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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 24 mai 2017 - 19:02

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

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2010 - Congrès thématique

La motion finale

Le Congrès de l’Union Valdôtaine, réuni à Saint-Vincent le 11 décembre 2010,

Rappelant que le travail est une valeur fondamentale, reconnue comme telle par l’article 1 de la Constitution italienne ;

Estimant que le droit au travail, figurant parmi les principes constitutionnels, représente l’un des domaines essentiels de la vie de tous les citoyens et qu’il doit être entendu comme outil de promotion de la dignité humaine individuelle mais également de l’indépendance économique, de la croissance sociale et culturelle de toute la société ;

Compte tenu qu’au droit au travail correspond le devoir, pour tout travailleur, de contribuer par ses capacités et son engagement au progrès social et économique de sa communauté, en s’adaptant aux exigences de celle-ci et aux contingences du marché du travail, qui imposent de plus en plus une capacité de flexibilité et de mobilité aussi bien entre le secteur public que le privé ;

Prenant acte, par ailleurs, que notre société traverse aujourd’hui une grave crise qui touche non seulement tous les secteurs économiques, le management et les organisations, mais aussi, dans une perspective plus ample, tous les domaines de la vie, y compris ceux qui, pendant longtemps, sont apparus les plus stables ;

Constatant qu’en Vallée d’Aoste aussi cette crise a des retombées dans tous les secteurs économiques et qu’en particulier l’administration publique ne pourra plus constituer le domaine prioritaire, à même d’apporter des réponses exhaustives par rapport aux demandes d’emploi qui devront s’adresser de plus en plus vers la recherche d’un parcours professionnel dans le secteur privé de la petite et moyenne entreprise liée au territoire valdôtain ;

Estimant nécessaire, à ce propos, faire appel au sens de responsabilité des travailleurs, des organisations syndicales et des administrateurs, à fin de poursuivre un dialogue serré pour achever la réorganisation de l’administration publique ;

Voulant que l’Union Valdôtaine continue à représenter le point de repère de la politique valdôtaine, en exerçant son rôle de mouvement ouvert a la discussion des problèmes et disposé à les affronter et a proposer à la communauté des solutions valables et efficaces ;

Estimant que ses élus ont le devoir de guider notre Région au dépassement de la crise ;

DONNE MANDAT A SES ELUS au niveau du Parlement Italien et à l’échelon régional et communal, de soutenir toutes les initiatives, y compris au niveau institutionnel, qui vont dans le sens de:

  • valoriser le capital humain, qui est la clé du succès des entreprises et de l’administration publique ;
  • aider les gens, notamment les jeunes, à explorer et à exploiter leurs opportunités, à réaliser leurs aspirations, qui ne consistent pas simplement à gagner leur vie mais à accomplir leur développement individuel par le travail au sein d’une société qui leur demandera de plus en plus un esprit d’adaptation et une flexibilité accrue de leur compétences en s’adaptant au mieux aux conditions changeantes du marché ;
  • favoriser la formation et la valorisation des compétences, qui sont au centre de tous les progrès individuels et collectifs, en ne se limitant pas uniquement au financement de la formation permanente, mais en inscrivant le travail dans une dynamique continue d’acquisition de savoir et de savoir-faire, avec une attention particulière aux domaines de la recherche et de l’innovation ;
  • soutenir les travailleurs salariés dans les processus d’adaptation au marché du travail, pour éviter qu’ils se trouvent seuls face à l’accélération du rythme du changement et à la nécessité d’évoluer et de s’adapter, en appuyant notamment les employeurs dans leur devoir de former, renouveler, et enrichir les savoirs et savoir-faire leurs employés, ainsi que les salariés dans leur devoir de s’engager à élargir leurs compétences ;
  • lier les rémunérations aux performances lorsqu’elles comportent une part variable proportionnelle aux résultats atteints ;
  • reconnaître l’importance des travailleurs, non pas dans une logique de conflit avec l'employeur, mais dans une perspective de valorisation de leurs capacités et de leur compétences et savoir-faire ;
  • mettre en valeur et encourager, dans le secteur privé, le travail manuel, les activités artisanales et les petites et moyennes entreprises ;
  • donner, dans le secteur public, un exemple de sobriété, en faveur d’une réduction des coûts de la « machine institutionnelle », en continuant le travail de simplification des procédures administratives.
2 X mille

