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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 20 fév 2017 - 11:52

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

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2010 - Congrès thématique

La motion finale

Le Congrès de l’Union Valdôtaine, réuni à Saint-Vincent le 11 décembre 2010,

Rappelant que le travail est une valeur fondamentale, reconnue comme telle par l’article 1 de la Constitution italienne ;

Estimant que le droit au travail, figurant parmi les principes constitutionnels, représente l’un des domaines essentiels de la vie de tous les citoyens et qu’il doit être entendu comme outil de promotion de la dignité humaine individuelle mais également de l’indépendance économique, de la croissance sociale et culturelle de toute la société ;

Compte tenu qu’au droit au travail correspond le devoir, pour tout travailleur, de contribuer par ses capacités et son engagement au progrès social et économique de sa communauté, en s’adaptant aux exigences de celle-ci et aux contingences du marché du travail, qui imposent de plus en plus une capacité de flexibilité et de mobilité aussi bien entre le secteur public que le privé ;

Prenant acte, par ailleurs, que notre société traverse aujourd’hui une grave crise qui touche non seulement tous les secteurs économiques, le management et les organisations, mais aussi, dans une perspective plus ample, tous les domaines de la vie, y compris ceux qui, pendant longtemps, sont apparus les plus stables ;

Constatant qu’en Vallée d’Aoste aussi cette crise a des retombées dans tous les secteurs économiques et qu’en particulier l’administration publique ne pourra plus constituer le domaine prioritaire, à même d’apporter des réponses exhaustives par rapport aux demandes d’emploi qui devront s’adresser de plus en plus vers la recherche d’un parcours professionnel dans le secteur privé de la petite et moyenne entreprise liée au territoire valdôtain ;

Estimant nécessaire, à ce propos, faire appel au sens de responsabilité des travailleurs, des organisations syndicales et des administrateurs, à fin de poursuivre un dialogue serré pour achever la réorganisation de l’administration publique ;

Voulant que l’Union Valdôtaine continue à représenter le point de repère de la politique valdôtaine, en exerçant son rôle de mouvement ouvert a la discussion des problèmes et disposé à les affronter et a proposer à la communauté des solutions valables et efficaces ;

Estimant que ses élus ont le devoir de guider notre Région au dépassement de la crise ;

DONNE MANDAT A SES ELUS au niveau du Parlement Italien et à l’échelon régional et communal, de soutenir toutes les initiatives, y compris au niveau institutionnel, qui vont dans le sens de:

  • valoriser le capital humain, qui est la clé du succès des entreprises et de l’administration publique ;
  • aider les gens, notamment les jeunes, à explorer et à exploiter leurs opportunités, à réaliser leurs aspirations, qui ne consistent pas simplement à gagner leur vie mais à accomplir leur développement individuel par le travail au sein d’une société qui leur demandera de plus en plus un esprit d’adaptation et une flexibilité accrue de leur compétences en s’adaptant au mieux aux conditions changeantes du marché ;
  • favoriser la formation et la valorisation des compétences, qui sont au centre de tous les progrès individuels et collectifs, en ne se limitant pas uniquement au financement de la formation permanente, mais en inscrivant le travail dans une dynamique continue d’acquisition de savoir et de savoir-faire, avec une attention particulière aux domaines de la recherche et de l’innovation ;
  • soutenir les travailleurs salariés dans les processus d’adaptation au marché du travail, pour éviter qu’ils se trouvent seuls face à l’accélération du rythme du changement et à la nécessité d’évoluer et de s’adapter, en appuyant notamment les employeurs dans leur devoir de former, renouveler, et enrichir les savoirs et savoir-faire leurs employés, ainsi que les salariés dans leur devoir de s’engager à élargir leurs compétences ;
  • lier les rémunérations aux performances lorsqu’elles comportent une part variable proportionnelle aux résultats atteints ;
  • reconnaître l’importance des travailleurs, non pas dans une logique de conflit avec l'employeur, mais dans une perspective de valorisation de leurs capacités et de leur compétences et savoir-faire ;
  • mettre en valeur et encourager, dans le secteur privé, le travail manuel, les activités artisanales et les petites et moyennes entreprises ;
  • donner, dans le secteur public, un exemple de sobriété, en faveur d’une réduction des coûts de la « machine institutionnelle », en continuant le travail de simplification des procédures administratives.

Ego Perron

Ego Perron - président de l'Union Valdôtaine

Chers amis de l’Union Valdôtaine, chers congressistes, mesdames, messieurs merci à vous toutes et à vous tous d’être présents à ce rendez-vous très important de la vie du Mouvement.

Un rendez-vous durant lequel nous retrouvons notre base, la racine la plus profonde et la plus élargie de notre organisation et nos adhérents.

Le Congrès
L’organe qui représente vraiment, à fond notre force et notre enracinement sur le territoire et dans les Communes de la Vallée d’Aoste. Votre présence, nombreuse et qualifiée, en est la preuve même si pendant cette période difficile, beaucoup de monde est déjà occupé par autre chose. Je vous en remercie. Je remercie également tous les représentants du monde du travail, des associations et du syndicat de l’industrie qui assistent à nos travaux et qui, encore une fois ont décidé de nous donner leur contribution, leur vision à propos d’un thème, le travail, qui nous est précieux et qui est l’une des priorités de la politique du Mouvement qui administre la Vallée d’Aoste.

Particolarmente apprezzata è oggi la presenza del dott. Alberto Bombassei, Presidente delle industrie Brembo e vice presidente nazionale di Confidustria che tra poco porterà al nostro congresso il suo contributo sulla situazione nazionale del paese da un osservatorio privilegiato quale quello di Confidustria Nazionale. Grazie davvero per la sua prestigiosa partecipazione.

En cette période de difficulté politique, nous voulons représenter un Mouvement qui, sans doute, fait de la politique mais qui n’oublie pas les problèmes concrets des gens. Notre époque traverse une révolution sociale et économique qui transforme la vie de centaines de millions de personnes, qui change leurs habitudes quotidiennes et professionnelles et, par conséquent, leur identité ainsi que leurs us et coutumes.

Ce type de croissance modifie la donnée économique et financière mondiale, tout comme les intérêts géopolitiques internationaux. Désormais, la grande économie et la politique américaine ne cherchent plus chez leurs partenaires asiatiques des marchés pour exporter leurs produits mais plutôt des formes de collaboration privilégiées pour installer leurs industries sur ce continent.

C’est en tenant compte de ce contexte global que nous devons faire l’analyse de notre situation du travail et mettre en place nos futures initiatives. Nous devons interagir avec ce type de système économique et situer notre action dans cette société globale : face à des horizons si vastes, nous pourrions avoir peur de la comparaison. Une attitude de fermeture serait le plus sûr moyen de perdre, à brève échéance, ce que nous avons si durement obtenu au cours des soixante dernières années d’histoire républicaine et d’autonomie régionale.

Nous voulons représenter un Mouvement qui discute des questions concrètes, qui ne se retrouve pas seulement et exclusivement quand il y a les élections. Cette année, nous avons décidé de discuter du travail étant l’un des arguments faisant partie des priorités et des agendas de toutes les forces politiques, d’un sujet que chacun de nous se trouve, inévitablement, à affronter au cours de sa vie.

A qui s’adresse le Congrès ? Evidemment à nos élus, à nos inscrits et à nos organes. Parce que l’Union Valdôtaine a la responsabilité de gérer, d’administrer la Vallée d’Aoste, à travers la région et à travers les Communes. Et donc de faire des choix. Mais aussi à la société valdôtaine dans son ensemble parce que nous voulons prouver que le travail est vraiment pour le Mouvement de l’Union Valdôtaine une priorité à laquelle nous dédions quotidiennement notre travail et nos efforts. Pour les entreprises qui investissent et qui donnent du travail aux familles, aux salariés, aux employés, et qui continuent à avoir de la confiance et à investir dans une période de forte difficulté économique.

Précaires
A partir de ceux, notamment des jeunes qui très souvent ne trouvent pas de travail ou ne trouvent pas le travail pour lequel ils ont étudié et fait des années de sacrifices. Cet argument est une opportunité pour parler aussi des jeunes. Notre vision fédéraliste nous amène à dire que pour l’Union Valdôtaine, il y a les personnes avant tout, et les jeunes aussi.

C’est notre ambition. C’est notre engagement pour la Vallée d’Aoste du futur. Je crois que pour transformer cette période difficile, de récession, en une opportunité de changement, nous avons besoin du talent, de l’énergie et des compétences des jeunes. C’est avec eux, et pour eux, que nous voulons bâtir la Vallée d’Aoste du futur. Une Vallée d’Aoste plus dynamique et compétitive parce qu’elle peut avoir de la force de travail motivée et compétente. Avec un marché du travail plus ouvert.

Et la qualité des emplois ne dépend pas seulement des réformes que nous sommes capable d’introduire dans le monde du travail. Nous devons expliquer, voilà l’un des rôles de la politique, aux jeunes et aux familles que les processus de changement sont efficaces seulement s’il y a aussi l’engagement et la responsabilité de chacun. Nous devons expliquer que les réformes du travail, peuvent aider, mais ne peuvent pas remplacer les comportements positifs des personnes et des institutions.

Il est de notre devoir politique de préparer les jeunes d’aujourd’hui aux marchés du travail de demain. Sur ce terrain, nous sommes en train de faire beaucoup. Mais nous pouvons imaginer une réflexion, délicate, sur le rapport entre le système éducatif et formatif et le monde du travail. Discuter de la mobilité des étudiants universitaires, de la haute formation professionnelle, de la reconnaissance légale des diplômes, parce que parfois on assiste à un paradoxe : il y a des entreprises qui ne trouvent pas les travailleurs qualifiés dont elles ont besoin pour être compétitives et de l’autre côté des jeunes au chômage parce qu’ils ont parfois des compétences qui ne sont pas utiles au marché du travail ou inutilisables ou appartenant à des secteurs à basse croissance d’embauche.

La formation technique représente une opportunité pour les jeunes et pour les entreprises mais je crois surtout qu’elle représente une nécessité pour le Pays. La reprise économique ne pourra pas se passer d’une renaissance du secteur manufacturier et du "Made in Italy” qui sont historiquement liés à la formation technique.

En nous rappelant toujours que les études supérieures ne sont pas un coût mais un investissement important pour le futur de notre communauté. Dans ce sens, nous devrons travailler pour mieux faciliter le passage et la transition de l’école au monde du travail. C’est une des problématiques du système Italie. Un marché du travail qui doit toujours davantage tenir compte du phénomène de l’immigration.

Je crois que rapidement, l’Union Valdôtaine devra discuter de ce phénomène afin que nous ayons une position même politique à ce sujet. L’immigration est un phénomène mondial, que nous ne pouvons ni refuser ni nier, mais qu’il faut essayer de gérer correctement, en tenant compte que ce n’est pas une matière sur laquelle nous avons des compétences législatives. Mais ce phénomène nous oblige à nous interroger par rapport au monde du travail et surtout à nous interroger sur la raison pour laquelle les Valdôtains ne veulent plus faire toute une série de métiers.

Et donc nous sommes obligés de recourir à de la main d’oeuvre, parfois même spécialisée, qui vient de l’extérieur. Combien de difficultés ont les entreprises à trouver de la main d’oeuvre locale dans le secteur du bâtiment ? combien de difficultés pour trouver des Valdôtains, heureusement il y en a, et nous devons leur rendre hommage, qui souhaitent travailler dans le dur secteur de l’élevage, en montagne ou tout simplement dans l’agriculture ? Pour quelle raison quand un restaurant ou un café ferme, ce n’est pas un Valdôtain qui en reprendra la gestion ?

Les Valdôtains préfèrent un emploi public plutôt que dans le privé. Il faut que nous nous interrogions à ce sujet. Ce sont là des symptômes certains d’un bien-être accru au fil des années pour notre région. Mais après, on se plaint du manque de travail. Ce rendez-vous politique veut être également une opportunité pour nous interroger sur la vision de la Vallée d'Aoste que nous avons pour le futur, car à travers le monde du travail passe une certaine idée, même d’attitude culturelle vers le monde du travail, plutôt qu’une autre de développement de la Vallée d’Aoste. La Vallée d'Aoste possède des richesses qui peuvent se traduire en opportunités encore plus fortes pour le monde du travail et l’Union Valdôtaine en est convaincue et consciente.

Le territoire : richesse et opportunité
Cette communauté a des ressources suffisantes et surtout une organisation adéquate pour imaginer une sorte d’autogouvernement ? L’autogestion ? Condition fondamentale pour être une communauté forte, bien enracinée et capable de montrer ses atouts en Europe sans perdre son identité et sa culture. Notre territoire de montagne représente un microcosme fantastique. L’eau, notre pétrole blanc, source de richesse et de travail.

Les forêts, important décor du paysage, leur valeur commerciale est très peu exploitée. La pierre, utilisée pour bâtir les maisons, les rues, les murs, ressource négligée parfois intouchable. Les prairies des alpages, la richesse pour notre économie représentée par l’agriculture. Les vignobles qui produisent des vins très caractéristiques et très appréciés. Mais encore le commerce, l’industrie, les nouvelles technologies, le tourisme avec ses périodes d’inactivité.

Vieillissement de la population
Nous devons nous occuper des problèmes qui dérivent du vieillissement de la population, en encourageant le vieillissement actif, c’est-à-dire encourager les travailleurs plus âgés à conserver leur force de travail. Pour ce qui est de la sécurité sur le travail, il faut éviter l'exploitation qui amène aux accidents, combattre le phénomène de l'irregularité, en n'exagérant cependant pas avec les contrôles.

Parfois notre monde du travail est exaspéré par les contrôles. Notre force devrait être d’imaginer de nouvelles formes et de nouvelles possibilités de travail. Je laisse à la sensibilité de chacun de vous de nous livrer les considérations que vous retenez les plus importantes pour une bonne réussite du congrès. Nous avons voulu parler du travail parce que le travail est un droit de chaque individu, reconnu et protégé même par la Constitution italienne.

Le travail est une partie essentielle de tout le parcours éducatif, formatif, professionnel d’une personne. L’entreprise et le milieu de travail sont le meilleur contexte pour développer le professionnalisme. La génération d’aujourd’hui veut plus qu’un emploi, plus que simplement gagner sa vie. Les gens veulent un bon emploi. Ils veulent, justement, une carrière. Ils veulent réaliser leur développement individuel à travers le travail autant que des espoirs et des craintes de la vie de famille. Notre but devrait être de les aider à accomplir cette ambition.

A partir du système éducatif, dont l’objectif devrait être d’ouvrir les aspirations pour tous les gens, jusqu’aux politiques pour l’emploi, la gestion des compétences, la formation et la famille, le but devrait être de donner aux gens plus de pouvoir sur les décisions qui les concernent. Ce sera en effet la marque de la prochaine génération. Malgré toute la pression, l’insécurité, et le changement les jeunes savent que le monde est beaucoup plus ouvert, riche de possibilités et d’opportunités que jamais auparavant.

Notre tâche est de les aider à explorer et exploiter ces opportunités et à réaliser leur aspirations.

L’Union Valdôtaine a voulu parler de travail, de développement, d’économie parce que nous revendiquons pour notre peuple le droit d’exister de par nos forces, de conserver notre identité, de nous autogouverner. Et pour exercer toujours mieux ce droit notre communauté doit compter toujours plus sur ces ressources. Cela ne veut pas dire que nous sommes contre la collaboration avec d’autres, au contraire.

Nous sommes un Mouvement qui recherche le dialogue parce que une attitude de fermeture, même politique, serait nuisible a la Vallée d’Aoste. Le fédéralisme nous enseigne des valeurs comme la coopération et la solidarité. Mais encore une fois nous voulons démontrer que nous ne sommes pas ni des assistés, ni des privilégiés mais que nous possédons les ressources, même humaines, pour faire progresser la Vallée d’Aoste.

L’Union Valdôtaine se sent engagée à travailler afin que chaque valdotain ait le droit à un travail, à un travail digne, qu’il ait la possibilité de le garder et de l’améliorer pendant sa vie. A ce sujet nous continuons notre engagement en faveur de notre peuple comme nous l'avons toujours fait pendant 65 ans d’histoire Valdôtaine.
Vive l’Union Valdôtaine, vive la Vallée d’Aoste!

Augusto Rollandin

Augusto Rollandin - président de la Région

Je voudrais démarrer en faisant deux considérations sur le travail, compte tenu que cela représente un choix courageux pour l’Union Valdôtaine de faire un Congrès sur un sujet si difficile.

Au début de cette législature, l’un des choix les plus importants fut le programme triennal pour l’emploi avec la collaboration des membres de la Junte et surtout des présidents des Commissions André Rosset et Diego Empereur, qui avec la collaboration des forces sociales et syndicales nous ont amenés à réaliser et à approuver au Conseil régional un programme qui est très engageant et qui va dans la direction, avant tout, de réorganiser le département du travail.

Je dois souligner la sensibilité et le travail du responsable de ce département Roberto Vicquéry, qui a déjà obtenu des résultats très importants par rapport à ce que nous nous étions fixé. Et, bien sûr, ce programme de travail nous a donné des indications qui vont être réalisées petit à petit, compte tenu, des changements auxquels nous sommes confrontés. Au mois de septembre 2008, nous avons réalisé que la crise était bien là : je crois que comme tout le monde, face à la crise, on s’est demandé quel était le problème, qu’est-ce qu’on pouvait faire par rapport à ce qui se passait au niveau mondial et qui avait comme conséquence directe et normale une répercussion aussi au niveau de notre Région.

On a donc approuvé début 2009 - grâce à la participation de toutes les forces politiques, sociales et syndicales - une loi qui allait donner les orientations pour cette période de crise : et il faut considérer qu’on ne savait pas alors, et malheureusement, on ne le sait toujours pas encore aujourd’hui, combien de temps cette crise aurait duré.

En 2009, nous pensions que la crise durerait une année ou deux : on est fin 2010 et l’unique assurance qu’on a, c’est que 2011 sera encore malheureusement une année très difficile. En 2009, on avait proposé deux piliers d’interventions concernant les subventions à utiliser pour soutenir l’emploi, les petites entreprises, l’artisanat, le commerce, et tous les secteurs productifs qui en quelque sorte devaient résister à cette période difficile.

Et l’autre pilier était la famille, dont je ne parlerais pas aujourd’hui. Je veux, au contraire, revenir sur la question de la crise : la question de la crise nous a mis face à une disponibilité d’argent, de l’argent pour maintenir les investissements qui avaient déjà été faits et, en quelque sorte, pour maintenir les engagements qui avait été pris pour les années à venir et qui risquaient de mettre en difficulté l’ensemble du système car la question du travail est le résultat des investissements : les investissements dans tous les secteurs et, bien sûr, le soutien aux entreprises. Car il est juste de rappeler que le travail est un droit : ce qui est difficile, c’est de répondre après à la question, mais comment agir et donner un suivi à ce droit ? Et là, nous nous retrouvons à jouer chacun notre rôle.

Notre Administration régionale essaye de donner une réponse. Eh bien, je crois que là l’intervention directe et immédiate en ce qui concerne le système des emprunts, le fait de donner des garanties aux banques a permis en quelque sorte de sauver les entreprises, grandes et petites. Eh bien là, nous avons pu conserver un certain nombre d’emploi. Et à propos d’emploi, il faut tout de suite faire une distinction : emploi public et emploi privé, emploi temporaire et emploi définitif.

Qu’est-ce que l’emploi public ? En Vallée d’Aoste, c’est l’Administration régionale, les Communes, les entreprises appartenant à la Région, l'Unité sanitaire locale et les autres organismes de l’Etat qui ont quand même la possibilité de donner du travail, à savoir l’Inps et l’Inail. Bien, on est confronté aujourd’hui à une autre difficulté en plus de la crise : la manoeuvre financière que l’Etat a dû interpréter face aux engagements européens.

L’Etat italien a dû prendre des mesures exceptionnelles qui ont eu également des retombées immédiates sur notre petite communauté. On a essayé de réduire autant que possible le poids de cette intervention et ses conséquences sur la disponibilité financière du budget de l’Administration régionale.

Mais cela a entraîné également des répercussions assez précises pour l’avenir : selon la loi 122 (sur laquelle on a bien sûr entrepris des recours à la Cour Constitutionnelle pour toute une série d’articles), on doit maintenant diminuer les emplois aussi dans le secteur public de l’Administration régionale pour un total de 50%. Là il est clair que tous ceux qui n’avaient pas d’emploi définitif, mais un travail précaire et temporaire, auront des problèmes.

Evidemment, des moments de difficulté persistent, et avec les forces syndicales et les autres forces politiques, on avait travaillé sur la façon de s’en sortir, sur ce qu’on pouvait imaginer pour dire « si 50% de ces personnes perdent leur emploi, cela entraînera deux graves répercussions ».

La première est qu’évidemment pour une raison très simple, si ces personnes travaillaient, elles sont donc utiles puisqu’elles font un travail indispensable dans le domaine de la santé, du social, là où des personnes qui ne sont aujourd’hui pas encore embauchées d’une façon définitive travaillent, ou encore l’assistance aux personnes handicapées et l’assistance aux personnes défavorisées dans les écoles.

Et après, il y a tout un autre secteur, fait de personnes qui travaillaient dans le domaine des manifestations ou dans le secteur agricole ou auprès des travaux publics qui, bien sûr, représentent du personnel temporaire, mais qui sont, à la fin de cette addition, plus de 1.200.

Alors, si le système est de dire « la loi est claire, on ne peut pas accepter que la moitié de ces personnes soient au chômage », vous pouvez comprendre que pour une petite communauté comme la nôtre, licencier du jour au lendemain presque mille personnes (en prévoyant aussi ceux qui travaillent dans le domaine de la santé, là où on a prévu une règle particulière), c’était peut-être trop, je dirais même impossible.

