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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 24 fév 2017 - 17:56

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Le dépassement des difficultés

2006 > aujourd'hui

La crise née au sein du Conseil de la Vallée se répercute sur les élections politiques des 9 et 10 avril 2006. Les élus sont deux candidats qu’opposent à la coalition autonomiste guidée par l’Union Valdôtaine un regroupement composé par les partis de gauche et par les deux mouvements « Aosta Viva » (devenu entre temps « Vallée d’Aoste Vive ») et « Renouveau Valdôtain », formés d’anciens unionistes sortis du Mouvement. Suite aux résultats électoraux, un Congrès extraordinaire est convoqué à Saint-Vincent pour les 16, 17 et 18 juin, au cours duquel Guido Cesal est élu à la présidence.

Deux rendez-vous électoraux mineurs caractérisent l’année 2007 : le renouveau des municipalités d’Arnad, Issime et Valsavarenche, qui voit l’élection de trois syndics unionistes ; et le référendum promu par l’opposition contre les choix du gouvernement régional et du Conseil de la Vallée, qui échoue misérablement : un quart seulement des électeurs se rendent aux urnes.

Deux autres consultations électorales, beaucoup plus importantes, ont lieu en 2008. La crise du gouvernement italien de centre-gauche aboutit aux élections politiques des 13 et 14 avril, qui marquent une inversion de tendance, par rapport à celles de 2006 : la coalition autonomiste guidée par l’Union Valdôtaine obtient l’élection de l’un de ses deux candidats, le sénateur Antonio Fosson. Les élections régionales, le 25 mai, voient la confirmation de la confiance et du consensus populaire vis-à-vis de l’Union Valdôtaine, par l’élection de 17 conseillers (les sortants étaient au nombre de 16, à cause du passage de deux conseillers élus dans la liste de l’UV à d’autres groupes politiques). Suite à la démission du président Cesal au lendemain de la votation, le Mouvement est géré par les deux vice-présidents Hugues Voyat et Claudio Brédy. Le VIIe Congrès national, convoqué à Saint-Vincent les 22 et 23 novembre, se clôt sur l’élection d’Ego Perron à la charge de président.

Le débat politique, en Italie, se concentre sur les réformes institutionnelles et notamment sur les projets de révision de la Constitution, que le gouvernement de centre-droit déclare vouloir réaliser. Lors des élections européennes, les 6 et 7 juin 2009, la coalition autonomiste promue par l’Union Valdôtaine, apparentée au « Popolo delle Libertà », obtient, en Vallée d’Aoste, 37,1% des suffrages et se place en première position. Le 28 novembre se tient à Saint-Vincent le Congrès annuel prévu par les statuts du Mouvement, sur le thème : « Moins de bureaucratie, plus d’autonomie ».

Les élections municipales du 23 mai 2010 marquent la victoire des listes et des coalitions appuyées par l’UV dans 52 Communes sur 68, y compris Aoste, où le Mouvement est allié aux forces autonomistes de la majorité régionale et au centre-droit. Le Congrès annuel, qui se déroule à Saint-Vincent le 11 décembre, est axé sur un sujet de grande actualité : « La crise du travail : un défi pour l’avenir du peuple valdôtain ».

Le 14 mars 2011, suite à une série de rencontres des comités de direction de toutes les sections avec le président du Gouvernement pour approfondir les problématiques politiques et administratives, le Conseil fédéral délibère d’accepter l’offre du Partito delle Libertà d’appuyer le Gouvernement régional. Lors des élections municipales d’Ayas, le 15 mai, la liste unioniste obtient 46,55% des voix contre celle du syndic sortant, qui est réélu. Le Conseil fédéral prend position sur trois des quatre référendums des 12 et 13 juin, en suggérant de voter « oui » au sujet des lois nationales sur le régime des eaux et sur le nucléaire : le succès des référendums, pour la première fois après 16 ans, est un symptôme de la crise de confiance qui est en train de se diffuser dans l’opinion publique italienne vis-à-vis de la politique. Les mesures financières que le Gouvernement italien prend pendant l’été et l’automne (la « loi de stabilité » notamment) pour pailler à la crise économique entament les ressources réservées aux régions autonomes, qui sont l’objet d’attaques médiatiques quant aux prétendus « privilèges » dont elles jouissent en vertu de leurs statuts : le Gouvernement valdôtain s’oppose à certaines des mesures adoptées, entachés d’illégalité constitutionnelle. Le Congrès annuel se déroule à Pont-Saint-Martin le 3 décembre sur le thème : « La Vallée d’Aoste face à la crise : le rôle de l’Union Valdôtaine ».

Le 14 avril 2012, à Trente, l’UV signe un accord politique avec Südtiroler Volkspartei, Slovenska Skupnost, Union Autonomista Ladina et Partito Autonomista Trentino Tirolese pour relacer la collaboration entre mouvements autonomistes contre le centralisme du Gouvernemet italien, de plus en plus manifeste, en matière financière notamment. Les élections municipales à Arnad, Issime et Valsavarenche portent à l’élection de syndics unionistes dans les deux premières Communes. Les poussées démagogiques de l’« anti-politique » se manifeste en Vallée d’Aoste aussi, où le projet de pyrogazéification des déchets porté de l’avant depuis 2005 par le Conseil et le Gouvernement régionaux est boulé lors d’un référendum régional le 18 novembre. Suite à ce résultat, les tensions présentes depuis longtemps au sein du groupe unioniste du Conseil de la Vallée éclatent et trois conseillers abandonnent le Mouvement au lendemain du Congrès annuel, qui se déroule le 15 décembre à Pont-Saint-Martin, sur le thème : « Quelles autonomies dans quel État ? ». L’année se clôt par l’annonce, de la part de trois élus au Conseil de la Vallée dans la liste de l’Union Valdôtaine, de la fondation d’un nouveau mouvement, dénommé « Union Valdôtaine Progressiste », dont le but est de provoquer une scission au sein de l’U.V. 

