Rédaction

Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 26 mai 2017 - 10:05

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

Home Histoire Les élections Politiques 2008

2008

Liste Vallée d'Aoste

La liste Vallée d’Aoste se présente aux électeurs valdôtains sous un symbole clair – à l’enseigne du patrimoine d’idées et de projets de notre Vallée – qui est la garantie d’un engagement politique sérieux et cohérent.De par leur expérience et leur profil institutionnel, nos candidats Ego Perron (Chambre des Députés) et Tonino Fosson (Sénat de la République), incarnent à tous les effets les valeurs du caractère valdôtain et se portent garants d’une action concertée avec la société valdôtaine et son Gouvernement régional.

Pour cette raison, à titre de choix précis d’indépendance de jugement, la Liste et les candidats ne signeront pas d’accord préventif ni de chèque en blanc avec les deux principales coalitions présentes en Italie, justement pour pouvoir garder leur liberté d’action en cas d’élection. Cette décision s’adapte étroitement à l’originalité du message politique autonomiste qui permet de confirmer la position particulière de la Vallée d’Aoste sur la scène politique italienne. On ne peut pas abandonner notre identité et notre patrimoine d’idées après plus de 60 ans d’expérience autonomiste.

Par ailleurs, face à la crise du centre-gauche et du centre-droite, le choix d’une position autonome est une preuve de sagesse et exige en conséquence une négociation au Parlement non seulement pour le bien de la Vallée et pour la résolution de problèmes spécifi ques inhérents à notre région mais également par rapport aux grands sujets d’actualité dans le débat politique en Italie. A ce propos, notre programme politique énonce quelques points forts sur lesquels, à notre avis, doivent se fonder les nouveaux rapports avec l’Etat, ainsi que les points forts de notre action au Parlement, qui devront être concertés avec la Région et coordonnés avec les politiques de cette dernière.

PERRON Ego 
FOSSON Antonio  

Autonomie

"Nous estimons que l’Autonomie est indispensable pour sauvegarder la spécificité de notre Région"

Europe
La représentation de la Vallée d’Aoste au Parlement européen et au Comité des Régions s’avère indispensable. Comme s’avère indispensable la participation de la Région au Conseil de l’Union européenne et à chaque phase (ascendante et descendante) de la procédure de la loi communautaire tant à l’échelle du Conseil qu’à celle de la Commission. De plus importants espaces de liberté dans la transposition du droit communautaire au sein de l’organisation régionale doivent être assurés. L’Eurorégion Alp-Med doit pouvoir être reconnue, à travers une application qui ne peut être ultérieurement différée de la part de l’Etat italien, du règlement du Groupe européen de Coopération territorial (GECT).

Fédéralisme
Nous estimons qu’il faut travailler sur les causes qui engendrent l’ingouvernabilité du pays et une continuelle perte de chances que l’économie ne peut plus se permettre. Le fédéralisme factice proclamé et le véritable centralisme pratiqué doivent finalement laisser la place à une effective prise de conscience de la crise de l’État unitaire du XIXe siècle pour arriver à un modèle fédéral moderne qui valorise le régionalisme différencié. Le parcours de transformation de l’Italie en un Etat fédéral, qui a débuté par la réforme du Titre V de la Constitution, doit être sérieusement repris. Il s’agit là d’une excellente opportunité pour récupérer la compétitivité territoriale et rapprocher la politique et les institutions du citoyen. Dans ce contexte, la fermeture de certains ministères et la transformation du Sénat en Chambre des régions pourraient donner vie à un nouveau système d’autonomies locales.

Francophonie
L’Etat doit légitimer le droit de la Vallée d’Aoste de représenter l’Italie au sein des organisations internationales de la Francophonie, en lui permettant par conséquent de siéger à plein titre parmi les chefs d’Etat au Sommet de la Francophonie, sur le modèle du Québec.

Entente
La modifi cation de l’article 116 de la Constitution doit garantir la nature de pacte de l’entente pour la modification de notre Statut spécial. Cela assurera la sérénité nécessaire pour affronter en Vallée d’Aoste une phase constituante de révision du Statut en vigueur. Dans ce contexte, il y a lieu de confirmer la constitutionnalisation de la délimitation historique du territoire valdôtain et de faire en sorte que celui-ci ne puisse être modifi é sans l’approbation du Conseil régional.

