Rédaction

Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 20 fév 2017 - 11:58

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

Home Histoire le mouvement Les débuts

Les débuts

1946 › 1958

Le 10 janvier 1946 se tient la première séance du premier Conseil de la Vallée, désigné par le Comité de Libération Nationale et présidé par Federico Chabod. Le 28 février se déroule à Morgex le premier Congrès de l’Union Valdôtaine. Le 7 mars l’Union Valdôtaine présente au Conseil de la Vallée un ordre du jour demandant la garantie internationale pour l’autonomie valdôtaine : le président Chabod en empêche la discussion. Le 26 mars une manifestation populaire entraîne la démission du président Chabod, retirée sur requête unanime du Conseil de la Vallée. Le 2 juin, lors du référendum institutionnel, les Valdôtains votent majoritairement en faveur de la République. Le même jour, les élections de l’Assemblée Constituante voient l’élection de l’avocat Jules Bordon, candidat des gauches, contre Paul-Alphonse Farinet, candidat de la Démocratie Chrétienne soutenu par l’Union Valdôtaine. Le 6 octobre Verrès accueille le deuxième Congrès de l’Union Valdôtaine. Le 17 octobre Federico Chabod démissionne définitivement ; le nouveau président du Conseil de la Vallée Séverin Caveri est élu le 24 octobre. Le 27 octobre, à Aoste, troisième Congrès de l’Union Valdôtaine.

Le traité de paix, signé à Paris le 10 février 1947, prévoit le passage à la France des territoires de Tende et La Brigue ; la Vallée d’Aoste reste en Italie. Le 3 mars le Conseil de la Vallée approuve à l’unanimité un projet de statut spécial d’autonomie, que l’Assemblée Constituante ne prendra pas en considération. Le 11 mai le quatrième Congrès de l’Union Valdôtaine se déroule à Pont-Saint-Martin. Du 16 au 18 octobre, cinquième Congrès de l’Union Valdôtaine.

Le 26 février 1948 est promulgué le Statut spécial d'autonomie pour la Vallée d'Aoste (approuvée par l'Assemblée constituante le 31 janvier). Les 18 et 19 avril, les premières élections démocratiques du Parlement italien, au suffrage universel, voient la victoire des deux candidats démocrates chrétiens soutenus par l’Union Valdôtaine : Ernest Page au Sénat et Paul-Alphonse Farinet à la Chambre des Députés.

Les premières élections régionales ont lieu le 24 avril 1949: l'alliance de l'Union Valdôtaine avec la Démocratie Chrétienne remporte la victoire (28 élus contre 7 conseillers de gauche) et on forme un deuxième gouvernement régional présidé par Séverin Caveri, qui entreprend de relever la Vallée d'Aoste des ruines de la guerre et du centralisme.

L’année 1950 voit l’application « provisoire », en attendant la réalisation de la zone franche, d’un régime d’exemption fiscale sur certaines denrées ; de grands travaux publics commencent à transformer le visage de la Vallée d’Aoste. L’Union Valdôtaine nomme son Comité exécutif (« provisoire » lui aussi) le 27 mai.

En 1951 des malaises se manifestent vis-à-vis des retards de l’Etat dans l’application du Statut spécial d’autonomie.

Les élections municipales de 1952 marquent un grand succès des listes unionistes : 39 Communes sont administrées par l’UV, seule ou en coalition.

Les organes de l’UV (Comité central et Comité exécutif) sont renouvelés le 23 avril 1953. La coalition Union Valdôtaine-Démocratie Chrétienne remporte la victoire aux élections politiques du 7 juin et deux démocrates chrétiens : Ernest Page et Paul-Alphonse Farinet sont confirmés.