On a imaginé alors une loi qui, en prévoyant une société de services, puisse résoudre ce problème. Je crois que c’est une réponse qu’on a essayé de donner, mais c'est une solution qui, je l’avoue, n’est pas le maximum. On voudrait trouver la possibilité de stabiliser, de faire tout ce que tout le monde souhaite, lorsqu’on parle de travail : on aimerait que tout le monde soit satisfait, que tout le monde puisse travailler, mais la réalité est différente. On essaye de faire alors un pas à la fois, et de donner des réponses satisfaisantes.

Et j’avoue aussi, je le dis ici, que de la part des autres forces politiques l’unique solution alternative est une solution impraticable, même du point de vue technique : là ils ont voulu faire encore une fois mine de trouver des solutions, mais ils n’ont rien trouvé et alors l’unique possibilité est celle que la majorité des forces qui aujourd’hui représentent l’Administration régionale a essayé de porter de l’avant.

Et ça, c’est la partie publique. Même discours pour les Communes et pour les Communautés de Montagne : il y aura sans doute une réduction possible du personnel. Mais par rapport à ce qui se passe ailleurs, les Communes valdôtaines peuvent s’organiser pour régler le problème de l’emploi comme le prévoît une loi régionale. Au contraire, sur la question des sociétés appartenant à la Région, un double problème existe. Il y a des sociétés faisant partie de l’Administration régionale et des Communes, comme les petites sociétés des remontées mécaniques : je l’avoue, là aussi, s’il n’y avait pas l’intervention supplémentaire de la "Finanziaria” qu’on vient d’approuver, toutes ces petites sociétés ne pourraient même pas ouvrir à nouveau, car la loi prévoyait que si elles ont des budgets déficitaires, elles ne peuvent plus être soutenues et, donc, il n’y avait pas la possibilité d’intervenir, même s’il y avait l’argent.

Les Communes voulaient intervenir, mais elles ne pouvaient pas le faire. Alors, là aussi on a travaillé pour conserver les emplois, pour avoir la possibilité d’utiliser ces services de petits réseaux. Pour le secteur public, je veux faire référence à deux aspects : les fonds européens et les fonds Fas, les fonds nationaux qui malheureusement jusqu’à présent sont encore un mystère.

Très souvent, on avait utilisé ces fonds (qui étaient nés pour des investissements) pour payer la caisse de chômage dans différentes périodes. En ce qui concerne les fonds européens, je dois avouer, au contraire, que la Vallée d’Aoste est l’une des trois Régions qui ont utilisé tous les fonds européens disponibles.

Cela signifie postes de travail, projets, rapports internationaux très utiles qui ont permis à l’Administration régionale d’embaucher du personnel qualifié. Je crois, donc, que le secteur public joue un rôle important dans son ensemble et que très souvent il est impliqué dans l’embauche directe, mais aussi pour le soutien qu’il donne au secteur privé. Car si on va voir ce qui se passe dans le secteur privé, il y a une intervention directe de la part de l’Administration publique et de la Finaosta. Je crois que toute société présente en Vallée d’Aoste a reçu une aide du secteur public.

Je le dis car très souvent on entend dire « ce serait bien que le secteur public ne fasse pas d’ingérences dans le secteur privé » : vraiment, nous sommes là et nous ne voulons pas faire d’ingérence, en principe ce sont toujours les sociétés privées qui viennent demander une aide. Je voudrais le souligner, car autrement on risque d’imaginer que c’est l’Administration régionale qui veut tout faire, qui veut s’insérer dans le secteur privé.

Ce n’est pas le cas : ce sont les sociétés privées qui viennent, ici comme ailleurs. Je veux vous rappeler qu’au Piémont et en Lombardie, le principe sur lequel ont misé les différentes Administrations publiques est de dire combien et comment elles veulent favoriser les entreprises qui viennent dans leur région : et la Vallée d’Aoste a fait la même chose. Evidemment, nous avons aidé les entreprises qui sont venues en Vallée d’Aoste, et à ce sujet, je voudrais rappeler que les interventions qu’on a prévues, pas seulement pour la période de crise, sont importantes.

Pour la période de crise, je voudrais rappeler la réduction de 25% de l’Irap au-delà des différents emprunts. Je veux rappeler les interventions pour la recherche et les aides sur l’énergie pour les petites et moyennes entreprises en Vallée d’Aoste en obtenant quand même un rabais de presque 20%.

Je crois que ce n’est pas peu de chose. Alors, tout ça c’est le secteur public pour favoriser les industries privées, les entreprises, qui veulent venir en Vallée d’Aoste. Bien sûr, on est là aussi pour discuter d’un grand projet, le projet qui autrefois était l’application de l’article 14, la zone franche, mais maintenant le sens de la zone franche n’est plus le même qu’il y a 60 ans. Dans ce cas, on veut voir si l’on peut prévoir des interventions de défiscalisation pour les industries qui viennent en Vallée d’Aoste, en sachant qu’aujourd’hui, étant donné que nous avons eu dernièrement le fédéralisme fiscal, très probablement la défiscalisation sera à la charge de l’Administration régionale.

L’importance est de pouvoir se servir d’une série de possibilités d’aider les petites et les moyennes entreprises qui ne polluent pas, qui soient attentives à l’environnement et qui puissent s’installer en Vallée d’Aoste et, surtout, créer des emplois. Le problème est justement comment favoriser les emplois.

Je crois que toutes ces questions qu’on a essayé de résoudre vont dans la direction de soutenir l’emploi. En cette période, on a essayé de faire redémarrer la question du logement et le problème du bâtiment : on a approuvé le "Piano Casa”, qui donne la possibilité de donner à chacun des citoyens la possibilité d’effectuer de petits travaux sur une échelle de 20%, qui peut aider le secteur du bâtiment. Il faut avouer qu’on n'a pas obtenu un résultat proportionnel à l’attente, et peut-être quelque chose n’a pas fonctionné, en revenant sur la bureaucratie.

On nous a répété que les démarches qu’il faut faire sont encore malheureusement trop compliquées. Et aussi en ce qui concerne la bureaucratie, je voudrais dire qu’après le Congrès fait l’année dernière à ce propos, l’Administration régionale a prévu toute une série d’interventions pour réduire la bureaucratie, ce qui signifie réduire le délai pour donner des réponses.

Tout cela a été fait pour chaque Assessorat : réduire les modèles et tous les documents qui sont nécessaires et surtout faire en sorte que lorsque quelqu’un présente des documents dans un Assessorat il y ait une banque de données pour faciliter le travail. Je crois, donc, que l’Administration régionale a aidé les petites et les moyennes entreprises, les artisans pour réduire l’impact de la bureaucratie. J

e partage malgré tout l’observation qui a été faite par les artisans, qui sont en ce moment les plus démunis du point de vue de l’organisation structurelle. Qui a deux ou trois employés dans son entreprise ne peut pas se permettre d’avoir une personne en plus qui puisse se rendre dans les différents bureaux ?

Et c’est la raison pour laquelle on doit intervenir davantage dans ce secteur. Le problème du travail est de faire en sorte que le Plan qu’on a approuvé puisse petit à petit être porté de l’avant grâce à la formation professionnelle qui puisse augmenter l’embauche et la possibilité de trouver un emploi.

Et on est en train de faire un autre travail très important : j’ai écouté attentivement toutes les suggestions présentées ce matin par Confindustria sur les différents pourcentages sur l’éducation et à propos de l’université. Là aussi, nous avions un chiffre sur les personnes qui étaient à la recherche d’un emploi, à peu près dix mille.

Alors, avec le département du travail, on a convoqué les intéressés en leur disant : « vous appartenez à ceux qui n’ont pas d’emploi, quelle est votre situation ? ». Et bien, on a découvert qu’environ 60% n’était pas à la recherche d’un emploi, car ces personnes n’ont même pas répondu. D’autres se sont présentés et on leur a dit : « bien on aurait ce poste ». Et ils ont répondu : « cela ne nous intéresse pas ». Mais ceux qui n’acceptent pas certains postes sont effacés, parce que ce sont des personnes qui ne cherchent pas de travail, mais qui cherchent un bon travail, un travail qui puisse leur permettre de se balader. Vous comprenez que ce travail n’est pas tellement agréable, mais c’est indispensable pour comprendre quelle est vraiment la situation des chômeurs.

D’autre part nous avons eu des surprises avec les personnes qui ont des diplômes, des personnes qu’on imaginerait donc à la recherche d’un boulot. Une entreprise de la basse Vallée avait contacté des personnes diplômées pour leur proposer un travail en leur garantissant un poste pendant deux ans. Plus de cent personnes se sont présentées et après l’entretien d’embauche, la moitié a refusé la proposition.

Ensuite on a fait encore une sélection des candidats et à la fin la plupart disait : « moi j’habite en haute Vallée, je ne peux pas me déplacer en basse Vallée. J’habite Châtillon, je ne peux pas aller à Pont-Saint-Martin ». Vous comprenez que c’est un peu surprenant qu’en période de crise il y ait ce genre d’attitude. Enfin, sur cent personnes, seulement 18 ont accepté de travailler.

Vous comprenez que sans généraliser, une formation professionnelle est sans doute importante, mais avoir une instruction est fondamentale. La préparation scolaire au Val d’Aoste est de bon niveau, mais il faudrait parfois accepter certains postes qui ne sont pas exactement ce que l’on souhaiterait.

Et en ce qui concerne l’université, vous savez que l’Université de la Vallée d’Aoste a fait des choix importants : il y avait la "laurea breve” en psychologie, dont les inscrits chaque année augmentaient, on a décidé d’arrêter car on pensé que certaines spécialisations comme la psychologie n’ont pas tellement de débouchés. Certaines personnes qui, après leurs études, ne trouvent pas d’emploi ont des difficultés à accepter certains postes, puisqu’elles sont allées à l’université.

La morale c’est que ces personnes ont peu de chances d’en trouver un. Au contraire, les rapports entre l’université et le Polytechnique de Turin ont fonctionné : et c’est ce qu’on voudrait obtenir aussi pour les écoles de formation, qu’il y ait une formation qui puisse être capable de préparer le futur emploi.

L’Administration régionale augmente les fonds pour la recherche et c’est un bon exemple de choix qui va dans cette direction. J’ai apprécié également la disponibilité des forces syndicales de travailler ensemble, ce qui signifie ne pas être toujours d’accord sur tout ce qu’on vient de dire, car par exemple nous n’acceptons pas le fait donner un salaire gratuitement.

Nous sommes disponibles à trouver du travail, si quelqu’un travaille, on le payera, mais si quelqu’un ne travaille pas le fait de le payer n’appartient pas à notre philosophie. J’ai beaucoup apprécié les interventions qui m’ont précédé et j’espère qu’en tant qu’Administration, avec le soutien des membres qui font partie de la majorité, on aura un dialogue constant avec les Communes : je veux rappeler que le lien avec les Communes est fondamental pour l’Administration.

Cette collaboration, cette possibilité de travailler ensemble, d’accepter les suggestions est vraiment nécessaire dans un moment difficile. Et c’est difficile pour tout le monde, car lorsqu’on parlait des banques et des Confidi, l’Administration régionale a essayé d’être responsable par rapport à ce que représente le financement public qu’elle donne au Confidi, car les Confidi travaillent grâce à l’intervention de l’Administration régionale.

Alors là, il s’agit d’argent public et on nous demandera bientôt justement d’annoncer le résultat : si le résultat n’est pas proportionnel à l’intervention, nous sommes responsables. On a apprécié le travail qui a été fait jusqu’à présent, mais le monde a changé, les garanties que les petits artisans doivent donner, s’il n’y a pas quelqu’un qui garantit pour eux, ne sont plus les mêmes.

Alors c’est un travail inutile. S’il y a au contraire une Confidi forte cela permettra d’obtenir des emprunts à un taux assez réduit par rapport au passé, on arrivera à un résultat commun : relancer l’emploi. Alors voilà, notre but est de travailler ensemble pour essayer de résoudre le problème de l’emploi.
Merci de votre attention.

Antonio Fosson

Antonio Fosson - sénateur de la République

Je remercie le président Ego Perron et le Mouvement de me donner l’opportunité d’être devant vous aujourd’hui.

Je vous adresse également mes compliments pour avoir choisi cet argument qui est concret et extrêmement actuel. Aujourd’hui, par conséquent, nous ne voulons pas parler de théorie, d’alliances politiques mais plutôt de ce qui est nécessaire pour donner à chacun un travail et un emploi. Surtout parce que le fait d’avoir un poste de travail ne signifie pas seulement résoudre les problèmes de survie réelle individuelle et ceux du noyau familial, le travail rend une personne digne, il la rend heureuse et cela est déterminant.

Lors du 90e anniversaire de la Rerum novarum, le pape Jean-Paul II a écrit une encyclique sur le travail qui est encore aujourd’hui fondamentale. En particulier, au chapitre 9 de la Laborem exercens, il dit : « Le travail est un bien qui appartient à l’homme et il n’est pas seulement un bien utile, ou de profit, mais un bien rempli de dignité, c’est-à-dire qui correspond à la dignité de l’homme, un bien qui exprime cette dignité et qui la fait croître. Un bien qui non seulement transforme la nature en l’adaptant aux besoins humains mais qui permet à l’homme de se réaliser comme tel et, mieux encore, c’est, dans un certain sens, à travers le travail qu’il devient encore plus un homme” ».

Il y a quelques semaines, nous avons reçu, avec le président Ego Perron, et encore une fois je vous en remercie, une aimable invitation de la section de Lillianes pour participer à une rencontre très appréciée au sujet de la situation politique actuelle. A la fin de notre intervention, un jeune chef d’entreprise local nous a posé cette question : « Mais après cette crise économique tout redeviendra comme avant ? ».

Il me semble que cette question intéressante doit être posée aujourd’hui. Si chaque crise est dure, et celle-ci l’est particulièrement, elle peut cependant avoir un sens en nous faisant prendre conscience que quelque chose doit également changer en Vallée d’Aoste et si nous voulons sauver les emplois nous devons changer notre organisation.

Ma è sicuramente duro parlare di riforme di un sistema quando si sta vivendo una gravissima crisi economica; migliorare tagliando le risorse richiede grande senso di responsabilità da parte di tutti . L’Italia stenta a ripartire, vanno male (ultimo rapporto del Censis) occupazione, formazione e sviluppo.

Qualcosa nell’organizzazione del lavoro è già cambiata negli ultimi mesi. L’accordo della FIAT di Pomigliano con il referendum di giugno del 2010 segna sicuramente una svolta : i lavoratori si sono di dichiarati disposti a accettare una riorganizzazione della vita in cambio di un rilancio dello stabilimento. E grazie alla detassazione del salario di produttività introdotto dal Governo, gli straordinari saranno in gran parte incassati dagli stessi lavoratori. Si è passati dalla logica della contrapposizione a quella del dialogo.

E questo è già un cambiamento importante in uno Stato che ha i livelli più bassi d’Europa per il ricorso ad orari flessibili e per la percentuale di imprese che adottano modelli di partecipazione dei lavoratori agli utili.

Certamente questo nuovo rapporto non può cancellare una storia sindacale e i risultati ottenuti dai lavoratori. Ma nel rispetto di questi paletti il dialogo è importante. Inoltre per quanto riguarda sempre i cambiamenti nell’organizzazione del lavoro è stato approvato definitivamente lo scorso 19 ottobre il "collegato lavoro” dopo un periodo di gestione lungo e travagliato, con intervento anche di Napolitano, che introduce importanti novità come l’arbitrato, la conciliazione , i certificati di malattia on line, l’apprendistato a 15 anni.

E si stava lavorando prima della crisi della politica al piano triennale del lavoro approvato dal Consiglio dei Ministri il 30 luglio e soprattutto allo "Statuto dei lavoratori” di cui il Ministro Sacconi ha presentato recentemente una bozza alle parti sociali. Cosa è cambiato nel mondo del lavoro è sicuramente l’affermarsi di una nuova cultura della sicurezza; non si può morire per il lavoro, non si può accettare come naturale questa epidemia di morti sul lavoro che in Italia è molto più significativa che negli altri paesi europei.

Una cultura non più dipendente da procedimenti burocratici ma da formazione vera sui cantieri. In questo senso ho lavorato anch’io nella commissione di inchiesta sulle morti bianche al Senato. E per rispondere a quell’amministratore di Lillianes, cosa cambierà qui da noi ?

Lo scriveva bene, il vice presidente David Follien sul Peuple : più iniziativa privata, maggior impulso alle attività artigianali, meno dipendenza dal pubblico. Il Presidente Rollandin e il suo Governo saranno ben contenti di sostenere quelle nuove imprese e attività valdostane, magari create da giovani e da donne.

Più società meno Stato, dice Sacconi, e mi sembra che anche qui in Valle la prospettiva sia questa. Così anche per il mondo agricolo valdostano è fondamentale ridurre la frammentazione organizzativa.

Volevo però concludere ringraziando il presidente Bombassei della sua presenza qui, oggi. E’ un segno particolare di attenzione a noi e alla Valle d’Aosta. Il suo discorso e le sue indicazioni saranno particolarmente utili. Certo parlare a pochi giorni da un appuntamento politico decisivo per il futuro dell’Italia è stato difficile soprattutto per chi, sperava che la stabilità politica nata dalle ultime elezioni potesse garantire al paese quelle riforme di cui ha bisogno.
Grazie dell’attenzione.

Albert Cerise

Albert Cerise - président du Conseil de la Vallée

Nous sommes appelés aujourd’hui, par notre congrès annuel, à réfléchir sur un thème très délicat, qui influence et va influencer les politiques et les stratégies publiques dans les prochaines années, c’està- dire la crise du travail.

Il existe des politiques du travail ponctuelles et très articulées vouées à soutenir l’emploi. Il est donc important d’avoir un échange sur ce thème, en écoutant la voix de ceux qui, au niveau politique, syndical et administratif, du monde des entreprises qu’oeuvrent dans ce secteur. En ouverture permettez-moi de faire quelques considérations.

La gravité de la crise financière et économique en cours présente désormais de façon évidente les caractéristiques d’une dépression structurelle de longue période. Le parcours du monde occidental a toujours connu des phénomènes de chômage plus ou moins graves, auxquels on a toujours trouvé, dans les différents processus de reconversion des activités, des solutions rapides, quoique parfois relatives.

Mais, aujourd’hui, en faisant un tour d’horizon sur les Pays de l’Organisation de coopération et développement économiques (OCDE), il est de toute évidence que la priorité annoncée par presque tous les gouvernements est celle de résoudre le problème du chômage.

La question du travail ne connaît donc plus de frontières. L’écroulement du PIB et de l’emploi des Pays de la zone OCDE a rejoint des niveaux jamais atteints au cours des dernières décennies. Les timides signes de reprise, qui apparaissent par moments et qui sont évalués sur la base du PIB, doivent malheureusement être rapportés aux investissements publics qui reposent sur la dépense publique. En effet, ceux-ci dérivent, pour les équilibres sociaux pour la majeure partie des transferts aux familles et aux entreprises.

De cette manière, les dynamiques économiques enregistrent une augmentation du PIB mais les évaluations sur l’état de l’économie des Pays en crise devraient dériver de la variation du PIB, au net des variations de la dette publique. Il est connu que la crise – et en particulier la crise économique – naît de l’énorme capacité productive inutilisée qui s’est accumulée dans les années ; à cela s’ajoute le fait que la globalisation impose une forte spécialisation des productions due au processus d’industrialisation des Pays en voie de développement.

Cependant le début de l’industrialisation des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), dans le cadre d’une économie mondiale ouverte, peut offrir d’énormes possibilités de revenus et de bien-être aux pays et aux entreprises qui sont en mesure de se spécialiser dans les activités de production que ces pays non ni l’intérêt ni la possibilité de produire. L’on sort de cette crise d’emploi seulement à travers un processus radical de réorganisation des systèmes économiques évolués qui consistent en l’identification d’un nouveau système de technologies innovatrices et dans le même temps en la sortie décidée des secteurs de production qui ont des chiffres d’affaire inadaptés.

Le travail est directement lié à la production et celle-ci est directement liée aux marchés. Cela peut sembler simpliste mais c’est en synthèse la trilogie sur laquelle l’on agit pour augmenter l’emploi. En fait le coût de l’emploi – même si de manière moins importante que par le passé – a une incidence sur le coût du produit et donc avec l’augmentation du coût du travail on défavorise le marché ; par conséquent dans les Pays OCDE où il y a des salaires élevés il faut agir avec des productions exclusives qui les soutiennent sans en démotiver les marchés.

Il est incontestable qu’a été sousévaluée la capacité d’attaquer ces derniers de la part des Pays émergents, souvent privés de règles qui garantissent les salaires, la sécurité sociale, la salubrité et la sécurité sur le lieu de travail outre au respect de l’environnement dans les cycles du travail. Le fait est qu’aujourd’hui aussi nous nous retrouvons avec de marchés saturés de produits qui ne sont pas toujours de mauvaise qualité, à des coûts excessivement concurrentiels.

Et cela doit être objet de réflexion. Nous devons nous rappeler que les hauts niveaux de la production totale des facteurs et du travail, dans la phase de croissance de l’économie italienne, avaient permis de financer les dépenses nécessaires à la création d’une structure sociale, faite de santé, d’école et de services, parmi les plus avancée du monde, car fruit d’une impulsion socialiste diffusée dans le Pays et affinée et renforcée par la morale chrétienne ; pour nous Valdôtain pour une solidarité innée à la base des principes de subsidiarité et de fédéralisme. L’on ne sort pas de cette crise sans innovation.