Loi électorale
Nous considérons absolument indipensable de nous opposer au projet de faire confl uer dans le collège unique national les restes du collège Vallée d’Aoste, sous peine de voir bouleversés le système uninominal majoritaire et la circonscription électorale qui nous est garantie par le Statut, lequels nous distinguent depuis toujours du mare magnum de la bagarre italienne.

Zone franche
L’Etat doit finalement assurer le respect et l’application de l’article 14 du Statut spécial, dans une optique moderne de concert avec la Région, et réclamer des instances européennes la reconnaissance des formes d’exemption fi scale en faveur de la Région Vallée d’Aoste dans la loi communautaire.

Rapports État-Région

"Nous estimons que il faut s’engager tout particulièrement en faveur d’un rapport concret Etat-Région"

Dispositions d'application et rapports avec l'EtatIl faut s’engager tout particulièrement en faveur de rapports corrects entre l’Etat et le Région:

  • La Commission Paritaire doit pouvoir rapidement entériner un véritable paquet de propositions concernant l’Energie, la Zone franche, les Archives historiques, le Particularisme linguistique, la régionalisation totale de l’Ecole et de la Santé et le transfert des compétences en matière de chemin de fer, de perception fi scale locale et de dispositions sur le Pacte de stabilité et sur la présence assurée du Tribunal et du Tar à Aoste ainsi que l’adaptation de la réglementation des juges de paix au particularisme de la Vallée.
  • Les rapports avec l’Etat en matière d’organisation financière doivent continuer à être régis d’un commun accord, par le biais des dispositions d’application statutaire, et la répartition fi scale devra être étendue à tous les impôts du Trésor public, présents et futurs. Il conviendra par ailleurs d’augmenter les quotes-parts de participation au profi t de la Région en vue du transfert de nouvelles fonctions étatiques ou bien de l’introduction de charges accrues pour l’exercice de celles qui sont exercées ailleurs par l’Etat.
  • La consistance du domaine de l’Etat en Vallée d’Aoste doit être revue, notamment à la suite des nouvelles fonctions transférées à la Région et à l’acquisition nécessaire, de la part de cette dernière, des biens de l’Etat découlant de ce même transfert de fonctions.
  • En ce qui concerne les rapports avec l’Etat, il y a lieu de considérer le contenu de la «Déclaration d’Aoste» à commencer par la mise en place, dans les relations, d’une méthode de travail bilatérale, puisque la participation et la volonté de la Vallée d’Aoste ne peuvent être englouties dans des formes collectives de décision (système des Conférences) qui prévoient le vote à la majorité.
  • La figure du Président de la Commission de coordination, désormais anachronique du fait qu’elle est dépourvue de fonctions et source de dépenses pour les fi nances publiques, doit être formellement supprimée. En revanche, le modèle de rapport direct et bilatéral entre Président de la Région et Président du Conseil des Ministres doit être consolidé, par le biais entre autres d’une participation effective aux séances du Conseil des Ministres pour les questions concernant la Vallée d’Aoste.
  • L’Etat doit respecter les compétences exclusives de la Région en matière de Collectivités locales, en s’abstenant de toute ingérence inopportune au sein du système des autonomies de la Vallée d’Aoste.
  • Il est impératif que l’Etat mette finalement en application les dispositions de la loi de finances pour l’année 2001 en matière de régionalisation des indemnités de départ des employés régionaux, et partant, le détachement de l’INPDAP, de manière à donner de plus grandes garanties aux travailleurs valdôtains tant du point de vue de la capacité financière de l’administrateur que des rendements, au vu de l’état désastreux de la Sécurité sociale italienne.

Politiques sociales

"Nous estimons que il faut donner une garantie concrète à toute realité composant notre société civile"

L’Etat doit finalement reconnaître l’autonomie qui revient à la Région de par le Statut et de par la Constitution, dans le cadre des politique sociales et mettre à la disposition de cette dernière les fonds nécessaires dans les plus brefs délais en s’abstenant de toute ingérence inopportune.