Le rapport entre l'UV et la DC est compromis par les attitudes serviles des démocrates chrétiens d'Aoste vis-à-vis des diktats romains et par l’attitude anti-autonomiste du gouvernement romain. La crise éclate lorsque la majorité des représentants de la DC au Conseil de la Vallée démissionne, pour provoquer la chute du gouvernement Caveri et aboutir à des élections anticipées. L’UV choisit de former un gouvernement provisoire avec la gauche. Les résultats des élections régionales du 14 novembre 1954 sont le reflet d’une nouvelle loi électorale majoritaire, qui pénalise lourdement l’UV, écrasée par le bipolarisme DC-gauches : avec 21.413 voix la DC obtient 25 sièges, les gauches (16.307 voix) 9 sièges et l’UV (15.123 voix) un seul siège. Un exécutif démochrétien est nommé, présidé par Vittorino Bondaz.

Le nouveau gouvernement régional accepte, en 1955, un mécanisme de répartition financière avec l’Etat très négatif pour l’autonomie valdôtaine, malgré la ferme opposition du seul conseiller régional unioniste, Marie-Céleste Perruchon, veuve du martyr de la Résistance Emile Chanoux.

Les élections municipales de 1956 voient la victoire de l’UV et de ses alliés dans 32 Communes. Notre Mouvement élit son Comité central le 24 juin et le Comité exécutif le 15 juillet.

L’année 1957 s’écoule sans que le gouvernement régional ait l’air de vouloir résoudre les graves problèmes politiques liés à l’application du Statut spécial d’autonomie.

Le malaise du peuple valdôtain s’exprime lors des élections politiques des 25 et 26 mai 1958, qui aboutissent à l’affirmation de deux candidats soutenus par l’UV et les gauches : René Chabod au Sénat et Séverin Caveri à la Chambre des Députés.