C’est seulement avec l’innovation que l’on peut soutenir la croissance et avec celle-ci l’emploi et la santé. Si cela vaut pour tous les secteurs, c’est encore plus frappant pour l’énergie. Malheureusement, l’Italie, Pays transformateur, a un différentiel de coût de l’énergie de 30-35%. Un processus innovant durable dans le long terme naît par la combinaison entre l’initiative et la créativité des entreprises et des individus et un contexte structurel organisé et par une action publique capable d’agir de manière clairvoyante, efficace et durable. Il faut garder haute la valorisation des capacités dynamiques des entreprises, même avec des limites imposées par les règles communautaires, au-delà de toute considération relative aux marchandises, à condition que celles-ci respectent la compétitivité.

D’un point de vue normatif, nous enregistrons l’existence de lois qui renforcent le capital mais qui ne considèrent pas le travail ; pourtant une décision politique dans ce sens est l’unique qui pourrait soutenir l’emploi de manière crédible et structurelle, en particulier de la force de travail qualifiée et des jeunes. Pour rester dans le public, nous devons remarquer la productivité de services publics est encore modeste ; pour notre région nous enregistrons en cela une longueur d’avance.

Enfin, le Pays doit se doter d’une stratégie scientifique et technologique. J’ai insisté et je continue à insister sur la nécessité que des stratégies de développement, scientifiques et technologiques, doivent être réalisées dans un cadre coordonné dans le système Italie, pour éviter des formes délétères de concurrence dans ces domaines entre les différentes Régions. Il y a par ailleurs d’autres questions qui concernent le travail et qui méritent un approfondissement, surtout dans notre réalité.

Ce sont les questions de cette ample catégorie de travailleurs qui sont occupés par le biais des amortisseurs sociaux, les saisonniers qui dépendent en partie des collectivités publiques, les travailleurs précaires dont les contrats présentent trop peu de garanties et pour lesquels il faudrait renforcer des mécanismes de tutelle. Il faut dire que tous les employés des secteurs publics et tous ceux qui travaillent grâce aux amortisseurs sociaux sont payés par le système d’imposition des taxes.

De là, l’importance de soutenir le système productif par une série de mécanismes. En premier lieu, il y a la nécessité de soutenir les entreprises par un assouplissement de la bureaucratie, en les aidant dans les procédures à accomplir, car il faut rappeler que le citoyen et l’administration ne parlent pas le même langage.

Notre Autonomie spéciale devrait donc se concentrer aussi sur cette question : à savoir la définition de règles simples et claires simplifiant et accélérant les procédures. Nous pouvons le faire. Nous avons, entre autres, abordé la question lors du congrès thématique sur la bureaucratie l’année dernière.

En deuxième instance, pour les Valdôtains, qui vivent un territoire qui nécessite de la main de l’homme pour se conserver et dont la conservation est porteuse de productions, il faut avoir le courage de regarder à ce territoire pour l’avenir professionnel de la communauté tout entière. En effet, avec toutes ses limites, notre territoire présente des caractéristiques qui sont à même de révolutionner la nature saisonnière du travail en différenciant l’occupation. Je pense au travail dans les secteurs de l’agriculture, de l’entretien du territoire, du bâtiment dans la période estivale et au travail dans l’industrie touristique en hiver.

La Vallée d’Aoste possède 750 km de pistes de ski, une centaine de dameuses pour les pistes de ski alpin et une quinzaine pour les pistes de ski de fond. Une région qui a ce patrimoine, n’a cependant aucune entreprise spécialisée dans ces secteurs.

Enfin, les changements dus par la modernisation imposent une disponibilité du travailleur aux déplacements. Et je pense aux jeunes spécialisés et à un haut niveau d’éducation qui devraient partir, même à l’étranger, et revenir en apportant leur bagage d’expérience. Mais je pense aussi à la disponibilité de se déplacer pour se rendre au travail.

On ne peut pas imaginer avoir toujours une occupation en bas de chez soi ! Pour cela, l’engagement du système public pour garantir une efficacité du réseau des transports est évidemment indispensable.

En conclusion, je voudrais rappeler que tout travail est digne de considération et que tous les travailleurs sont à respecter : donc l’effort à faire va dans la direction d’aligner la demande du travail avec l’offre du travail. Même dans les petites réalités nous ressentons les effets de la mondialisation et nous sommes donc appelés à renforcer les processus productifs par l’innovation, la haute spécialisation et la recherche.

Et pour ce qui et de la production liée à notre territoire, si nous voulons qu’elle soit véritablement porteuse d’emploi, nous devons garantir sa qualité, son authenticité et sa typicité. Par ailleurs, l’entretien de notre territoire et sa sauvegarde constituent la condition essentielle pour le soutien des activités dans le domaine du tourisme, et celui-ci a toujours été objet d’analyse. Il faut aussi reconsidérer l’approche occupationnelle des jeunes, en les ouvrant à l’échange avec les autres réalités et avec les autres cultures et en renforçant leur disponibilité aux déplacements.

Tout comme il faut affermir la culture du travail au détriment de la culture du salaire, la culture des devoir avec celle des droits. Tout cela pour donner un accomplissement à l’article 1 de la Constitution.

Je désire donc exprimer toute notre solidarité, aussi dans une vision constitutionnelle, aux travailleurs en difficulté, en observant que c’est à partir du travail qui génère richesse – culturelle et financière – que nous devons redémarrer pour garantir à la communauté tout entière de la formation, de l’aide sociale, de l’éducation, des politique inclusives et de la culture, des services, en bref, pour assurer la paix sociale, le développement et la modernisation.
Vive la Vallée d’Aoste, Vive le travail, Vive l’Union Valdôtaine.

Cesare Grappein

Cesare Grappein - président du Cna

Bonjour à tous et à toutes, et encore merci à l’Union Valdôtaine et à son président Ego Perron pour m’avoir invité, cette année aussi, à participer à votre Congrès thématique annuel.

L’année dernière, nous avons abordé le sujet de la bureaucratie alors que cette année nous allons nous concentrer sur la crise du travail. Deux sujets, comme on pourra bien le constater, étroitement liés. Cna Vallée d’Aoste – Confédération Nationale de l’Artisanat et des petites et moyennes entreprises, est désormais engagé depuis des années, en collaboration avec les cadres nationaux de la Confédération, dans l’identification de mesures rapides d’application permettant aux petites et moyennes entreprises, aux artisans et aux travailleurs autonomes, de dépasser la période de crise.

Nous avons eu et nous avons la possibilité de nous confronter constamment avec le gouvernement régional, avec lequel, dans ces dernières années, nous avons instauré une confrontation constructive qui a débouché, entre autres, dans la prévision d’importants fonds mis à la disposition du secteur que nous représentons. J’aurais aimé, aujourd’hui, dresser le bilan extrêmement lourd de ces deux dernières années, mais, malheureusement, et cela est finalement partagé par tout le monde, la crise est encore en large partie diffusée et surtout on ne voit pas sa fin. Je suis désolé, mais je ne peux pas partager l’opinion de ceux qui soutiennent que la crise est terminée, qu’il y a une reprise et que le secteur de l’artisanat grandit malgré les difficultés.

Ce n’est pas la réalité. Elle ne l’est pas au niveau national, elle ne l’est pas au niveau local. Il est vrai que les TVA (le partite Iva) sont en augmentation, mais une bonne partie des ces nouveaux titulaires ne représentent que des travailleurs licenciés à cause d’une diminution des commandes et de la conséquente crise de liquidité.

I motivi della crisi del lavoro credo siano ormai da tutti conosciuti. Credo che l’obiettivo del Congresso sia di individuare, congiuntamente, le possibili misure da adottare a breve termine per realizzare una ripresa dell’economia. Qual è il punto vista della CNA? Questa la domanda che mi ha posto il Presidente Perron e alla quale cercherò di rispondere. Per iniziare, non possiamo evitare di esprimere alcune considerazioni sul ruolo svolto oggi dagli Istituti di credito.

L’esigenza di maggiore capitalizzazione non può ripercuotersi sulla diminuzione del credito alle imprese, soprattutto quelle piccole e piccolissime, così come, purtroppo, è avvenuto negli ultimi 2 anni. E il ruolo pur importante svolto dal sistema dei Confidi da solo non è sufficiente.

Anche le banche devono assumersi le loro responsabilità e diventare soggetti attivi della crescita, tornando ad occuparsi dei territori e guardando in viso gli imprenditori. Sappiamo tutti troppo bene che la mancanza di liquidità è uno dei più grossi svantaggi competitivi delle nostre imprese.

E voglio condividere con Voi le mie perplessità in merito ad importanti iniziative promosse da Istituti di credito a favore degli artigiani, delle piccole e micro imprese, senza che le stesse siano state preventivamente ascoltate. Il mio riferimento al credito è necessario ed indispensabile, perché senza disponibilità economica aumenta ancora di più la difficoltà del sistema produttivo di riassorbire la disoccupazione creatasi.

Come uscire da questa situazione? Innovazione, sviluppo tecnologico e soprattutto consorzi di imprese. Questo è quanto sentiamo ripetere in ogni occasione. Ma siamo certi che sia la medicina giusta per le piccole realtà imprenditoriali? L’impiego di macchinari e lo sviluppo delle tecnologie informatiche hanno determinato una riduzione anche del lavoro impiegatizio. Creare consorzi di imprese per aumentare le possibilità di partecipazione e si spera di aggiudicazione degli appalti pubblici?

Dei miei studi in economia, ricordo una teoria chiamata "il dilemma del prigioniero” che è valsa il premio Nobel ad alcuni economisti. Per brevità vi ricordo solo che tratta della scelta tra cooperare o non cooperare in ambito sociale. E’ più naturale, per un individuo, collaborare, piuttosto che il contrario, ma sovente, nella società, in determinati momenti storici, è prevalso lo spirito della ricerca del vantaggio immediato personale, a prescindere da ogni altra considerazione. E questo è uno di quei momenti storici.

Ogni crisi lo è. Chiedere, oggi, in un momento di estrema difficoltà, al piccolo imprenditore di associarsi e di cooperare per superare le difficoltà, è purtroppo inutile. Al momento cerco l’immediato profitto personale, poi si vedrà. D’altronde, il rifiuto a cooperare pare non sia esclusiva del piccolo imprenditore. Tutti quanti siamo a conoscenza delle difficoltà che esistono anche per creare un unico Confidi regionale, che porterebbe indubbiamente importanti vantaggi alle categorie rappresentate.

Il lavoro, la ricerca, l’innovazione e lo sviluppo sono il risultato di un lungo e faticoso processo formativo. Lo studio è propedeutico al lavoro, mentre il welfare è una conseguenza del processo produttivo. Ma non vi può essere processo produttivo adeguato se non vi è alla base un adeguato processo formativo.

Presupponendo di riuscire ad assimilare e a rendere concreto quanto sopra, potremmo nei prossimi anni concentrarci su quella che pare essere diventata la parola d’ordine: ‘più crescita’. Va bene, ma che non sia una parola d’’ordine riservata ai piccoli imprenditori.. Tutto il paese deve tornare a crescere nei suoi fattori fondamentali. PIL , produttività, occupazione, redditi di imprese, famiglie e lavoratori. Ripartiamo dalla creazione di lavoro, non un lavoro qualsiasi ma che offra l’esercizio delle passioni, delle competenze, della fiducia nelle capacità individuali.

Abbiamo bisogno di una società che premi il merito, a partire dalla scuola. Di nuove politiche fiscali, semplificazione amministrativa, potenziamento dei rapporti tra imprese e banche, occupazione.

Di seguito le proposte CNA:

– semplificazione degli adempimenti fiscali, affinchè l’impresa sia liberata da procedure e formalismi che non garantiscono né le aziende, né i lavoratori, né lo Stato;

– programmazione nel tempo del carico fiscale, evitando di modificare ogni anno entità e modalità dei prelievi, predisposizione adeguata degli studi di settore, rapportata alle nostre realtà;

– controllo e recupero dell’evasione, in tutte le forme in cui si manifesta: dall’abusivismo al lavoro irregolare alle attività economiche sommerse;

– riduzione progressiva della pressione fiscale per i contribuenti virtuosi; nel campo del lavoro dipendente con la tassazione ad aliquota ridotta delle componenti di salario legate ad incrementi di produttività; sul versante delle imprese con una fiscalità premiante per le scelte di reinvestimento aziendale di redditi ed utili per il mantenimento e la costruzione di occupazione;

– un fisco che renda meno oneroso l’avvio di nuova impresa, con una drastica riduzione degli adempimenti nonché del carico fiscale e contributivo nella prima fase di avvio.

– semplificazione amministrativa. Nel quadro della crisi globale, portare avanti il processo di semplificazione e di snellimento burocratico, è necessario per riattivare la crescita dell’economia. La gestione del lavoro imprenditoriale ed autonomo è ancora particolarmente gravata da complessità burocratiche e procedurali. Liberare le imprese dagli oneri e dalle complicazioni burocratiche significa soprattutto recuperare risorse da destinare a investimenti e sviluppo. E quindi all’occupazione. Si rende necessario un impegno sempre maggiore della pubblica amministrazione che si concretizzi, da un lato, nello sfoltimento e razionalizzazione delle norme esistenti, dall’altro in interventi nella fase di formazione delle norme con una valutazione reale di impatto sulle PMI, semplificando le procedure in base a principi di proporzionalità e gradualità;

– Il credito. Il tema dell’accesso al credito delle PMI e del rapporto delle stesse con le banche assume sempre maggiore rilevanza. Posto che ‘Basilea 3’ rappresenta una soglia di tutela e di vigilanza per scongiurare altre crisi finanziarie, il rischio che possa rendere ancor più difficile l’accesso al credito è molto concreto. E’ indispensabile che gli indicatori sulla base dei quali le banche concedono credito siano armonizzati alla realtà produttiva del nostro paese. Nella determinazione del rating delle imprese occorre dare più peso ad informazioni di natura qualitativa, riconoscendo valore oltre al capitale economico anche al capitale immateriale e relazionale dell’impresa stessa.

– allineare le competenze dei lavoratori con quelle richieste dalle imprese. Bisogna puntare su una istruzione e formazione scolastica (iniziando da quella tecnica e professionale) mirata sulle effettive esigenze delle imprese, rilevate attraverso sistemi di rilevazione dei fabbisogni;

– puntare sull’apprendistato, privilegiando la formazione nell’impresa rispetto a ore e ore di formazione teorica in aula. Queste sono le proposte di CNA, ma sono anche le proposte di R.ETE. Imprese Italia, l’unione delle 5 maggiori associazioni a livello nazionale dell’Artigianato, del Commercio, dei Servizi e del Turismo. Nata perché eravamo stanchi di sentirci definire piccoli (e il piccolo potrebbe anche essere ‘poco bello’, ma è la realtà, e non andiamo da nessuna parte se non guardiamo in faccia la realtà…) e allora abbiamo deciso di unirci per far sapere quanto siamo grandi e quanto siamo determinanti per la nostra economia. Nelle nostre aziende lavorano 14 milioni di addetti, pari al 60% della forza lavoro italiana. Forse è per questo che è sempre al piccolo imprenditore che si chiede di reagire e di inventarsi nuove strategie nei momenti di difficoltà.

Purtroppo però la stessa attenzione non ci viene sempre riservata nei tavoli di programmazione. E le difficoltà rimangono. E dipendenti qualificati rimangono a casa, con scarse possibilità di reimpiego nonostante le lodevoli iniziative intraprese costantemente dalla pubblica amministrazione. Con frequenza impressionante i giornali ci informano sui nuovi disoccupati. E ne abbiamo ormai troppi anche in Valle d’Aosta.

Quale nuova occupazione riusciamo a prevedere per gli ex dipendenti delle fabbriche e degli stabilimenti industriali, o per gli ex dipendenti delle tornerie o di altre attività artigianali che lavoravano da anni in modo purtroppo quasi esclusivo per queste realtà? Superati i 40 anni, la qualifica di ‘specializzato’, eventualmente acquisita in anni di lavoro qualificante, non è sufficiente per essere reintegrati nel mondo del lavoro. Chiederanno forse di essere assunti (o forse assunzione è una parola grossa..) in una delle tante attività avviate da imprenditori extracomunitari, ad esempio cinesi, che pare possiedano conoscenze di gestione aziendale impressionanti, tali da consentirgli di proporsi sul mercato a prezzi veramente sbalorditivi, pur rispettando tutti gli obblighi normativi posti a carico delle micro, piccole e medie imprese...

Dalla politica e dagli organi di governo ci aspettiamo risposte concrete e pianificazione degli interventi.

Avant de conclure, permettez-moi encore une réflexion, visant un sujet que nous n’avons pas encore approfondi aujourd’hui et qui intéresse des tâches normatives... Qui ira prévenir les entrepreneurs, à la recherche désespérée de tout ce qui peut rendre compétitives leurs entreprises pour sortir de la crise, que depuis le mois de janvier, ils devront mesurer aux employés le stress causé par le travail? Et, le cas relevé, les soumettre à des enquêtes psychologiques?

L’énième tâche normative provenant de l’Europe à la charge des entreprises. Un obstacle supplémentaire pour l’activité des petites entreprises ne disposant pas d’une organisation et de personnel tel pour permette la gestion de cette ultérieure obligation. Et voilà que, malgré les bonnes intentions indiquées par l’Europe dans Small Business Act, la ligne d’arrivée de la simplification normative s’éloigne toujours plus.

Ne cherchons, donc, pas des explications supplémentaires aux constantes réductions de personnel pratiquées dans nos petites réalités. Pour ne pas répéter l’expérience d’autres mesures inutilement complexes, telles que SISTRI , il est indispensable d’identifier des modalités simplifiées.

L’Union Européenne est toujours plus permissive et libérale lorsqu’il s’agit d’ouvrir le marché européen aux entreprises des Pays extra européens, mais toujours plus rigide et plus oppressive contre les entreprises européennes obligées au respect d’un nombre toujours plus important de règles.

Pour conclure… quand est-ce qu’on mesurera aux entrepreneurs le stress causé par la bureaucratie?
Merci pour votre attention.

Guido Corniolo

Guido Corniolo - secrétaire général du Savt

Monsieur le Président, chères déléguées, chers délégués

Aujourd’hui nous sommes confrontés à la perspective d’une hausse prolongée du chômage au niveau mondial avec des graves retombées sur notre région. Nous subissons une nouvelle pauvreté liée à la perte du travail, nous assistons avec impuissance à la multiplication des faillites d’entreprises aussi dans notre petite communauté. Une politique régionale du travail et pour le travail est nécessaire pour renforcer les efforts axés sur l’emploi et favoriser une économie valdôtaine plus équilibrée, plus respectueuse de l’environnement, plus juste, enfin une économie durable.

Monsieur Juan Somavia, Directeur Général du bureau international du travail a déclaré récemment: "Même si une reprise économique se profilait cette année ou l’année prochaine, la crise mondiale de l’emploi pourrait se prolonger de 6 à 8 ans”. Avec l’entrée de 45 millions de personnes sur le marché du travail chaque année, pour la plupart des jeunes, l’économie mondiale devrait créer quelque 300 millions de nouveaux emplois au cours des cinq prochaines années, ne seraitce que pour retrouver les niveaux de chômage avant la crise. Les experts nous disent qu'après cette crise, le monde devrait avoir un nouveau visage et une nouvelle économie.

À quel visage pensons-nous comme Syndicat Valdôtain? Nous regardons au pacte mondial pour l’emploi signé par l’Organisation Internationale du Travail: une mondialisation du travail équitable, une économie plus respectueuse de l’environnement et un développement qui crée davantage d’emplois et des entreprises durables, une société valdôtaine qui respecte les droits des travailleurs, favorise l’égalité entre homme et femme, protège les personnes vulnérables.

Un rêve? Je crois que non! Au niveau régional le budget public a les ressources pour orienter davantage dans cette direction notre action. Nous devons stimuler la demande effective et contribuer au maintien des niveaux des salaires et cela doit être présent dans les plans de relance macro-économiques de l’Administration régionale. Il faut mettre en oeuvre des programmes de formation professionnelle et d’acquisition de compétences entrepreneuriales en vue d’un emploi indépendant, parce que le secteur de l’emploi public dans notre région ne peut presque plus absorber personne.

De plus en plus de lois nationales (voir la loi 122/2010 ) et les retombées au niveau régional que cellesci nous imposent, nous empêchent même de garantir le nombre d’employés qui aujourd’hui travaillent dans le secteur public valdôtain. Nous devons, donc, investir pour améliorer les qualifications, perfectionner les compétences et reconvertir les travailleurs pour améliorer l’employabilité : ça c’est le défi pour les prochaines années.

Le Gouvernement régional doit soutenir la création d’emplois dans tous les secteurs de l’économie valdôtaine, doit aider les entrepreneurs à conserver leurs effectifs, utilisant le dialogue social et la négociation collective, si nécessaire, pour conserver et améliorer les compétences spécifiques de chaque entreprise concernée. Nous croyons nécessaire de reconnaître que sur notre territoire, étant donné sa typologie et morphologie géographique, la contribution des petites et moyennes entreprises et encore plus, des micro-entreprises, est fondamentale pour la création d’emplois.

Il est nécessaire d’aider ces entrepreneurs et de promouvoir des mesures pour un accès à un crédit abordable, assurer un environnement favorable pour leur développement. La même chose doit être assurée aux coopératives qui sont une source d’emplois, dans notre communauté, en fournissant un appui adapté, comme nous l’avons fait jusqu’à maintenant, à leurs exigences.

Un point fondamental de notre action est d’accroître les investissements pour les infrastructures régionales. Le modèle des pépinières d’entreprises que nous avons utilisé jusqu’à aujourd’hui, sont un vieux modèle d’investissement. La recherche-développement est essentielle, comme est fondamental l’investissement dans les services « verts », outils importants pour créer des emplois et favoriser une économie durable pour notre territoire et pour la sauvegarde de la montagne.

