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Mise à jour 6 jui 2020 - 17:24

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Des années de crise

1966 > 1973

L'exclusion prolongée de la DC du pouvoir provoque une intervention musclée, dont la légalité demeure fort douteuse, du gouvernement italien : le PSI, nouvellement allié à la DC à Rome, renverse en 1966 l'exécutif régional ; le président du Conseil des Ministres nomme un commissaire qui procède à installer, le 31 mai, une coalition de centre-gauche guidée par le démochrétien César Bionaz. La Vallée d’Aoste a perdu entre temps son représentant à la Chambre des Députés, car Corrado Gex est mort tragiquement le 25 avril.

Le 18 et le 25 juin 1967 l’Union Valdôtaine renouvelle ses charges sociales : Séverin Caveri est confirmé à la charge de président.

Les élections régionales du 21 avril 1968 confirment la majorité de centre-gauche guidée par la Démocratie Chrétienne et la leadership de César Bionaz ; le « Rassemblement Valdôtain », groupant d’anciens unionistes qui contestent l’alliance avec les communistes, obtient un résultat assez significatif (2 sièges, contre les 6 de l’UV). Les élections politiques des 19 et 20 mai voient également le succès de la liste soutenue par la DC et l’élection de ses candidats Aimé Berthet au Sénat et Germain Ollietti à la Chambre des Députés ; elles marquent cependant un recul du centre-gauche et une progression de l’opposition unioniste et communiste.

Une maladie mortelle oblige César Bionaz à laisser la présidence du gouvernement à Mauro Bordon le 21 juin 1969. Il mourra le 3 septembre.

En 1970 des conflits internes à la DC amènent à une scission: un nouveau mouvement voit le jour, qui absorbe la gauche DC: celui des Démocrates Populaires. Avec les socialistes et le « Mouvement Autonomiste Valdôtain », issu d’une scission du « Rassemblement Valdôtain », les DP renversent le gouvernement Bordon le 23 mars et élisent leur leader César Dujany à la présidence de la Région : l’UV donne son appui extérieur et le PCI s’abstient. Les élections municipales aboutissent à l’affirmation de l’UV et de ses alliés locaux dans 34 Communes. Le syndic d’Aoste, pour la première fois, est un unioniste : Oreste Marcoz, soutenu par le PCI et le PSI.

En 1971 une entente entre DP et PCI rapproche la DC de l’UV, qui propose une nouvelle majorité UV-DP avec l’appui extérieur des démochrétiens. Devant le refus des DP l’UV retire son appui au gouvernement régional et Marcoz démissionne de sa charge de syndic d’Aoste.

L’année 1972 s’ouvre sur un accord DP-PCI-PSI à la Région et à la Commune d’Aoste. Une tragédie endeuille les élections politiques des 7 et 8 mai : les candidats de la coalition UV-RV-DC-PSDI, Oreste Marcoz (pour le Sénat) et Germain Ollietti (pour la Chambre des Députés) sont les victimes d’un accident de voiture au cours de la campagne électorale ; leurs noms seront néanmoins votés à majorité. Les tensions présentes à l’intérieur de l’UV éclatent pendant l’été et engendrent l’« Union Valdôtaine Progressiste », qui conteste le rapprochement UV-DC et forme une coalition avec les DP et les gauches. Les candidats exprimés par cette coalition, Joseph Filliétroz et Emile Chanoux, seront élus respectivement au Sénat et à la Chambre des Députés lors de la répétition des élections politiques, les 26 et 27 novembre.

L’Union Valdôtaine renouvelle ses organes dirigeants le 4 et le 25 mars 1973 : Mario Andrione est élu secrétaire général provisoire. Un second gouvernement Dujany se forme à la suite des élections régionales du 10 juin, qui marquent le succès des DP et le recul du front autonomiste, désormais divisé en trois tronçons: Union Valdôtaine (4 conseillers), Union Valdôtaine Progressiste (2), Rassemblement Valdôtain (1).

2 X mille

Politique4 Juillet 2020 - 16:13

Communiqué de presse Communiqué de presse Un chantage aux dépens de l’autonomie communale. Après presque deux semaines, entre débat en Conseil et suspension pour analyses techniques et financières des amendements déposés, le Conseil Régional a finalement approuvé la loi de tassement de budget, cette année quasiment complètement affectée aux mesures financières pour l’atténuation des effets de la crise économique sur les familles et les entreprises Valdôtaines. Une mesure qui a mis finalement en circulation plus de 160 millions d’euros pour l’économie valdôtaine. Le parcours a été long et complexe, avec les machinations et les entraves toujours prêtes sur le chemin quand les majorités n’existent pas et les numéros sont faibles. Hélas le résultat a été que le chapitre dédié aux collectivités locales a été complètement renversé par rapport aux engagements pris avec les Syndics et à la volonté du Gouvernement, qui visait, dans le cadre d’une vision réellement fédéraliste de l’autonomie communale, à donner totale liberté de décision aux administrations communales de mettre en œuvre les initiatives plus opportunes et plus urgentes, avec l’objectif, premièrement de faire repartir l’économie des petits villages. D’abord, en se cachant derrières le vote secret, quelqu’un a fait manquer les voix nécessaires pour approuver la mesure, au détriment des Communes et des accords pris, dans le sillon de la vieille politique et des pires tactiques. Sans doute des metteurs en scène d’expérience ont élaboré ses tactiques déplorables, pouvant compter sur des acteurs de troisièmes ordres. On a su faire encore pire, avec l’honteuse position du M5S qui a voulu imposer une absurde obligation d’affectation sur les transferts aux Communes, en imposant une question préjudicielle sur un aspect déjà débattu et sur lequel le Conseil s’était exprimé en sens inverse. Un forçage politique qui demande une prise de position rapide de la part des élus, pour tâcher de revoir cette absurdité, qui est tout d’abord un affront au travail sérieux de nos Syndics et des administrations communales et ensuite une contrainte qui risque même d’empêcher la réelle utilisation de ces ressources. L’Union Valdôtaine demande au Président Franco Manes et aux Syndics membres du conseil d’administration de vouloir retirer les démissions annoncées, et réaffirme la plus parfaite considération pour le travail accompli par le conseil permanent des collectivité locales et par tous les Syndics Valdôtains, qui restent un exemple de pragmatisme et de cohésion qui devrait être un exemple pour toute la politique. Le Comité Fédéral de l’Union Valdôtaine

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