Rédaction

Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 26 mai 2017 - 10:05

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

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Les Statuts

Les principes

Article 1 
La Jeunesse Valdôtaine, mouvement juvénile de l’Union Valdôtaine, se rattache aux idéaux de la "Jeune Vallée d’Aoste”, association symbole de la lutte valdôtaine contre le centralisme et la dictature italienne, qui oeuvra pour la sauvegarde de la langue française et des droits de la minorité ethnique valdôtaine, ayant comme objectif une Vallée d’Aoste libre dans le cadre d’une Europe unie des Peuples. Elle a pour but d’agir en défense des idéaux de liberté et de fédéralisme et pour la sauvegarde et l’épanouissement du caractère ethnique et linguistique du peuple valdôtain. A cet effet, elle s’engage à employer les moyens aptes à la sauvegarde et à la promotion de l’identité culturelle et socio-économique de la communauté valdôtaine et de ses jeunes, notamment dans le domaine des institutions, des écoles et des médias.

La Jeunesse Valdôtaine s’engage à défendre et servir les intérêts culturels, économiques, politiques et sociaux des jeunes valdôtains et à favoriser la rencontre et la coopération entre jeunes appartenant aux différentes communautés ethniques et linguistiques minoritaires, en promouvant des moments de formation sociopolitique. La Jeunesse Valdôtaine a le devoir de veiller à ce que l’action de l’Union Valdôtaine soit menée en fonction des exigences et des aspirations des jeunes Valdôtains, ainsi que dans le respect du particularisme valdôtain.

Les membres

Article 2
Peut faire partie de la Jeunesse Valdôtaine toute personne, âgée de 28 ans au plus, qui s’engage à être fidèle à la cause valdôtaine, qui souscrit aux principes et aux objectifs fondamentaux de la Jeunesse Valdôtaine, en suit le programme et l’action et se conforme à ses Statuts et règlements. Les membres de la Jeunesse Valdôtaine, à 28 ans révolus, peuvent continuer à participer à son activité jusqu’à la fin de l’année en cours.

Article 3
La Jeunesse Valdôtaine est une organisation collatérale à l’Union Valdôtaine à laquelle elle se rattache par ses idéaux et ses principes ; l’adhésion à ce mouvement politique est compatible avec l’inscription à la Jeunesse Valdôtaine. L’adhésion à tout autre mouvement ou parti politique, juvénile ou non, est incompatible avec l’appartenance à la Jeunesse Valdôtaine.

Article 4
La carte d’adhésion est obligatoire aux fins du droit de vote à l’Assemblée générale et est délivrée suite à la demande d’adhésion. Celle-ci devra être présentée au Comité de Coordination, qui en délibérera sur son acceptation. N’ont pas le droit de vote tous ceux qui s’inscrivent pour la première fois le jour même de l’Assemblée générale. Les modalités du payement et le prix de la carte d’adhésion sont définis claque année par le Comité de Coordination. Le droit de vote à l’Assemblée est perdu après trois absences consécutives non justifiées.

Les non-adhérents

Article 5
Les personnes dépourvues de carte d’adhésion peuvent participer à l’activité de la Jeunesse Valdôtaine mais n’auront pas droit de vote à l’Assemblée générale.

Les organes

Article 6
Les organes de la Jeunesse Valdôtaine sont :
› l'Assemblée générale ;
› le Comité de Coordination ;
› l’Animateur principal (Président).  

Article 7
Seules les décisions prises par l'Assemblée générale et par le Comité de Coordination engagent la responsabilité de la Jeunesse Valdôtaine. Elles sont prises à la majorité simple des membres présents. Les délégations ne seront pas acceptées.

Article 8
Le vote a lieu à main levée, sauf dans le cas de questions concernant les personnes physiques, ou si un tiers des membres présents en fait requête.

