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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 26 sep 2017 - 10:41

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La « Junte du Lion »

1959 › 1965

Le monopole de la DC est désormais rompu : alliée aux gauches, l'UV remporte la victoire aux élections régionales du 18 mai 1959 (25 élus contre les 10 de la coalition DC-PLI-PSDI). C'est la "junte du lion", présidée par Oreste Marcoz.

Issu de l’immobilisme de l’ère Bondaz, le gouvernement régional entreprend en 1960 de nombreuses initiatives novatrices concernant notamment la protection du paysage, le soutien de l’élevage et l’instruction professionnelle (fondation de l’Institut Professionnel Régional).

L’année 1961 voit la première tentative de diviser l’Union Valdôtaine par la fondation de mouvements attrape-nigauds soi-disant autonomistes. Prétextant une gestion prétendûment anti-démocratique de notre Mouvement, on fonde l ‘« Union Démocratique Valdôtaine » en vue de lui soustraire des électeurs. Cette tentative échoue lors des élections municipales : l’UV et ses alliés indépendants et de gauche remportent la victoire dans 37 Communes.

En 1962 le gouvernement régional affronte plusieurs problèmes économiques d’envergure ; la Vallée souligne son identité francophone par l’organisation à Aoste du 5e Congès de l’Union Culturelle Française, dont le président est l’assesseur unioniste Corrado Gex.

Gex est élu député au Parlement lors des élections politiques des 28 et 29 avril 1963, alors que Chabod est confirmé au Sénat par la coalition UV-gauches. L‘UV renouvelle ses organes : le Comité central élit le Comité exécutif le 13 mai et Séverin Caveri est confirmé à la présidence. Un deuxième mouvement soi-disant autonomiste est fondé par nos adversaires pour nous diviser : la « Ligue des Campagnards», qui échoue aux élections régionales des 27 et 28 octobre (1 seul siège). La nouvelle majorité du Conseil de la Vallée est formée par l’UV (7 sièges), le PCI (9) et le PSI (2) ; Séverin Caveri est réélu président de la Région pour la troisième fois.

Les années 1960 sont marqués par un grand effort de modernisation de la Vallée d'Aoste: l'administration régionale exploite au maximum les compétences législatives et administratives qui lui sont reconnues pour aider l'agriculture de montagne, développer le tourisme et construire les infrastructures indispensables à assurer une meilleure qualité de vie à la population. De grands travaux sont entrepris, dont notamment le percement des tunnels du Grand-Saint-Bernard, inauguré en 1964, et du Mont-Blanc, réalisé en 1965.

1965 est également l’année du renouveau des municipalités valdôtaines : seule ou avec ses alliés de gauche et indépendants l’UV s’impose dans 37 Communes.

2 X mille

Vie de l'Union12 Septembre 2017 - 11:28

Le souhait pour nos 72 ans: un effort et une volonté communs Le souhait pour nos 72 ans: un effort et une volonté communs Le 13 septembre 1945, au lendemain de la promulgation des "Décrets du Lieutenant du Royaume", un groupe de personnes courageuses et clairvoyantes, convaincues que le pouvoir d'autogouvernement attribué au Val d’Aoste par ces actes était trop faible, fonda l’Union Valdôtaine. Ces devanciers, qui tenaient à la défense du caractère ethnique et linguistique de notre communauté, s’unirent pour créer un Mouvement qui rassembla des autonomistes, de toutes tendances politiques, se rattachant à l'idéal du martyr de la Résistance valdôtaine Emile Chanoux. L’Union Valdôtaine fut gérée par Comité provisoire dont les membres étaient: Albert Deffeyes, Lino Binel, Paul-Alphonse Farinet, Ernest Page, Victor Rosset, Mgr Joconde Stévenin, Robert Berton, Amédée Berthod, Félix Ollietti, Séverin Caveri, Maria Ida Viglino, Flavien Arbaney et Aimé Berthet. Depuis ce 13 septembre 1945, tout au long de son d’histoire, l’Union Valdotaine a consacré sa vie au Val d’Aoste et à sa Communauté, par son engagement, par les sacrifices, les joies, les douleurs, les querelles, les divisions et les grands moments d’unité qu’elle a vécu. Pendant les 72 ans de vie du Mouvement des femmes, des hommes des personnes âgées et des jeunes se sont engagés pour l’Union, pour l’idéal qu’elle représentait, charmés pour l’amour envers le Pays d’Aoste que l’Union Valdôtaine a toujours affirmé et démontré. L’Union Valdôtaine a eu des poussées inoubliables de succès et de croissances, mais aussi des abandons et des déchirures douloureuses. Elle a vécu cela en traversant un long moment d’histoire, qui a vu la dissolution des partis politiques en Italie et de profondes transformations des agrégations historiques en Europe. Malgré ça, ce grand Mouvement populaire est encore vif et vivant, malgré les difficultés d’un cadre politique qui est soumis à des séismes qui contribuent à en augmenter la fragmentation. Les points de repère traditionnels sont mis en crise par des nouvelles formations politiques qui font de l’agressivité leur devise et qui cherchent à s’affirmer, un peu partout, selon des formules et des propositions qui produisent souvent des clameurs écrasantes, mais qui ne durent que l’espace de quelque jour. D’ailleurs la politique actuelle a pris davantage l’habitude de chatouiller les esprits de revanche plutôt qu’essayer d’offrir des propos raisonnables et réalisables. On ne sait pas jusqu’à quand, mais, certainement, cela ne peut pas continuer longtemps sans mettre en crise toute forme de gouvernabilité. Dans ces jours au Val d’Aoste est en acte une tentative de réunir les forces unionistes, autonomistes et fédéralistes. Après des années de querelles et de partages il s’agit d’un essai important. Des colloques ont été conduits. D’autres s’ensuivront. Reste, pour le moment le fait, qu’une volonté commune a, jusqu’à présent, permis de se parler, de se confronter en laissant de côté tout esprit de revanche. Face à la confusion et à l’éparpillement idéal et programmatique de la politique actuelle on ne peut que saluer favorablement cette tentative qui, en quelque sorte, rappelle, comme en a été le 13 septembre 1945, que pour les Valdôtains, le seul espoir de s’en sortir des moments des difficultés est celui de unir les forces. Sans aucune prétention de faire des comparaisons improposables on souhaite que, ce 13 septembre 1945 puisse marquer l’affirmation d’un effort et d’une volonté commune entre les forces politiques unionistes, autonomistes et fédéralistes pour le futur du Pays d’Aoste. Ennio Pastoret

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