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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 26 mai 2017 - 10:05

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Des années de crise

1966 > 1973

L'exclusion prolongée de la DC du pouvoir provoque une intervention musclée, dont la légalité demeure fort douteuse, du gouvernement italien : le PSI, nouvellement allié à la DC à Rome, renverse en 1966 l'exécutif régional ; le président du Conseil des Ministres nomme un commissaire qui procède à installer, le 31 mai, une coalition de centre-gauche guidée par le démochrétien César Bionaz. La Vallée d’Aoste a perdu entre temps son représentant à la Chambre des Députés, car Corrado Gex est mort tragiquement le 25 avril.

Le 18 et le 25 juin 1967 l’Union Valdôtaine renouvelle ses charges sociales : Séverin Caveri est confirmé à la charge de président.

Les élections régionales du 21 avril 1968 confirment la majorité de centre-gauche guidée par la Démocratie Chrétienne et la leadership de César Bionaz ; le « Rassemblement Valdôtain », groupant d’anciens unionistes qui contestent l’alliance avec les communistes, obtient un résultat assez significatif (2 sièges, contre les 6 de l’UV). Les élections politiques des 19 et 20 mai voient également le succès de la liste soutenue par la DC et l’élection de ses candidats Aimé Berthet au Sénat et Germain Ollietti à la Chambre des Députés ; elles marquent cependant un recul du centre-gauche et une progression de l’opposition unioniste et communiste.

Une maladie mortelle oblige César Bionaz à laisser la présidence du gouvernement à Mauro Bordon le 21 juin 1969. Il mourra le 3 septembre.

En 1970 des conflits internes à la DC amènent à une scission: un nouveau mouvement voit le jour, qui absorbe la gauche DC: celui des Démocrates Populaires. Avec les socialistes et le « Mouvement Autonomiste Valdôtain », issu d’une scission du « Rassemblement Valdôtain », les DP renversent le gouvernement Bordon le 23 mars et élisent leur leader César Dujany à la présidence de la Région : l’UV donne son appui extérieur et le PCI s’abstient. Les élections municipales aboutissent à l’affirmation de l’UV et de ses alliés locaux dans 34 Communes. Le syndic d’Aoste, pour la première fois, est un unioniste : Oreste Marcoz, soutenu par le PCI et le PSI.

En 1971 une entente entre DP et PCI rapproche la DC de l’UV, qui propose une nouvelle majorité UV-DP avec l’appui extérieur des démochrétiens. Devant le refus des DP l’UV retire son appui au gouvernement régional et Marcoz démissionne de sa charge de syndic d’Aoste.

L’année 1972 s’ouvre sur un accord DP-PCI-PSI à la Région et à la Commune d’Aoste. Une tragédie endeuille les élections politiques des 7 et 8 mai : les candidats de la coalition UV-RV-DC-PSDI, Oreste Marcoz (pour le Sénat) et Germain Ollietti (pour la Chambre des Députés) sont les victimes d’un accident de voiture au cours de la campagne électorale ; leurs noms seront néanmoins votés à majorité. Les tensions présentes à l’intérieur de l’UV éclatent pendant l’été et engendrent l’« Union Valdôtaine Progressiste », qui conteste le rapprochement UV-DC et forme une coalition avec les DP et les gauches. Les candidats exprimés par cette coalition, Joseph Filliétroz et Emile Chanoux, seront élus respectivement au Sénat et à la Chambre des Députés lors de la répétition des élections politiques, les 26 et 27 novembre.

L’Union Valdôtaine renouvelle ses organes dirigeants le 4 et le 25 mars 1973 : Mario Andrione est élu secrétaire général provisoire. Un second gouvernement Dujany se forme à la suite des élections régionales du 10 juin, qui marquent le succès des DP et le recul du front autonomiste, désormais divisé en trois tronçons: Union Valdôtaine (4 conseillers), Union Valdôtaine Progressiste (2), Rassemblement Valdôtain (1).

