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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 26 mai 2017 - 10:05

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La renaissance de l’idéal autonomiste

1974 > 1983

Le monopole que les DP exercent sur le gouvernement régional engendre des mécontentements au sein de la majorité, qui se manifestent en plein jour en automne 1974 : à la suite de la nomination des organes dirigeants de notre mouvement, le 6 octobre, le nouveau président du Mouvement Mario Andrione entame une action politique qui aboutit à renverser le gouvernement Dujany. Une coalition qui réunit les trois mouvements autonomistes, avec l’appui extérieur de la DC et du PSI, prend le pouvoir : Andrione est élu à la présidence du gouvernement régional.

Le 18 janvier 1975 Joseph-César Perrin succède à Andrione à la présidence de l’UV. Au mois de mars les trois composantes autonomistes signent un pacte fédératif et se présentent unies aux élections municipales du 15 juin. La « Fédération régionaliste » ainsi constituée remporte la victoire, seule ou en coalition, dans 28 Communes.

Le 28 mars 1976, lors d’une grande assemblée populaire réunie à Saint-Vincent, les représentants de l’Union Valdôtaine, du Rassemblement Valdôtain et de l’Union Valdôtaine Progressiste se prononcent pour la réunification du mouvement autonomiste. Les 20 et 21 juin les élections politiques ont un résultat ambigu : le sénateur élu est l’unioniste Pierre Fosson, exprimé par la coalition UV-RV-UVP-DC-PRI ; alors que le député communiste Ruggero Millet est exprimé par la coalition adversaire (PCI-PSI-PDUP). Le 12 décembre 1976 le Congrès de Saint-Vincent décide à l'unanimité la réunification de l'Union Valdôtaine, qui vient de renouveler ses organes et de confirmer son président Joseph-César Perrin.

Séverin Caveri meurt le 19 décembre 1977 : membre fondateur et premier président de l’UV, ancien président du Conseil de la Vallée et du gouvernement régional, il a été l’homme politique le plus marquant de la Vallée d’Aoste autonome.

La montée unioniste est irrésistible: les élections régionales de 1978 voient le succès de notre Mouvement qui, avec ses 9 conseillers, devient le parti de majorité relative. Mario Andrione est confirmé à la présidence d’un gouvernement qui comprend l’UV, la DC, le PSDI et la fraction dissidente de l’UVP qui n’a pas adhéré à la réunification.

L’Union Valdôtaine célèbre son premier Congrès national à Saint-Vincent du 23 au 25 mars 1979 : Joseph-César Perrin est confirmé à la présidence. Le 3 juin les élections politiques aboutissent au succès de la coalition autonomiste guidée par l’Union Valdôtaine et comprenant l’UVP, les DP et le PLI : le sénateur Pierre Fosson est confirmé et César Dujany devient député. La semaine suivante, les 10 et 11 juin, se déroulent les premières élections du Parlement européen au suffrage universel : l’Union Valdôtaine a réuni sous son symbole les mouvements autonomistes, régionalistes et fédéralistes de l’Italie tout entière et se présente dans toutes les circonscriptions électorales de la Péninsule. Le résultat ne donne pas droit à un élu, mais le pourcentage atteint en Vallée d’Aoste (37,5% des voix) représente un succès remarquable.

Le 13 mars 1980 le Conseil de la Vallée vote la construction de l’autoroute du Mont-Blanc, malgré l’opposition du PCI et de « Democrazia Proletaria » : cet ouvrage incontournable complètera l’équipement routier du « carrefour d’Europe ». Les élections municipales des 8 et 9 juin voient le succès des listes soutenues par l’UV dans 42 Communes ; à Aoste notre Mouvement obtient 6 sièges (2 de plus par rapport aux consultations précédentes). La joie pour le résultat est ternie par la mort subite, le premier jour des votations, du conseiller régional unioniste Bruno Salvadori, directeur du « Peuple Valdôtain ».

Le 26 novembre 1981 est promulguée la loi de répartition financière qui assure à la Vallée d’Aoste une quote-part de 9/10es des impôts perçus dans la région.

Le 12 mars 1982 le Parti Socialiste Italien décide d’adhérer à la majorité régionale. Au mois de juillet naît « Finaosta », société financière qui œuvre pour le compte de la Région.

Les 26 et 27 juin 1983 se déroulent ensemble les élections politiques et les régionales, dont les résultats attestent la popularité de l'UV : Pierre Fosson et César Dujany sont confirmés au Parlement et les conseillers régionaux unionistes restent au nombre de neuf. UV, DP, DC et PRI forment le troisième gouvernement guidé par Mario Andrione, qui démissionne cependant au mois de décembre, à la suite d’une enquête judiciaire concernant le Casino de Saint-Vincent.

