Rédaction

Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 20 oct 2017 - 11:57

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

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2010 - Congrès thématique

La motion finale

Le Congrès de l’Union Valdôtaine, réuni à Saint-Vincent le 11 décembre 2010,

Rappelant que le travail est une valeur fondamentale, reconnue comme telle par l’article 1 de la Constitution italienne ;

Estimant que le droit au travail, figurant parmi les principes constitutionnels, représente l’un des domaines essentiels de la vie de tous les citoyens et qu’il doit être entendu comme outil de promotion de la dignité humaine individuelle mais également de l’indépendance économique, de la croissance sociale et culturelle de toute la société ;

Compte tenu qu’au droit au travail correspond le devoir, pour tout travailleur, de contribuer par ses capacités et son engagement au progrès social et économique de sa communauté, en s’adaptant aux exigences de celle-ci et aux contingences du marché du travail, qui imposent de plus en plus une capacité de flexibilité et de mobilité aussi bien entre le secteur public que le privé ;

Prenant acte, par ailleurs, que notre société traverse aujourd’hui une grave crise qui touche non seulement tous les secteurs économiques, le management et les organisations, mais aussi, dans une perspective plus ample, tous les domaines de la vie, y compris ceux qui, pendant longtemps, sont apparus les plus stables ;

Constatant qu’en Vallée d’Aoste aussi cette crise a des retombées dans tous les secteurs économiques et qu’en particulier l’administration publique ne pourra plus constituer le domaine prioritaire, à même d’apporter des réponses exhaustives par rapport aux demandes d’emploi qui devront s’adresser de plus en plus vers la recherche d’un parcours professionnel dans le secteur privé de la petite et moyenne entreprise liée au territoire valdôtain ;

Estimant nécessaire, à ce propos, faire appel au sens de responsabilité des travailleurs, des organisations syndicales et des administrateurs, à fin de poursuivre un dialogue serré pour achever la réorganisation de l’administration publique ;

Voulant que l’Union Valdôtaine continue à représenter le point de repère de la politique valdôtaine, en exerçant son rôle de mouvement ouvert a la discussion des problèmes et disposé à les affronter et a proposer à la communauté des solutions valables et efficaces ;

Estimant que ses élus ont le devoir de guider notre Région au dépassement de la crise ;

DONNE MANDAT A SES ELUS au niveau du Parlement Italien et à l’échelon régional et communal, de soutenir toutes les initiatives, y compris au niveau institutionnel, qui vont dans le sens de:

  • valoriser le capital humain, qui est la clé du succès des entreprises et de l’administration publique ;
  • aider les gens, notamment les jeunes, à explorer et à exploiter leurs opportunités, à réaliser leurs aspirations, qui ne consistent pas simplement à gagner leur vie mais à accomplir leur développement individuel par le travail au sein d’une société qui leur demandera de plus en plus un esprit d’adaptation et une flexibilité accrue de leur compétences en s’adaptant au mieux aux conditions changeantes du marché ;
  • favoriser la formation et la valorisation des compétences, qui sont au centre de tous les progrès individuels et collectifs, en ne se limitant pas uniquement au financement de la formation permanente, mais en inscrivant le travail dans une dynamique continue d’acquisition de savoir et de savoir-faire, avec une attention particulière aux domaines de la recherche et de l’innovation ;
  • soutenir les travailleurs salariés dans les processus d’adaptation au marché du travail, pour éviter qu’ils se trouvent seuls face à l’accélération du rythme du changement et à la nécessité d’évoluer et de s’adapter, en appuyant notamment les employeurs dans leur devoir de former, renouveler, et enrichir les savoirs et savoir-faire leurs employés, ainsi que les salariés dans leur devoir de s’engager à élargir leurs compétences ;
  • lier les rémunérations aux performances lorsqu’elles comportent une part variable proportionnelle aux résultats atteints ;
  • reconnaître l’importance des travailleurs, non pas dans une logique de conflit avec l'employeur, mais dans une perspective de valorisation de leurs capacités et de leur compétences et savoir-faire ;
  • mettre en valeur et encourager, dans le secteur privé, le travail manuel, les activités artisanales et les petites et moyennes entreprises ;
  • donner, dans le secteur public, un exemple de sobriété, en faveur d’une réduction des coûts de la « machine institutionnelle », en continuant le travail de simplification des procédures administratives.
2 X mille

