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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 11 déc 2019 - 11:56

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Le dépassement des difficultés

2006 > aujourd'hui

La crise née au sein du Conseil de la Vallée se répercute sur les élections politiques des 9 et 10 avril 2006. Les élus sont deux candidats qu’opposent à la coalition autonomiste guidée par l’Union Valdôtaine un regroupement composé par les partis de gauche et par les deux mouvements « Aosta Viva » (devenu entre temps « Vallée d’Aoste Vive ») et « Renouveau Valdôtain », formés d’anciens unionistes sortis du Mouvement. Suite aux résultats électoraux, un Congrès extraordinaire est convoqué à Saint-Vincent pour les 16, 17 et 18 juin, au cours duquel Guido Cesal est élu à la présidence.

Deux rendez-vous électoraux mineurs caractérisent l’année 2007 : le renouveau des municipalités d’Arnad, Issime et Valsavarenche, qui voit l’élection de trois syndics unionistes ; et le référendum promu par l’opposition contre les choix du gouvernement régional et du Conseil de la Vallée, qui échoue misérablement : un quart seulement des électeurs se rendent aux urnes.

Deux autres consultations électorales, beaucoup plus importantes, ont lieu en 2008. La crise du gouvernement italien de centre-gauche aboutit aux élections politiques des 13 et 14 avril, qui marquent une inversion de tendance, par rapport à celles de 2006 : la coalition autonomiste guidée par l’Union Valdôtaine obtient l’élection de l’un de ses deux candidats, le sénateur Antonio Fosson. Les élections régionales, le 25 mai, voient la confirmation de la confiance et du consensus populaire vis-à-vis de l’Union Valdôtaine, par l’élection de 17 conseillers (les sortants étaient au nombre de 16, à cause du passage de deux conseillers élus dans la liste de l’UV à d’autres groupes politiques). Suite à la démission du président Cesal au lendemain de la votation, le Mouvement est géré par les deux vice-présidents Hugues Voyat et Claudio Brédy. Le VIIe Congrès national, convoqué à Saint-Vincent les 22 et 23 novembre, se clôt sur l’élection d’Ego Perron à la charge de président.

Le débat politique, en Italie, se concentre sur les réformes institutionnelles et notamment sur les projets de révision de la Constitution, que le gouvernement de centre-droit déclare vouloir réaliser. Lors des élections européennes, les 6 et 7 juin 2009, la coalition autonomiste promue par l’Union Valdôtaine, apparentée au « Popolo delle Libertà », obtient, en Vallée d’Aoste, 37,1% des suffrages et se place en première position. Le 28 novembre se tient à Saint-Vincent le Congrès annuel prévu par les statuts du Mouvement, sur le thème : « Moins de bureaucratie, plus d’autonomie ».

Les élections municipales du 23 mai 2010 marquent la victoire des listes et des coalitions appuyées par l’UV dans 52 Communes sur 68, y compris Aoste, où le Mouvement est allié aux forces autonomistes de la majorité régionale et au centre-droit. Le Congrès annuel, qui se déroule à Saint-Vincent le 11 décembre, est axé sur un sujet de grande actualité : « La crise du travail : un défi pour l’avenir du peuple valdôtain ».

Le 14 mars 2011, suite à une série de rencontres des comités de direction de toutes les sections avec le président du Gouvernement pour approfondir les problématiques politiques et administratives, le Conseil fédéral délibère d’accepter l’offre du Partito delle Libertà d’appuyer le Gouvernement régional. Lors des élections municipales d’Ayas, le 15 mai, la liste unioniste obtient 46,55% des voix contre celle du syndic sortant, qui est réélu. Le Conseil fédéral prend position sur trois des quatre référendums des 12 et 13 juin, en suggérant de voter « oui » au sujet des lois nationales sur le régime des eaux et sur le nucléaire : le succès des référendums, pour la première fois après 16 ans, est un symptôme de la crise de confiance qui est en train de se diffuser dans l’opinion publique italienne vis-à-vis de la politique. Les mesures financières que le Gouvernement italien prend pendant l’été et l’automne (la « loi de stabilité » notamment) pour pailler à la crise économique entament les ressources réservées aux régions autonomes, qui sont l’objet d’attaques médiatiques quant aux prétendus « privilèges » dont elles jouissent en vertu de leurs statuts : le Gouvernement valdôtain s’oppose à certaines des mesures adoptées, entachés d’illégalité constitutionnelle. Le Congrès annuel se déroule à Pont-Saint-Martin le 3 décembre sur le thème : « La Vallée d’Aoste face à la crise : le rôle de l’Union Valdôtaine ».

Le 14 avril 2012, à Trente, l’UV signe un accord politique avec Südtiroler Volkspartei, Slovenska Skupnost, Union Autonomista Ladina et Partito Autonomista Trentino Tirolese pour relacer la collaboration entre mouvements autonomistes contre le centralisme du Gouvernemet italien, de plus en plus manifeste, en matière financière notamment. Les élections municipales à Arnad, Issime et Valsavarenche portent à l’élection de syndics unionistes dans les deux premières Communes. Les poussées démagogiques de l’« anti-politique » se manifeste en Vallée d’Aoste aussi, où le projet de pyrogazéification des déchets porté de l’avant depuis 2005 par le Conseil et le Gouvernement régionaux est boulé lors d’un référendum régional le 18 novembre. Suite à ce résultat, les tensions présentes depuis longtemps au sein du groupe unioniste du Conseil de la Vallée éclatent et trois conseillers abandonnent le Mouvement au lendemain du Congrès annuel, qui se déroule le 15 décembre à Pont-Saint-Martin, sur le thème : « Quelles autonomies dans quel État ? ». L’année se clôt par l’annonce, de la part de trois élus au Conseil de la Vallée dans la liste de l’Union Valdôtaine, de la fondation d’un nouveau mouvement, dénommé « Union Valdôtaine Progressiste », dont le but est de provoquer une scission au sein de l’U.V. 

