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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 26 mai 2017 - 10:05

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Trois succès historiques

2000 > 2005

Le 8 avril 2000 se déroule à Pont-Saint-Martin le Congrès annuel, sur le thème : « Fédéralisme régional, autonomie communale ». Aux élections municipales du 7 mai les listes soutenues par l’UV gagnent dans 55 Communes, y compris celle d’Aoste, où l’UV marque un résultat historique, avec la victoire de la coalition guidée par le candidat Guy Grimod : pour la première fois après 30 ans le syndic d’Aoste est à nouveau un unioniste ; les conseillers unionistes restent 9. Le 3 juillet, grâce au mécanisme d’apparentement avec la liste « I Democratici », l’Union Valdôtaine atteint un autre objectif historique : l’entrée au Parlement européen du candidat ayant obtenu le plus grand nombre de voix de préférence dans la liste « Federalismo », Lucien Caveri.

Le 10 février 2001 Saint-Vincent accueille le Congrès national annuel, sur le thème : « L’identité valdôtaine : un peuple intramontain pour l’Europe fédéraliste ». Les élections politiques du 13 mai voient la victoire de la coalition soutenue par l’Union Valdôtaine, « Stella Alpina », les « Démocrates » et les « Réformistes » : Auguste Rollandin est élu au Sénat et Ivo Collé à la Chambre des Députés. Pour cause d’incompatibilité, le sénateur Rollandin démissionne de la présidence de l’UV, qui est provisoirement géré par les vice-présidents Joseph Rivolin et Patrizia Guichardaz, jusqu’au Congrès extraordinaire convoqué à Pont-Saint-Martin le 30 septembre, qui aboutit à l’élection du nouveau président Aurelio Marguerettaz. Lors du référendum du 7 octobre les électeurs valdôtains suivent l’indication politique de l’UV en repoussant, seuls en Italie, la réforme faussement fédéraliste du titre V de la Constitution italienne, déjà contestée par le Conseil de la Vallée et par les parlementaires valdôtains.

2002 est l’Année internationale des Montagnes, proclamée par l’ONU : l’UV participe au débat sur la défense et la promotion du milieu montagnard en consacrant son Congrès national annuel, qui se déroule à Saint-Vincent le 20 avril, au thème « La Vallée d’Aoste et l’Union Européenne : les chances des peuples de montagne face aux concurrences ». Deux graves deuils frappent notre Mouvement : la mort de Marie-Céleste Perruchon, veuve d’Emile Chanoux, ancienne vice-présidente du Conseil régional, le 15 mai ; et celle d’Emile Proment, ancien directeur du « Peuple Valdôtain », le 8 juillet. Le 12 décembre le président de la Région Dino Viérin démissionne à cause d’une enquête judiciaire concernant les activités du bureau de presse de la présidence ; le 18 décembre un nouveau gouvernement se forme, présidé par Robert Louvin.

Lors des élections régionales du 8 juin 2003 l’Union Valdôtaine atteint un objectif historique, en obtenant l’élection de 18 conseillers, ce qui lui donne la majorité absolue au sein du Conseil de la Vallée : Charles Perrin est élu président d’un exécutif régional formé par l’UV et les DS. Suite à la nomination d’Aurelio Marguerettaz à la charge d’assesseur régional, le Mouvement est provisoirement géré par les deux vice-présidents Joseph Rivolin et Giorgio Gianotti, jusqu’au VIe Congrès national convoqué à Saint-Vincent le 29 novembre, à l’issue duquel Manuela Zublena est élue à la présidence du Mouvement.

Le Congrès national annuel se déroule à Nus le 9 mai 2004, sur le thème : « Le particularisme valdôtain dans la nouvelle Europe : les propositions de l’Union Valdôtaine ». Lors des élections du Parlement européen, les 12 et 13 juin, la liste « Fédéralisme en Europe » patronnée par l’Union Valdôtaine remporte en Vallée d’Aoste la première position, avec 37,56% des suffrages.

Aux élections municipales du 8 mai 2005 les listes soutenues par l’UV s’affirment dans 48 Communes, y compris celle d’Aoste, où l’UV prouve sa force électorale, qui assure la confirmation du syndic sortant Guy Grimod et l’élection de 9 conseillers ; et ce malgré la défection d’un certain nombre d’unionistes de la ville, qui abandonnent le Mouvement et présentent une liste concurrente sous la dénomination « Aosta Viva ». Une vérification de la situation politique amène à la démission de Charles Perrin de la charge de Président de la Région le 22 juin ; le 4 juillet le Conseil de la Vallée élit un nouvel exécutif guidé par Lucien Caveri. Le 13 septembre les célébrations du 60e anniversaire de la fondation de l’Union Valdôtaine débutent par une grande manifestation qui se déroule au château d’Ussel, lieu symbolique consacré par les réunions clandestines de la « Jeune Vallée d’Aoste » pendant le Fascisme, se poursuivent par le Congrès annuel, qui se tient à Aoste le 29 octobre sur le thème « 60 ans d’Union » et s’achèvent, toujours à Aoste, le 26 novembre par la « Fête du Lion ».