Vie de l'Union18 Février 2017 - 19:57

Le document approuvé par le Congrès national de Pont-Saint-Martin Le document approuvé par le Congrès national de Pont-Saint-Martin Le Congrès de l’Union Valdôtaine, Réuni à Pont-Saint-Martin, le 18 février 2017, pour développer les thèmes ayant trait à la devise « responsabilité et développement » : Rappelle que tout au long de ces années l’Union Valdôtaine s’est engagée pour servir les intérêts culturels, politiques, sociaux et économiques du Peuple Valdôtain comme cela est prévu par ses Statuts et par sa vocation de Mouvement Autonomiste et Fédéraliste et que l’Union Valdôtaine s’est engagée, tout au long de la législature, pour essayer de créer des collaborations et des alliances afin d’assurer la gouvernabilité. Constate que dans l’actuel débat politique se sont considérablement affaiblies les références à l’Autonomie et aux thèmes qui la caractérisent tels que la subsidiarité, la responsabilité, l’autogouvernement, la défense des prérogatives, des langues et de la culture du Pays d’Aoste. Souligne l’actuel état de fragmentation politique, conséquente à une loi électorale qui a produit une instabilité persistante et des ralentissements graves et nuisibles de l’action administrative. Prend acte des difficultés découlant des actuels clivages à l’intérieur de la majorité au Conseil de la Vallée. Estime nécessaire l’assomption de responsabilité de la politique pour donner des réponses adéquates aux besoins des Valdôtaines et des Valdôtains, par des actions incisives, sur la base des engagements pris. Invite les organes du Mouvement à conduire, avec chacune des forces politiques alliées, les approfondissements nécessaires pour l’achèvement de l’actuel programme de majorité. Rappelle que les dernières années ont été caractérisées par une grave réduction de ressources financières, entrainant de lourdes conséquences sur l’économie et imposant des changements draconiens au modèle de développement de la Vallée d’Aoste. Souligne qu’aux effets de la crise mondiale se sont ajoutées de fortes contraintes économiques suite aux réductions des disponibilités financières de la part de l’Etat, soit par le non respect des accords préexistants, soit par l’application du pacte de stabilité et soit encore pour l’obligation de la Vallée d’Aoste à contribuer avec de sommes très importantes à l’assainissement des finances publiques de l’Etat italien. Observe que , malgré toutes ces difficultés, le Gouvernement Valdôtain et les élus Unionistes ont eu la force, le courage et le sens de responsabilité d’assumer les mesures utiles pour dépasser les difficultés du moment malgré les critiques et les agressions farouches et les tentatives de discréditation qui leur ont été adressées. Met en évidence que les conséquences de cet état de choses ont aussi touché les Collectivités Locales, imposant aux différentes municipalités des contraintes et des sacrifices. Souligne le travail et l’engagement des élus et des administrateurs Unionistes qui sont présents dans un très grand nombre de Communes, à l’intérieur desquelles ils ont su gérer, de manière responsable, ces moments de difficulté en assurant la gouvernabilité et la stabilité. Le Congrès de l’Union Valdôtaine, Mouvement qui se rattache aux principes du Fédéralisme Considère le respect du principe de la subsidiarité, l’instrument le plus adéquat pour permettre au Collectivité Locales de soutenir et développer un système social, économique et culturel inclusif et performant. Rappelle à cet effet qu’après les périodes de grande difficulté, à partir du budget 2017, récemment approuvé, il y a eu une inversion avec des perspectives positives pour la Communauté Valdôtaine. Souligne que sous l’impulsion de l’Union Valdôtaine ont été fait tous les efforts pour assurer aux Collectivités Locales des ressources supplémentaires par rapport aux prévisions fixées par les paramètres habituels. Face à la radicalisation du débat politique qui dérape parfois dans des agressions et dans des tentatives de discréditation des élus de l’UV Souhaite que l’importance de la confrontation politique ne soit pas caractérisée per un climat de conflictualité qui amoindri et paralyse le rôle du Conseil de la Vallée. Prend acte défavorablement des partages et des défections qui se sont produites de la part d’élus qui se sont soustrait aux engagements qu’ils avaient pris avec le Mouvement dans son entier. Considère qu’à chaque élu dans les rangs de l’Union Valdôtaine reviennent le droit et le devoir d’exprimer ses idées, à chaque moment, dans tout débat, sans avoir des limités à sa liberté, mais dans le respect de la responsabilité éthique de tenir sa parole envers le Mouvement qui l’a choisi et soutenu. Demande au Mouvement et à ses organes de se pencher sur la nécessité de procéder à une analyse approfondie du système de recrutement de sa future classe dirigeante et de ses militants faisant davantage référence aux principes de l’Union Valdôtaine, tels qu’ils sont inscrits dans ses Statuts. Considère que c’est à partir du sens de responsabilité et de fiabilité des femmes et des hommes engagés sur le territoire, des militants dans les Sections et dans les Collectivités Locales, à tout niveau, qu’il faut s’appuyer pour chercher les compétences d’une classe dirigeante pouvant se mettre au service du Mouvement et de la Vallée d’Aoste. Suite à la sentence du Tribunal de Turin, le Congrès de l’Union Valdôtaine Exprime sa satisfaction pour la pleine absolution de ses hommes qui a démontré leur totale extranéité aux faits en question. Relève les difficultés à faire circuler les informations pouvant permettre aux citoyens de connaitre davantage l’activité du Mouvement et des ses élus, à tout niveau. Invite le Président du Mouvement, le Comité Fédéral, le Conseil Fédéral, les Président des Sections et les élus, à différents niveaux, à s’organiser pour créer un réseau d’information et de communication efficace et fonctionnel. Ayant examiné la situation politique le Congrès de l’Union Valdôtaine, Réaffirme la volonté du Mouvement de travailler, au sein de l’actuelle majorité, à la réalisation de son programme. Demande au Président du Mouvement, au Comité Fédéral, au Conseil Fédéral, en sus de la Conférence des Administrateurs, de prévoir des réunions périodiques, avec les Syndics et les représentants de l’Union Valdôtaine dans les Collectivités Locales. Fait à Pont-Saint-Martin, le 18 février 2017

agenda

twitter

images

2016 Rencontres sul le territoire

2015 Congrès des 3 et 4 octobre

Union Valdôtaine

29, avenue des Maquisards - 11100 Aoste
TÉL +39 0165 235181 FAX +39 0165 364289
siegecentral@unionvaldotaine.org
PI 80007410071