Nous devons créer une nouvelle société publique pour favoriser le travail à temps déterminé dans l’emploi public valdôtain, suite à la loi financière 122/2010, qui doit être aussi vécue comme un moment de changement profond: passer de l’assistance sociale à un investissement rentable, utiliser des dispositifs publics de garantie de l’emploi et du travail pour créer des valeurs ajoutées et un nouvel emploi de qualité à travers la formation des travailleurs concernés.

Notre système de protection sociale, un modèle pour l’Italie, peut vraiment empêcher l’augmentation de la pauvreté, dans une situation de crise comme celle que nous sommes en train de vivre. L’adoption de mesures à court terme, comme les interventions prévues par la loi régionale anticrise, peuvent aider les personnes les plus vulnérables de notre communauté.

Mais pour remédier aux difficultés sociales il faut stabiliser l’économie et maintenir et promouvoir l’employabilité, mettre en place au niveau régional des programmes de transferts monétaires encore plus importants destinés au travail, avoir une protection sociale et des amortisseurs adéquats et une garantie régionale d’aide pour les chômeurs et les travailleurs en difficulté, combiné à des programmes publics de garantie de l’emploi. Nous devons légiférer au niveau régional pour que les chômeurs de longue durée ne soient pas coupés du marché du travail, protéger l’épargne des travailleurs dans la conception des régimes futurs (voir FOPADIVA), assurer une couverture adaptée aux travailleurs temporaires.

Pour suivre ce chemin, il est nécessaire de renforcer le respect des normes qui règlent le marché du travail, qui sont le fondement pour le droit au travail. La culture du dialogue social est fondamentale en temps de crise. Le respect des principes et des droits fondamentaux au travail est capital pour la dignité humaine.

La loi 30/2003, dite « L oi Biagi », n’a pas favorisé la « flexibilité » du travail mais elle a augmenté la « précarité ». La flexibilité doit être le moyen de l’entreprise pour s’adapter aux évolutions de la demande du marché, et là, comme syndicat, nous sommes d’accord. En Italie, malheureusement, nous avons entendu la flexibilité simplement pour embaucher du personnel sous contrat à durée déterminée ou de salariés « intérimaires » qui en cas de baisse de la demande, tout de suite, ont le « non prolongement » de leurs contrats de travail.

La précarité du travail est la cause de la forte incertitude de conserver ou d’avoir une situation acceptable dans un avenir proche. La précarité nie la formation des travailleurs. La précarité nie aux personnes et aux familles d’assurer leurs responsabilités élémentaires et de jouir de leurs droit fondamentaux et conduit les travailleurs à la pauvreté, économique et sociale, à l’appauvrissement des interactions sociales, voire enfin, à l’isolement social. En conclusion, un travailleur en situation précaire n’est pas en position de force pour défendre ses droits, pour construire une nouvelle espérance sociale.

Aucune liberté économique ou règle de concurrence ne peut avoir la priorité sur les droits sociaux fondamentaux et le progrès social. Le progrès social signifie, pour nous du SAVT, protéger en particulier les travailleurs valdôtains en leur reconnaissant leurs droits. Les syndicats doivent continuer à lutter pour la protection des normes existantes ainsi que pour l’amélioration des conditions de vie et de travail, doivent combattre le dumping social et la concurrence déloyale sur les salaires et les conditions de travail et doivent réclamer un traitement égal des travailleurs, quelle que soit leur nationalité.

Il est évident que chaque société donne au travail une signification différente selon son contexte historique. Aujourd’hui, pour le SAVT, le travail est conçu comme un droit, un devoir et une responsabilité sociale. Le travail, dont la valeur fondamentale est protégée par la Constitution, est l’un des élément essentiel de la vie solidaire. Il est l’outil crucial pour la croissance des compétences professionnelles des travailleurs, en vue de la redistribution équitable des richesses.

Le travail doit être entendu comme outil de promotion de la dignité humaine individuelle, mais également de l’indépendence économique, de la croissance sociale et culturelle de toute la société valdôtaine.

Silvana Perucca

Silvana Perucca - présidente de l'Adava

Mesdames, Messieurs, bonjour, en vous apportant les salutations de tous les collègues entrepreneurs de l’accueil valdôtain qu’ici aujourd’hui, comme l’année dernière, j’ai le privilège de représenter, je voudrais remerçier le président de l’ Union Valdôtaine, Monsieur Ego Perron et vous tous pour l’invitation à participer à cette importante conférence.

Pour développer le thème du travail dans les entreprises de l’hôtellerie de la Vallée d’Aoste, il faut nécessairement partir d’une brève analyse des caractéristiques, des particularités et des problèmes de ce secteur.

Desidero iniziare dalla difficoltà di tarare il proprio sistema di offerta in funzione della domanda di mercato notoriamente legata alla stagionalità, fenomeno questo che diviene maggiormente marcato nelle stazioni alpine e in generale quando si lavora con la clientela vacanziera. Le nostre imprese devono infatti fronteggiare una domanda piuttosto blanda nei periodi di bassa stagione e molto elevata nei periodi di altissima stagione.

Questa forte oscillazione crea il problema non banale della necessità di adeguamento della capacità produttiva dell’impresa che si traduce, per usare una metafora, in una difficile gestione a fisarmonica del personale. Ad un nocciolo di personale stabile e fidato è necessario affiancare, in alcuni periodi dell’anno o nei soli fine settimana, personale aggiuntivo per affrontare i picchi.

Trattandosi però di un’impresa di servizi dove, a differenza ad esempio del settore industriale dove per far fronte ad una maggiore domanda può essere sufficiente aggiungere un turno di lavoro o acquistare un nuovo macchinario, il prodotto è per definizione intangibile e le competenze e la professionalità del personale sono condizione essenziale nel far percepire al cliente il servizio come un servizio attento e di qualità.

E’ conseguenza logica dunque affermare che per raggiungere e mantenere un livello di professionalità elevato è necessario tempo, formazione ed esperienza, condizioni non sempre conciliabili con la necessità di ricorrere a strumenti di flessibilità e di contenimento dei costi nei bilanci.

La necessità di flessibilità della gestione è dunque il primo aspetto da considerare, una variabile generalmente proporzionale alla dimensione media delle strutture; sono infatti le strutture di media e piccola grandezza che registrano i tassi di turnover maggiori in quanto queste attività, generalmente gestite dai familiari stessi, quando il carico di lavoro aumenta ricorrono al personale esterno.

Le principali forme contrattuali a cui si ricorre per far fronte a tale necessità sono: lavoro accessorio e lavoro intermittente (cosiddetto a chiamata). Se il ricorso alla flessibilità da un lato non appesantisce troppo la struttura dei costi dell’impresa (condizione essenziale senza la quale moltissime aziende in questo periodo di crisi avrebbero chiuso) dall’altro genera alcune controindicazioni talvolta complesse.

L’instabilità lavorativa rappresenta, soprattutto nella nostra Regione dove sussiste una forte cultura del lavoro fisso, un forte disincentivo alla domanda di lavoro nel ns settore che diviene così dequalificato perché meno interessante per chi cerca impieghi e contratti più lunghi. Non va sottovalutato l’aspetto della non disponibilità da parte delle nuove generazioni a lavorare nelle giornate e nei periodi festivi.

Noi lavoriamo di fatto quando tutti sono in vacanza ed i giovani tendono ad orientarsi verso settori che possono garantire i giorni di riposo e di ferie nei periodi canonici. La sensazione è comprovata dai risultati dalla ricerca effettuata dal Dott. Dario Ceccarelli (Capo dell’ Osservatorio economico e sociale) nel rapporto pubblicato nel 2008 dal titolo "Apprezzata, Desiderata, Richiesti – La domanda di lavoro ed i fabbisogni di professionalità del settore turistico”.

I dati lì rappresentai, infatti, indicano nell’assenza di personale qualificato il primo motivo nella difficoltà di reclutamento del personale da parte degli imprenditori alberghieri. Ad oggi il comparto alberghiero valdostano conta quasi 500 imprese per un totale di oltre 23.000 posti letto.

Secondo l’Archivio Asia (Istat), citato nel rapporto del Dott. Ceccarelli, gli addetti del settore alberghiero sommati a quelli della ristorazione ammonterebbero a 6.700 unità, di questi quasi il 50% proviene da bacini d’impiego extraregionali e quasi il 70% è stagionale. In media le assunzioni hanno superato le 9.500 unità annue e rappresentano quasi il 40% del complesso degli ingressi occupazionali della Valle d’Aosta.

La domanda di lavoro appare orientata essenzialmente a cinque profili d’impiego: camerieri di sala, commis e aiuto camerieri (30.8%), camerieri ai piani (17.5%), cuochi, aiuto cuochi, pizzaioli, commis di cucina (16.9%), barman (9.7%), portieri e facchini (4.4%) mentre, escludendo la ristorazione, sono i camerieri ai piani e in sala le figure più ricercate. La grande offerta di lavoro generata dal comparto alberghiero si contrappone ad un bacino di impiego estremamente limitato.

Per tale motivo, come visto, gran parte della manodopera viene importata. Questa situazione pone alla luce un’importante questione legata alla cultura dell’accoglienza e alla necessità di dover interagire con gli ospiti. Da sempre infatti l’albergo rappresenta un punto di contatto diretto con il turista (molto più che i centri di informazione) e come tutte le imprese di servizi é caratterizzato da contemporaneità tra realizzazione e fruizione del prodotto.

In questo senso il contatto e la relazione che s’instaura con il turista è molto forte e determinante nel successo dell’impresa, spesso richiede conoscenze specifiche che chi arriva da lontano difficilmente già conosce. Lavorare attentamente su questi aspetti permette all’albergatore di fidelizzare la propria clientela, ecco perché il personale deve necessariamente essere in grado di raccontare il territorio. Il personale va dunque formato prima ancora delle sue mansioni, del rapporto che deve intrattenere con gli ospiti, e dell’importanza che il suo ruolo in questo senso ha.

Questa situazione non andrebbe però limitata soltanto al personale del front-office ma anche a tutto il personale dell’azienda che direttamente o indirettamente entra a contatto con l’ospite. Per ottemperare a tale necessità occorrerebbe pensare un inserimento lavorativo graduale accompagnato da una formazione sulla conoscenza del territorio, ma spesso la mancanza di tempo dovuta al tardivo reclutamento del personale, talvolta a stagione già iniziata, limita questo prezioso scambio di conoscenza.

Un ulteriore elemento da considerare é la difficoltà di integrare e creare un gruppo di lavoro unito e coeso che possa essere davvero produttivo per l’impresa. Periodi così limitati di convivenza possono infatti generare fenomeni di emarginazione di chi entra in contatto con il personale che invece presta servizi da molto tempo o da diverse stagioni. Il processo di inserimento lavorativo andrebbe invece vissuto con maggiore attenzione ponendo il lavoratore nelle condizioni ideali per lavorare.

Siamo assolutamente riconoscenti ai nostri tanti collaboratori che provengono da bacini d’impiego extraregionali e che ad ogni stagione raggiungono le nostre località per accogliere al meglio i nostri ospiti, ma crediamo, altresì, si debba cominciare ad investire anche su sistemi che valorizzino le opportunità di lavoro nel nostro settore per i nostri ragazzi residenti.

Un lavoro non semplice che potrebbe però anche portare a raggiungere importanti traguardi personali e professionali. Questo vuol essere sostanzialmente un appello affinché si attivino nelle scuole dei progetti atti a sensibilizzare i giovani studenti valdostani sull’importanza del Turismo nell’economia della nostra Regione e sulle opportunità occupazionali che questo settore offre.

Il Governo Regionale investe ogni anno risorse importanti nella Fondazione per la Formazione Professionale Turistica; l’I.P.R.A. di Châtillon è sicuramente una fonte importante di giovani figure che hanno seguito una scuola professionale specializzata nell’ hôtellerie e che si affacciano al mondo del lavoro con la predisposizione ad impegnarsi nelle nostre aziende.

I numeri non sono però sufficienti a coprire il fabbisogno e noi crediamo che occorrerebbe prevedere dei progetti di orientamento al settore turistico già a partire dalla Scuola Secondaria di primo grado. Non ultimo quello di gettare il seme per far crescere sempre più nei nostri giovani un sano spirito imprenditoriale senza il quale la nostra comunità non avrà futuro.
Merci bien pour votre attention.

Manuela Zublena

Manuela Zublena

Le thème abordé par ce Congrès est sans doute l'une des priorités actuelles. La crise économique qui s'est réverbérée dans notre région découle d'une difficulté au niveau global, qui a frappé les principaux pays du monde.

Les réactions à cette situation ont été de différentes natures : soit contingentes pour une réponse immédiate aux problèmes, soit de nature plus structurée et de long terme. Notre région n'a pas hésité à mettre en oeuvre des actions importantes et immédiates. Certes, au-delà de ces réponses, ces faits nous imposent au niveau local et global une reconsidération plus générale à propos du modèle de développement économique suivi jusqu'ici, compte tenu des limites qu'il a montrées.

Les interprétations du phénomène et les solutions avancées sont différentes: celle qui domine associe crise économique et crise environnementale et définit un plan fondé sur la protection de l'environnement et sur le développement durable, pour une « sortie verte et durable » de l'économie, pour un nouveau système de gouvernance qui permette de concilier objectifs socio-économiques et environnementaux.

Cette approche bouleverse une opinion encore largement répandue qui voit la protection de l'environnement comme un facteur de limitation au développement des activités humaines et à la croissance économique. Petit à petit ce point de vue semble changer aussi bien dans l'opinion publique qu'à travers l'action des administrateurs : l'aspect écologique devient un argument considéré avec plus d'attention et moins de méfiance, parce qu'il nous touche directement, qu'il s'agisse des problématiques globales ou des situations locales. Le binôme écologie et économie ne paraît plus si incompatible et des concepts nouveaux mais essentiels pour la gestion future de notre planète se sont affirmés ces dernières années, tel est par exemple le concept des services offerts par les écosystèmes à la société humaine (support pour l'habitat, purification des eaux, alimentation, règlementation des flux de matière, support pour le temps libre et la spiritualité, etc.).

Considérer les problématiques environnementales comme incontournables dans la définition des politiques de développement social et économique de l'Union européenne a porté à l'affirmation du concept de green (et de smart) economy. L'économie est considérée comme une partie intégrante de l'écosystème où elle se développe et elle se base essentiellement sur :

- durabilité environnementale (ressources de la terre limitées);
- équité sociale (égalité de chance et une qualité de vie acceptable pour tous);
- enracinement au territoire : le lien entre l'homme et le territoire représente une condition essentielle pour la durabilité et l'équité sociale.

Pendant ces années difficiles pour tout le monde, l'Europe est en train de jouer un rôle de premier plan au niveau mondial pour l'affirmation des principes de minimisation des gaspillages, valorisation maximale des matières premières et des flux énergétiques, recherche des systèmes de gestion des processus industriels les plus performants et qui permettent de minimiser les dissipations.

Cette nouvelle économie, la green economy, demande donc de regarder au-delà des seules retombées sur le système financier : ainsi l'indicateur PIL ne paraît plus adéquat pour représenter tout seul exhaustivement le progrès d'une société, car il mesure la production de la collectivité dans son ensemble, mais il ne dit rien en termes d'équité et de durabilité (distribution entre individus et générations) et de qualité. Il devient de plus en plus pressant voire impératif de mesurer le bienêtre de la population en considérant différents paramètres parmi lesquels une place importante est tenue par le concept de durabilité. Cette approche nous oriente vers l'assomption de mesures économiques, normatives et technologiques et de formation de culture visant à poursuivre le bien-être socio-économique en préservant la qualité et la quantité du patrimoine et des réserves naturelles.

La green économy représente donc l'instrument à même d'assurer une croissance économique réelle, durable, pour prévenir toute forme de pollution et enfin, pour en venir au thème du Congrès, de créer des opportunités d'emploi. Les données à ce sujet sont très optimistes. Les domaines où la green economy se développe concrètement sont :

- L'énergie renouvelable;
- Bio-architecture (efficience énergétique, produits naturels);
- Transports propres et mobilité douce;
- Gestions des eaux, des déchets, du territoire.

Il nous est donc demandé de soutenir des systèmes et des mesures encourageant l'évolution technologique et industrielle et la recherche. Les actions mises en oeuvre par l'administration régionale depuis quelques années sont fortement orientées dans cette direction. Soutien pour l'innovation technologique, pour la recherche, pour la promotion des énergies renouvelables, pour l'épargne énergétique, pour la gestion correcte des ressources naturelles et leur sauvegarde, et pour la construction d'une connaissance, la plus complète possible, de l'environnement.

Je ne veux pas parcourir toutes les étapes de la politique régionale dans ces domaines, qui a signé des résultats importants soit en terme de croissance de la sensibilité soit bien sûr en terme d’investissements. Toute la filière professionnelle, commerciale et productive liée à ces interventions a bénéficié de cette politique. Mais il ne faut pas s'arrêter à ces investissements : il est nécessaire de faire encore des pas en avant pour soutenir et diffuser une plus vaste culture de durabilité environnementale concernant tous les domaines qui la composent.

Je veux citer à ce propos une des initiatives les plus récentes, « la loi maison »: le mécanisme qu'elle a mis en marche montre ses premiers résultats. Les difficultés d'application sont nombreuses et je ne me réfère pas tout simplement aux aspects administratifs trop souvent invoqués : je pense plutôt aux barrières culturelles qu'elle demande de dépasser : cette loi ne veut pas tout simplement favoriser une augmentation de volume, vieille conception, mais elle veut diffuser les pratiques de bio-architecture dont l'objectif est de rendre plus confortable et performant le bâtiment et d'augmenter la qualité de la vie de ses habitants, en réduisant l'impact négatif sur l'environnement.

En ce qui concerne plus particulièrement notre région l'un des aspects non négligeable de cette loi est la possibilité de réduire la consommation de sol, qui a toujours représenté pour nos gens, l'une des ressources les plus précieuses.

De là s'ouvrent des perspectives de nouvelles professions qui sont déjà reconnues comme les profils les plus demandés dans le marché du travail : il s'agit des experts pour concevoir, réaliser, vendre et gérer les systèmes d'épargne de ressources (eau et énergie).

Quelle autre action la politique régionale peut envisager de mettre en oeuvre ? Des hypothèses commencent à être ébauchées dans d'autres réalités pour une révision vers la durabilité de l'IRAP, en déplaçant l'imposition fiscale aujourd'hui sur la rente du travail, en perspective sur l'utilisation des biens environnementaux. Il s'agit de trouver une synthèse entre différents objectifs : garantir les rentes tributaires, favoriser la compétitivité des entreprises, défendre les chances de travail et protéger la qualité de l'environnement.

Est-ce que cette révision est-elle susceptible d'être imaginée pour une application régionale ? Peut-elle être un élément moteur d'innovation, de développement et à même d'agir positivement sur le niveau de l'occupation et de la reprise? Simplification des procédures : la question a déjà été largement discutée lors du congrès de l'année passée et les conclusions étaient assez claires. Elles ont trouvé un point de synthèse dans la conviction que trop de pression pour les procédures administratives ainsi que les temps souvent trop longs pour obtenir des permis et des autorisations, engendrent des coûts supplémentaires au détriment de la compétitivité et de la croissance de l'emploi.

Certes simplifier n'est pas synonyme de contournement des normes, comme elles ont le but de protéger au sens général (sécurité, santé, hygiène). Il s'agit pour chaque procédure de trouver des mécanismes d'abréviation des temps et des documents à produire. L'engagement est pris et une action de simplification a débuté.

On est convaincu qu'une politique qui soutienne les modifications des systèmes productifs et les innovations vers le respect de l'environnement représente un élément de croissance et surtout de compétitivité : l'environnement n'est pas, n'est plus un élément de contrainte, un obstacle à l'économie ; bien au contraire, il est une chance de développement aussi économique. Un engagement important est donc nécessaire pour favoriser l'intégration des instances environnementales dans les autres politiques en promouvant une approche transversale entre les différents secteurs des activités productives, des transports, de l'agriculture, de l'énergie et du tourisme.
Nous devons être prêts à relever ce défi.

Nadia Rolland

Nadia Rolland

Les sections de l’Union Valdôtaine de la Vallée d’Ayas entendent apporter leur contribution à la discussion sur le thème de la crise du travail en Vallée d’Aoste, par l’analyse des criticités présentes sur leur propre territoire et des éventuelles solutions possibles. Créer des opportunités de travail dans les zones de montagne de notre Région, et particulièrement dans les vallées latérales les plus éloignées de notre capitale Aoste, signifie, en tout premier lieu, éviter le dépeuplement du territoire, qui entraîne des effets négatifs sur l’environnement, l’économie et la culture.

La diminution de la population à la montagne a comme répercussions immédiates le chute des activités agro-pastorales, ainsi que l’abandon des champs et des pâturages qui, laissés en friches, reculent et redeviennent des terrains sauvages, en perdant leur potentiel productif et en altérant le paysage traditionnel, avec une perte, en voie de conséquence, d’éléments de grande valeur et une limitation de la possibilité d’utiliser le territoire à des fins touristiques.

Le dépeuplement de la montagne provoque également l’abandon de villages entiers, entraînant la dégradation des habitations, des chemins et risquant ainsi de freiner le développement des vallées.

Du point de vue économique, il provoque un appauvrissement généralisé, en privant nos vallées de la main-d’oeuvre et des ressources locales nécessaires à développer les entreprises, et en déterminant la cessation des activités commerciales, artisanales et de service. Il appauvrit en outre le capital humain, en faisant disparaître progressivement le sentiment d’appartenance à l’identité valdôtaine et aux valeurs de notre culture et de nos traditions.