Handicapés et personnes non autonomes
Le fonds national pour les personnes handicapées et non autonomes doit faire l’objet d’une nouvelle loi qui donne des garanties quant à l’augmentation des crédits, à la défi nition de nouvelles modalités de répartition entre les régions sans que soient pénalisées les plus petites, qui définisse sans équivoque les destinataires dudit fonds et qui prévoie des actions concrètes focalisées sur l’insertion dans le monde du travail des personnes handicapées et enfin qui introduise de nouveaux mécanismes de coparticipation aux dépenses des services sociaux et d’assistance sur la base de critères d’équité et de durabilité.

Famille
Les familles doivent pouvoir compter sur un meilleur soutien, tant de nature économique, par le biais d’un système fi scal proportionné aux charges familiales, que culturel. Une action législative devra donc être entreprise au profi t de la famille ; une action qui devra tenir compte de l’importance de cette dernière en tant que ressource sociale et éducative. Dans l’optique de la promotion de la solidarité familiale, de nouvelles formes d’aide réciproque entre les familles pourraient par exemple être mises sur pied et le dialogue entre celles-ci pourrait être encouragé, dans le cadre également des services et des institutions engagées dans le domaine social.

Jeunes
Nous estimons que les besoins des jeunes concernent tout le monde et qu’il faut les affronter d’une manière synergique et partagée, même en partant d’un modèle de valeur adulte. Il s’avère donc nécessaire de promouvoir le protagonisme chez les jeunes en accueillant la contribution que ceux-ci peuvent apporter dans une dimension de dialogue et de confrontation. Nous voulons que les actions en faveur des politiques des jeunes tiennent compte de la nécessité d’inciter les institutions à écouter les jeunes, encouragent la socialité entre ceuxci, renforcent chez nos jeunes le sens d’appartenance à la communauté et leur participation à la vie de leurs villages, offrent les moyens de réalisation d’une vie autonome (augmentation et pluralité des possibilités d’insertion dans le monde du travail, facilités pour la résidence principale).

Immigration
Nous soutenons que pour faire front aux mouvements migratoires qui ne sont pas suffi samment réglementés et aux choix irréfléchis qui donnent lieu à des inquiétudes et à des réactions négatives de la part de la population, il est nécessaire, en sus des politiques d’accueil et d’intégration, d’évaluer correctement les droits et les devoirs des citoyens et d’user de la fermeté nécessaire envers les clandestins.

Sécurité
Les risques croissants liés à la criminalité diffuse préoccupent la communauté et obligent à des choix plus tranchants dans la prévention et dans la répression ainsi qu’à des mécanismes qui permettent une plus grande rapidité d’action de la part de la magistrature.

Etat social
Il est indispensable de renforcer la sûreté des citoyens et de leurs familles en rendant de plus en plus efficace le système sanitaire public, en en intensifi ant les niveaux essentiels d’assistance, en en assurant la coordination, en réformant le système des retraites, en adoptant les politiques de solidarité et de développement en faveur des couches les plus faibles de la société.

Projet montagne

"Nous estimons que la montagne doit être sauvegardée, mise en valeur et soutenue"

Agriculture
Il s’avère important de mettre davantage l’accent sur le rôle que joue l’agriculture de montagne dans l’entretien et la protection du territoire et du paysage, et ce, dans l’intérêt général. Ce rôle, toutefois, il faut le reconnaître, comporte un surcroît d’obligations et de frais qui doivent être dûment reconnus et équitablement compensés dans la législation nationale et européenne, afi n que l’existence des exploitations agricoles de montagne ne soit pas compromise par une application exclusive de paramètres écononomiques et de marché.

Défense du sol
Nous estimons que le changement climatique qui a contribué à l’aggravation du phénomène de déséquilibre nécessite des opérations de mise en sûreté du territoire déjà fragilisé par l’inondation de l’année 2000.

Montagne
La nouvelle loi sur la montagne devra tenir compte de la proposition innovatrice de la loi de principes votée par le Conseil de la Vallée, qui énonce la défi nition particulière de «haute montagne». Il est capital de prévoir des fonds spéciaux pour la montagne, dans le cadre d’une entente Etat-Région (acronyme Dupimont, Document Unique de Programmation Interrégional pour la Montagne), qui doit revêtir de réels contenus. Il faudra ratifi er les protocoles de la Convention alpine, dont l’application devra absolument respecter les compétences régionales. A l’échelon national, encore, il est nécessaire de développer la particularité du tourisme de la montagne.

