Rédaction

Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 21 avr 2017 - 10:44

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

Home Histoire le mouvement Des années de crise

Des années de crise

1966 > 1973

L'exclusion prolongée de la DC du pouvoir provoque une intervention musclée, dont la légalité demeure fort douteuse, du gouvernement italien : le PSI, nouvellement allié à la DC à Rome, renverse en 1966 l'exécutif régional ; le président du Conseil des Ministres nomme un commissaire qui procède à installer, le 31 mai, une coalition de centre-gauche guidée par le démochrétien César Bionaz. La Vallée d’Aoste a perdu entre temps son représentant à la Chambre des Députés, car Corrado Gex est mort tragiquement le 25 avril.

Le 18 et le 25 juin 1967 l’Union Valdôtaine renouvelle ses charges sociales : Séverin Caveri est confirmé à la charge de président.

Les élections régionales du 21 avril 1968 confirment la majorité de centre-gauche guidée par la Démocratie Chrétienne et la leadership de César Bionaz ; le « Rassemblement Valdôtain », groupant d’anciens unionistes qui contestent l’alliance avec les communistes, obtient un résultat assez significatif (2 sièges, contre les 6 de l’UV). Les élections politiques des 19 et 20 mai voient également le succès de la liste soutenue par la DC et l’élection de ses candidats Aimé Berthet au Sénat et Germain Ollietti à la Chambre des Députés ; elles marquent cependant un recul du centre-gauche et une progression de l’opposition unioniste et communiste.

Une maladie mortelle oblige César Bionaz à laisser la présidence du gouvernement à Mauro Bordon le 21 juin 1969. Il mourra le 3 septembre.

En 1970 des conflits internes à la DC amènent à une scission: un nouveau mouvement voit le jour, qui absorbe la gauche DC: celui des Démocrates Populaires. Avec les socialistes et le « Mouvement Autonomiste Valdôtain », issu d’une scission du « Rassemblement Valdôtain », les DP renversent le gouvernement Bordon le 23 mars et élisent leur leader César Dujany à la présidence de la Région : l’UV donne son appui extérieur et le PCI s’abstient. Les élections municipales aboutissent à l’affirmation de l’UV et de ses alliés locaux dans 34 Communes. Le syndic d’Aoste, pour la première fois, est un unioniste : Oreste Marcoz, soutenu par le PCI et le PSI.

En 1971 une entente entre DP et PCI rapproche la DC de l’UV, qui propose une nouvelle majorité UV-DP avec l’appui extérieur des démochrétiens. Devant le refus des DP l’UV retire son appui au gouvernement régional et Marcoz démissionne de sa charge de syndic d’Aoste.

L’année 1972 s’ouvre sur un accord DP-PCI-PSI à la Région et à la Commune d’Aoste. Une tragédie endeuille les élections politiques des 7 et 8 mai : les candidats de la coalition UV-RV-DC-PSDI, Oreste Marcoz (pour le Sénat) et Germain Ollietti (pour la Chambre des Députés) sont les victimes d’un accident de voiture au cours de la campagne électorale ; leurs noms seront néanmoins votés à majorité. Les tensions présentes à l’intérieur de l’UV éclatent pendant l’été et engendrent l’« Union Valdôtaine Progressiste », qui conteste le rapprochement UV-DC et forme une coalition avec les DP et les gauches. Les candidats exprimés par cette coalition, Joseph Filliétroz et Emile Chanoux, seront élus respectivement au Sénat et à la Chambre des Députés lors de la répétition des élections politiques, les 26 et 27 novembre.

L’Union Valdôtaine renouvelle ses organes dirigeants le 4 et le 25 mars 1973 : Mario Andrione est élu secrétaire général provisoire. Un second gouvernement Dujany se forme à la suite des élections régionales du 10 juin, qui marquent le succès des DP et le recul du front autonomiste, désormais divisé en trois tronçons: Union Valdôtaine (4 conseillers), Union Valdôtaine Progressiste (2), Rassemblement Valdôtain (1).

2 X mille

le coin du président29 Mars 2017 - 12:18

L’acte final d’un projet conduit de manière maline L’acte final d’un projet conduit de manière maline Quelqu’un pourrait se demander, à juste titre, qu’en est de la politique et de son devoir de service. En regardant ce qui s’est passé au Conseil de la Vallée il est difficile de donner des réponses pouvant permettre aux gens de comprendre. Dans les derniers jours on a vécu une profonde crise, comme cela peut arriver en politique. Mais les crises demandent des réponses et lorsque celles–ci sont évitées et ignorées tout devient irrationnel et incompréhensible. Normalement les majorités voient le jour sur base d’accords de programmes et les volontés qui les soutiennent travaillent à la réalisation de points programmatiques. Par contre, dans ces jours, le seul objectif était celui de la « substitution », un désir qui, pour s’affirmer, a conduit à violer toutes les règles qui sont à la base de la démocratie participative de l’institution du Conseil de la Vallée. Le Président du Conseil s’est conduit en partisan en défense des choix et des volontés des groupes politiques de la constituante nouvelle majorité. Il l’a fait avec un comportement censurable dont on n’a pas mémoire et qui ne le placera certainement pas parmi les figures institutionnelles du Pays d’Aoste dignes de mémoire. Mais celui-ci n’a été que l’acte final d’un projet qui bouillonnait depuis pas mal de temps pour nous abattre et qui a été conduit de manière maline, en prenant comme prétexte le Président de la Région lorsque les vrais objectifs, soigneusement cachés, ont été et restent d’autres. Parmi ceux-ci nous devons inscrire en tout premier, le désir et l’obsession de vouloir combattre et affaiblir l’Union Valdôtaine. Nous avons eu parfois tendance à l’oublier, mais il suffit de revenir avec la mémoire au passé pour constater que celle-ci n’est que la réplique d’une copieuse série de tentatives du passé. L’autre volonté a été celle de la « substitution ». Elle a été conduite par ceux qui avaient déjà essayé, sans succès, de s’assoir sur les fauteuils du pouvoir. Cette fois le désir d’y parvenir était si fort qu’il les a portés à former une majorité éphémère, constituée par un groupement de personnes et d’idées qui ont pu trouver une synthèse, non pas sur des projets mais, uniquement, en se coalisant contre quelque chose. Mais, à présent, le moment est arrivé de faire quelque chose « pour » et non « contre », ce qui est assez plus difficile. On verra bien qu’est-ce-que en sera des proclames lancés dans ces derniers temps. Il y de quoi ne pas être rassurés lorsqu’on constate, dans cette majorité hybride, la présence inquiétante de certains personnages drôles, qui conseilleraient aux Valdôtains d’accrocher les ceintures de sécurité.

agenda

twitter

images

2016 Rencontres sul le territoire

2015 Congrès des 3 et 4 octobre

Union Valdôtaine

29, avenue des Maquisards - 11100 Aoste
TÉL +39 0165 235181 FAX +39 0165 364289
siegecentral@unionvaldotaine.org
PI 80007410071