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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 23 mar 2017 - 16:53

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Le dépassement des difficultés

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La crise née au sein du Conseil de la Vallée se répercute sur les élections politiques des 9 et 10 avril 2006. Les élus sont deux candidats qu’opposent à la coalition autonomiste guidée par l’Union Valdôtaine un regroupement composé par les partis de gauche et par les deux mouvements « Aosta Viva » (devenu entre temps « Vallée d’Aoste Vive ») et « Renouveau Valdôtain », formés d’anciens unionistes sortis du Mouvement. Suite aux résultats électoraux, un Congrès extraordinaire est convoqué à Saint-Vincent pour les 16, 17 et 18 juin, au cours duquel Guido Cesal est élu à la présidence.

Deux rendez-vous électoraux mineurs caractérisent l’année 2007 : le renouveau des municipalités d’Arnad, Issime et Valsavarenche, qui voit l’élection de trois syndics unionistes ; et le référendum promu par l’opposition contre les choix du gouvernement régional et du Conseil de la Vallée, qui échoue misérablement : un quart seulement des électeurs se rendent aux urnes.

Deux autres consultations électorales, beaucoup plus importantes, ont lieu en 2008. La crise du gouvernement italien de centre-gauche aboutit aux élections politiques des 13 et 14 avril, qui marquent une inversion de tendance, par rapport à celles de 2006 : la coalition autonomiste guidée par l’Union Valdôtaine obtient l’élection de l’un de ses deux candidats, le sénateur Antonio Fosson. Les élections régionales, le 25 mai, voient la confirmation de la confiance et du consensus populaire vis-à-vis de l’Union Valdôtaine, par l’élection de 17 conseillers (les sortants étaient au nombre de 16, à cause du passage de deux conseillers élus dans la liste de l’UV à d’autres groupes politiques). Suite à la démission du président Cesal au lendemain de la votation, le Mouvement est géré par les deux vice-présidents Hugues Voyat et Claudio Brédy. Le VIIe Congrès national, convoqué à Saint-Vincent les 22 et 23 novembre, se clôt sur l’élection d’Ego Perron à la charge de président.

Le débat politique, en Italie, se concentre sur les réformes institutionnelles et notamment sur les projets de révision de la Constitution, que le gouvernement de centre-droit déclare vouloir réaliser. Lors des élections européennes, les 6 et 7 juin 2009, la coalition autonomiste promue par l’Union Valdôtaine, apparentée au « Popolo delle Libertà », obtient, en Vallée d’Aoste, 37,1% des suffrages et se place en première position. Le 28 novembre se tient à Saint-Vincent le Congrès annuel prévu par les statuts du Mouvement, sur le thème : « Moins de bureaucratie, plus d’autonomie ».

Les élections municipales du 23 mai 2010 marquent la victoire des listes et des coalitions appuyées par l’UV dans 52 Communes sur 68, y compris Aoste, où le Mouvement est allié aux forces autonomistes de la majorité régionale et au centre-droit. Le Congrès annuel, qui se déroule à Saint-Vincent le 11 décembre, est axé sur un sujet de grande actualité : « La crise du travail : un défi pour l’avenir du peuple valdôtain ».

Le 14 mars 2011, suite à une série de rencontres des comités de direction de toutes les sections avec le président du Gouvernement pour approfondir les problématiques politiques et administratives, le Conseil fédéral délibère d’accepter l’offre du Partito delle Libertà d’appuyer le Gouvernement régional. Lors des élections municipales d’Ayas, le 15 mai, la liste unioniste obtient 46,55% des voix contre celle du syndic sortant, qui est réélu. Le Conseil fédéral prend position sur trois des quatre référendums des 12 et 13 juin, en suggérant de voter « oui » au sujet des lois nationales sur le régime des eaux et sur le nucléaire : le succès des référendums, pour la première fois après 16 ans, est un symptôme de la crise de confiance qui est en train de se diffuser dans l’opinion publique italienne vis-à-vis de la politique. Les mesures financières que le Gouvernement italien prend pendant l’été et l’automne (la « loi de stabilité » notamment) pour pailler à la crise économique entament les ressources réservées aux régions autonomes, qui sont l’objet d’attaques médiatiques quant aux prétendus « privilèges » dont elles jouissent en vertu de leurs statuts : le Gouvernement valdôtain s’oppose à certaines des mesures adoptées, entachés d’illégalité constitutionnelle. Le Congrès annuel se déroule à Pont-Saint-Martin le 3 décembre sur le thème : « La Vallée d’Aoste face à la crise : le rôle de l’Union Valdôtaine ».

Le 14 avril 2012, à Trente, l’UV signe un accord politique avec Südtiroler Volkspartei, Slovenska Skupnost, Union Autonomista Ladina et Partito Autonomista Trentino Tirolese pour relacer la collaboration entre mouvements autonomistes contre le centralisme du Gouvernemet italien, de plus en plus manifeste, en matière financière notamment. Les élections municipales à Arnad, Issime et Valsavarenche portent à l’élection de syndics unionistes dans les deux premières Communes. Les poussées démagogiques de l’« anti-politique » se manifeste en Vallée d’Aoste aussi, où le projet de pyrogazéification des déchets porté de l’avant depuis 2005 par le Conseil et le Gouvernement régionaux est boulé lors d’un référendum régional le 18 novembre. Suite à ce résultat, les tensions présentes depuis longtemps au sein du groupe unioniste du Conseil de la Vallée éclatent et trois conseillers abandonnent le Mouvement au lendemain du Congrès annuel, qui se déroule le 15 décembre à Pont-Saint-Martin, sur le thème : « Quelles autonomies dans quel État ? ». L’année se clôt par l’annonce, de la part de trois élus au Conseil de la Vallée dans la liste de l’Union Valdôtaine, de la fondation d’un nouveau mouvement, dénommé « Union Valdôtaine Progressiste », dont le but est de provoquer une scission au sein de l’U.V. 