Parc national du Grand-Paradis
Il ne fait aucun doute que le Parc national du Grand-Paradis est, pour notre région, une ressource naturaliste, environnementale et économique qui représente toujours plus une opportunité et non pas une contrainte. Il est indispensable de coordonner les activités du Parc et les pouvoirs et compétences de la Région, dans le respect des Communautés locales en cause, par le biais de dispositions d’application du Statut auquel renvoie par ailleurs la réglementation étatique en la matière. Pour ce faire, un plan extraordinaire prévoyant des cofi nancements considérables de l’Etat s’impose. A l’échelon européen, il est nécessaire de concrétiser l’insertion de la montagne – comme particularité dans la cohésion territoriale – à l’article 158 du nouveau Traité européen.

Politiques culturelles

"Nous estimons que il faut assurér aux jeunes une adéquate formation afin de créer un meilleur futur pour notre Région"

Ecole
Il est absolument capital de mettre l’accent sur l’originalité du modèle d’école valdôtaine et de le valoriser comme lieu privilégié d’éducation et de formation pour tous, susceptible à la fois de sauvegarder l’identité de la communauté et de répondre aux expectatives de la nouvelle société de la connaissance, réellement bilingue et ouverte à l’Europe et aux nouvelles tecnologies. Pour ce faire, le système scolaire valdôtain futur doit pouvoir continuer à garantir par le biais de ressources fi nancières sûres et adéquates l’existence des écoles de montagne, l’intégration des handicapés, les compétences professionnelles nécessaires à l’insertion des élèves étrangers et à l’éducation des adultes ainsi qu’à la formation continue des enseignants.

Dans cette optique, il s’avère donc important d’accorder une place privilégiée à l’anglais dès l’école primaire et à l’utilisation des technologies informatiques dans le sillage des résultats obtenus par le Gouvernement régional. Pour la pleine réalisation d’une école réellement valdôtaine, ancrée sur le territoire, nous estimons nécessaire non seulement de redéfi nir le statut des enseignants, qui doivent être dûment inserés dans le statut unique régional, mais aussi d’intégrer l’école, la recherche et la formation professionnelle, de réaliser un véritable curriculum bi-plurilingue avec la reconnaissance internationale des compétences acquises par nos élèves, de valoriser la richesse culturelle que représentent la particularité de la communauté walser et l’insertion du patois à l’école dans les matières facultatives.

Université
L’Etat doit respecter la spécifi cité de l’Université de la Vallée d’Aoste/Università della Valle d’Aosta vu son système de financements particulier, en grande partie à la charge de la Région, et de sa vocation francophone. De plus, il est nécessaire de défendre la spécifi cité de l’Université en sauvegardant les critères relatifs aux concours pour les Universités libres.

Développement

"Nous estimons que une valable garantie pour les travailleurs ainsi que pour les enterprises est synomyme de développement économique"

Casino
Il est indéniable que le Casino de la Vallée constitue l’une des principales ressources économiques de la Région. Aussi estimons-nous que la maison de jeu doit être revalorisée pour le grand professionnalisme de ses personnels et qu’il est indispensable de travailler à la défi nition de nouvelles politiques nationales en matière de jeux de hasard qui ne limitent pas le développement et à l’application d’un plan industriel visant à replacer le Casino de la Vallée au rang des plus grands d’Europe.

Fiscalité
L’abolition de l’ICI sur la résidence principale et la réduction de l’IRPEF et de l’IRES doivent être assorties d’une révision des études de secteur et de l’élimination de toute une série de contrôles qui sont accablants pour le contribuable et qui empoisonnent souvent la vie des entreprises et des citoyens.

Emploi
La réduction du coût du travail, tout comme les mesures de dégrèvement au profi t des entreprises pour augmenter les emplois sont les moyens les plus sûrs pour assurer l’augmentation des postes de travail et pour offrir une ultérieure garantie aux entreprises et aux travailleurs. Dans le secteur sidérurgique, il faudra accorder une attention particulière au problème de l’amiante au profi t des ayants droits.