D’autres conséquences ultérieures du dépeuplement sont le vieillissement de la population qui reste sur les lieux et la réduction drastique du taux de natalité. L’engagement pour contraster le dépeuplement de la montagne est donc le premier pas pour assurer le maintien de l’environnement et de l’identité alpine et pour sauvegarder nos petites communautés, qui sont porteuses de patrimoines culturels au risque de disparition, non seulement dans une perspective conservatrice, mais aussi propositionnelle : le peuple des Alpes, en effet, ne doit pas seulement être l’objet d’une politique de protection, mais doit devenir un sujet actif pour la réalisation d’un développement durable, passant par la récupération du patrimoine des savoirs et des savoir-faire des montagnards, qui ne doivent pas être oubliés, mais au contraire connus et valorisés.

Pour atteindre ce but il faut doter les zones de montagne de services efficients s’adressant tant aux personnes, qu’aux collectivités locales, en éliminant progressivement le décalage qui existe encore entre les Communes de la montagne et celles de la plaine, où se concentrent la plupart des activités productives et, conséquemment, des services. Les Sections de l’Union Valdôtaine de la Vallée d’Ayas, qui reconnaissent l’excellent travail accompli en ce sens par les administrateurs unionistes tant au niveau local que régional, entendent mettre synthétiquement en évidence quelques thèmes, sur lesquels il faudra concentrer, dans les plus brefs délais, les efforts et les investissements, dans le but de créer des opportunités de travail et de croissance en faveur des populations de nos vallées, en assurant à notre jeunesse un avenir au sein de leurs communautés d’origine :

• Soutien aux Sociétés de gestion des domaines skiables de toute dimension, qui contribuent à assurer le travail aux personnels locaux et engendrent des répercussions importantes dans le secteur hôtelier et para-hôtelier et dans le commerce, particulièrement dans les localités où la fermeture éventuelle des équipements ne pourrait être compensée par d’autres activités ;
• Mise en valeur à des fins touristiques des spécificités propres à chaque Commune de la Région, pour créer dans chaque vallée un circuit touristique les rendant attrayantes à toute saison, et créer ainsi de nouvelles occasions d’emploi ;
• Maintien de l’agriculture de montagne, qui, tout en n’étant pas compétitive par rapport à d’autres régions d’Italie, pourra survivre, moyennant une politique d’interventions régionales, et acquérir une valeur ajoutée par la mise en valeur des produits typiques et s’orienter vers des productions biologiques de qualité ; et ce, dans la perspective d’une symbiose agriculture- tourisme n’ayant de sens que si l’exercice de l’agriculture continuera à assurer l’entretien et la sauvegarde du territoire ;
• Formation scolaire supérieure et universitaire visant particulièrement le développement d’activités didactiques ayant trait directement à nos activités principales, notamment aux secteurs du tourisme et de l’accueil ;
• Encouragement des activités artisanales traditionnelles ;
• Application du travail à domicile dans les différents secteurs de l’administration publique ;
• Continuation des activités de sauvegarde du territoire, par l’aménagement des cours d’eau, le nettoyage des chemins et des bois ;
• Encouragement de l’utilisation par les agriculteurs des déjections animales et du bois provenant du nettoyage des bois, finalisée à la production du biogaz : une activité qui constitue non seulement une intéressante intégration du revenu agricole et une source d’emploi, mais qui contribue aussi à éliminer le stockage du fumier dans les centres historiques ou à d’autres endroits intéressants au point de vue touristique, ainsi qu’à caractériser notre Région comme productrice d’énergie à partir de sources renouvelables.

Pierantonio Genestrone

Il Registro imprese della Chambre a giugno 2010 contava 14.085 imprese registrate, 12.461 delle quali attive (89,26%), intendendo per attive le imprese che hanno comunicato l’avvio della propria attività. Tale dato è sicuramente migliore, seppur di poco, rispetto al 2009, quando le 12.365 imprese attive costituivano l’88,57% di quelle registrate (13.961). Inoltre, seppur con percentuali contenute, al secondo trimestre 2010, il tasso delle iscrizioni risulta in controtendenza positiva rispetto allo stesso periodo del 2009, mentre resta di fatto invariato il numero delle cessazioni.

Tale situazione traduce una stabilizzazione, con probabile rafforzamento, delle imprese iscritte, evidenziando tra l’altro che la Valle d’Aosta si attesta su tassi del tutto analoghi a quelli del Nord-Ovest e del Nord-Est. Ma la nota positiva viene dalle cessazioni, in calo e di segno opposto rispetto alle altre due aree. Confrontando ancora la nostra regione con le due aree del nord relativamente alla Distribuzione per Settore di Attività, risulta come i quattro settori traino dell’economia (agricoltura, manifatturiero, costruzioni e commercio) abbiano pesi diversi soprattutto in Valle d’Aosta, dove il manifatturiero è superato dal settore ricettivo (attività servizi di alloggio), a conferma della vocazione turistica della nostra regione.

BILANCIO E LEGGE FINANZIARIA
Dagli incontri di consultazione promossi dal Governo valdostano per la predisposizione del Bilancio preventivo 2011 e della legge Finanziaria 2011-2013, sono emerse chiare tre richieste:

• necessità di interventi strutturali
• attenzione all’occupazione e ai precari
• misure per le famiglie meno abbienti Senza dubbio, i provvedimenti anticrisi assunti per il 2009 e per il 2010 hanno contenuto la portata e gli effetti negativi della crisi, ma dopo l’emergenza è ora necessario pensare ad interventi strutturali che tengano conto dei nuovi scenari e delle mutate condizioni economicofinanziarie che, di fatto, hanno cambiato le regole del gioco.

Bisogna pertanto individuare quei meccanismi «virtuosi», in parte già previsti nei recenti documenti finanziari approvati a larga maggioranza dal Consiglio Valle, in grado di cogliere, là dove vi sono, le opportunità. Lo sviluppo di attività produttive di qualità legate alle vocazioni del territorio, nei comparti energetico (produzione energetica e del «risparmio energetico») dell’agro-alimentare, nella filiera del legno, nella bio-edilizia, nel riciclaggio mirato al settore edile ed alle attività di trasformazione industriale, sono alcune delle opzioni che il Governo regionale sta scandagliando ricordando come il turismo sia un settore di attività centrale nell’ambito dei servizi e venga considerato nella sua offerta di punta (neve/inverno) e declinato in forte chiave qualitativa negli altri segmenti vocazionali propri della Vallée (escursionismo, benessere, cultura, enogastronomia) per ridare slancio anche a quelle attività terziarie più tradizionali (commercio, ristorazione e servizi collegati) che la crisi ha minacciato severamente.

Non meno importante è poi il rafforzamento degli investimenti nel «software economico-sociale», necessari a fornire maggiori qualità, competenze e innovazioni al sistema nel suo complesso: dall’Università, alla formazione sui mestieri, dall’accesso alle esperienze di buone pratiche alla cultura della «gestione economica» delle iniziative nate sul territorio, avendo però ben presente lo stato dell’offerta/domanda di lavoro suddivisa nelle due grandi opportunità: per assunzioni con contratti a termine e con contratti a tempo indeterminato. I

CONTRATTI DI LAVORO
Dai dati 2010 risulta che in Valle d’Aosta il 26,4% delle imprese valdostane ha assunto o manifestato la previsione di assumere personale. Anche se la percentuale è inferiore di 12 punti rispetto al 38,6% del 2009 (anno che ha segnato il picco nell’ultimo quadriennio: 33,9 nel 2007 e 35,1 nel 2008).

Di fatto, però, la possibilità di assunzioni da parte dell’imprenditoria valdostana è di 10 punti superiore a quella del Nord Ovest e di 8 punti rispetto alla media nazionale. Questo significa che il pacchetto anticrisi messo in campo con tempestività dal Governo e dalla maggioranza regionale ha avuto effetti positivi. Effetti positivi che trovano corrispondenza nei saldi occupazionali che segnano una perdita di 340 posti nel 2010 a fronte dei 700 del 2009 e dei 520 del 2008.

Ma ciò che deve far riflettere è che al saldo negativo dato dai servizi (280), dal commercio (130) e dall’industria (50) si contrappone quello positivo dei comparti edile e dell’artigianato, rispettivamente con oltre 100 e 40 assunzioni. Altro elemento di valutazione per le nuove politiche in materia di lavoro e occupazione è dato dal fatto che su cinque assunti uno solo è a tempo indeterminato.

Pertanto è indispensabile pensare a come creare posti di lavoro stabili avendo presente che Stabilità non deve essere confusa con Posto Permanente. Un ulteriore oggetto di valutazione deve essere quello relativo al canale utilizzato per la selezione del personale: fatto 100 il totale degli assunti, 25 vengono chiamati per conoscenza diretta, 20 su segnalazione di conoscenti e fornitori, solo 20 attraverso banche dati aziendali, 7,5% attraverso società di lavoro interinale e 5 attraverso i centri per l’impiego.

LA FORMAZIONE
Nel 2009, con il 35,8% la Valle d’Aosta figura al primo posto rispetto al nord ovest (32,5%) e alla media nazionale (32,1), per quanto attiene al numero di imprese che hanno effettuato internamente o esternamente corsi di formazione per il personale.

La percentuale scende al 32,3% riguardo al numero dei dipendenti che hanno effettuato formazione in azienda. La partecipazione maggiore è nel settore dei Servizi (35,8%): Servizi alle persone (49,4%), Servizi finanziari e operativi (circa 45%); Servizi di informazione e servizi avanzati alle imprese (34,3%), Commercio al dettaglio e all’ingrosso (30%). Nell’industria la percentuale scende al 26% con il settore edile fanalino di coda con meno del 18% del personale formato internamente.

E’ invece di alcuni punti più alta dell’area Nord- Ovest e dell’Italia l’incidenza delle imprese che hanno ospitato personale tirocinanti/stage, quasi il 18%, con il settore alberghiero più aperto al tirocinio(24,2%). Relativamente modesto è il ricorso ai contratti atipici: circa 260 nel 2010 equamente suddivisi tra industria e servizi . Nell’industria è il comparto delle costruzioni, con 70 contratti atipici, a fare maggiore ricorso a questo istituto, mentre è pressoché irrilevante il ricorso ai collaboratori a progetto (0,4%) se raffrontato al 2,9 del nord ovest e al 3,6 della media italiana. Per i collaboratori a progetto (circa 260), il 27,3% ha un livello di istruzione universitaria (30,8% nel Nord Ovest), 43% di istruzione secondaria (57,7% NO); solo il 31,1% ha una qualifica professionale (3,1% NO) ed il 26,6% la scuola dell’obbligo (8,4% NO).

Più in generale le assunzioni riguardano prevalentemente operai o apprendisti(70%). Di questi il 92% nel settore dell’artigianato. Un altro dato riguarda le assunzione di personale con meno di 30 anni che risulta essere il 27% contro una media del Nord Ovest del 36% ed una media nazionale di poco superiore al 35,5% ed è l’industria con il 43,4% a far maggiore ricorso agli over 30. Per quanto concerne infine la preferenza per le assunzioni femminili, le nostre aziende con l’11,5% sono ben al di sotto della media nazionale (17,2%) e del Nord Ovest (17,5%). In tale ambito è il commercio che più di altri indica una preferenza femminile nelle assunzioni (38%); l’industria è al 7,4%; altri servizi al 14,3% e l’artigianato al 4,4%.

Pierantonio Genestrone

Stefano Aggravi

Stefano Aggravi

Mesdames et Messieurs les congressistes, Chers amis Unionistes, Bon après-midi!

Permettez-moi de vous apporter les salutations les plus cordiales et les souhaits de bon travail de la part du groupe de la Jeunesse Valdôtaine. Nous voilà ici pour nous confronter au sujet d’un thème fort important pour toutes les générations et les communautés que ce Congrès a réunies aujourd’hui.

La crise qui a touché à partir de 2008 notre économie, notre société, notre vie est encore ici cachée quelque part mais terriblement présente et les jours de la vraie reprise ne sont pas encore arrivés. Au contraire. Au jour d’aujourd’hui, se concentrer sur un thème comme celui du travail signifie précisément vouloir concrètement parler de notre futur.

La question de la crise du travail et, en particulier, la volonté des jeunes de se mettre en jeu dans le monde de l’entreprise a été pris en considération par la Jeunesse Valdôtaine depuis toujours, mais plus précisément à travers l’activité de ces deux dernières années et avec les travaux des groupes de travail sur les thèmes qui concernent le futur des jeunes (par exemple de l’identité valdôtaine d’aujourd’hui au développement de notre économie, etc.) et avec l’organisation d’une conférence, au commencement de cette année, qui avait comme thème central celui de l’entrepreneuriat juvénile.

La nécessité de parler de cela n’est pas simplement liée à cette période, c’était une nécessité que l’on percevait déjà depuis longtemps! Notre génération se trouve face à un changement radical du monde du travail. Le système et, par conséquent, notre société se sont transformés en passant d’une réalité statique à une réalité très mouvante. Si jadis, on cherchait la « place de travail fixe », qu’on avait presque la certitude de garder pendant toute sa vie, aujourd’hui le système a changé.

La société et, avec elle, les mécanismes sociaux sont devenus très mouvants et variables. Le poste fixe n’est plus une certitude. Avant ces dernières années, le changement de poste de travail et même de typologie d’emploi était une exception, aujourd’hui cela peut même devenir une routine.

C’est le nouveau système basé sur la concurrence. Mais ce scénario ne doit pas nous inquiéter. C’est vrai, si les choses se sont compliquées, à cause surtout de l’incertitude du jour suivant qui caractérise ce système, cette nouveauté doit nous engager encore plus à combattre pour gagner ce défi.

On doit faire partie activement du changement, on ne doit pas rester là à attendre « Godot », on doit avoir le courage de se mettre en jeu et de ne jamais se rendre. Une deuxième réflexion.

Notre société a subi un autre changement. Ainsi, à la fois la plus fréquente éventualité de continuer ses études, la difficulté de trouver des ressources (surtout pour un jeune qui vient de terminer son parcours d’études par exemple), la mode un peu trop « chic » et « naïve » de la société moderne dans laquelle nous vivons, ont changé la conception du travail. Le travail « manuel » a perdu de sa dignité, de sa « noblesse passée ».

On dit que personne ne veut plus faire l’artisan, l’agriculteur, le maçon, etc. En effet, aujourd’hui il est difficile d’ouvrir une activité à cause d’une bureaucratie parfois excessive.

Grâce à Dieu, cela n’est pas toujours vrai! Mais cette idée est malgré tout vivante et plusieurs fois, on devrait mettre les jeunes sur la bonne route professionnelle. Hélas! La formation joue un rôle fondamental dans ce discours.

On parle souvent d’une école adaptée au monde du travail mais de quelle manière? Et si le problème n’était pas là ! Probablement que ce n’est pas l’école qui doit s’adapter au monde du travail, mais plutôt le fait d’aider les jeunes à s’initier à ce dernier, n’est-ce pas? Ne devrait-on pas peut-être revoir l’organisation même du système scolaire, en favorisant d’un côté la professionnalisation et les activités pratiques des étudiants et de l’autre une plus ample formation de base pendant les premières années d’école ?

Mais tout cela restera un vaste programme si un élément fondamental de notre être ne change pas. Nous avons grandi dans une société qui, en général, a bénéficié du bien-être que nos parents ont construit avec de la patience et de l’espoir. On dit souvent que les parents ont travaillé pour ne pas faire vivre à leurs enfants ce qu’ils ont eux-mêmes vécu.

Eh bien, probablement que le vrai « mal » de cette période n’est pas seulement dû au changement du système de l’emploi et de la nouvelle conception de travailler. Le vrai « mal » est dû aux effets négatifs de ce bien-être que nos parents ont construit. On a probablement perdu l’envie de faire, la volonté de se mettre en jeu et le concept du risque d’entreprendre.

Souvent, on ne trouve pas la détermination pour construire quelque chose de nouveau, pour vouloir développer ce que nos parents nous ont laissé et de se lancer dans la grande course des hiérarchies sociétaires. Voilà le véritable ennemi des jeunes d’aujourd’hui. On attend, oui on attend (comme on le disait avant) trop souvent « Godot ». C’est là l’erreur!

Jeunes Valdôtains, c’est à nous de devoir et de vouloir construire notre avenir. Nous ne pouvons pas attendre trop longtemps. Nous ne pouvons pas gaspiller tous les sacrifices que nos parents et nous-mêmes avons faits pendant nos études, nos expériences de travail et de vie! Sans doute, nous devons combattre toujours pour que les institutions et pour que nos représentants, au sein des lieux où l’on prend les décisions, sachent mettre en oeuvre les actions et les politiques pour nous aider, mais le reste, c’est à nous de l’entreprendre. C’est donc avec ce cri d’espoir que nous voulons terminer cette intervention.

Pour une fois, nous ne voulons pas être comme les adultes nous décrivent souvent. Nous ne sommes pas là exclusivement pour protester et pour tout contester. Jeunes Valdôtains, le futur nous appartient, c’est à nous de le construire! Nous en avons le choix et la possibilité!

Vive la Jeunesse Valdôtaine ! Vive l’Union Valdôtaine ! Vive le Peuple Valdôtain !

Nelly Celesia

Nelly Celesia

L’Article 4 de notre Constitution reprend et développe davantage l’un des principes fondamentaux de notre République déjà présent à l’Article 1. Il attribue au travail le double rôle des droits et des devoirs, considérés non pas dans le sens strictement juridique, mais comme but que l’Etat doit poursuivre et également devoir moral auquel chaque citoyen devrait satisfaire, dans le respect de la liberté, dignité et sécurité personnelle. Le modèle constitutionnel valorise le travail en tant que critère ordonnateur des rapports entre la société civile et l’Etat, et en tant que fondement d’une participation plus active des travailleurs à la vie productive et sociale du Pays.

Dans cette perspective, il en ressort qu’une série de droits sociaux individuels soit reconnue exclusivement aux travailleurs dépendants, notamment le droit au travail (articles 4 et 38), le droit à une rétribution équitable et suffisante (art. 36), la parité de droits entre femmes et hommes (art. 37), les droits de participation collective dans les différents domaines, tels que le droit à l’organisation syndicale, le droit de grève et de participation à la gestion de l’entreprise (articles 3, 39, 40 et 46) jusqu’à la tutelle internationale.

Tout récemment les changements économiques et technologiques ont fait ébranler certains pivots de la discipline traditionnelle du travail. La prolifération des travaux a porté à la diversification des modèles normatifs.

Dans ces dernières années, de nouvelles formes de rapport de travail ont été créées, différentes par intensité, temps et autonomie, par rapport au contrat de travail subordonné à plein temps et sans limitation de durée, modèle de référence de toute la discipline du travail public et privé.

Différentes formes de travail para-subordonné et de travail coopératif différemment associé se sont ainsi ajoutées au travail privé subordonné traditionnel. Des formes de travail privé ou public se sont interposées, à différents niveaux, entre l’emploi public et le travail privé. Le travail sans limitation de durée a été réduit en faveur du temps partiel, du travail à terme et de rapports mixtes à différents titres ou d’alternance entre formation et travail, pour arriver jusqu’à la loi Biagi de 2003, qui aurait dû augmenter la flexibilité d’entrée dans le monde du travail, mais qui, vraisemblablement, a transformé cette flexibilité en précarité.

Le caractère temporaire du travail devrait représenter, pour le développement de notre Pays, seulement une phase transitoire dans le cadre d’un parcours naturel de carrière professionnelle. Une perspective plus vaste favoriserait des investissements plus importants de la part des entreprises dans le travail de la qualité, qui est l’instrument le plus efficace pour être plus compétitif dans un monde globalisé.

Au-delà de l’aspect économique, nous ne pouvons pas manquer de souligner comment un travail sans limitation de durée et de qualité représente également la meilleure condition pour permettre à chaque individu de réaliser de façon stable et durable son devoir constitutionnel de déployer, selon ses propres possibilités et son choix, une activité qui puisse contribuer sérieusement au progrès matériel et spirituel de notre société. Voilà un excursus sur la situation de principe, qu’on retrouve maintes fois dans notre Constitution, même si, dans la réalité quotidienne, les résultats ne répondent malheureusement pas toujours aux bonnes intentions citées au niveau formel.

L’Italie n’est pas un Pays pour les jeunes : voilà ce qu’écrivait le journaliste du Corriere della Sera, Lorenzo Salvia, en analysant les conclusions formulées par le premier rapport sur la capacité de notre Pays à se renouveler, présenté à Rome par le Forum National des Jeunes, en collaboration avec le Consiglio Nazionale dell’Economia e del Lavoro.

L’Italie n’est pas un Pays pour les jeunes. Pourquoi ? La réponse à cette question, selon l'article « Urge un ricambio generazionale » réside dans le fait que l’Italie est un Pays vieux, dans le sens où la vie est plus longue et qu’on a moins d’enfants par rapport au passé.

Toutefois notre société est en train de vieillir non seulement pour des raisons démographiques – un aspect tout à fait naturel – mais aussi parce que l’actuel système du pouvoir ne laisse pas assez de place aux nouvelles générations.

Les mécanismes de formation et de sélection de l’élite au niveau national, même si aujourd’hui ils sont un peu plus sensibles à l’aspect méritocratique, sont toutefois caractérisés par une faible capacité de turnover et, en même temps, par une impressionnante longévité, assurée par la ténacité avec laquelle la classe dirigeante italienne défend ses positions acquises.

En quelques données : l’âge du premier emploi fixe et sans limitation de durée s’élève à environ 35 ans, tandis que l’âge moyen pour penser à être indépendant et à former une famille à 40 ans. L’actuelle politique du marché du travail cantonne les jeunes dans une condition de précarité, qui leur empêche d’avoir des carrières longues et continues, en privilégiant les techniques de sélections basées sur les critères d’ancienneté dans le travail par rapport aux compétences acquises grâce à une formation universitaire ou même post-universitaire.

Même dans le marché libre, où les compétences devraient être plus importantes par rapport à d’autres facteurs, l’action restrictive imposée aux jeunes affaibli cet effet. Selon le rapport du Consiglio Nazionale dell’Economia e del Lavoro cité avant, les jeunes talents italiens qui désirent entreprendre une profession libérale rencontrent en effet de nombreuses difficultés.

