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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 24 fév 2017 - 17:56

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Des années de crise

1966 > 1973

L'exclusion prolongée de la DC du pouvoir provoque une intervention musclée, dont la légalité demeure fort douteuse, du gouvernement italien : le PSI, nouvellement allié à la DC à Rome, renverse en 1966 l'exécutif régional ; le président du Conseil des Ministres nomme un commissaire qui procède à installer, le 31 mai, une coalition de centre-gauche guidée par le démochrétien César Bionaz. La Vallée d’Aoste a perdu entre temps son représentant à la Chambre des Députés, car Corrado Gex est mort tragiquement le 25 avril.

Le 18 et le 25 juin 1967 l’Union Valdôtaine renouvelle ses charges sociales : Séverin Caveri est confirmé à la charge de président.

Les élections régionales du 21 avril 1968 confirment la majorité de centre-gauche guidée par la Démocratie Chrétienne et la leadership de César Bionaz ; le « Rassemblement Valdôtain », groupant d’anciens unionistes qui contestent l’alliance avec les communistes, obtient un résultat assez significatif (2 sièges, contre les 6 de l’UV). Les élections politiques des 19 et 20 mai voient également le succès de la liste soutenue par la DC et l’élection de ses candidats Aimé Berthet au Sénat et Germain Ollietti à la Chambre des Députés ; elles marquent cependant un recul du centre-gauche et une progression de l’opposition unioniste et communiste.

Une maladie mortelle oblige César Bionaz à laisser la présidence du gouvernement à Mauro Bordon le 21 juin 1969. Il mourra le 3 septembre.

En 1970 des conflits internes à la DC amènent à une scission: un nouveau mouvement voit le jour, qui absorbe la gauche DC: celui des Démocrates Populaires. Avec les socialistes et le « Mouvement Autonomiste Valdôtain », issu d’une scission du « Rassemblement Valdôtain », les DP renversent le gouvernement Bordon le 23 mars et élisent leur leader César Dujany à la présidence de la Région : l’UV donne son appui extérieur et le PCI s’abstient. Les élections municipales aboutissent à l’affirmation de l’UV et de ses alliés locaux dans 34 Communes. Le syndic d’Aoste, pour la première fois, est un unioniste : Oreste Marcoz, soutenu par le PCI et le PSI.

En 1971 une entente entre DP et PCI rapproche la DC de l’UV, qui propose une nouvelle majorité UV-DP avec l’appui extérieur des démochrétiens. Devant le refus des DP l’UV retire son appui au gouvernement régional et Marcoz démissionne de sa charge de syndic d’Aoste.

L’année 1972 s’ouvre sur un accord DP-PCI-PSI à la Région et à la Commune d’Aoste. Une tragédie endeuille les élections politiques des 7 et 8 mai : les candidats de la coalition UV-RV-DC-PSDI, Oreste Marcoz (pour le Sénat) et Germain Ollietti (pour la Chambre des Députés) sont les victimes d’un accident de voiture au cours de la campagne électorale ; leurs noms seront néanmoins votés à majorité. Les tensions présentes à l’intérieur de l’UV éclatent pendant l’été et engendrent l’« Union Valdôtaine Progressiste », qui conteste le rapprochement UV-DC et forme une coalition avec les DP et les gauches. Les candidats exprimés par cette coalition, Joseph Filliétroz et Emile Chanoux, seront élus respectivement au Sénat et à la Chambre des Députés lors de la répétition des élections politiques, les 26 et 27 novembre.

L’Union Valdôtaine renouvelle ses organes dirigeants le 4 et le 25 mars 1973 : Mario Andrione est élu secrétaire général provisoire. Un second gouvernement Dujany se forme à la suite des élections régionales du 10 juin, qui marquent le succès des DP et le recul du front autonomiste, désormais divisé en trois tronçons: Union Valdôtaine (4 conseillers), Union Valdôtaine Progressiste (2), Rassemblement Valdôtain (1).

le coin du président24 Février 2017 - 09:09

Pluralisme et participation Pluralisme et participation Samedi 18 février, à Pont-Saint-Martin l’Union Valdôtaine a célébré son Congrès. Les observateurs moins attentifs on peut être considéré ce moment comme la répétition d’une espèce de rite, avec les habituelles interventions de routine. Le rendez-vous de samedi, au de la de la grande participation, a aussi été caractérisé par des rapports et des propositions variées et nombreuses de la part de Congressistes et de groupes de Sections. Les différentes interventions ont témoigné la richesse et l’ampleur d’un débat interne à l’Union Valdôtaine que le Comité Fédéral a lancé et soutenu en préparation de ce Congrès. Ca fait désormais quelques années que l’Union Valdôtaine est en train de conduire un nombre important d’activités, de rencontres et de produire des documents pour introduire des moments de réflexions dans les Sections et sur le territoire. Pour ce faire nous avons lancé un grand nombre de rencontres, à tout niveau, avec les différents organes du Mouvement, dans le signe du pluralisme en essayant de prendre en charge toutes les opinions et toutes les options. L’Union Valdôtaine a une architecture démocratique qui s’exprime et travaille avec : un Congrès (annuel), un Conseil Fédéral, un Comité Fédéral, une Conférence des Présidents des Sections, une Conférence des Administrateurs, 70 Sections avec des Présidents et des Comités de Direction. Tous ces organes sont régulièrement élus sur la base de règles statutaires en vigueur, fixées par acte notarié et déposée à la « Commisssione di garanzia degli statuti e per la trasparenza dei partiti politici». Dans nos Statuts dont inscrites les règles et les principes de la transparence, du pluralisme, de l’éthique des comportements. Les réunions de nos organes sont ouvertes et, en effet, sont rares les moments de vie de l’Union Valdôtaine qui échappent à l’attention des medias et de l’opinion publique. L’Union Valdôtaine est consciente du fait que la politique vit une période difficile. Voilà pourquoi le Mouvement a voulu mettre en marche un procès dialectique qui a ouvert une saison de partage, d’écoute en demandant une assomption de responsabilité des Unionistes dans la conduite de ce parcours. Des dizaines et des dizaines de rencontres avec les Sections et avec le territoire ont lancé un processus de discussion, d’information et, enfin, de volonté de collaboration pour le futur. Les résultats concrets de tout ça on les a aperçus au Congrès de Pont-Saint-Martin. Le document final contient des points qui ont été, en large mesure, des synthèses des débats et des rencontres qui ont précédé l’Assemblée du 18 février. Aussi le rapport que j’ai présenté en ma qualité de Président est le résultat de l’ensemble des réflexions qui sont ressorties dans nos réunions sur le territoire où nous avons conduit une large activité d’écoute. Nous avons vu, tout au long de cette période qu’il y plein de monde, sur le territoire qui souhaiterait entendre parler de ses problèmes et d’entendre des messages positifs visant à construire et à donner des perspectives pour le futur. Voilà pourquoi, dans toutes ces soirées, comme d’ailleurs dans notre Congrès, nous avons essayé de ne pas gaspiller notre temps à dire mal des autres. Nous avons essayé de jeter un regard sur les grands changements mondiaux qui nous touchent de près. Nous avons parlé de nous, de nos activités, de nos espoirs, de nos criticités, des problèmes que les gens ressentent, de notre territoire, puisque nous sommes conscients qu’après le temps des bavardages viendra aussi le moment de se présenter aux femmes et aux hommes de la Vallée d’Aoste pour leur demander de nous renouveler leur confiance. Ce n’est qu’avec des messages et des contenus partagés, concrets et positifs que nous pourrons le faire.

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