2 X mille

Vie de l'Union12 Mai 2017 - 12:29

A propos du recours au TAR… A propos du recours au TAR… Lors du Conseil fédéral réuni à Saint-Christophe hier soir, jeudi 12 mai, une des communications du président de l’Union Valdôtaine Ennio Pastoret a concerné le recours présenté au TAR, par notre groupe d’élus au Conseil de la Vallée, sur les actes administratifs de la séance de l’Assemblée du 10 mars dernier (et conséquents). A ce sujet, lors de la soirée se sont exprimés tant le chef de groupe UV au Conseil, Ego Perron (ayant remarqué une fois de plus que le "président du Conseil doit sauvegarder les droits de tous et il ne s’est pas porté ainsi, à cette occasion”), que le conseiller Augusto Rollandin (qui a défini "naturel le recours, vu que la même situation, dans deux jours a porté à deux conduites différentes” de la Présidence du Conseil). De suite vous trouvez la communication du président Pastoret. Le 20 mars 2017 l’UV avait porté plainte contre la décision de Président du Conseil de considérer valide la séance du Conseil du 10 mars 2017 en l’absence du nombre légal des Conseiller présents. Le sens du recours était celui de défendre le bien fondé de nos convictions puisque nous restons convaincu qu’il ne faut jamais renoncer à faire valoir ses droits. Mais, surtout, à la base du recours il y avait l’obligation d’exiger le respect des règles qui sont à la base de la vie, de l’histoire et de la démocratie de la VDA. La loi Severino, à laquelle a fait référence la Présidence du Conseil affirme « nel periodo di sospensione i soggetti sospesi, fatte salve le diverse specifiche regionali, non sono computati al fine della verifica del numero legale, né per la determinazione di qualsivoglia quorum o maggioranza qualificata.” Nous avons soutenu et nous soutenons, qu’en ce qui nous concernes, ces dispositions ne s’appliquent pas puisque l’art. 21 du Statut Spécial dit : "Le deliberazioni del Consiglio Valle non sono valide se non è presente la maggioranza dei suoi componenti e se non sono adottate a maggioranza dei presenti…..” La question est claire. Le Statut de la Vallée d’Aoste est une loi constitutionnelle et donc de rang supérieur au DLGS Severino qui ne peut pas modifier ou dépasser les lois constitutionnelles. Celle –ci, au de la des sentiments personnels ou d’opportunité, que quelqu’un cite inopportunément, est la véritable raison qui nous a obligé à faire recours. Pour l’UV il s’agissait de défendre un principe qui est irrévocable si on se veut autonomistes et si on prétend défendre le principe sur lequel se fonde notre Statut d’Autonomie. Oublier cela signifiera perdre notre mémoire et oublier toutes les luttes menées jusqu’à présent par ceux qui ont défendu dans le temps ce principes contre les tentatives centralisatrices. En considérant valide la séance du 10 mars la Présidence du Conseil a accompli un acte qui va au de la d’un simple abus. Il a soumis une disposition statutaire à une loi ordinaire violant un principe que notre Région a toujours défendu avec acharnement. Le Président Rosset, avant d’établir, dans les faits, que la loi Severino devait s’appliquer indépendamment des dispositions statutaires il aurait du se poser la question suivante : est-ce-que une loi ordinaire peut intervenir et dépasser une disposition constitutionnelle comme le Statut ? La réponse, simple et univoque, ne pouvait qu’être NON. Voilà donc qu’au de la de toutes les considérations sur les raisons et les torts, sur les opportunités ou les non opportunités l’UV a été obligée à porter recours. Elle ne l’a pas fait tout simplement pour empêcher à une autre majorité de s’installer, mais parce qu’elle avait le devoir de défendre un principe qui est à la base de son existence de Mouvement Autonomiste qui veut défendre l’Autonomie de notre Région. Or les aspects juridiques feront l’objet d’une évaluation et d’un jugement dans le mérite le 12 septembre. Cependant on ne peut pas passer sous silence le fait qu’il y a qui vient de se réjouir pour ce renvoi et par certaines affirmations du TAR. Il faut faire attention parce que celle que l’on considère une victoire porte en elle un venin mortel pour notre système d’autogouvernement. Il est intéressant d’observer comme à l’occasion du référendum du 4 décembre une large partie de soi-disant autonomiste avait invité à voter NON en portant comme prétexte la close de SUPREMATIE qui aurait porté à des chevauchement de nos compétences statutaires. Et voilà que ce danger si tant évoqué alors est devenu réel. La reforme a été boulée et elle n’a pas introduit la close de suprématie, mais les effets de la décision prise par la Présidence du Conseil, ont été exactement les mêmes, lorsque on a établi que la loi Severino avait SUPREMATIE sur les dispositions du Statut. Maintenant nous attendrons avec confiance l’avis du TAR. Mais en tout cas, pour nous, celle-ci est une question dont la gravité institutionnelle et juridique nous obligera à défendre et à porter jusqu’au but nos raisons. N’importe quels seront les temps et les énergies que nous y devrons mettre. Nous ne le ferons certainement pas avec un esprit de revanche, ni pour délégitimer quelqu’un, mais pour l’obligation que nous avons, depuis toujours, de défendre notre Pays et ses institutions, même, comme dans ce cas, ce sont elles mêmes qui s’infligent des blessures graves.

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