D’après ce texte, même s’il faut faire des distinctions, en Italie le mérite ne prime pas toujours, si l’on considère que même les personnes les plus capables entre cours d’apprentissage, concours et contrats à terme, doivent patienter jusqu’à presque 40 ans pour pouvoir gagner leur pain.

Il est donc légitime de penser que jusqu’à cet âge-là, ils doivent compter sur l’aide de leurs familles, si ces dernières peuvent se le permettre. Dans notre région, selon le Plan régional de la Politique du travail pour les années 2009-2011, les développements les plus récents de la crise qui pèse sur l’économie mondiale ont commencé à présenter des criticités aussi dans notre système local.

Même si le marché du travail est caractérisé, en Vallée d’Aoste, par un niveau d’emploi satisfaisant, avec des taux d'emplois pour les hommes et les femmes bien supérieurs à la moyenne nationale, et donc en ligne avec les objectifs de Lisbonne, les données les plus récentes ont quant même signalé une évolution relativement problématique.

D’un point de vue structurel, le marché du travail régional confirme la tendance à un surplus de la demande de la part des entreprises par rapport à l’offre de main-d’oeuvre, ce qui comporte la recherche de forces de travail à l’extérieur de notre région. L’incapacité de trouver une solution entre les deux parties ne dépends pas uniquement du turnover physiologique d’un marché en continuel mouvement, mais semble plutôt liée à des aspects d’incohérence entre les deux parties, qui s’expliquent fondamentalement ainsi:
• Une offre de travail peu disposée à accepter des emplois incohérents avec le professionnalisme et la formation de l’individu;
• Une typologie de travailleurs difficile à placer dans le monde du travail à cause de leurs caractéristiques personnelles et professionnelles tout à fait particulières, qui iront agrandir le soi-disant "noyau dur” du chômage à long terme ;
• Une partie de l’offre du travail, surtout au niveau technique, qui ne parvient pas à être satisfaite par les professions présentes sur le marché local.

A ce dernier aspect il faut ajouter la fin précoce des parcours scolaires et formatifs régionaux, qui, par conséquent, produisent un manque de professions spécialisées et de diplômés dans des secteurs particuliers. L’actuelle situation défavorable exige donc un emploi massif et intelligeant des "Politiques du travail”, dans le but d’éviter des situations de difficultés et de faire face à celles déjà citées précédemment.

A ce sujet, la crise récente et pas encore terminée a rendu encore plus évidente l’importance d’un secteur manufacturier solide et en bonne santé. Les économies basées exclusivement sur la finance, ont en effet démontré leur manque d’efficacité, suite à la récente crise financière globale.

En même temps, on reconnaît la double importance assurée par la présence d’instruments tels que les amortisseurs sociaux, qui, d’un côté permettent aux travailleurs de pouvoir compter sur un minimum de ressources pour leur subsistance, et de l’autre la possibilité pour les entrepreneurs de ne pas perdre de précieuses compétences accumulées dans les années par leur force de travail.

Au niveau local, une majeure utilisation des fonds structuraux communautaires (tels que le Fonds Social Européen et le Fonds Européen de Développement Régional) est jugée une priorité, dans le but de financer des politiques de formation professionnelle visant la diffusion, parmi les étudiants et les travailleurs, de la conscience d’un développement du territoire lié aux entreprises locales.

A propos de l’attribution de contributions régionales, nous pensons qu’il faudrait éviter toutes formes d’assistanat sans contrôle et, par contre, allouer des aides de façon plus focalisées sur les entreprises qui créent des synergies avec le territoire. Par exemple, les contributions à fonds perdu pour les hôteliers devraient être allouées dans le respect, de la part de ces-derniers, de certaines règles, comme l’utilisation, la promotion et la vente dans leurs établissements de produits locaux, ainsi que la limitation des prix au-dessous des tarifs fixés au niveau régional.

Cela, dans le but de rendre le produit Vallée d’Aoste plus attrayant et d’éviter de pénaliser davantage le tourisme valdôtain. Nous jugeons aussi indispensable de réduire la bureaucratie dans les démarches pour accéder aux instruments de soutien au travail, et aider les citoyens à bénéficier des contributions d’une façon plus rapide et efficace.

A cet égard, il faudrait adopter toujours plus des procédures informatisées, afin d’en accélérer le processus. Pour conclure, même si nous sommes conscients que c’est à la classe politique de donner des réponses aux problématiques jusqu’ici mises en évidence, nous nous permettons de lui donner quelques suggestions.

Pour ce qui est des problématiques inhérentes à la formation des jeunes, nous jugeons utile de créer des écoles professionnelles hautement centrées sur le travail pour ceux qui ne veulent pas continuer leurs études, en renforçant la formation dans les entreprises, tant pour acquérir des compétences spécifiques, que pour instaurer des rapports avec de potentiels employeurs.

En plus, il serait important d’améliorer l’information dans les écoles secondaires vis-à-vis des compétences professionnelles demandées par le marché du travail dans le futur proche. La politique devrait également sensibiliser tous ceux qui revêtent des fonctions de dirigeants à donner le bon exemple en termes de productivité et à stimuler les employés à déployer leur travail avec orgueil, dignité et enthousiasme. Bref, nous pensons qu’il est opportun de faire le possible pour réaliser des synergies toujours plus strictes entre politiques économiques sectorielles et politiques du travail.

En tout cas, ce sera au travailleur de ne pas perdre la grande opportunité que le travail de proximité et de qualité pourrait lui fournir dans les prochaines années.
Bon travail à tseut!

Eleonora Preti

Eleonora Preti

Par travail, on entend, au sens large, «l’application d’une énergie (pas forcément exclusivement humaine) en vue d’atteindre un objectif donné»; mais, au sens strict, ce serait plutôt «l’application des potentialités psycho-physiques de l’homme en vue de la production d’un bien ou d’un service». La Vallée d’Aoste a fait des efforts indéniables ces dernières années, mais face à la crise, elle devra encore se prodiguer pour donner un nouveau visage à l’économie valdôtaine.

Le secteur primaire (agriculture et élevage):
une partie de notre région s’occupe d’élevage, une autre, d’agriculture, plus orientée vers les cultures de produits typiques. Ainsi voit-on se profiler d’autres débouchés économiques susceptibles de contribuer à la sauvegarde de notre territoire qui, aujourd’hui, fait de plus en plus l’objet d’éboulements (conséquence de l’industrialisation= dépeuplement de la montagne), tels que :
1. Développement du marché des herbes de montagne qui peuvent être utilisées: en cuisine et en herboristerie (elles ont un effet bénéfique sur la santé, compte tenu de leurs propriétés curatives et préventives, selon les principes qu’elles contiennent). Il suffit de penser que 70% du besoin national est importé, aussi peut-on en déduire qu’elles peuvent être considérées comme de nouvelles opportunités.

2. Développement du marché des produits typiques: lorsqu’on examine la nécessité de valoriser la production typique valdôtaine, la différence promotionnelle existante résulte tout d’abord évidente par rapport à des produits venant d’ailleurs.

Dans tous les canaux d’information existant, presse ou Internet, toute sorte de produits ont actuellement leur place, même valables, mais il est très difficile d’y apprendre l’existence de produits typiques valdôtains. D’où la nécessité pour les producteurs valdôtains de s’associer pour créer un réseau d’information de leurs produits, avec l’indication des lieux de distribution y compris les producteurs.

A remarquer que, étant donné l’économie qui se réalise avec la distribution km. 0, les consommateurs devraient obtenir un prix meilleur en évitant la filière commerciale, et donc s’adresser directement aux producteurs.

Le secteur secondaire (l’industrie):
nous devrons être vigilants et essayer de maintenir les industries qui existent déjà sur le territoire et les aider à être plus compétitives sur le marché national et international, de façon à ce qu’elles ne soient pas jugées obsolètes.
1. Pour qu’elles puissent toujours mieux marcher avec leur temps, il faudrait par exemple développer, de concert avec le pôle universitaire de l’Ecole polytechnique de Turin- Verrès, de véritables laboratoires de recherche et d’innovation.
2. A noter que de nombreuses usines italiennes et européennes sont malades et cela est dû à la bureaucratie et à la main-d’oeuvre. On a raison de croire que c’est surtout la bureaucratie la principale responsable du malaise industriel étant donné qu’on apprend l’existence d’industries qui choisissent de se déplacer en Suisse plutôt que de continuer en Italie; et encore par rapport aux pays asiatiques ou aux pays de l’Europe de l’Est, la main-d’oeuvre est beaucoup plus chère. (surtout à cause des impôts appliqués).

Le secteur tertiaire (les services):
Il ne s’agit pas seulement de services sanitaires mais aussi de services économiques.
1. Nous avons la chance d’avoir l’eau, mais au lieu de l’utiliser exclusivement pour l’énergie, nous pouvons exploiter nos sources et développer les thermes, et ce, d’une façon consciencieuse. Nos sources (les plus connues sont : Source La Saxe-Courmayeur, Source Faussemagne-Pré- Saint-Didier, Source Fons Salutis- Saint-Vincent, Source gouffre -chaude et froide- Pré-Saint-Didier, Source Youla-Courmayeur, Source Citrin- Saint-Rhémy-en-Bosses) sont curatives pour diverses pathologies. Les eaux minérales constituent une ressource naturelle mais également économique qui doit être sauvegardée et valorisée. Une étude approfondie de l’identification des caractéristiques hydrogéologiques et hydrochimiques de toutes les eaux minérales présentes en Vallée d’Aoste constituerait un bagage scientifique indispensable pour la connaissance du territoire et également un moyen à exploiter pour les activités de promotion touristique axées sur la valorisation de l’une des richesses qu’offre la Vallée d’Aoste.
2. La production d’énergie est un autre domaine à développer. Dans ce contexte, la valorisation du secteur hydroélectrique s’avère être la ressource la plus indiquée: construction de petits bassins, réservoirs et centrales au fil de l’eau. L’énergie éolienne et l’énergie photovoltaïque, susceptibles d’accélérer sérieusement le progrès technologique, ne doivent pas être négligées, mais elles doivent tenir compte des contraintes paysagères. Très intéressante par contre, la filière de l’hydrogène, gaz obtenu par électrolyse (nous avons déjà l’eau et l’énergie électrique); avec l’hydrogène par piles à combustible on peut produire de l’eau chaude et de l’énergie électrique en les utilisant dans différents domaines tels que le transport ferroviaire, l’éclairage et les milieux industriels.
3. Une autre opportunité de développement dans le secteur énergétique est constituée par les Biomasses, vu l’importante quantité de fumier disponible.
4. L’Université aussi peut être considérée comme un service:
- Vu que notre territoire est depuis toujours étudié pour les changements climatiques, il serait utile ou fonctionnel de créer une filière géologie.
- Vu la création d’une bonne école supérieure comme l’Institut Agricole, il serait bien de créer une filière de sciences et technologies agraires, agroalimentaires et forestières.
- Vu notre patrimoine historique, il pourrait être opportun d’instituer une partie architecture axée sur l’étude de l’art et la restauration des vieux centres habités.
- Vu qu’une bonne partie de notre économie est fondée sur le tourisme, il serait intéressant de créer une filière de sciences du tourisme.
5. Le tourisme est l’une des activités économiques parmi les plus importantes de la Vallée, mais elle nécessite de progresser dans son organisation. Il faut encourager les responsables des services qui doivent rendre plus agréable l’utilisation de forfaits-vacances par les touristes. Il faudrait être à même de diversifier davantage l’offre touristique, afin de garantir l’accès à différentes catégories de clientèle, en tout cas la valeur ajointée doit être recherchée, singulière et captivante.
6. Le commerce et l’artisanat sont des activités que nous devons valoriser. En réalité toutes autres petites activités locales aussi ont droit à une grande attention, parce que ce sont elles, qui avec l’activité agricole et touristique, peuvent réaliser les synergies qui permettraient une vie satisfaisante même dans les villages où l’actuel affaiblissement des activités locales est l’indicateur d’un déclin progressif et irréversible.

Selon ce que l’on vient d’affirmer, la nécessité de s’appliquer en même temps dans des secteurs différents pour développer des formes de travail nouveaux paraît donc évidente. C’est uniquement avec un rapport étroit entre des secteurs différents que l’on pourra obtenir une reprise économique véritable.

En conclusion, il me semble pertinent, à ce Congrès, de citer deux passages des écrits d’Emile Chanoux: Par rapport à l’agriculture : «... Il faut qu’elle s’y spécialise de plus en plus. L’économie de demain sera de plus en plus à base de spécialisation... Notre Vallée aura son avenir assuré et prospère, en organisant ses cultures en foins et herbes, en développant son gros bétail et en perfectionnant comme qualité ses produits laitiers...».

Par rapport à l’industrie : «...C’est seulement à travers cette transformation graduelle des éléments de l’industrie qui s’est formée dans notre pays que cette même industrie finira par devenir utile à celui-ci d’une manière organique et à être un élément de perfectionnement de son peuple. ... Elle doit produire des techniciens qui seront en degré d’utiliser, pour le pays, nos grandes richesses naturelles».

Alessia Démé

Alessia Démé

Chers amies et amis congressistes, pendant cette journée de débats à propos de la crise du travail, nous désirons porter la parole des travailleurs du monde de l’école.

Nous sommes conscients du fait qu’il y a des femmes et des hommes qui ont perdu leur travail, d’autres qui persistent dans leur état de chômage, d’autres encore qui sont sous-payés, ou pire, pas payés. Jeunes et jeunes désormais d’un certain âge, rêvent avec anxiété de trouver un emploi.

Par contre, nous recevons régulièrement en tant qu’enseignants valdôtains, notre salaire et nous avons conservé nos places de travail, dans un contexte national caractérisé par les coupures liées à la réforme Gelmini.

Le Statut d’autonomie et la clairvoyance du monde politique et syndical de notre région nous ont permis d’entreprendre un parcours partagé qui nous a amenés à la loi 18/2005. L’action de cette loi nous permet de décider annuellement les réglementations de chaque ordre et degré scolaires, en garantissant l’ouverture des écoles de haute montagne qui sont un élément essentiel de culture et d’enracinement de notre population vis-à-vis de son propre territoire.

Les enseignants valdôtains, cependant, ne peuvent pas négliger la crise généralisée qui frappe les collègues des autres régions : en effet, ils doivent subir le couperet de la manoeuvre financière décidée par le gouvernement national avec la loi 122/2010. Celle-ci impose de fortes restrictions économiques et financières aux institutions scolaires.

Même nous, en tant que Valdôtains, nous devons respecter les lois qui prévoient une limitation de 50% des ressources financières pour les écoles, tout en ayant des crédits accordés par l’Administration régionale et destinés à financer les « fondi d’istituto ».

Nous vivons le paradoxe de disposer d’assez d’argent que nous ne pouvons pas utiliser à cause des directives romaines. Dans le proche Piémont, nous le savons bien, les directeurs et les enseignants dénoncent le fait de ne pas pouvoir acheter du papier ou, encore, de ne pas pouvoir payer les remplaçants. L’école publique italienne est en train de s’effondrer et, en même temps, l’Etat soutient manifestement les écoles privés et paritaires par le biais de généreux financements.

Les politiques romaines, afin de justifier la baisse de crédits en faveur de l’école et de la recherche, accusent génériquement les enseignants d’un présumé manque de professionnalisme et de compétences.

Tout cela favorise un climat négatif, à la fois en ce qui concerne le progressif manque de confiance de l’opinion publique, et chez les enseignants de plus en plus dépourvus de leur rôle dans la société. Les enseignants valdôtains aussi s’engagent chaque jour à souligner la nécessité d’investir dans l’éducation dans la convinction que le futur doit être bâti à partir de l’école maternelle. Ce débat fait la une dans nos milieux scolaires.

Sauvegarder l’école publique est un défi prioritaire pour le futur de notre société, comme nous l’avons construite, et de notre civilisation. Nous demandons à tous les Valdotains de s’engager directement dans cette lutte qui se joue sur les bancs et dans les classes de chaque petite école de montagne. Les mots clés pour combattre la crise économique, et du travail, mais surtout la crise des consciences, sont notre identité et notre progrès culturels.

En ce moment, l’Administration régionale et les syndicats régionaux de l’école sont engagés sur le thème de la régionalisation du contrat de catégorie. Nous pensons qu’on doit renforcer notre autonomie dans ce domaine aussi, sans attenter à l’unicité du système national d’éducation, en demandant avec force un contrat territorial qui aille dans le sens de la réalisation du fédéralisme et d’une décentralisation institutionnelle capable de garantir un développement durable de notre société.

L’état central doit être dépositaire des principes fondamentaux de l’éducation et de la formation ; notre région doit pouvoir maîtriser avec la plus grande efficacité les services, décider à propos de la valorisation des prérogatives du corps enseignant, faire en sorte que les jeunes puissent jouir des meilleurs résultats d’apprentissage.
Vive l’Union Valdôtaine, vive la Vallée d’Aoste !

Ennio Pastoret

Ennio Pastoret

Nous avons été appelés, dans ce Congrès, à débattre de : "La crise du travail – un défi pour l’avenir ». Un thème énormément important, sur lequel il est difficile de pouvoir épuiser toutes les différentes ramifications.

A ce propos, une première réflexion politique s’impose sur le fait que seul l’Union Valdôtaine a le courage, au sein du panorama politique général, de se mesurer sur ce terrain si difficile et complexe.

Il me paraît juste de remarquer que nous avons affronté avec nos forces, déjà dans les années précédentes, une analyse importante qui, durant ces années de crise a permis d’assumer des choix rapides, utiles et courageux qui avaient pour but de défendre notre économie, de soutenir nos entreprises et d’aider les foyers les plus démunis grâce à l’introduction de mesures qui ont été rappelées ce matin.

Au cours de ces années, tous se sont mesurés dans l’analyse de la crise des économies mondiales qui, depuis 2007, a remis en cause toutes les certitudes que nous avions, qui a affaibli de manière continue toutes nos habitudes et qui a déterminé des changements radicaux dans nos vies. En un seul bond, nous sommes revenus en arrière et nous avons connu toutes les incertitudes que nos parents et nos grands-parents avaient connues par le passé.

Et l’une des incertitudes majeures a concerné le monde de l’emploi et du travail. Et c’est bien là qu’au lieu de nous limiter à parler et à conduire des analyses, sous la poussée de l’Union Valdôtaine, le Conseil de la Vallée a su agir rapidement en adoptant des mesures concrètes et importantes telles que les dispositions anti-crise. Cette prémisse politique était à mon sens indispensable.

Aujourd’hui, nous sommes donc appelés à donner des réponses ultérieures à la question suivante : que faire pour assurer le droit au travail à nos concitoyens, aux femmes, aux hommes, aux jeunes ? Mais pour ce faire, nous devons nous demander aussi s’il existe encore et dans quelle mesure, des opportunités pouvant nous permette de satisfaire le besoin de travail et d’emploi de nos gens ?

La crise mondiale a affaibli de manière considérable les différentes économies et le résultat a été une chute vertigineuse des marchés. Des dettes grandioses, des difficultés financières énormes pour les familles, un pessimisme généralisé et la nécessité d’assainir les économies les plus faibles des différents pays ont été seulement un certain nombre de phénomènes associés à la chute vertigineuse des marchés mettant à genoux le monde entier.

Presque toutes les productions ont subi des ralentissements très marqués. Quelques-unes ont atteint un niveau de criticité sans retour dont l’épilogue a été la faillite. Une faillite qui a touché des groupes économiques et productifs de primaire importance. Comme nous le savons tous, ces effets nous les avons perçus et subis en Europe, en Italie et bien sûr aussi en Vallée d’Aoste.

La question que beaucoup se posent est à l’heure actuelle la suivante : est-ce qu’on pourra voir repartir l’économie, la production et le travail comme jadis ? Il faut être conscient qu’au cours de ces dernières années, des changements ont été déterminés qui sont la conséquence de la crise mais qui ont aussi accéléré et mis en évidence la faiblesse d’un système mondial qui devra se régénérer.

Certes les productions et les biens de consommation resteront en grande partie les mêmes que par le passé, mais l’organisation du travail et les acteurs de la production sont déjà en train de changer rapidement et obligent tout le monde à s’adapter à une réalité nouvelle. Le Président adjoint de Confindustria Monsieur Alberto Bombassei nous a rappelé qu’en ce moment, le mot d’ordre mondial est la productivité. Et la Chine, l’Inde, le Brésil, sont bien dans le coup.

Ces pays dans des lieux lointains produisent comme nous, plus que nous, plus rapidement que nous à des prix très inférieurs par rapport à ceux que nous saurions capables d’assurer. Ce sont les protagonistes d’une révolution qui marquera à tout jamais nos vies. Mais aussi, ici, en Europe, pas trop loin de chez nous, les choses se passent presque ainsi. Combien d’entreprises ont ouvert des succursales en Pologne, en Serbie, et dans différents pays de l’est où la productivité est assurée par un coût de l’emploi plus compétitif que chez nous.

Durant les années à venir, ce phénomène est destiné à empirer et, à l’heure actuelle, il n’y a aucune possibilité d’inverser cette tendance. Ce qui signifie que nous devons nous résigner à prendre acte que le monde du travail, tel que nous le connaissions, ne sera plus le même et, par conséquent, nous ne pouvons plus nous soustraire à une modification profonde de l’organisation du travail avec tout ce qui en découle.