Début 2013, la crise politique italienne débouche sur les élections parlementaires anticipées, fixées aux 24 et 25 février. L’alliance UV – Stella Alpina – Fédération Autonomiste gagne la confrontation électorale tous azimuts : Albert Lanièce (UV) est élu au Sénat et Rudi Marguerettaz (S A) à la Chambre des Députés. Au lendemain de la victoire, jour anniversaire de la promulgation du Statut d’autonomie, le Conseil fédéral décide d’introduire une nouvelle modalité de choix des candidats au Conseil de la Vallée, dont l’élection est fixée au 26 mai : tous les Unionistes sont appelés à participer à des « élections primaires ». La liste ainsi formée aboutit à l’élection de 13 conseillers régionaux, qui élisent, suite à la confirmation de la majorité sortante, le nouveau gouvernement présidé par Augusto Rollandin, appelé à gérer l’important dossier de la réforme des collectivités locales et à affronter les conséquences des coupes sombres dans le budget régional, imposées par le gouvernement « technique » italien. Le Congrès National, convoqué à Pont-Saint-Martin le 9 novembre en séance ordinaire, élit par acclamation Ennio Pastoret à la présidence de l’Union Valdôtaine.

2 X mille

Vie de l'Union2 Décembre 2019 - 11:42

Motion Finale Motion Finale Le Congrès de l’Union Valdôtaine, réuni à Gressan Samedi 30 Novembre 2019, Ayant pris acte de la difficulté de poursuivre un parcours fédératif avec les autres forces autonomistes régionales ; En constatant que le parcours des autonomistes Valdôtains, même si pas univoque, doit être tout de même convergeant dans les objectifs. Ayant constaté la nécessité absolue de redonner des points de repère crédibles pour l’électorat autonomiste, qui représente toujours la grande majorité des valdôtains, qui en dépit de références fortes sera ensorcelé par la dérive populiste. Ayant constaté la nécessité de renouveler et renforcer l’esprit unioniste et relancer une activité vivace et un esprit proactif, afin de remettre les Unionistes et les Valdôtains au centre de l’activité politique, en particulier en visant à une participation active des inscrits et des sympathisants sur les thèmes généraux de la politique et de la vie des Valdôtains, tel que santé, système de protection sociale, agriculture, commerce, tourisme, environnement, instruction, travail, etc. Rappelant que pour l’Union Valdôtaine les Communes restent le pilier central du fédéralisme global invoqué par le premier article de nos Statuts. ------------------------------- Engage le Président, le Comité Fédéral, le Conseil Fédéral, toutes les sections et les élus à tout niveau à un effort extraordinaire pour le 2020, pour relancer l’Union Valdôtaine dans le futur, et pour un réel renouvellement des méthodes et des contenus de l’activité politique. L’Union Valdôtaine, reste le Mouvement faisant référence dans le monde autonomiste Valdôtain, et reste au centre de tout l’échiquier politique de notre région, mais un nouvel élan s’avère nécessaire. Engage le Comité Fédéral à nommer une commission, dans le plus bref délai, pour élaborer une mise à jour de nos Statuts, évidemment sans ébranler de nulle façon les articles identitaires et fondants de notre Mouvement, mais dans le but d’arriver d’ici le printemps prochain à un Congrès pour approuver les modifications proposées par la commission, qui puissent permettre un processus de partage et de discussion avec la base unioniste, sur le sillon de notre histoire de travail avec les sections, mais surtout autour de thèmes spécifiques, objet d’intérêt de la population Valdôtaine et, par conséquence naturelle, de la politique. Une nouvelle forme de participation active s’impose pour rapprocher les Valdôtains de la politique et de l’Union Valdôtaine. Engage tous les adhérents et les sympathisants à travailler avec conviction, jour après jour, pour expliquer le renouvelé esprit identitaire de l’Union Valdôtaine, afin de reconquérir la confiance de tous ceux qui se sont éloignés de notre famille, mais qui en partagent toujours les idéaux et les objectifs. Engage les élus et les organes du Mouvement à remettre les pendules à l’heure. Dans la politique régionale le Mouvement doit reprendre la centralité de la gestion politique, de concert avec le groupe des élus, mais en accordant toujours la priorité absolue à l’épanouissement du parcours de valorisation de l’identité de l’Union Valdôtaine en dépit de médiations forcées. Engage les organes du Mouvement à un parcours rigoureux dans la construction des listes des candidats à tout niveau, l’histoire politique et personnelle des candidats doit être le seul aspect à analyser, en dépit de la capacité présumée de « porter des voix ». Engage toutes les sections, en vue des élections municipales de 2020, à évaluer avec attention les alliances à aborder, sans vouloir donner des indications forcées, le Congrès demande de retenir préférables des accords qui concernent des mouvements autonomistes et à éviter des accords avec les forces nationalistes ou populistes. Engage le Comité fédéral à présenter aux sections et au Conseil Fédéral une ébauche de code éthique à discuter, pour donner des règles pour les nouvelles cotisations et les candidatures. Engage le Président et le Comité Fédéral à défendre, dans toutes les instances appropriées, le nom et l’histoire de l’Union Valdôtaine, de tous ceux qui maladroitement utiliseront de façon inopportunes le nom de notre Mouvement, afin que personne ne puisse entraver le parcours de reconstruction de l’image de l’Union Valdôtaine.

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