Vie de l'Union12 Mai 2017 - 12:29

A propos du recours au TAR… A propos du recours au TAR… Lors du Conseil fédéral réuni à Saint-Christophe hier soir, jeudi 12 mai, une des communications du président de l’Union Valdôtaine Ennio Pastoret a concerné le recours présenté au TAR, par notre groupe d’élus au Conseil de la Vallée, sur les actes administratifs de la séance de l’Assemblée du 10 mars dernier (et conséquents). A ce sujet, lors de la soirée se sont exprimés tant le chef de groupe UV au Conseil, Ego Perron (ayant remarqué une fois de plus que le "président du Conseil doit sauvegarder les droits de tous et il ne s’est pas porté ainsi, à cette occasion”), que le conseiller Augusto Rollandin (qui a défini "naturel le recours, vu que la même situation, dans deux jours a porté à deux conduites différentes” de la Présidence du Conseil). De suite vous trouvez la communication du président Pastoret. Le 20 mars 2017 l’UV avait porté plainte contre la décision de Président du Conseil de considérer valide la séance du Conseil du 10 mars 2017 en l’absence du nombre légal des Conseiller présents. Le sens du recours était celui de défendre le bien fondé de nos convictions puisque nous restons convaincu qu’il ne faut jamais renoncer à faire valoir ses droits. Mais, surtout, à la base du recours il y avait l’obligation d’exiger le respect des règles qui sont à la base de la vie, de l’histoire et de la démocratie de la VDA. La loi Severino, à laquelle a fait référence la Présidence du Conseil affirme « nel periodo di sospensione i soggetti sospesi, fatte salve le diverse specifiche regionali, non sono computati al fine della verifica del numero legale, né per la determinazione di qualsivoglia quorum o maggioranza qualificata.” Nous avons soutenu et nous soutenons, qu’en ce qui nous concernes, ces dispositions ne s’appliquent pas puisque l’art. 21 du Statut Spécial dit : "Le deliberazioni del Consiglio Valle non sono valide se non è presente la maggioranza dei suoi componenti e se non sono adottate a maggioranza dei presenti…..” La question est claire. Le Statut de la Vallée d’Aoste est une loi constitutionnelle et donc de rang supérieur au DLGS Severino qui ne peut pas modifier ou dépasser les lois constitutionnelles. Celle –ci, au de la des sentiments personnels ou d’opportunité, que quelqu’un cite inopportunément, est la véritable raison qui nous a obligé à faire recours. Pour l’UV il s’agissait de défendre un principe qui est irrévocable si on se veut autonomistes et si on prétend défendre le principe sur lequel se fonde notre Statut d’Autonomie. Oublier cela signifiera perdre notre mémoire et oublier toutes les luttes menées jusqu’à présent par ceux qui ont défendu dans le temps ce principes contre les tentatives centralisatrices. En considérant valide la séance du 10 mars la Présidence du Conseil a accompli un acte qui va au de la d’un simple abus. Il a soumis une disposition statutaire à une loi ordinaire violant un principe que notre Région a toujours défendu avec acharnement. Le Président Rosset, avant d’établir, dans les faits, que la loi Severino devait s’appliquer indépendamment des dispositions statutaires il aurait du se poser la question suivante : est-ce-que une loi ordinaire peut intervenir et dépasser une disposition constitutionnelle comme le Statut ? La réponse, simple et univoque, ne pouvait qu’être NON. Voilà donc qu’au de la de toutes les considérations sur les raisons et les torts, sur les opportunités ou les non opportunités l’UV a été obligée à porter recours. Elle ne l’a pas fait tout simplement pour empêcher à une autre majorité de s’installer, mais parce qu’elle avait le devoir de défendre un principe qui est à la base de son existence de Mouvement Autonomiste qui veut défendre l’Autonomie de notre Région. Or les aspects juridiques feront l’objet d’une évaluation et d’un jugement dans le mérite le 12 septembre. Cependant on ne peut pas passer sous silence le fait qu’il y a qui vient de se réjouir pour ce renvoi et par certaines affirmations du TAR. Il faut faire attention parce que celle que l’on considère une victoire porte en elle un venin mortel pour notre système d’autogouvernement. Il est intéressant d’observer comme à l’occasion du référendum du 4 décembre une large partie de soi-disant autonomiste avait invité à voter NON en portant comme prétexte la close de SUPREMATIE qui aurait porté à des chevauchement de nos compétences statutaires. Et voilà que ce danger si tant évoqué alors est devenu réel. La reforme a été boulée et elle n’a pas introduit la close de suprématie, mais les effets de la décision prise par la Présidence du Conseil, ont été exactement les mêmes, lorsque on a établi que la loi Severino avait SUPREMATIE sur les dispositions du Statut. Maintenant nous attendrons avec confiance l’avis du TAR. Mais en tout cas, pour nous, celle-ci est une question dont la gravité institutionnelle et juridique nous obligera à défendre et à porter jusqu’au but nos raisons. N’importe quels seront les temps et les énergies que nous y devrons mettre. Nous ne le ferons certainement pas avec un esprit de revanche, ni pour délégitimer quelqu’un, mais pour l’obligation que nous avons, depuis toujours, de défendre notre Pays et ses institutions, même, comme dans ce cas, ce sont elles mêmes qui s’infligent des blessures graves.

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