Mais sans nous lancer encore trop dans le futur et en faisant suite à ces considérations, quelle est notre condition et quelles sont les perspectives du travail et de l’emploi dans notre Région ? Sur la base des premiers signaux préoccupant, la Vallée d’Aoste, à partir de 2008, s’est dotée d’un plan stratégique qui a préconisé un modèle de développement axé sur 4 plateformes stratégiques pouvant favoriser des secteurs spécifiques, à savoir :
− technologies pour la surveillance et la sécurisation du territoire
− énergies renouvelables et économie d’énergie
− technologies pour la sauvegarde environnementale et remise en état des microsystèmes
− électronique, microélectronique, micro-robotique, mécatronique.

Pour mettre en piste ces objectifs et pour leur donner des chances de réussite, durant ces années, on est passé à travers une confrontation sérieuse avec les représentants des catégories productives et des travailleurs. Mais il a aussi été nécessaire de se donner des moyens pour essayer d’atteindre des résultats.

D’abord moderniser nos instruments législatifs en mettant en piste une activité administrative importante en apportant des modifications substantielles aux lois et aux dispositions d’application de ces lois. Et cela suite à une confrontation et à des négociations sérieuses et continues avec les différentes composantes syndicales des travailleurs et des entrepreneurs.

Cependant et il faut le dire, pour faire démarrer le modèle de développement dont on a parlé tout à l’heure, il est nécessaire que des conditions adéquates se concrétisent. Tout d’abord, il est nécessaire que des activités productives ayant ces caractéristiques voient le jour dans notre communauté.

Mais celles-ci peuvent s’installer, se transformer et croître à condition que les besoins de ces activités puissent être satisfaites et dans ce sens le facteur humain est fondamental. Face à un grand changement, qui voit le décalage du secteur manufacturier et la croissance de nouvelles activités liées à l’actualité des temps, comme nous l’avons préconisé avec le plan stratégique de 2008, il est nécessaire que des professionnels à la hauteur des attentes des entreprises soient disponibles sur le marché du travail. Chose qui à l’heure actuelle n’existe pas.

Je parle là de phénomènes qui sont déjà présents dans notre Région. Le résultat est que nous avons des entreprises qui embauchent du personnel de haute préparation dans le secteur des nouvelles technologies et que nous avons des dizaines et des dizaines de techniciens qui viennent et sont venus d’ailleurs travailler dans ces entreprises, faute de ressources humaines sur notre territoire.

Dans un passé récent, presque personne ne remarquait ce phénomène, mais maintenant les choses se font plus sérieuses puisque les effets de la crise nous ont touchés aussi durement.

Avant 2008, le taux de chômage en Vallée d’Aoste était de 3%. A partir de là, la croissance des chômeurs a considérablement augmenté. Ce qui fait qu’aujourd’hui, un problème occupationnel sérieux existe mais par rapport auquel les figures professionnelles que le marché du travail demande sont encore rares et voilà donc que la demande de travailleurs qualifiés s’oriente vers l’extérieur. En effet, en Vallée d’Aoste la population augmente constamment.

Entre 1999 et 2008, nous avons eu une croissance d’environ 9.000 personnes atteignant le chiffre de 127.000 habitants. Un taux de croissance démographique soutenu par une immigration constante de gens qui sont venus travailler dans des secteurs que nous n’occupons pas, ou pour accepter des emplois dont nous ne voulons plus. Il est vrai qu’aujourd’hui le travail manque, mais il est vrai qu’il existe une exigence interne de la Vallée d’Aoste qui demande d’être satisfaite et, en effet, avant la crise, entre 2004 et 2008, le nombre des salariés dans notre Région a augmenté de 1.400 personnes. Bon nombre d’entre eux n’étant pas nés en Vallée d’Aoste.

En effet, il y a peu de temps, à l’occasion d’une rencontre du Pacte pour le développement, le Département des politiques du travail de la Présidence du Gouvernement nous a informés qu’il y a plus de 100 différentes nationalités de travailleurs employés au Val d’Aoste. Il y a là de quoi réfléchir en pensant à combien de personnes aujourd’hui font des travaux que nous ne voulons plus faire, et dans une situation où l’emploi public est destiné à se réduire et à ne plus absorber de travailleurs.

Nous sommes donc face à une transformation profonde de notre société valdôtaine qui à partir du travail, nous demande d’ores et déjà de commencer à penser dans un futur proche à prendre acte que si nous continuons à demander à d’autres de venir travailler pour nous, il faudra aussi prendre davantage en compte les besoins de ces personnes. Nous sommes une population croissante, qui demande d’embaucher davantage des compétences professionnelles ou des gens disponibles à faire des travaux que le valdôtains refusent. Les conséquences de cette spirale auront des coûts assez lourds pour notre avenir. Je disais tout à l’heure que dans le secteur industriel des changements radicaux sont en train de se produire.

Aujourd’hui, les entreprises qui travaillent dans le secteur des nouvelles technologies augmentent. Mais celles-ci demandent du personnel qualifié et spécifiquement formé. Voilà donc qu’il existe la nécessité d’avoir des gens et surtout des jeunes formés et préparés.

C’est pourquoi, un accord avec le Polytechnique de Turin a été réalisé afin de développer d’un côté un soutien aux entreprise dans des projets novateurs et de recherche et de l’autre pour pouvoir soutenir davantage les jeunes qui souhaitent entreprendre des études techniques dans ce domaine. Cet accord va dans la direction de mettre en rapport les besoins de personnel qualifié dans les entreprises et le fait de pouvoir trouver des emplois du côté des jeunes.

Cette convention permet aussi aux entreprises qui le souhaitent de pouvoir avoir des supports techniques et scientifiques dans le secteur de la recherche qui représente le vrai atout pour faire évoluer la compétitivité des entreprises. Il y a lieu de signaler à ce propos que dans les deux dernières années, l’Administration régionale a doublé la disponibilité des fonds dédiés à la recherche industrielle et ce pour permettre aux entreprises de pouvoir développer davantage leur know–how.

Bien sûr, la convention avec le Polytechnique de Turin est importante, mais on s’attendrait à avoir aussi des réponses de l’école, mais nous sommes inscrits dans le système scolaire italien et là il n’y a rien d’autre à dire sinon de constater qu’à partir de 1996, l’énième reforme scolaire actuelle des dernières années n’aboutira pas, elle non plus, à souder les exigences de la formations des jeunes avec celles du monde du travail.

L’exigence que nous avons est de nous orienter vers une valorisation en Vallée d’Aoste d’une formation professionnelle qui soit organisée sur la base d’une connaissance réelle des exigences du territoire et des entreprises afin de garantir, à travers des parcours efficaces, une réponse concrète aux besoins du monde du travail puisque l’un des facteurs d’incertitude pour des entreprises qui veulent s’installer en Vallée d’Aoste est de pouvoir repérer sur place des employés spécialisés et professionnels. Voilà les figures professionnelles qui ne risquent pas d’être au chômage.

Chers amis unionistes, il y aurait bien sûr encore un tas de choses à dire, mais il me paraît judicieux, à la fin d’une longue intervention d’essayer de lancer quelques messages. D’abord, comme d’autres l’ont déjà dit, pour nous, pour l’Union Valdôtaine, pour la culture et pour l’esprit de cette Région, le travail est une valeur à défendre. Pour nous, le travail est et doit demeurer un droit.

L’histoire de notre Pays d’Aoste nous rappelle combien de nos concitoyens ont dû subir le malheur de ne pas pouvoir accéder au travail sinon en émigrant vers des lieux lointains et inconnus où ils devaient exercer les métiers les plus humbles et malheureux. Nous ne voudrions plus jamais revivre cette période-là !

Voilà donc qu’un engagement commun est nécessaire. Un engagement que la politique a assuré durant ces années difficiles, mais qui doit aussi être assuré par la société civile, la population et les jeunes.

Et, à ce propos, il est opportun de rappeler et de dire que si le travail est un droit, il est également nécessaire de souligner qu’il comporte des devoirs. Il est nécessaire que nous tous, nous soyons conscients que le travail est un bien précieux et, qu’en tant que tel, il devrait être apprécié sous toutes ses formes.

Certes, pour essayer de conserver ce droit, pour le valoriser et pour faire face à cette terrible crise qui d’une part nous a fait payer un prix fort, il faut que des actions soient mises en place.

Et bien là, au-delà des mesures anti-crise et des modifications importantes sur les différentes lois régionales, deux instruments importants ont été approuvés, à savoir le plan triennal des politiques de l’emploi dont le Président de la Région a déjà parlé et le plan triennal de l’industrie et de l’artisanat qui a mis sur la table une enveloppe de 156 millions d’euros répartis sur trois ans.

Ces deux instruments sont les piliers sur lesquels se basera le futur des activités productives et du monde du travail de notre Région. Certes, d’autres mesures devront compléter et accompagner toutes les initiatives qui ont vu le jour depuis ces dernières années dans la perspective d’assurer encore à notre communauté un futur positif conforté par une richesse que seul l’emploi et le travail sont à même d’assurer.

Aurelio Marguerettaz

Aurelio Marguerettaz

Mesdames et messieurs, autorités, chers unionistes, bonsoir.

J’essaierai d’apporter une petite contribution avec des réflexions mûries au cours de ces années où j’ai eu l’honneur, grâce à l’Union Valdôtaine, d’être Assesseur au Tourisme.

Le thème dont nous discutons aujourd’hui est bien sûr central par rapport aux espoirs individuels et collectifs de toute communauté. Si cela est vrai, il est également vrai que le thème du travail ne peut pas et ne doit pas être banalisé : il faut donc l’affronter en analysant notre système économique et productif dans son ensemble et non pas en considérant ce facteur comme un facteur qui doit exister indépendamment de tout et de tous.

L’emploi existe uniquement s’il y a une activité qui est organisée à l’échelon économique pour produire des biens ou des services. Pour nous tous, il est clair que ce ne seront pas les décisions d’une petite région comme la Vallée d’Aoste qui conditionneront l’économie mondiale ; c’est même exactement le contraire : ce sont les équilibres globaux qui conditionnent nos choix. Notre petite dimension nous impose d’être plus dynamiques par rapport aux autres afin de nous adapter rapidement à l’époque actuelle pour saisir les nouvelles opportunités ou pour éviter des crises ou des krach.

Cette recette ne paraît toutefois pas être comprise par tout le monde ; je rencontre, au contraire, encore beaucoup de gens qui se bornent à la revendication ou au regret d’un temps qui ne reviendra probablement plus, du moins à court terme.

Autrefois, la Vallée d’Aoste possédait un système économique où le rôle de l’industrie et de l’agriculture était plus important que de nos jours. La ville d’Aoste elle-même a été fortement conditionnée, au point de vue social et urbanistique, d’abord par la réalité industrielle de l’aciérie Cogne et aujourd’hui par la présence massive de l’administration publique. Ce n’est pas un jugement, mais une constatation.

Aujourd’hui, les limites de cette réalité apparaissent et nous devons donc oeuvrer pour un essor économique plus solide, en valorisant le produit touristique sous toutes ses facettes : environnement, sports, culture, oeno-gastronomie et bien-être.

Ces dernières années, malgré la crise, le secteur a maintenu sa validité. On compte un nombre très important d’opérateurs dans le secteur, il suffit de penser qu’on a 9.325 salariés dans les hôtels et les restaurants (donnée SIL 2009), 1.358 moniteurs de ski (dont 644 réalisant une profession libérale et 714 dans les Ecoles de Ski – donnée Association valdôtaine Moniteurs de Ski, 10.12.2010) , 210 guides de montagne (donnée Uvgam, 10.12.2010), 763 accompagnateurs touristiques, pisteurs-secouristes et autres professionnels gérés directement par l’Assessorat du Tourisme (donnée Assessorat du Tourisme, 18.11.2010), 500 employés aux transports sur câble, télésièges et ski-lifts (donnée SIL 2009). Déjà comme ça on a dépassé le chiffre des 12.000 employés.

Le poids du secteur sur le PIB est de 6%, en considérant seulement le poids des hôtels et des restaurants, mais si on ajoute le secteur des transports et des remontées mécaniques, on arrive à un total compris entre 8% et 10%. A ces données, il faut naturellement ajouter l’incidence du tourisme sur le secteur commercial et sur la vente des produits œno-gastronomiques et de l’artisanat.

Cela dit, je souhaite lancer une provocation : croyez-vous que l’affirmation que le système économique de la Vallée d’Aoste se base sur le tourisme soit effectivement partagée par tout le monde ?

J’ai quelques doutes à ce propos et j’essaierai de partager avec vous quelques considérations rapides, en partant bien sûr du thème de notre Congrès. Si le tourisme représente notre secteur de référence, cela signifie que le travail qui en découle devra être effectué principalement quand les autres font la fête ou sont en vacances.

Nous nous rapprochons de Noël et du Nouvel An ; au-delà du sens de ces fêtes, il s’agit de périodes de travail intense pour les professionnels du secteur, mais aussi pour toute la communauté. Le même raisonnement s’applique aux autres fêtes, au samedi, au dimanche et au travail de nuit. Si nous y croyons, nous ne pouvons économiser nos efforts et, surtout, nous ne devons pas nous soustraire à nos obligations en essayant de faire faire aux autres ce que nous ne voulons pas faire nousmêmes.

Dans le genre : j’essaie de trouver une position confortable, sûre et si possible dans le secteur public, et les sacrifices seront faits par d’autres. Ces raccourcis minent la durabilité de notre système.

La dépense publique doit avoir un équilibre avec le produit réel. Pensez, par exemple, à notre système des retraites, qui permettait à certains travailleurs de prendre leur retraite après avoir travaillé quatorze ans, six mois et un jour.

Qui paie ces retraites ? Les ressources du secteur public ne sont pas inépuisables et, comme vous l’aurez constaté, elles ne sont certainement pas en train d’augmenter. Mais revenons à notre produit touristique en faisant des considérations qui peuvent sembler naturelles ou banales mais qui, croyezmoi, ne sont pas toujours faciles à mettre en oeuvre.

Quand les touristes arrivent, évidemment, il faut que les structures d’accueil soient ouvertes, mais, en même temps, il faut que les transports fonctionnent, tout comme les services de déblaiement de la neige, les artisans – plombiers, menuisiers, électriciens, mécaniciens – qui garantissent des services appropriés aux touristes qui ouvrent leurs maisons de vacances et qui peuvent avoir des problèmes.

Cela ne concerne pas que le secteur privé : l’administration publique doit être à la hauteur et donner le bon exemple : les agents et la police municipale, le personnel qui travaille dans les expositions et dans les musées, ceux qui sont derrière des guichets … leur présence est également importante les jours de fêtes.

À ce sujet, je dois vous avouer que les plaintes que nous recevons sur ces points ne sont pas isolées ; il n’est pas simple de changer les habitudes. Par exemple, l’unification des anciennes « Aiat » pour former l’office du tourisme a dû affronter la question des horaires : dans chaque bureau, ceux-ci avaient été adaptés sur la base des besoins des travailleurs et le service offert ne correspondait pas toujours aux nécessités des usagers.

En principe, les congés n’auraient pas dû être pris en juillet-août. Pourtant cela arrivait. Il y a peut-être des personnes qui estiment que s’occuper des touristes et du tourisme est humiliant, peu noble. Il n’y a rien de plus faux.

Se mettre au service des autres ne signifie pas rabaisser son identité, mais, au contraire, véhiculer les connaissances et la culture du lieu, donc être professionnels et compétitifs à l’échelon de réalités qui comptent parmi les meilleurs destinations mondiales. Si nous offrons de la qualité, nous pouvons aussi prétendre une rémunération juste et correcte.

Ce raisonnement ne s’adresse pas seulement à ceux qui ont des activités hôtelières ou commerciales, mais à toute notre communauté. Pensez-vous qu’avoir un fils serveur soit moins bien qu’avoir un fils magasinier ou qui travaille à un guichet des autoroutes ?

Il y a probablement des gens qui pensent que oui, car dans ce secteur beaucoup d’entreprises doivent recourir à du personnel qui vient d’en-dehors de la Vallée. Une dernière considération : l’accueil et la tolérance.

Quand nous parlons d’accueil, nous pensons tout d’abord aux capacités des professionnels du tourisme, mais en réalité le périmètre est beaucoup plus vaste. Nous avons naturellement besoin d’opérateurs aimables et compétents, mais nous avons aussi besoin d’une population qui prenne conscience du fait que les touristes sont une ressource, qu’ils viennent pour s’amuser et pour se détendre, non pas pour rester comme des momies silencieuses enfermées dans leurs chambres d’hôtel.

Les comportements impolis ou inconvenants sont évidemment à bannir, mais la musique live, les spectacles sur les places, quelques chansons ou quelques éclats de rire dans les rues n’ont jamais tué personne et ne méritent pas de dénonciation immédiate pour cause de pollution acoustique. Si un touriste qui demande un renseignement est accueilli avec le sourire et avec des réponses autres que des monosyllabes, il rentrera probablement chez lui avec des souvenirs positifs de notre communauté.

J’ai voulu faire ces réflexions avec vous pour souligner les orientations que la majorité et le gouvernement régional sont en train d’essayer de poursuivre dans la réalisation du programme de la législature. Nous maintenons un rapport constant avec les opérateurs touristiques et avec les professionnels de la montagne pour permettre une augmentation constante du niveau, du professionnalisme et de la sécurité.

La constitution des Club de produit permet de nouvelles formes de promotion, ainsi que la convergence de vastes secteurs de notre communauté : les professionnels, mais aussi les passionnés et les associations sportives.

Dans le cadre de la randonnée de haut niveau, un exemple entre tous : le Tor des Géants a impliqué toute notre région, a assuré une visibilité remarquable à nos hautes routes, a suscité l’enthousiasme et a créé des occasions de travail importantes.

Tout le monde nous a regardé avec grande attention. Ces courtes considérations, qui n’ont assurément pas la présomption de trouver une solution au problème de la crise de l’emploi, avaient le but de proposer des suggestions utiles dans le cadre de notre débat. Une attitude positive et constructive avec une sélection appropriée des investissements publics, que nous sommes en train de faire, peuvent nous donner des espoirs concrets.

Je veux ici rappeler les nombreuses mesures en faveur du système hôtelier et du commerce comme par exemple le prolongement des emprunts de 15 à 20 ans pour l’achat, l’entretien ou la requalification d’immeubles ainsi que les acquisitions de la Courmayeur Mont Blanc SpA et de la Cervino SpA avec lesquelles on est en train d’élaborer des politiques de développement.

Je conclus avec la conviction que l’on ne peut lutter contre la crise de l’emploi qu’en déterminant des activités qui produisent une véritable valeur ajoutée et, pour nous, l’option touristique peut donner quelques espoirs.

Nos jeunes affrontent des parcours scolaires d’un niveau élevé et, à la fin, ils ont des difficultés pour trouver un emploi. Pour ce qui concerne nos élèves de la Fondation pour la Formation professionnelle touristique il faut dire qu’on a des résultats encourageants, en effet à un an de la conclusion du parcours d’études, 73% des élèves est employé, 24% a continué les études et seulement 3% reste encore sans travail.

Je vous laisse avec une réflexion toute simple : la période que nous traversons n’est certes pas facile, mais la Vallée d’Aoste constitue un microsystème avec les sommets les plus hauts d’Europe et elle a encore des opportunités acceptables.

Nous devons y croire et retrousser nos manches, éviter ceux qui promettent des scénarios faciles de contes de fées et les Cassandre appartenant au parti du non, être disposés à assumer les responsabilités qui découlent de la volonté d’une communauté, d’une région qui croit dans le tourisme.

Piera Diémoz

Piera Diémoz

Bonjour à tous, bon après-midi,

J’ai écouté les différentes interventions faites à propos du grand problème concernant le domaine du travail. Je voudrais faire quelques considérations sur ce sujet très important pour la vie de nombreuses personnes et pour le bien-être d’un certain nombre de familles.

La situation de crise générale et, par conséquent, la diminution des financements reçus de l’Etat, me rappellent que, pendant la période de la campagne électorale des élections régionales en 2008, certains candidats avaient proposé de réduire l’indemnité des conseillers régionaux, des assesseurs, du président, des syndics et de toutes les charges politiques, surtout celles qui sont bien payées.

Au Congrès de 2008, j’avais posé ce problème et on m’avait répondu qu’un groupe de personnes auraient évalué, avec une vision d’ensemble, toute la matière. J’aimerais savoir si la commission compétente a pris en examen le problème et ce qu’elle a décidé ou délibéré, pendant les deux années qui se sont écoulées. Je voudrais aussi connaître l’avis, à ce propos, de l’Union Valdôtaine.

Je suis convaincue qu’un signal fort de la part des institutions en ce sens, pourrait réduire la désaffection des gens envers la politique. Il ne faut pas oublier qu’aux dernières élections communales, l’Union Valdôtaine a perdu plus de mille voix seulement dans la ville d’Aoste. Nous avons écouté, ce matin, que le chômage augmente, les usines et les petites entreprises ferment, les familles ont des soucis pour arriver à la fin du mois, les jeunes ont beaucoup de mal à trouver du travail et quand ils le trouvent, c’est presque toujours un emploi précaire.

Tout cela devrait convaincre les administrateurs à ne pas demander ou prétendre recevoir d’autres charges, surtout si elles sont payées. Ainsi ceux qui ont accompli leur mandat, ou bien qui ne sont plus élus ou qui n’ont plus présenté leur candidature, ne devraient pas avoir, par consolation, des charges publiques également bien payées. Ils pourraient rependre leur ancien travail ou bien jouir de leur convenable retraite.

Je sais que cette habitude, bien consolidée et considérée normale par la majeure partie des politiciens n’est pas contre la loi, mais pendant ces périodes de grande crise et de pénurie d’emploi, le fait de prendre des décisions plus sérieuses et plus honnêtes à ce propos, serait sûrement bien apprécié de la part de toute la population.

Je pense que le projet de loi approuvé par le Gouvernement régional et reporté sur « La Stampa » d’aujourd’hui « Consulenze e incarichi solo dopo un concorso » va vers une direction plus juste.