Infrastructures
La situation des chemins de fer s’explique par le manque d’investissements étatiques aux fins d’une modernisation, désormais impossible à différer, de la ligne historique. Il revient par ailleurs à l’Etat, non seulement de garantir un Département Anas dûment dimensionné, mais aussi de fi nancer les travaux d’amélioration le long de la Route 27 (notamment sur le tronçon Etroubles, Saint-Oyen, tunnel), de la galerie de sécurité du Grand-Saint- Bernard et sur la Route Nationale 26 (échangeur des vallées, giratoires, galerie de Bard). La voie de contournement d’Aoste devrait être transférée à la Région pour en assurer un accès libre et gratuit au profi t de la commune d’Aoste et des communes de l’Envers. Il serait bien d’optimiser l’utilisation des infrastructures autoroutières, d’une part pour améliorer les conditions environnementales et d’autre part pour faciliter les usagers locaux. Aux fins d’une pleine efficience des infrastructures susdites, il faudra travailler pour que l’Etat transfère à la Région le pouvoir de concessionnaire, y compris le pouvoir tarifaire, à l’égard des sociétés autoroutières oeuvrant en Vallée d’Aoste. Il sera en outre nécessaire d’exiger des autorités centrales, chacune en ce qui la concerne, que l’autoport Corrado Gex restructuré soit pleinement fonctionnel ainsi que les infrastructures qui fournissent la Bande Large et le système des guichets postaux sur le territoire.

Pouvoir d'achat
Il est à souhaiter que l’appauvrissement général causé par l’avènement de l’Euro et par le non-ajustement des salaires réels oblige l’Etat à prendre des mesures extraordinaires susceptibles de redonner confi ance aux citoyens grâce à la reprise de la consommation et à une politique au bénéfice de la famille.

Services publics

"Nous estimons que les services publics dans notre région doivent être garantis avec une réelle totalité"

Services publics
Nous estimons que l’Etat doit garantir, du point de vue normatif, financier et administratif, l’universalité effective des services publics en Vallée d’Aoste (Poste, télécommunications, transports), abstraction faite des restrictions imposées, en particulier, par les règles sur la concurrence ou par la recherche du profit.

Rai
Nous soutenons que les rapports entre l’Etat et la RAI en ce qui concerne la Vallée d’Aoste ne peuvent faire abstraction de la Région. La valorisation du Centre régional doit aller de pair avec une augmentation, à la charge de l’Etat, des heures d’émission, notamment en français, et le principe du bilinguisme égalitaire effectif doit être impérativement appliqué dans les programmes et surtout dans les journaux télévisés, où une attention particulière devra être accordée aux exigences réelles et aux intérêts de la communauté valdôtaine. La nouvelle télévision numérique doit garantir un bouquet francophone, radio et télévisé, ample et de qualité et la retransmission de télévisions germanophones pour la communauté Walser. De plus, l’Etat doit garantir le fi nancement d’émissions en patois et en parlers walser, qui seront réalisées in loco.