2 X mille

Vie de l'Union12 Mai 2017 - 12:29

A propos du recours au TAR… A propos du recours au TAR… Lors du Conseil fédéral réuni à Saint-Christophe hier soir, jeudi 12 mai, une des communications du président de l’Union Valdôtaine Ennio Pastoret a concerné le recours présenté au TAR, par notre groupe d’élus au Conseil de la Vallée, sur les actes administratifs de la séance de l’Assemblée du 10 mars dernier (et conséquents). A ce sujet, lors de la soirée se sont exprimés tant le chef de groupe UV au Conseil, Ego Perron (ayant remarqué une fois de plus que le "président du Conseil doit sauvegarder les droits de tous et il ne s’est pas porté ainsi, à cette occasion”), que le conseiller Augusto Rollandin (qui a défini "naturel le recours, vu que la même situation, dans deux jours a porté à deux conduites différentes” de la Présidence du Conseil). De suite vous trouvez la communication du président Pastoret. Le 20 mars 2017 l’UV avait porté plainte contre la décision de Président du Conseil de considérer valide la séance du Conseil du 10 mars 2017 en l’absence du nombre légal des Conseiller présents. Le sens du recours était celui de défendre le bien fondé de nos convictions puisque nous restons convaincu qu’il ne faut jamais renoncer à faire valoir ses droits. Mais, surtout, à la base du recours il y avait l’obligation d’exiger le respect des règles qui sont à la base de la vie, de l’histoire et de la démocratie de la VDA. La loi Severino, à laquelle a fait référence la Présidence du Conseil affirme « nel periodo di sospensione i soggetti sospesi, fatte salve le diverse specifiche regionali, non sono computati al fine della verifica del numero legale, né per la determinazione di qualsivoglia quorum o maggioranza qualificata.” Nous avons soutenu et nous soutenons, qu’en ce qui nous concernes, ces dispositions ne s’appliquent pas puisque l’art. 21 du Statut Spécial dit : "Le deliberazioni del Consiglio Valle non sono valide se non è presente la maggioranza dei suoi componenti e se non sono adottate a maggioranza dei presenti…..” La question est claire. Le Statut de la Vallée d’Aoste est une loi constitutionnelle et donc de rang supérieur au DLGS Severino qui ne peut pas modifier ou dépasser les lois constitutionnelles. Celle –ci, au de la des sentiments personnels ou d’opportunité, que quelqu’un cite inopportunément, est la véritable raison qui nous a obligé à faire recours. Pour l’UV il s’agissait de défendre un principe qui est irrévocable si on se veut autonomistes et si on prétend défendre le principe sur lequel se fonde notre Statut d’Autonomie. Oublier cela signifiera perdre notre mémoire et oublier toutes les luttes menées jusqu’à présent par ceux qui ont défendu dans le temps ce principes contre les tentatives centralisatrices. En considérant valide la séance du 10 mars la Présidence du Conseil a accompli un acte qui va au de la d’un simple abus. Il a soumis une disposition statutaire à une loi ordinaire violant un principe que notre Région a toujours défendu avec acharnement. Le Président Rosset, avant d’établir, dans les faits, que la loi Severino devait s’appliquer indépendamment des dispositions statutaires il aurait du se poser la question suivante : est-ce-que une loi ordinaire peut intervenir et dépasser une disposition constitutionnelle comme le Statut ? La réponse, simple et univoque, ne pouvait qu’être NON. Voilà donc qu’au de la de toutes les considérations sur les raisons et les torts, sur les opportunités ou les non opportunités l’UV a été obligée à porter recours. Elle ne l’a pas fait tout simplement pour empêcher à une autre majorité de s’installer, mais parce qu’elle avait le devoir de défendre un principe qui est à la base de son existence de Mouvement Autonomiste qui veut défendre l’Autonomie de notre Région. Or les aspects juridiques feront l’objet d’une évaluation et d’un jugement dans le mérite le 12 septembre. Cependant on ne peut pas passer sous silence le fait qu’il y a qui vient de se réjouir pour ce renvoi et par certaines affirmations du TAR. Il faut faire attention parce que celle que l’on considère une victoire porte en elle un venin mortel pour notre système d’autogouvernement. Il est intéressant d’observer comme à l’occasion du référendum du 4 décembre une large partie de soi-disant autonomiste avait invité à voter NON en portant comme prétexte la close de SUPREMATIE qui aurait porté à des chevauchement de nos compétences statutaires. Et voilà que ce danger si tant évoqué alors est devenu réel. La reforme a été boulée et elle n’a pas introduit la close de suprématie, mais les effets de la décision prise par la Présidence du Conseil, ont été exactement les mêmes, lorsque on a établi que la loi Severino avait SUPREMATIE sur les dispositions du Statut. Maintenant nous attendrons avec confiance l’avis du TAR. Mais en tout cas, pour nous, celle-ci est une question dont la gravité institutionnelle et juridique nous obligera à défendre et à porter jusqu’au but nos raisons. N’importe quels seront les temps et les énergies que nous y devrons mettre. Nous ne le ferons certainement pas avec un esprit de revanche, ni pour délégitimer quelqu’un, mais pour l’obligation que nous avons, depuis toujours, de défendre notre Pays et ses institutions, même, comme dans ce cas, ce sont elles mêmes qui s’infligent des blessures graves.

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