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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 30 mar 2017 - 17:14

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La renaissance de l’idéal autonomiste

1974 > 1983

Le monopole que les DP exercent sur le gouvernement régional engendre des mécontentements au sein de la majorité, qui se manifestent en plein jour en automne 1974 : à la suite de la nomination des organes dirigeants de notre mouvement, le 6 octobre, le nouveau président du Mouvement Mario Andrione entame une action politique qui aboutit à renverser le gouvernement Dujany. Une coalition qui réunit les trois mouvements autonomistes, avec l’appui extérieur de la DC et du PSI, prend le pouvoir : Andrione est élu à la présidence du gouvernement régional.

Le 18 janvier 1975 Joseph-César Perrin succède à Andrione à la présidence de l’UV. Au mois de mars les trois composantes autonomistes signent un pacte fédératif et se présentent unies aux élections municipales du 15 juin. La « Fédération régionaliste » ainsi constituée remporte la victoire, seule ou en coalition, dans 28 Communes.

Le 28 mars 1976, lors d’une grande assemblée populaire réunie à Saint-Vincent, les représentants de l’Union Valdôtaine, du Rassemblement Valdôtain et de l’Union Valdôtaine Progressiste se prononcent pour la réunification du mouvement autonomiste. Les 20 et 21 juin les élections politiques ont un résultat ambigu : le sénateur élu est l’unioniste Pierre Fosson, exprimé par la coalition UV-RV-UVP-DC-PRI ; alors que le député communiste Ruggero Millet est exprimé par la coalition adversaire (PCI-PSI-PDUP). Le 12 décembre 1976 le Congrès de Saint-Vincent décide à l'unanimité la réunification de l'Union Valdôtaine, qui vient de renouveler ses organes et de confirmer son président Joseph-César Perrin.

Séverin Caveri meurt le 19 décembre 1977 : membre fondateur et premier président de l’UV, ancien président du Conseil de la Vallée et du gouvernement régional, il a été l’homme politique le plus marquant de la Vallée d’Aoste autonome.

La montée unioniste est irrésistible: les élections régionales de 1978 voient le succès de notre Mouvement qui, avec ses 9 conseillers, devient le parti de majorité relative. Mario Andrione est confirmé à la présidence d’un gouvernement qui comprend l’UV, la DC, le PSDI et la fraction dissidente de l’UVP qui n’a pas adhéré à la réunification.

L’Union Valdôtaine célèbre son premier Congrès national à Saint-Vincent du 23 au 25 mars 1979 : Joseph-César Perrin est confirmé à la présidence. Le 3 juin les élections politiques aboutissent au succès de la coalition autonomiste guidée par l’Union Valdôtaine et comprenant l’UVP, les DP et le PLI : le sénateur Pierre Fosson est confirmé et César Dujany devient député. La semaine suivante, les 10 et 11 juin, se déroulent les premières élections du Parlement européen au suffrage universel : l’Union Valdôtaine a réuni sous son symbole les mouvements autonomistes, régionalistes et fédéralistes de l’Italie tout entière et se présente dans toutes les circonscriptions électorales de la Péninsule. Le résultat ne donne pas droit à un élu, mais le pourcentage atteint en Vallée d’Aoste (37,5% des voix) représente un succès remarquable.

Le 13 mars 1980 le Conseil de la Vallée vote la construction de l’autoroute du Mont-Blanc, malgré l’opposition du PCI et de « Democrazia Proletaria » : cet ouvrage incontournable complètera l’équipement routier du « carrefour d’Europe ». Les élections municipales des 8 et 9 juin voient le succès des listes soutenues par l’UV dans 42 Communes ; à Aoste notre Mouvement obtient 6 sièges (2 de plus par rapport aux consultations précédentes). La joie pour le résultat est ternie par la mort subite, le premier jour des votations, du conseiller régional unioniste Bruno Salvadori, directeur du « Peuple Valdôtain ».

Le 26 novembre 1981 est promulguée la loi de répartition financière qui assure à la Vallée d’Aoste une quote-part de 9/10es des impôts perçus dans la région.

Le 12 mars 1982 le Parti Socialiste Italien décide d’adhérer à la majorité régionale. Au mois de juillet naît « Finaosta », société financière qui œuvre pour le compte de la Région.

Les 26 et 27 juin 1983 se déroulent ensemble les élections politiques et les régionales, dont les résultats attestent la popularité de l'UV : Pierre Fosson et César Dujany sont confirmés au Parlement et les conseillers régionaux unionistes restent au nombre de neuf. UV, DP, DC et PRI forment le troisième gouvernement guidé par Mario Andrione, qui démissionne cependant au mois de décembre, à la suite d’une enquête judiciaire concernant le Casino de Saint-Vincent.

2 X mille

le coin du président29 Mars 2017 - 12:18

L’acte final d’un projet conduit de manière maline L’acte final d’un projet conduit de manière maline Quelqu’un pourrait se demander, à juste titre, qu’en est de la politique et de son devoir de service. En regardant ce qui s’est passé au Conseil de la Vallée il est difficile de donner des réponses pouvant permettre aux gens de comprendre. Dans les derniers jours on a vécu une profonde crise, comme cela peut arriver en politique. Mais les crises demandent des réponses et lorsque celles–ci sont évitées et ignorées tout devient irrationnel et incompréhensible. Normalement les majorités voient le jour sur base d’accords de programmes et les volontés qui les soutiennent travaillent à la réalisation de points programmatiques. Par contre, dans ces jours, le seul objectif était celui de la « substitution », un désir qui, pour s’affirmer, a conduit à violer toutes les règles qui sont à la base de la démocratie participative de l’institution du Conseil de la Vallée. Le Président du Conseil s’est conduit en partisan en défense des choix et des volontés des groupes politiques de la constituante nouvelle majorité. Il l’a fait avec un comportement censurable dont on n’a pas mémoire et qui ne le placera certainement pas parmi les figures institutionnelles du Pays d’Aoste dignes de mémoire. Mais celui-ci n’a été que l’acte final d’un projet qui bouillonnait depuis pas mal de temps pour nous abattre et qui a été conduit de manière maline, en prenant comme prétexte le Président de la Région lorsque les vrais objectifs, soigneusement cachés, ont été et restent d’autres. Parmi ceux-ci nous devons inscrire en tout premier, le désir et l’obsession de vouloir combattre et affaiblir l’Union Valdôtaine. Nous avons eu parfois tendance à l’oublier, mais il suffit de revenir avec la mémoire au passé pour constater que celle-ci n’est que la réplique d’une copieuse série de tentatives du passé. L’autre volonté a été celle de la « substitution ». Elle a été conduite par ceux qui avaient déjà essayé, sans succès, de s’assoir sur les fauteuils du pouvoir. Cette fois le désir d’y parvenir était si fort qu’il les a portés à former une majorité éphémère, constituée par un groupement de personnes et d’idées qui ont pu trouver une synthèse, non pas sur des projets mais, uniquement, en se coalisant contre quelque chose. Mais, à présent, le moment est arrivé de faire quelque chose « pour » et non « contre », ce qui est assez plus difficile. On verra bien qu’est-ce-que en sera des proclames lancés dans ces derniers temps. Il y de quoi ne pas être rassurés lorsqu’on constate, dans cette majorité hybride, la présence inquiétante de certains personnages drôles, qui conseilleraient aux Valdôtains d’accrocher les ceintures de sécurité.

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