le coin du président4 Octobre 2017 - 16:41

Catalogne-Europe Catalogne-Europe Le référendum pour l’indépendance de la Catalogne de dimanche 1 octobre a retenu l’attention des médias qui nous ont raconté le déroulement des faits, les espoirs des indépendantistes et la brutale répression de l’état Espagnol. Dans les heures qui ont suivi ce vote plusieurs observateurs ont essayé d’expliquer les raisons des Catalans, celles de l’Espagne et la position de l’UE. C’est ainsi qu’on a souvent entendu que les Catalans voulaient se rendre indépendants pour des raisons économiques. Mais la Catalogne c’est quelque chose de plus complexe que ça. Elle est une communauté spéciale, avec une langue, une culture, une histoire que son peuple a préservé au fil du temps, aussi lorsqu’il ne s’est pas fait arracher sa vie et son identité, pendant les dures 35 années de dictature du général Franco. Les Catalans représentent une réalité vivante, différente et active qui a du mal à se conduire dans un état qui a d’autres rythmes et d’autres visions. Il est par conséquent normal que le Peuple de Catalogne demande à s’autodéterminer avec l’espoir d’ainsi pouvoir mieux forger son avenir. Sur ce point s’ouvre le débat qui marque le grand clivage entre les défenseurs de l’état-nation et les partisans des réalités (g)locales. Cela nous renvoie aux idées et débat jamais achevé sur Fédéralisme et met l’UE face à l’obligation de sortir de ses contradictions. Aujourd’hui, les nombreux changements mondiaux nous ont confirmé la nécessité d’agrégations amples, telles que celles qui ont porté à la naissance de l’UE. Mais l’Europe elle doit arriver à négocier et à interpréter les besoins des gens avec des nouvelles politiques de proximité sans quoi elle continuera à être secouée par les ferments de ses particularismes. Voilà pourquoi l’UE, avec ses états membres, devrait arriver à exercer des fonctions utiles à satisfaire les nécessités globales (monnaie unique, défense, justice, etc.) en laissant aux territoires l’autonomie de gouverner avec davantage d’efficacité leurs vies et leurs organisations culturelles, sociales, éducatives, commerciales, etc. Le Président français Emmanuel Macron dans son récent discours à la Sorbonne a effleuré ces thèmes. Il n’a pas pu les pousser trop loin mais, si on extrémise sa philosophie on trouve qu’elle préconise déjà un modèle d’UE qui devrait réviser ses rôles actuels. Dans le futur proche on sera obligés à s’interroger sur l’architecture de nos systèmes. Le flambeau que la Catalogne vient d’allumer a déjà contribué à accélérer une réflexion dans ce sens. Les faits de Barcelone et de Catalogne sont destinés à ne pas rester isolés et à aller au de là de leurs confins. L’UE ne pourra pas continuer à tourner la tête sans réorienter ses rapports avec ses nombreuses réalités culturelles. Le référendum Catalan n’est pas admis par la loi de l’état Espagnol. Mais les lois et les constitutions ne sont pas des choses immuables. Elles peuvent être changées. Elles doivent être changées si elles ne sont plus actuelles. Après la Catalogne d’autres essayeront de mettre en discussion le « status quo ». Cela arrivera encore dans d’autres réalités et on ne pourra pas continuer à faire la sourde oreille. L’histoire des peuples vit de changements et d’accélérations. Les choses ne se passent pas toujours à la même manière. Il suffirait de rappeler les plébiscites qui permirent à Parme à la Toscane et à d’autres réalités, en Italie et ailleurs, de s’autodéterminer, en choisissant d’appartenir à un état plutôt qu’à un autre. On était là aux alentours de 1860 et c’est par ces actes qui se sont modifiés d’importants équilibres géopolitiques. En 1992, la Tchécoslovaquie s’est partagée pacifiquement en deux. Dans une époque plus récente, le 18 septembre 2014 les Ecossais se sont exprimés sur leur indépendance. Là ils ont pu exercer leur droit de vote suite à l’accord bilatéral d’Edimbourg de 2012, entre Ecosse et Royaume Uni, qui a permis de lancer le référendum écossais pour l’indépendance. Et encore, en cette année 2017, au mois de juin, la petite ville de Moutier, en Suisse, a choisi de quitter le canton de Berne et de s’agréger à celui du Jura. Après 40 ans le rêve d’unifier les Jurassiens de Roland Béguelin a été complété. Ces faits se sont passés dans des époques et dans des lieux différents avec la liberté des gens de décider leur appartenance en votant à l’abri de toute tentative de répression. Voilà que pas toujours et pas partout les réponses ont été les mêmes de ces jours en Catalogne. Les rêves et les espoirs des Peuples aussi peuvent se différencier et ne pas être immuables. Les pensées et les lois qui régissent leurs vies peuvent changer. Et cela se vérifie lorsque quelqu’un allume l’étincelle, en mettant en discussion les architectures géopolitiques. L’Ecosse et la Catalogne ont commencé à mettre en marche une vision différente, d’autres suivront peut être ce chemin mettant en marche un parcours qui obligera l’UE et les états à réfléchir davantage sur leur futur. Ennio Pastoret

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