10 mars 2017 en l’absence du nombre légal des Conseiller présents. Le sens du recours était celui de défendre le bien fondé de nos convictions puisque nous restons convaincu qu’il ne faut jamais renoncer à faire valoir ses droits. Mais, surtout, à la base du recours il y avait l’obligation d’exiger le respect des règles qui sont à la base de la vie, de l’histoire et de la démocratie de la VDA. La loi Severino, à laquelle a fait référence la Présidence du Conseil affirme « nel periodo di sospensione i soggetti sospesi, fatte salve le diverse specifiche regionali, non sono computati al fine della verifica del numero legale, né per la determinazione di qualsivoglia quorum o maggioranza qualificata.” Nous avons soutenu et nous soutenons, qu’en ce qui nous concernes, ces dispositions ne s’appliquent pas puisque l’art. 21 du Statut Spécial dit : "Le deliberazioni del Consiglio Valle non sono valide se non è presente la maggioranza dei suoi componenti e se non sono adottate a maggioranza dei presenti…..” La question est claire. Le Statut de la Vallée d’Aoste est une loi constitutionnelle et donc de rang supérieur au DLGS Severino qui ne peut pas modifier ou dépasser les lois constitutionnelles. Celle –ci, au de la des sentiments personnels ou d’opportunité, que quelqu’un cite inopportunément, est la véritable raison qui nous a obligé à faire recours. Pour l’UV il s’agissait de défendre un principe qui est irrévocable si on se veut autonomistes et si on prétend défendre le principe sur lequel se fonde notre Statut d’Autonomie. Oublier cela signifiera perdre notre mémoire et oublier toutes les luttes menées jusqu’à présent par ceux qui ont défendu dans le temps ce principes contre les tentatives centralisatrices. En considérant valide la séance du 10 mars la Présidence du Conseil a accompli un acte qui va au de la d’un simple abus. Il a soumis une disposition statutaire à une loi ordinaire violant un principe que notre Région a toujours défendu avec acharnement. Le Président Rosset, avant d’établir, dans les faits, que la loi Severino devait s’appliquer indépendamment des dispositions statutaires il aurait du se poser la question suivante : est-ce-que une loi ordinaire peut intervenir et dépasser une disposition constitutionnelle comme le Statut ? La réponse, simple et univoque, ne pouvait qu’être NON. Voilà donc qu’au de la de toutes les considérations sur les raisons et les torts, sur les opportunités ou les non opportunités l’UV a été obligée à porter recours. Elle ne l’a pas fait tout simplement pour empêcher à une autre majorité de s’installer, mais parce qu’elle avait le devoir de défendre un principe qui est à la base de son existence de Mouvement Autonomiste qui veut défendre l’Autonomie de notre Région. Or les aspects juridiques feront l’objet d’une évaluation et d’un jugement dans le mérite le 12 septembre. Cependant on ne peut pas passer sous silence le fait qu’il y a qui vient de se réjouir pour ce renvoi et par certaines affirmations du TAR. Il faut faire attention parce que celle que l’on considère une victoire porte en elle un venin mortel pour notre système d’autogouvernement. Il est intéressant d’observer comme à l’occasion du référendum du 4 décembre une large partie de soi-disant autonomiste avait invité à voter NON en portant comme prétexte la close de SUPREMATIE qui aurait porté à des chevauchement de nos compétences statutaires. Et voilà que ce danger si tant évoqué alors est devenu réel. La reforme a été boulée et elle n’a pas introduit la close de suprématie, mais les effets de la décision prise par la Présidence du Conseil, ont été exactement les mêmes, lorsque on a établi que la loi Severino avait SUPREMATIE sur les dispositions du Statut. Maintenant nous attendrons avec confiance l’avis du TAR. Mais en tout cas, pour nous, celle-ci est une question dont la gravité institutionnelle et juridique nous obligera à défendre et à porter jusqu’au but nos raisons. N’importe quels seront les temps et les énergies que nous y devrons mettre. Nous ne le ferons certainement pas avec un esprit de revanche, ni pour délégitimer quelqu’un, mais pour l’obligation que nous avons, depuis toujours, de défendre notre Pays et ses institutions, même, comme dans ce cas, ce sont elles mêmes qui s’infligent des blessures graves.

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