2 X mille

Vie de l'Union12 Mai 2017 - 12:29

A propos du recours au TAR… A propos du recours au TAR… Lors du Conseil fédéral réuni à Saint-Christophe hier soir, jeudi 12 mai, une des communications du président de l’Union Valdôtaine Ennio Pastoret a concerné le recours présenté au TAR, par notre groupe d’élus au Conseil de la Vallée, sur les actes administratifs de la séance de l’Assemblée du 10 mars dernier (et conséquents). A ce sujet, lors de la soirée se sont exprimés tant le chef de groupe UV au Conseil, Ego Perron (ayant remarqué une fois de plus que le "président du Conseil doit sauvegarder les droits de tous et il ne s’est pas porté ainsi, à cette occasion”), que le conseiller Augusto Rollandin (qui a défini "naturel le recours, vu que la même situation, dans deux jours a porté à deux conduites différentes” de la Présidence du Conseil). De suite vous trouvez la communication du président Pastoret. Le 20 mars 2017 l’UV avait porté plainte contre la décision de Président du Conseil de considérer valide la séance du Conseil du 10 mars 2017 en l’absence du nombre légal des Conseiller présents. Le sens du recours était celui de défendre le bien fondé de nos convictions puisque nous restons convaincu qu’il ne faut jamais renoncer à faire valoir ses droits. Mais, surtout, à la base du recours il y avait l’obligation d’exiger le respect des règles qui sont à la base de la vie, de l’histoire et de la démocratie de la VDA. La loi Severino, à laquelle a fait référence la Présidence du Conseil affirme « nel periodo di sospensione i soggetti sospesi, fatte salve le diverse specifiche regionali, non sono computati al fine della verifica del numero legale, né per la determinazione di qualsivoglia quorum o maggioranza qualificata.” Nous avons soutenu et nous soutenons, qu’en ce qui nous concernes, ces dispositions ne s’appliquent pas puisque l’art. 21 du Statut Spécial dit : "Le deliberazioni del Consiglio Valle non sono valide se non è presente la maggioranza dei suoi componenti e se non sono adottate a maggioranza dei presenti…..” La question est claire. Le Statut de la Vallée d’Aoste est une loi constitutionnelle et donc de rang supérieur au DLGS Severino qui ne peut pas modifier ou dépasser les lois constitutionnelles. Celle –ci, au de la des sentiments personnels ou d’opportunité, que quelqu’un cite inopportunément, est la véritable raison qui nous a obligé à faire recours. Pour l’UV il s’agissait de défendre un principe qui est irrévocable si on se veut autonomistes et si on prétend défendre le principe sur lequel se fonde notre Statut d’Autonomie. Oublier cela signifiera perdre notre mémoire et oublier toutes les luttes menées jusqu’à présent par ceux qui ont défendu dans le temps ce principes contre les tentatives centralisatrices. En considérant valide la séance du 10 mars la Présidence du Conseil a accompli un acte qui va au de la d’un simple abus. Il a soumis une disposition statutaire à une loi ordinaire violant un principe que notre Région a toujours défendu avec acharnement. Le Président Rosset, avant d’établir, dans les faits, que la loi Severino devait s’appliquer indépendamment des dispositions statutaires il aurait du se poser la question suivante : est-ce-que une loi ordinaire peut intervenir et dépasser une disposition constitutionnelle comme le Statut ? La réponse, simple et univoque, ne pouvait qu’être NON. Voilà donc qu’au de la de toutes les considérations sur les raisons et les torts, sur les opportunités ou les non opportunités l’UV a été obligée à porter recours. Elle ne l’a pas fait tout simplement pour empêcher à une autre majorité de s’installer, mais parce qu’elle avait le devoir de défendre un principe qui est à la base de son existence de Mouvement Autonomiste qui veut défendre l’Autonomie de notre Région. Or les aspects juridiques feront l’objet d’une évaluation et d’un jugement dans le mérite le 12 septembre. Cependant on ne peut pas passer sous silence le fait qu’il y a qui vient de se réjouir pour ce renvoi et par certaines affirmations du TAR. Il faut faire attention parce que celle que l’on considère une victoire porte en elle un venin mortel pour notre système d’autogouvernement. Il est intéressant d’observer comme à l’occasion du référendum du 4 décembre une large partie de soi-disant autonomiste avait invité à voter NON en portant comme prétexte la close de SUPREMATIE qui aurait porté à des chevauchement de nos compétences statutaires. Et voilà que ce danger si tant évoqué alors est devenu réel. La reforme a été boulée et elle n’a pas introduit la close de suprématie, mais les effets de la décision prise par la Présidence du Conseil, ont été exactement les mêmes, lorsque on a établi que la loi Severino avait SUPREMATIE sur les dispositions du Statut. Maintenant nous attendrons avec confiance l’avis du TAR. Mais en tout cas, pour nous, celle-ci est une question dont la gravité institutionnelle et juridique nous obligera à défendre et à porter jusqu’au but nos raisons. N’importe quels seront les temps et les énergies que nous y devrons mettre. Nous ne le ferons certainement pas avec un esprit de revanche, ni pour délégitimer quelqu’un, mais pour l’obligation que nous avons, depuis toujours, de défendre notre Pays et ses institutions, même, comme dans ce cas, ce sont elles mêmes qui s’infligent des blessures graves.

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