Début 2013, la crise politique italienne débouche sur les élections parlementaires anticipées, fixées aux 24 et 25 février. L’alliance UV – Stella Alpina – Fédération Autonomiste gagne la confrontation électorale tous azimuts : Albert Lanièce (UV) est élu au Sénat et Rudi Marguerettaz (S A) à la Chambre des Députés. Au lendemain de la victoire, jour anniversaire de la promulgation du Statut d’autonomie, le Conseil fédéral décide d’introduire une nouvelle modalité de choix des candidats au Conseil de la Vallée, dont l’élection est fixée au 26 mai : tous les Unionistes sont appelés à participer à des « élections primaires ». La liste ainsi formée aboutit à l’élection de 13 conseillers régionaux, qui élisent, suite à la confirmation de la majorité sortante, le nouveau gouvernement présidé par Augusto Rollandin, appelé à gérer l’important dossier de la réforme des collectivités locales et à affronter les conséquences des coupes sombres dans le budget régional, imposées par le gouvernement « technique » italien. Le Congrès National, convoqué à Pont-Saint-Martin le 9 novembre en séance ordinaire, élit par acclamation Ennio Pastoret à la présidence de l’Union Valdôtaine.

2 X mille

le coin du président22 Mars 2017 - 17:17

Les raisons et les prétextes Les raisons et les prétextes Mardi 21 mars le Conseil de la Vallée s’est réuni pour mettre en place les dernières formalités après le changement de majorité qui a eu lieu dans les jours précédents. L’opinion publique a été considérablement frappée par ces faits et aujourd’hui, beaucoup de personnes essayent de connaître et de comprendre le pourquoi de ce séisme politique. Les vraies raisons qui sont à la base de ce choix nous les connaîtrons avec le temps, même si ce n’est pas impossible de les préconiser. Une large partie de l’opinion publique a déjà bien compris que la cause principale de ce changement a été la crainte d’une d’asphyxie de consensus qui intéressait désormais un certain nombre de personnages et quelque force politique. Lorsqu’on est particulièrement affaiblis par l’obsession et par la peur de ne plus être réélus on se rend plus facilement aux voix charmantes et charmeuse des sirènes. Elles rassurent et font entrevoir des aventures et des futurs pleins de promesses à dispenser et de consensus à vendanger. Nous verrons dans les mois à venir les aptitudes et les comportements qui seront tenus par les seigneurs des votes, qui ont promus cette aventure politique de fin de législature. Mais, entre temps, on ne peut pas passer sous silence le fait que quelqu’un essaie de légitimer sa trahison en utilisant des arguments franchement spécieux. Je me limiterai à en citer deux. Le premier est souvent utilisé et répété à chaque moment par Marquis, le nouveau président du Gouvernement. Il se borne à raconter que le budget de prévision 2017 aurait été largement modifié et par conséquent amélioré, par l’action conjointe d’un certain nombre de Conseillers. Celui – ci aurait été le signal que le Gouvernement sortant n’interprétait plus les justes attentes des forces politiques. Certes, le budget, préparé et approuvé par le Gouvernement Rollandin, au Conseil de la Vallée, a été modifié. Cela a été fait avec des embuscades continuelles, qui visaient, comme on l’avait déjà préconisé, à soulager des appétits pas trop nobles, plutôt que de satisfaire des nécessités objectives. L’autre argument s’appuie sur le fait qu’il fallait, à tout prix, trouver un bouc émissaire, pour justifier une opération qui a mis ensemble la somme des désespoirs de personnages en quête d’auteur à la recherche d’un dernier espoir de survie politique. La responsabilité de faire cela l’a assumé Martin avec une interview où il affirme que toute cette affaire aurait eu origine de la nécessité de censurer Rollandin. Martin a affirmé ça en essayant de charger sur lui la responsabilité en détournant ainsi l’attention de la trahison de Stella Alpina. D’ailleurs il est plutôt habitué à tisser la toile du complot et à masquer la vérité derrière les prétextes. En réalité Martin savait bien que l’Union Valdôtaine n’aurait jamais accepté la requête de censurer le Président du Gouvernement qu’elle avait indiqué en tant que force de majorité relative. Elle ne l’acceptait pas pour Rollandin et elle ne l’aurait pas accepté pour aucun autre de ses représentants parce qu’elle est une organisation sérieuse qui ne soumet pas ses élus aux chantages. Mais, certes, on comprend bien que Martin devait justifier politiquement ce passage, qui portait sa force politique à trahir les accords et les électeurs qui avaient voté la coalition dans la quelle nous étions alliés. Et on comprend aussi très bien qu’il ne pouvait certainement pas rendre publics les vrais motifs de son opposition à Rollandin. Ni les siens ni ceux de quelqu’un de ses collègues de parti.

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