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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 26 mai 2017 - 10:05

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La « Junte du Lion »

1959 › 1965

Le monopole de la DC est désormais rompu : alliée aux gauches, l'UV remporte la victoire aux élections régionales du 18 mai 1959 (25 élus contre les 10 de la coalition DC-PLI-PSDI). C'est la "junte du lion", présidée par Oreste Marcoz.

Issu de l’immobilisme de l’ère Bondaz, le gouvernement régional entreprend en 1960 de nombreuses initiatives novatrices concernant notamment la protection du paysage, le soutien de l’élevage et l’instruction professionnelle (fondation de l’Institut Professionnel Régional).

L’année 1961 voit la première tentative de diviser l’Union Valdôtaine par la fondation de mouvements attrape-nigauds soi-disant autonomistes. Prétextant une gestion prétendûment anti-démocratique de notre Mouvement, on fonde l ‘« Union Démocratique Valdôtaine » en vue de lui soustraire des électeurs. Cette tentative échoue lors des élections municipales : l’UV et ses alliés indépendants et de gauche remportent la victoire dans 37 Communes.

En 1962 le gouvernement régional affronte plusieurs problèmes économiques d’envergure ; la Vallée souligne son identité francophone par l’organisation à Aoste du 5e Congès de l’Union Culturelle Française, dont le président est l’assesseur unioniste Corrado Gex.

Gex est élu député au Parlement lors des élections politiques des 28 et 29 avril 1963, alors que Chabod est confirmé au Sénat par la coalition UV-gauches. L‘UV renouvelle ses organes : le Comité central élit le Comité exécutif le 13 mai et Séverin Caveri est confirmé à la présidence. Un deuxième mouvement soi-disant autonomiste est fondé par nos adversaires pour nous diviser : la « Ligue des Campagnards», qui échoue aux élections régionales des 27 et 28 octobre (1 seul siège). La nouvelle majorité du Conseil de la Vallée est formée par l’UV (7 sièges), le PCI (9) et le PSI (2) ; Séverin Caveri est réélu président de la Région pour la troisième fois.

Les années 1960 sont marqués par un grand effort de modernisation de la Vallée d'Aoste: l'administration régionale exploite au maximum les compétences législatives et administratives qui lui sont reconnues pour aider l'agriculture de montagne, développer le tourisme et construire les infrastructures indispensables à assurer une meilleure qualité de vie à la population. De grands travaux sont entrepris, dont notamment le percement des tunnels du Grand-Saint-Bernard, inauguré en 1964, et du Mont-Blanc, réalisé en 1965.

1965 est également l’année du renouveau des municipalités valdôtaines : seule ou avec ses alliés de gauche et indépendants l’UV s’impose dans 37 Communes.