L'Assemblée générale

Article 9
L'Assemblée générale de la Jeunesse Valdôtaine est l'ensemble de tous ses membres, adhérents et sympathisants. Elle est présidée par L’Animateur principal (Président), qui la convoque au moins trois fois par an en séance ordinaire et toutes les fois que le Comité de Coordination ou un tiers des membres ayant droit de vote à l'Assemblée le demande, en séance extraordinaire, pour débattre de questions particulièrement importantes.

Article 10
Les Assemblées ont habituellement lieu à Aoste, au siège de la Jeunesse Valdôtaine, mais peuvent être aussi convoquées ailleurs sur décision du Comité de Coordination.

Article 11
L'Assemblée est réunie valablement si au moins 50 % des membres est présent en première convocation et 30 % en deuxième convocation.

Les compétences

Article 12
L'Assemblée modifie et révise les Statuts de la Jeunesse Valdôtaine à la majorité des 2/3 des membres présents ayant droit de vote. Elle tranche les différends entre ses membres et assure l'interprétation authentique des présents Statuts.

Article 13
Elle élit chaque année, sur proposition du Comité de Coordination, parmi les membres de la Jeunesse Valdôtaine:
› l’Animateur principal (Président) ;
› le Comité de Coordination.
Elle élit aussi, tous les 5 ans, les représentants de la Jeunesse Valdôtaine au sein du Congrès National.

Les représentants de la Jeunesse dans les sections de l'Union Valdôtaine

Article 14
Les représentants de la Jeunesse Valdôtaine, nommés par les sections de l'Union Valdôtaine au sein de leurs Comités de direction, ont le devoir de participer à l’activité du groupe.

Le Comité de coordination

Composition

Article 15
Le Comité de Coordination est composé par l’Animateur principal (Président), le Secrétaire trésorier, le Secrétaire verbalisant et six autres membres proposés à l’Assemblée par l’Animateur principal (Président). L’éventuel élu au Parlement Valdôtain est membre de droit. Au sein du Comité se forment deux Commissions permanentes qui s’occupent du journal et du site internet. L’Animateur principal (Président) désigne les responsables des zones à l’intérieur du Comité et a la faculté de former d’autres Commissions ou de déléguer des tâches particulières aux différents membre du Comité de Coordination. Le Comité de Coordination se réunit au moins tous les quinze jours sur convocation de l’Animateur principal (Président) ou d’un tiers de ses membres.

Compétences

Article 16
Le Comité de Coordination est l'organe exécutif de la Jeunesse Valdôtaine. Il est chargé d'organiser le travail selon les lignes d’actions tracées par l'Assemblée générale. Le Comité de Coordination : propose à l'Assemblée générale les représentants au Congrès National ; propose à l'Assemblée générale l’éventuel candidat aux élections régionales et aux élections administratives de la ville d’Aoste ; au cas où l'Assemblée générale ne pourrait pas être convoquée à temps, a la faculté de prendre des décisions, sans mandat impératif. Toutes les décisions prises par le Comité de Coordination doivent respecter les lignes principales des Statuts de la Jeunesse Valdôtaine ; peut proposer à l'Assemblée générale la formation de différentes Commissions de travail. Elles seront coordonnées au moins par un membre du Comité de Coordination.

Les responsables de zone

Article 17
Les responsables de Zone (Haute, Moyenne et Basse Vallée) doivent garantir la présence de la Jeunesse Valdôtaine sur le territoire, afin de promouvoir son action, ses buts et ses raisons d’être.

L’Animateur principal (Président)

Article 18
L’Animateur principal (Président) est élu par l’Assemblée générale et représente officiellement la Jeunesse Valdôtaine. Il est le garant des lignes d’action du groupe exprimées par l’Assemblée générale. Il est le représentant légal de la Jeunesse Valdôtaine et, en cette qualité, signe tous les actes officiels. Il préside et dirige, avec les secrétaires si nécessaire, les réunions du Comité de Coordination et les Assemblées générales. Il représente la Jeunesse Valdôtaine au sein du Comité Fédéral de l’Union Valdôtaine et dans les rapports avec les différents mouvements juvéniles et associations. Il propose les deux secrétaires : le Secrétaire trésorier et le Secrétaire verbalisant. Les propositions seront soumises à la ratification de l’Assemblée générale.