Pour terminer, et je présente mes excuses au Président Perron de sortir pendant quelques secondes du sujet, deux paroles sur la situation politique. J’aimerais vraiment savoir si le PdL fera partie ou pas de la majorité régionale.

A ce sujet, les dirigeants de l’Union Valdôtaine ne se prononcent pas. Notre Président du Conseil Berlusconi et son compagnon, le ministre Bossi, continuent tous les jours, sur les journaux, à la télévision, à nous expliquer, jusqu’à nous ennuyer, que « le maggioranze uscite dalle urne non si cambiano, dobbiamo rispettare le decisioni del popolo ».

Je suis certaine que l’Union Valdôtaine respectera les décisions de l’électorat. Toutefois, en cas contraire, je pense et je souhaite que certaines décisions soient prises après avoir interpellé toutes les sections ou bien convoqué le Congrès National, organe compétent en la matière qui selon l’article 15 des Statuts devrait « … établir les directives politiques générales et le programme du Mouvement… ».
Merci.

Luciana Blanc Perotto

Luciana Blanc Perotto

La Conférence régionale pour l’égalité des chances en Vallée d’Aoste a été établie par la loi régionale 53 du mois de décembre 2009 et elle a été installée le 14 juillet 2010. Elle prend acte de l’évolution socio-historique de la Conférence régionale pour la condition de la femme et son but prioritaire est la diffusion de la culture de la parité.

Si je demandais au public présent dans la salle « qu’est-ce que l’égalité des chances (le pari opportunità en italien) ? ». Je parie que je recevrais les réponses suivantes « c’est l’égalité entre l’homme et la femme » ou bien « c’est la possibilité pour la femme d’avoir accès à n’importe quel travail », ainsi que de grands silences et cela parce que l’égalité des chances, en tant que point de vue institutionnel, est une affaire assez récente qui n’a pas encore eu le temps de se répandre dans la mentalité sociale collective.

En revenant donc à l’égalité des chances, on pourrait dire, d’après le point de vue culturel, qu’elle est un principe éthique, selon lequel chaque individu est une personne et donc digne de respect dans les relations interpersonnelles au quotidien, elle implique donc la société dans sa totalité, voire aussi bien les femmes que les hommes.

D’après le point de vue socio-historique, elle représente la ligne d’arrivée du long parcours de la révolution féminine. Émancipation de la femme qui a commencé en Europe, et tout particulièrement dans quelques-unes de ces Nations, vers la moitié du dix-neuvième siècle en correspondance de l’avènement de l’industrialisation, grâce à laquelle la femme commença à travailler dans les entreprises aux côtés des hommes.

Il y avait à cette époque des entreprises, comme les laineries, les cotonneries pour n’en nommer que quelques-unes, qui n’embauchaient que des ouvrières et des hommes aux postes de cadre. Les entreprises engendrèrent un nouveau phénomène social, c’est-à-dire la constitution de la classe ouvrière qui bientôt réclama ses droits par le biais de grèves.

Eh bien ! les femmes participèrent, elles aussi, aux grèves et saisirent l’occasion pour revendiquer un droit tout à fait féminin : le fait de gagner le même salaire que les hommes, contribuant par là au démarrage de la révolution. Après plus d’un siècle, l’égalité des salaires n’a pas encore été obtenue complètement dans tous les secteurs, mais par contre la femme y est toujours plus employée et présente.

En ce qui concerne la Vallée d’Aoste, l’emploi féminin est positif surtout par rapport à d’autres Régions ; ce qui est intéressant à constater, c’est que des secteurs embauchent surtout des hommes et d’autres des femmes, on enregistre donc des professions plutôt masculines et d’autres davantage féminines. Il y a là sûrement des raisons sociales, historiques et identitaires propres ainsi que des choix personnels qu’il serait intéressant d’explorer.

Toutefois, cette différence évoque la nécessité physiologique pour la société qu’il y ait une plus grande participation active des femmes dans l’Administration publique et de manière plus générale dans la vie civique, pour que la gestion publique puisse bénéficier de toutes les expériences présentes sur le territoire.

Dans ce sens, la loi attribue, aux 23 consultantes, la fonction de travailler pour l’augmentation de la représentation des femmes dans l’Administration et dans les lieux de décisions à tous les niveaux. La conférence a, en premier, organisé une rencontre avec les élues dans les Administrations pour acheminer un parcours de collaboration lié au territoire. J’invite donc les présents à solliciter la participation des élues de leur Commune et j’invite tout le monde à suivre les activités de la Conférence qui seront ouvertes à la collaboration et aux suggestions de toute la population.

Je veux enfin remercier les Présidents de la Région et du Conseil d’avoir voulu cette loi et confier aux femmes la diffusion de la culture de l’égalité des chances, je pense qu’eux aussi ont perçu la nécessité d’une plus grande participation active de la femme dans la vie civique.
Merci à toutes et à tous et à bientôt.

Elso Gérandin

Elso Gérandin

Bonjour à tous les délégués. Je tiens à remercier le Mouvement de l’Union Valdôtaine et son Président, M. Ego Perron, pour m’avoir invité à prendre la parole à ce Congrès comme Président du Conseil Permanent des Collectivités Locales et comme Représentant de la Conférence des Administrateurs de l’Union Valdôtaine.

Je salue également le Président de la Région, Auguste Rollandin, le Président du Conseil, Albert Cerise, Monsieur le sénateur Antonio Fosson, ainsi que tous les invités ici présents. Laissez-moi tout d’abord vous dire, en toute sincérité, combien j’apprécie le thème choisi cette année : l’argument sur lequel nous devons discuter aujourd’hui est lourd d’implications et très actuel.

En effet, nous sommes encore plongés en plein coeur d’une crise internationale économique et financière sans précédent, et dont les effets se font sentir également en Vallée d’Aoste.

Si l’idée d’un Congrès thématique naît de la volonté de donner voix aux exigences les plus pressantes de la société contemporaine, le fait d’affronter ensemble le thème de l’emploi constitue donc une véritable prise de responsabilité de la part de tous, et in primis de la part des Institutions. Le tout, bien évidemment, dans l’intérêt de la communauté valdôtaine.

Permettez-moi de rappeler l’article 1 de la Constitution qui pose le travail comme fondement de la République. Le travail est donc un principe à valeur constitutionnelle, ne l’oublions pas. Une valeur qui est la clé de l’économie- sociale de marché et sur laquelle est fondé le projet d’une Europe unie, comme le rappelle le Traité de Lisbonne, texte que l’on peut considérer comme le plus récent énoncé de principes et d’objectifs de l’Union européenne. Redonner de la valeur au travail, en libérer les potentialités, reconnaître les droits : c’est à cela que doivent répondre les politiques économiques et sociales, quelle que soit leur nature : européenne, nationale ou régionale. C’est vers de tels objectifs que doit tendre le développement de notre Pays.

En tant que Président du Cpel, je peux dire que les collectivités locales de la Vallée d’Aoste ont présent à l’esprit la valeur et les problèmes relatifs au travail qui touchent également notre communauté. Pour les collectivités locales, un tel engagement se traduit par une conscience claire des limites et des opportunités liées à l’état actuel de l’emploi en Vallée d’Aoste. Une prise de responsabilité qui ne peut se passer d’une écoute constante du territoire, ni même d’une étroite collaboration avec l’Administration régionale en matière de politiques pour l’emploi.

Cette collaboration doit s’ancrer dans une forte structure de gouvernance institutionnelle, ce qui passe donc également, en ce qui concerne l’emploi public, par la concertation avec le monde syndical.

A ce propos, les collectivités locales valdôtaines ont partagé avec l’Administration régionale la définition du budget annuel et du budget pluriannuel de la Région autonome Vallée d’Aoste (Loi de finances 2011/2013, projet de loi n. 118). Selon l’article 9 dudit projet les collectivités locales participent au rééquilibrage des finances publiques.

En particulier, pour l’année 2011, parallèlement à la définition du Pacte de stabilité, il a été choisi d’adopter des mesures de rationalisation et de limitation de la dépense en matière d’emploi public local. Il en est ainsi pour les dépenses de personnel engagées au titre de contrat à durée déterminée, de conventions, de contrats de collaboration coordonnée et continue ou encore au titre de contrats intérimaires à durée déterminée ou indéterminée. En tout état de cause, ces dépenses ne pourront dépasser 70% de la dépense engagée en 2009 pour les mêmes fins.

Néanmoins, nous avons prévu des dérogations pour les collectivités qui ont respecté les dispositions régionales en matière de rationalisation et de limitation de la dépense publique relative au personnel. Ces dérogations concernent uniquement les dépenses de personnel engagées dans le cadre des services sociaux à l’intention des personnes âgées.

A la lumière de ces éléments, j’aimerais, une fois de plus, lancer un appel au sens de responsabilité des travailleurs, des organisations syndicales, et bien sûr des administrateurs, afin de poursuivre le dialogue pour achever la réorganisation de l’Administration publique et donc préserver son futur.

En préparant mon intervention, une série de données m’ont particulièrement marqué.

Tout d’abord, d’après les chiffres donnés par l’ISTAT, en octobre 2010, le taux de chômage en Italie a atteint 8,6% : c’est le niveau le plus élevé depuis 2004. Il n’est donc pas un hasard si 5% des familles italiennes ne parvient pas à payer les mensualités des crédits d’accès à la propriété. Selon Bankitalia, ce chiffre monte à 10% dès lors que l’on parle des familles à bas revenus.

La seconde série de données concerne de plus près la réalité qui est la nôtre. Selon le Centre d’Etudes de Banca d’Italia, en 2009, l’économie de la Vallée d’Aoste, a ressenti les effets de la crise économique internationale de manière relativement plus contenue par rapport à la moyenne nationale.

Et pourtant, après trois ans de croissance, l’an dernier, le taux d’emploi en Vallée d’Aoste s’est contracté du fait de l’aggravement de la crise. Ceci malgré un recours massif à la Cassa integrazione : le taux de la population active a connu une baisse de 0,9%. Et c’est bien dans ce contexte, là où les données mettent en relief combien la crise financière a eu un impact lourd sur le monde du travail valdôtain, que les collectivités locales peuvent jouer un rôle important afin de planifier des stratégies et apporter des solutions politiques.

Les Institutions locales sont les plus proches des citoyens. Elles sont les premières à pouvoir répondre aux exigences, aux problèmes et aux difficultés des travailleurs, des entrepreneurs et des professionnels, quel que soit leur âge, leur condition et leur catégorie. En vertu de tout cela, le rôle des collectivités locales est un rôle que j’estime fondamental. Surtout à l’intérieur du système de gouvernance régionale, qui a su, mieux que dans d’autres réalités, faire front aux débordements de la crise.

Je ne serai pas sans rappeler qu’au cours de la dernière Journée de l’Economie promue par la Chambre Valdôtaine, il a été souligné l’importance du rôle qu’a joué l’Administration publique locale en cela qu’elle a été capable d’investir d’importantes ressources financières en mesure de constituer de véritables amortisseurs sur le marché du travail, sur la demande interne et sur les liquidités des familles et des entreprises, en adoptant un train de mesures anticrise.

En particulier, comme l’a déjà rappelé ce matin le Président de la Région, les interventions faites par le système Vallée d’Aoste ont été réalisées dans deux domaines principaux. Le premier est sortir de le crise et relancer l’économie. Le second est lié au renforcement des protections des revenus des travailleurs et des familles en difficulté, en particulier à travers le renforcement des amortisseurs sociaux.

Vu la centralité stratégique de ce Plan, je crois qu’il est important d’exprimer notre reconnaissance à la Région pour avoir décidé d’y investir pour l’an prochain des ressources importantes provenant du budget 2011.

N’oublions pas non plus l’impact positif qu’ont eu les mesures anticrise qui ont bien fonctionné au cours des années 2009 et 2010. Et à ce propos, les collectivités territoriales ont joué un rôle que j’estime important à l’intérieur de cette scène de concertation, en répondant toujours présents à l’appel, dans l’intérêt élargi de la communauté valdôtaine.

Les Communes et les Communautés de montagne promeuvent constamment un dialogue constant entre administrateurs sur le thème de l’emploi public et sur celui des politiques de l’emploi. Fixer des standards et des objectifs, promouvoir développement et innovation technologique, rationaliser l’utilisation des ressources et diminuer le poids de la bureaucratie : autant d’actions et d’engagements que nous prenons dans l’optique d’être toujours plus capables de donner des réponses aux exigences de la communauté.

A plus forte raison, devant un thème central dans la vie de chacun de nous comme l’est le travail, nous croyons que l’emploi est un droit et une valeur à protéger. Pour le futur, le devoir des Institutions sera de rappeler encore une fois que le bien-être de notre pays a été construit sur le travail, qu’il convient de protéger avec des politiques de système et par la promotion d’actions spécifiques, dans le sillon et dans le renouvellement de ce qui a déjà été effectué au cours des deux dernières années.

A ce sujet, nous devons avoir le courage d’écrire à nouveau les règles, renouveler notre organisation, et surtout faire face aux risques d’impositions différentes provenant de l’extérieur, qui parfois contrastent les normes constitutionnelles et statutaires de la Vallée d’Aoste.

C’est justement parce que je considère que le devoir de qui est engagé en politique est de donner des réponses efficaces face aux besoins spécifiques, que je suis heureux d’une part d’avoir pu porter le témoignage des collectivités locales face à un thème aussi sensible, d’autre part d’avoir eu la possibilité de pouvoir acquérir de nouveaux éléments utiles issus de la confrontation et du dialogue que j’ai eus avec vous tous.
Je vous remercie de l’attention, en vous souhaitant une positive continuation des travaux.

En marge du Congrès - Une lettre concernant les activités touristiques

Depuis que le thème du Congrès 2010 a été annoncé, on a souvent discuté à propos de la signification acquise aujourd’hui de l’expression « crise du travail » et plus en détail par celle du simple mot travail. En particulier, on se penchait toujours sur la question « à quoi pensent les jeunes quand ils sont à la recherche d’un emploi ? ».

Puis, on a lu l’éditorial du Peuple du 9 décembre dans lequel le Président souligne nos doutes identiques et de là l’idée d’une lettre, car à cause de la saison d’hiver déjà commencé, ça va être presque impossible pour nous, moniteurs de ski au Bréuil, de participer au Congrès de samedi 11.

M. Ego Perron dans son article dit qu’il faut une mentalité d’entrepreneur et non pas seulement de l’emploi fixe. Après, il met en relief l’importance d’intervenir en faveur des jeunes avec des réponses concrètes.

C’est exactement ce dont on a besoin ! Mais nous voulons auparavant situer le discours dans un certain contexte. Le problème, à notre avis, est que les jeunes Valdôtains ont perdu la capacité de leurs grands-pères de se sacrifier.

Pas tous, certainement, mais le nombre de ceux qui prétendent des fins de semaines libres, un horaire pas trop lourd et le moins possible de risques à courir s’agrandit de plus en plus.

Où est l’origine de ce manque d’esprit ? Malheureusement, le bien-être de la Vallée d’Aoste semble jouer le rôle du lion dans les causes les plus probables. On est déjà bien, on a une maison, on a une voiture, on aime avoir du temps pour les loisirs. Le travail devient donc une simple parenthèse parmi les autres activités. On ne cherche plus les satisfactions dans le travail, mais seulement dans tous les autres domaines.

Trop souvent, on est devenu « attendisti », on espère (parfois on prétend) qu’on nous offre un bon poste (Région, CVA, Déval...), on ne prend pas en considération une activité propre à cause des nombreuses responsabilités qui en découlent.

La conséquence directe de ce recul est percevable au niveau des investissements sur le territoire. Moins de jeunes qui prennent place dans les entreprises familiales, moins de nouvelles activités gérées par des Valdôtains et surtout moins de richesse revenant dans les pays de notre Vallée.

On parle souvent de suivre les réalités touristiques de montagne telles que le Trentin, le Tyrol, la Savoie, le Valais... . Des réalités au sein desquelles les citoyens locaux sont propriétaires de la majorité des activités, où ils investissent continuellement leur argent dans ces activités et dans leurs propres communautés.

Mais que faire pour changer cette tendance valdôtaine ? En premier lieu, c’est la mentalité de notre génération qui doit changer. On doit accepter les difficultés liées à la montagne et, en même temps, apprécier ce qu’on peut obtenir de bien en vivant dans une région comme la nôtre. Par exemple, travailler dans le tourisme permet de se confronter quotidiennement avec des personnes qui viennent du monde entier en s’enrichissant beaucoup. D’autre part, les artisans sont porteurs de connaissances spécifiques sans lesquelles une partie du commerce valdôtain n’existerait pas.

En deuxième lieu, on pourrait proposer à l’Administration d’aider les jeunes entrepreneurs pas seulement avec des aides financières, mais avec la diminution de la bureaucratisation au niveau du travail. On ne peut pas prétendre qu’un petit hôtel ou une petite entreprise de construction aient les mêmes tâches à respecter qu’un hôtel de 1000 lits en ville ou qu’une Impregilo.

Enfin, on doit se poser certaines questions. Si tout le monde veut travailler dans les bureaux régionaux, qu’est-ce que ces bureaux feront s’il n’y a plus personne pour faire avancer l’économie ? Les bureaux seraient là pour qui ? On parle de tout cela en vue du Congrès de l’Union Valdôtaine, le Mouvement des Valdôtains, de ceux qui ont dès le début lutté pour une Vallée plus riche.

A notre avis, aujourd’hui être Valdôtain et être Unioniste doit encore avoir une signification propre, un vrai unioniste doit être celui qui croit, à travers son discours et ses actions, au potentiel de notre région et de son territoire.
Monica Meynet et Joël Déanoz

Les images du Congrès

Vie de l'Union15 Février 2017 - 16:46

L’Union Valdôtaine et ses représentants ressortent immaculés de l’affaire judiciaire sur les financements aux Groupes du Conseil de la Vallée L’Union Valdôtaine et ses représentants ressortent immaculés de l’affaire judiciaire sur les financements aux Groupes du Conseil de la Vallée Au lendemain de la sentence de la Cour d’Appel de Turin, le président de l’Union Valdôtaine, Ennio Pastoret, a voulu rassembler - lors d’une conférence de presse s’étant déroulée dans la matinée d’aujourd’hui, mercredi 15 février – les représentants du Mouvement ayant été impliqués et complètement acquittés de toute charge, par la sentence de hier. C’est ainsi, qu’en parlant a côté de Ego Perron (qui était à l’époque le président du Mouvement), Osvaldo Chabod (ancien trésorier du Mouvement) et Diego Empereur (chef de groupe UV lors du précédent mandat du Conseil de la Vallée), Pastoret, qui a rappelé également Guido Grimod, représentant légal de la « Nouvelle Editrice Le Peuple », absent pour des engagements de travail, a exprimé sa satisfaction, pour la conclusion d’une affaire judiciaire de laquelle « l’Union Valdôtaine et ses représentants ressortent immaculés ». « Nous voulons donner à nos représentants – a ajouté Ennio Pastoret – la possibilité de se présenter à l’opinion publique après des années difficiles. Ceux qui oeuvraient au nom et pour compte de l’Union Valdôtaine l’ont fait de façon correcte, transparente et honnête. Pas même un centime a été utilisé à fins personnels, ou au bénéfice de quelqu’un de l’Union Valdôtaine ». A témoigner l’état d’âme des unionistes concerné par la question a été Diego Empereur, qui a souligné ces « quatre années et demie, presque une législature, pour deux procès et deux sentences d’acquittement plein, car ‘il fatto non sussste’. On a soutenu dès le début que toutes les positions n’étaient pas égales, qu’on ne pouvait pas généraliser. Cela a été fait lors de l’enquête d’Aoste, lors de l’appel du Procureur d’Aoste et, heureusement, le Procureur de Turin a fait une distinction ». L’ancien Chef de groupe de l’UV au Conseil régional a ensuite adressé différents remerciements et exprimé une réflexion à l’intention des organes de presse, auxquels il a demandé de la « prudence, afin d’éviter que les préjugés puissent se transformer, auprès de l’opinion publique, dans des jugements définitifs. Dans le milieu politique – a-t-il terminé – les personnes honnêtes ne sont pas une rareté ». Toujours à l’égard de la sentence, Ennio Pastoret a réaffirmé que la priorité du Mouvement, entre hier et aujourd’hui, a été celle de décombrer le terrain non seulement « des accusations personnelles, mais aussi de celles qui accompagnaient l’Union Valdôtaine au sein de l’opinion publique. Le communiqué de hier, et la présence des acquittés aujourd’hui, ont voulu représenter une façon pour amener les choses à leur lit et reconnaître les fonctions remplies par les personnes ». Par rapport aux autres protagonistes du procès, Pastoret a regretté que tous les accusés n’aient pas pu être acquittés, mais il à tenu à manifester le désarroi pour la conduite des représentants d’une force politique d’opposition qui « tout en ayant œuvré en Torquemada de la vie politique valdotaine, en ayant agité le drapeau de l’honnêteté, en ayant prétendu des commissions d’enquête, aujourd’hui ne prennent pas acte de leurs positions personnelles et, de plus, parlent d’un Conseil de la Vallée délégitimé. Je me demande si la légitimation ne passerait pas également par des conduites personnelles plus cohérentes ». En termes généraux, quant à la situation politique, le président du Mouvement s’est limité à observer que « tous cherchent de faire des hypothèses sur les équilibres futurs. Personnellement je crois que la politique devrait trouver des chemins sur lesquels se bouger et tous on ferait bien à moins des raccourcissements qui ressortent de son exercice, tels ceux déterminés par cette sentence », en renvoyant toute évaluation au Congrès du Mouvement, au programme pour samedi prochain. La Conférence de presse s’est donc terminée par une description des choix ayant conduit les organes du Mouvement à choisir le thème « Responsabilité et développement » pour le rendez-vous du 18 février.

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