Début 2013, la crise politique italienne débouche sur les élections parlementaires anticipées, fixées aux 24 et 25 février. L’alliance UV – Stella Alpina – Fédération Autonomiste gagne la confrontation électorale tous azimuts : Albert Lanièce (UV) est élu au Sénat et Rudi Marguerettaz (S A) à la Chambre des Députés. Au lendemain de la victoire, jour anniversaire de la promulgation du Statut d’autonomie, le Conseil fédéral décide d’introduire une nouvelle modalité de choix des candidats au Conseil de la Vallée, dont l’élection est fixée au 26 mai : tous les Unionistes sont appelés à participer à des « élections primaires ». La liste ainsi formée aboutit à l’élection de 13 conseillers régionaux, qui élisent, suite à la confirmation de la majorité sortante, le nouveau gouvernement présidé par Augusto Rollandin, appelé à gérer l’important dossier de la réforme des collectivités locales et à affronter les conséquences des coupes sombres dans le budget régional, imposées par le gouvernement « technique » italien. Le Congrès National, convoqué à Pont-Saint-Martin le 9 novembre en séance ordinaire, élit par acclamation Ennio Pastoret à la présidence de l’Union Valdôtaine.

le coin du président24 Février 2017 - 09:09

Pluralisme et participation Pluralisme et participation Samedi 18 février, à Pont-Saint-Martin l’Union Valdôtaine a célébré son Congrès. Les observateurs moins attentifs on peut être considéré ce moment comme la répétition d’une espèce de rite, avec les habituelles interventions de routine. Le rendez-vous de samedi, au de la de la grande participation, a aussi été caractérisé par des rapports et des propositions variées et nombreuses de la part de Congressistes et de groupes de Sections. Les différentes interventions ont témoigné la richesse et l’ampleur d’un débat interne à l’Union Valdôtaine que le Comité Fédéral a lancé et soutenu en préparation de ce Congrès. Ca fait désormais quelques années que l’Union Valdôtaine est en train de conduire un nombre important d’activités, de rencontres et de produire des documents pour introduire des moments de réflexions dans les Sections et sur le territoire. Pour ce faire nous avons lancé un grand nombre de rencontres, à tout niveau, avec les différents organes du Mouvement, dans le signe du pluralisme en essayant de prendre en charge toutes les opinions et toutes les options. L’Union Valdôtaine a une architecture démocratique qui s’exprime et travaille avec : un Congrès (annuel), un Conseil Fédéral, un Comité Fédéral, une Conférence des Présidents des Sections, une Conférence des Administrateurs, 70 Sections avec des Présidents et des Comités de Direction. Tous ces organes sont régulièrement élus sur la base de règles statutaires en vigueur, fixées par acte notarié et déposée à la « Commisssione di garanzia degli statuti e per la trasparenza dei partiti politici». Dans nos Statuts dont inscrites les règles et les principes de la transparence, du pluralisme, de l’éthique des comportements. Les réunions de nos organes sont ouvertes et, en effet, sont rares les moments de vie de l’Union Valdôtaine qui échappent à l’attention des medias et de l’opinion publique. L’Union Valdôtaine est consciente du fait que la politique vit une période difficile. Voilà pourquoi le Mouvement a voulu mettre en marche un procès dialectique qui a ouvert une saison de partage, d’écoute en demandant une assomption de responsabilité des Unionistes dans la conduite de ce parcours. Des dizaines et des dizaines de rencontres avec les Sections et avec le territoire ont lancé un processus de discussion, d’information et, enfin, de volonté de collaboration pour le futur. Les résultats concrets de tout ça on les a aperçus au Congrès de Pont-Saint-Martin. Le document final contient des points qui ont été, en large mesure, des synthèses des débats et des rencontres qui ont précédé l’Assemblée du 18 février. Aussi le rapport que j’ai présenté en ma qualité de Président est le résultat de l’ensemble des réflexions qui sont ressorties dans nos réunions sur le territoire où nous avons conduit une large activité d’écoute. Nous avons vu, tout au long de cette période qu’il y plein de monde, sur le territoire qui souhaiterait entendre parler de ses problèmes et d’entendre des messages positifs visant à construire et à donner des perspectives pour le futur. Voilà pourquoi, dans toutes ces soirées, comme d’ailleurs dans notre Congrès, nous avons essayé de ne pas gaspiller notre temps à dire mal des autres. Nous avons essayé de jeter un regard sur les grands changements mondiaux qui nous touchent de près. Nous avons parlé de nous, de nos activités, de nos espoirs, de nos criticités, des problèmes que les gens ressentent, de notre territoire, puisque nous sommes conscients qu’après le temps des bavardages viendra aussi le moment de se présenter aux femmes et aux hommes de la Vallée d’Aoste pour leur demander de nous renouveler leur confiance. Ce n’est qu’avec des messages et des contenus partagés, concrets et positifs que nous pourrons le faire.

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