Le secrétaire trésorier

Article 19
Le Secrétaire trésorier est le responsable et le dépositaire de l’argent de la Jeunesse Valdôtaine.Il devra conserver les pièces justificatives des différents mouvements budgétaires du groupe.Il est tenu, le cas échéant, à informer le Comité de Coordination de la situation comptableet en présenter un compte-rendu annuel à l’Assemblée générale. En cas d’empêchement provisoire de l’Animateur principal, il le remplace et signe les éventuels actes officiels.

Le secrétaire verbalisant

Article 20
Il rédige les procès-verbaux des séances du Comité de Coordination et de l’Assemblée générale. Il dresse et met à jour la liste des adhérents à la Jeunesse Valdôtaine, en collaboration avec le Secrétaire trésorier. Il est le responsable du drapeau et du siège de la Jeunesse Valdôtaine.

Jeunesse Aujourd'hui

Article 21 
Jeunesse Aujourd'hui est le journal officiel de la Jeunesse Valdôtaine. Il est rédigé par la Commission journal du Comité de Coordination.

L’élu au Parlement valdôtain

Article 22
Le candidat de la Jeunesse Valdôtaine aux élections régionales doit être nommé par l’Assemblée générale sur indication du Comité de Coordination. La charge d’élu au Parlement Valdôtain est incompatible avec la charge d’Animateur principal. En cas d’élection il reste membre de la Jeunesse Valdôtaine jusqu’à la fin de son mandat et il est membre de droit du Comité de Coordination. Il répond directement à la Jeunesse Valdôtaine de son action au sein des institutions et doit être fidèle à la cause de la Jeunesse Valdôtaine. Il est tenu, au moins une fois par an, de rendre compte à la Jeunesse Valdôtaine de son activité d’élu.

Approbation et modification des Statuts

Article 23
Les présents Statuts seront soumis à l'approbation de l'Assemblée générale et il sera procédéde la même façon pour les éventuelles modifications futures (art. 12). Ils entreront en vigueur dès que le Conseil Fédéral de l'Union Valdôtaine les aura approuvés.