2 X mille

Vie de l'Union12 Mai 2017 - 12:29

A propos du recours au TAR… A propos du recours au TAR… Lors du Conseil fédéral réuni à Saint-Christophe hier soir, jeudi 12 mai, une des communications du président de l’Union Valdôtaine Ennio Pastoret a concerné le recours présenté au TAR, par notre groupe d’élus au Conseil de la Vallée, sur les actes administratifs de la séance de l’Assemblée du 10 mars dernier (et conséquents). A ce sujet, lors de la soirée se sont exprimés tant le chef de groupe UV au Conseil, Ego Perron (ayant remarqué une fois de plus que le "président du Conseil doit sauvegarder les droits de tous et il ne s’est pas porté ainsi, à cette occasion”), que le conseiller Augusto Rollandin (qui a défini "naturel le recours, vu que la même situation, dans deux jours a porté à deux conduites différentes” de la Présidence du Conseil). De suite vous trouvez la communication du président Pastoret. Le 20 mars 2017 l’UV avait porté plainte contre la décision de Président du Conseil de considérer valide la séance du Conseil du 10 mars 2017 en l’absence du nombre légal des Conseiller présents. Le sens du recours était celui de défendre le bien fondé de nos convictions puisque nous restons convaincu qu’il ne faut jamais renoncer à faire valoir ses droits. Mais, surtout, à la base du recours il y avait l’obligation d’exiger le respect des règles qui sont à la base de la vie, de l’histoire et de la démocratie de la VDA. La loi Severino, à laquelle a fait référence la Présidence du Conseil affirme « nel periodo di sospensione i soggetti sospesi, fatte salve le diverse specifiche regionali, non sono computati al fine della verifica del numero legale, né per la determinazione di qualsivoglia quorum o maggioranza qualificata.” Nous avons soutenu et nous soutenons, qu’en ce qui nous concernes, ces dispositions ne s’appliquent pas puisque l’art. 21 du Statut Spécial dit : "Le deliberazioni del Consiglio Valle non sono valide se non è presente la maggioranza dei suoi componenti e se non sono adottate a maggioranza dei presenti…..” La question est claire. Le Statut de la Vallée d’Aoste est une loi constitutionnelle et donc de rang supérieur au DLGS Severino qui ne peut pas modifier ou dépasser les lois constitutionnelles. Celle –ci, au de la des sentiments personnels ou d’opportunité, que quelqu’un cite inopportunément, est la véritable raison qui nous a obligé à faire recours. Pour l’UV il s’agissait de défendre un principe qui est irrévocable si on se veut autonomistes et si on prétend défendre le principe sur lequel se fonde notre Statut d’Autonomie. Oublier cela signifiera perdre notre mémoire et oublier toutes les luttes menées jusqu’à présent par ceux qui ont défendu dans le temps ce principes contre les tentatives centralisatrices. En considérant valide la séance du 10 mars la Présidence du Conseil a accompli un acte qui va au de la d’un simple abus. Il a soumis une disposition statutaire à une loi ordinaire violant un principe que notre Région a toujours défendu avec acharnement. Le Président Rosset, avant d’établir, dans les faits, que la loi Severino devait s’appliquer indépendamment des dispositions statutaires il aurait du se poser la question suivante : est-ce-que une loi ordinaire peut intervenir et dépasser une disposition constitutionnelle comme le Statut ? La réponse, simple et univoque, ne pouvait qu’être NON. Voilà donc qu’au de la de toutes les considérations sur les raisons et les torts, sur les opportunités ou les non opportunités l’UV a été obligée à porter recours. Elle ne l’a pas fait tout simplement pour empêcher à une autre majorité de s’installer, mais parce qu’elle avait le devoir de défendre un principe qui est à la base de son existence de Mouvement Autonomiste qui veut défendre l’Autonomie de notre Région. Or les aspects juridiques feront l’objet d’une évaluation et d’un jugement dans le mérite le 12 septembre. Cependant on ne peut pas passer sous silence le fait qu’il y a qui vient de se réjouir pour ce renvoi et par certaines affirmations du TAR. Il faut faire attention parce que celle que l’on considère une victoire porte en elle un venin mortel pour notre système d’autogouvernement. Il est intéressant d’observer comme à l’occasion du référendum du 4 décembre une large partie de soi-disant autonomiste avait invité à voter NON en portant comme prétexte la close de SUPREMATIE qui aurait porté à des chevauchement de nos compétences statutaires. Et voilà que ce danger si tant évoqué alors est devenu réel. La reforme a été boulée et elle n’a pas introduit la close de suprématie, mais les effets de la décision prise par la Présidence du Conseil, ont été exactement les mêmes, lorsque on a établi que la loi Severino avait SUPREMATIE sur les dispositions du Statut. Maintenant nous attendrons avec confiance l’avis du TAR. Mais en tout cas, pour nous, celle-ci est une question dont la gravité institutionnelle et juridique nous obligera à défendre et à porter jusqu’au but nos raisons. N’importe quels seront les temps et les énergies que nous y devrons mettre. Nous ne le ferons certainement pas avec un esprit de revanche, ni pour délégitimer quelqu’un, mais pour l’obligation que nous avons, depuis toujours, de défendre notre Pays et ses institutions, même, comme dans ce cas, ce sont elles mêmes qui s’infligent des blessures graves.

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