Les images

2 X mille

Vie de l'Union12 Mai 2017 - 12:29

A propos du recours au TAR… A propos du recours au TAR… Lors du Conseil fédéral réuni à Saint-Christophe hier soir, jeudi 12 mai, une des communications du président de l’Union Valdôtaine Ennio Pastoret a concerné le recours présenté au TAR, par notre groupe d’élus au Conseil de la Vallée, sur les actes administratifs de la séance de l’Assemblée du 10 mars dernier (et conséquents). A ce sujet, lors de la soirée se sont exprimés tant le chef de groupe UV au Conseil, Ego Perron (ayant remarqué une fois de plus que le "président du Conseil doit sauvegarder les droits de tous et il ne s’est pas porté ainsi, à cette occasion”), que le conseiller Augusto Rollandin (qui a défini "naturel le recours, vu que la même situation, dans deux jours a porté à deux conduites différentes” de la Présidence du Conseil). De suite vous trouvez la communication du président Pastoret. Le 20 mars 2017 l’UV avait porté plainte contre la décision de Président du Conseil de considérer valide la séance du Conseil du 10 mars 2017 en l’absence du nombre légal des Conseiller présents. Le sens du recours était celui de défendre le bien fondé de nos convictions puisque nous restons convaincu qu’il ne faut jamais renoncer à faire valoir ses droits. Mais, surtout, à la base du recours il y avait l’obligation d’exiger le respect des règles qui sont à la base de la vie, de l’histoire et de la démocratie de la VDA. La loi Severino, à laquelle a fait référence la Présidence du Conseil affirme « nel periodo di sospensione i soggetti sospesi, fatte salve le diverse specifiche regionali, non sono computati al fine della verifica del numero legale, né per la determinazione di qualsivoglia quorum o maggioranza qualificata.” Nous avons soutenu et nous soutenons, qu’en ce qui nous concernes, ces dispositions ne s’appliquent pas puisque l’art. 21 du Statut Spécial dit : "Le deliberazioni del Consiglio Valle non sono valide se non è presente la maggioranza dei suoi componenti e se non sono adottate a maggioranza dei presenti…..” La question est claire. Le Statut de la Vallée d’Aoste est une loi constitutionnelle et donc de rang supérieur au DLGS Severino qui ne peut pas modifier ou dépasser les lois constitutionnelles. Celle –ci, au de la des sentiments personnels ou d’opportunité, que quelqu’un cite inopportunément, est la véritable raison qui nous a obligé à faire recours. Pour l’UV il s’agissait de défendre un principe qui est irrévocable si on se veut autonomistes et si on prétend défendre le principe sur lequel se fonde notre Statut d’Autonomie. Oublier cela signifiera perdre notre mémoire et oublier toutes les luttes menées jusqu’à présent par ceux qui ont défendu dans le temps ce principes contre les tentatives centralisatrices. En considérant valide la séance du 10 mars la Présidence du Conseil a accompli un acte qui va au de la d’un simple abus. Il a soumis une disposition statutaire à une loi ordinaire violant un principe que notre Région a toujours défendu avec acharnement. Le Président Rosset, avant d’établir, dans les faits, que la loi Severino devait s’appliquer indépendamment des dispositions statutaires il aurait du se poser la question suivante : est-ce-que une loi ordinaire peut intervenir et dépasser une disposition constitutionnelle comme le Statut ? La réponse, simple et univoque, ne pouvait qu’être NON. Voilà donc qu’au de la de toutes les considérations sur les raisons et les torts, sur les opportunités ou les non opportunités l’UV a été obligée à porter recours. Elle ne l’a pas fait tout simplement pour empêcher à une autre majorité de s’installer, mais parce qu’elle avait le devoir de défendre un principe qui est à la base de son existence de Mouvement Autonomiste qui veut défendre l’Autonomie de notre Région. Or les aspects juridiques feront l’objet d’une évaluation et d’un jugement dans le mérite le 12 septembre. Cependant on ne peut pas passer sous silence le fait qu’il y a qui vient de se réjouir pour ce renvoi et par certaines affirmations du TAR. Il faut faire attention parce que celle que l’on considère une victoire porte en elle un venin mortel pour notre système d’autogouvernement. Il est intéressant d’observer comme à l’occasion du référendum du 4 décembre une large partie de soi-disant autonomiste avait invité à voter NON en portant comme prétexte la close de SUPREMATIE qui aurait porté à des chevauchement de nos compétences statutaires. Et voilà que ce danger si tant évoqué alors est devenu réel. La reforme a été boulée et elle n’a pas introduit la close de suprématie, mais les effets de la décision prise par la Présidence du Conseil, ont été exactement les mêmes, lorsque on a établi que la loi Severino avait SUPREMATIE sur les dispositions du Statut. Maintenant nous attendrons avec confiance l’avis du TAR. Mais en tout cas, pour nous, celle-ci est une question dont la gravité institutionnelle et juridique nous obligera à défendre et à porter jusqu’au but nos raisons. N’importe quels seront les temps et les énergies que nous y devrons mettre. Nous ne le ferons certainement pas avec un esprit de revanche, ni pour délégitimer quelqu’un, mais pour l’obligation que nous avons, depuis toujours, de défendre notre Pays et ses institutions, même, comme dans ce cas, ce sont elles mêmes qui s’infligent des blessures graves.

agenda

twitter

images

2016 Rencontres sul le territoire

2015 Congrès des 3 et 4 octobre

Union Valdôtaine

29, avenue des Maquisards - 11100 Aoste
TÉL +39 0165 235181 FAX +39 0165 364289
siegecentral@unionvaldotaine.org
PI 80007410071