2 X mille

Vie de l'Union12 Mai 2017 - 12:29

A propos du recours au TAR… A propos du recours au TAR… Lors du Conseil fédéral réuni à Saint-Christophe hier soir, jeudi 12 mai, une des communications du président de l’Union Valdôtaine Ennio Pastoret a concerné le recours présenté au TAR, par notre groupe d’élus au Conseil de la Vallée, sur les actes administratifs de la séance de l’Assemblée du 10 mars dernier (et conséquents). A ce sujet, lors de la soirée se sont exprimés tant le chef de groupe UV au Conseil, Ego Perron (ayant remarqué une fois de plus que le "président du Conseil doit sauvegarder les droits de tous et il ne s’est pas porté ainsi, à cette occasion”), que le conseiller Augusto Rollandin (qui a défini "naturel le recours, vu que la même situation, dans deux jours a porté à deux conduites différentes” de la Présidence du Conseil). De suite vous trouvez la communication du président Pastoret. Le 20 mars 2017 l’UV avait porté plainte contre la décision de Président du Conseil de considérer valide la séance du Conseil du 10 mars 2017 en l’absence du nombre légal des Conseiller présents. Le sens du recours était celui de défendre le bien fondé de nos convictions puisque nous restons convaincu qu’il ne faut jamais renoncer à faire valoir ses droits. Mais, surtout, à la base du recours il y avait l’obligation d’exiger le respect des règles qui sont à la base de la vie, de l’histoire et de la démocratie de la VDA. La loi Severino, à laquelle a fait référence la Présidence du Conseil affirme « nel periodo di sospensione i soggetti sospesi, fatte salve le diverse specifiche regionali, non sono computati al fine della verifica del numero legale, né per la determinazione di qualsivoglia quorum o maggioranza qualificata.” Nous avons soutenu et nous soutenons, qu’en ce qui nous concernes, ces dispositions ne s’appliquent pas puisque l’art. 21 du Statut Spécial dit : "Le deliberazioni del Consiglio Valle non sono valide se non è presente la maggioranza dei suoi componenti e se non sono adottate a maggioranza dei presenti…..” La question est claire. Le Statut de la Vallée d’Aoste est une loi constitutionnelle et donc de rang supérieur au DLGS Severino qui ne peut pas modifier ou dépasser les lois constitutionnelles. Celle –ci, au de la des sentiments personnels ou d’opportunité, que quelqu’un cite inopportunément, est la véritable raison qui nous a obligé à faire recours. Pour l’UV il s’agissait de défendre un principe qui est irrévocable si on se veut autonomistes et si on prétend défendre le principe sur lequel se fonde notre Statut d’Autonomie. Oublier cela signifiera perdre notre mémoire et oublier toutes les luttes menées jusqu’à présent par ceux qui ont défendu dans le temps ce principes contre les tentatives centralisatrices. En considérant valide la séance du 10 mars la Présidence du Conseil a accompli un acte qui va au de la d’un simple abus. Il a soumis une disposition statutaire à une loi ordinaire violant un principe que notre Région a toujours défendu avec acharnement. Le Président Rosset, avant d’établir, dans les faits, que la loi Severino devait s’appliquer indépendamment des dispositions statutaires il aurait du se poser la question suivante : est-ce-que une loi ordinaire peut intervenir et dépasser une disposition constitutionnelle comme le Statut ? La réponse, simple et univoque, ne pouvait qu’être NON. Voilà donc qu’au de la de toutes les considérations sur les raisons et les torts, sur les opportunités ou les non opportunités l’UV a été obligée à porter recours. Elle ne l’a pas fait tout simplement pour empêcher à une autre majorité de s’installer, mais parce qu’elle avait le devoir de défendre un principe qui est à la base de son existence de Mouvement Autonomiste qui veut défendre l’Autonomie de notre Région. Or les aspects juridiques feront l’objet d’une évaluation et d’un jugement dans le mérite le 12 septembre. Cependant on ne peut pas passer sous silence le fait qu’il y a qui vient de se réjouir pour ce renvoi et par certaines affirmations du TAR. Il faut faire attention parce que celle que l’on considère une victoire porte en elle un venin mortel pour notre système d’autogouvernement. Il est intéressant d’observer comme à l’occasion du référendum du 4 décembre une large partie de soi-disant autonomiste avait invité à voter NON en portant comme prétexte la close de SUPREMATIE qui aurait porté à des chevauchement de nos compétences statutaires. Et voilà que ce danger si tant évoqué alors est devenu réel. La reforme a été boulée et elle n’a pas introduit la close de suprématie, mais les effets de la décision prise par la Présidence du Conseil, ont été exactement les mêmes, lorsque on a établi que la loi Severino avait SUPREMATIE sur les dispositions du Statut. Maintenant nous attendrons avec confiance l’avis du TAR. Mais en tout cas, pour nous, celle-ci est une question dont la gravité institutionnelle et juridique nous obligera à défendre et à porter jusqu’au but nos raisons. N’importe quels seront les temps et les énergies que nous y devrons mettre. Nous ne le ferons certainement pas avec un esprit de revanche, ni pour délégitimer quelqu’un, mais pour l’obligation que nous avons, depuis toujours, de défendre notre Pays et ses institutions, même, comme dans ce cas, ce sont elles mêmes qui s’infligent des blessures graves.

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