Rédaction

Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 24 oct 2014 - 19:53

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

Conseil de la Vallée24 Octobre 2014 - 19:46

Réforme constitutionnelle: le Conseil approuve à l'unanimité une résolution Réforme constitutionnelle: le Conseil approuve à l'unanimité une résolution Le Conseil de la Vallée a approuvé à l’unanimité une résolution déposée par les chefs des Groupes lors de la séance extraordinaire de l’Assemblée convoquée pour discuter de la réforme du Titre V de la Constitution. Cette initiative invite les représentants de la Vallée d'Aoste au sein du Parlement italien à se faire, devant les Assemblées dont ils font partie, les porte-parole des positions adoptées par le Conseil régional et de la communauté tout entière, et engage les Présidents de la Région et du Conseil à entreprendre dans tous les contextes qui leur sembleront opportuns, y compris en collaboration avec les autres Autonomies spéciales, toute action ou initiative visant à concrétiser les positions adoptées par l'Assemblée régionale. Nous publions ci-après le texte complet de la résolution. LE CONSEIL RÉGIONAL DE LA VALLÉE D'AOSTE Prenant acte du fait que le 11 septembre 2014, la Chambre des Députés a commencé l'étude duprojet de loi constitutionnelle portant « dispositions visant à dépasser le bicamérisme parfait, à réduirele nombre de parlementaires, ainsi que les frais de fonctionnement des institutions, à supprimer leCNEL et à réviser le Titre V de la deuxième partie de la Constitution », texte qui a déjà été approuvéen première lecture par le Sénat de la République; Relevant que ledit projet de loi constitutionnelle entend renoncer au bicamérisme parfait en réformantle Sénat de la République, au niveau de sa composition, de son mode d'élection et, surtout, de sescompétences; Prenant acte du fait que le nouveau Sénat de la République ne disposera plus d'une compétencelégislative générale mais se bornera à concourir à la fonction législative de l'État pour l'adoption deslois constitutionnelles et des lois de révision de la Constitution, l'application de dispositionsconstitutionnelles sur la protection des minorités linguistiques, les lois relatives aux référendums,l'organisation des autonomies locales et les principes relatifs aux modes d'élection des organescollégiaux, tandis qu'en dehors de ces prérogatives, il pourra demander à étudier les textes adoptéspar la Chambre et proposer des amendements à ces derniers, sur l'adoption desquels la Chambrevotera de façon définitive; Relevant également que le texte en question prévoit une nouvelle répartition des compétenceslégislatives entre l'État et les Régions, avec la suppression des compétences concurrentes et le retourd'une grande partie des matières concernées par celles-ci sous l'autorité exclusive de l'État, laconfirmation des compétences résiduelles des Régions et l'attribution explicite à ces dernières decompétences dans certaines matières; Prenant acte de l'introduction de la clause dite « de suprématie », qui permet à l'État d'intervenir dansles domaines relevant des compétences des Régions, au nom de la préservation de l'unité juridiqueou économique de la République ou bien de la réalisation de réformes économiques et socialesd'intérêt national ; Soulignant que le processus de révision des structures de la République ne se borne pas à laréforme de la Constitution, mais comprend des mesures financières et, notamment, des dispositionsréglant les rapports financiers entre l'État et les collectivités territoriales, ainsi que d'autres quidéfinissent le pacte de stabilité lequel, au fil des années, a progressivement limité l'autonomierégionale et locale ; Considérant que la mise en oeuvre de la rationalisation des ressources et de la réduction desdépenses publiques ne doit pas passer par la limitation des compétences des collectivités territorialesmais bien par la responsabilisation des différents niveaux de gouvernement, qui doivent assumer lesconséquences économiques de leurs choix politiques, PREND ACTE  du fait favorable que la Vallée d'Aoste pourra désormais être représentée par deuxsénateurs, mais exprime sa forte préoccupation face à cet affaiblissement du Sénat, du point de vuedes fonctions confiées à celui-cI et de ses capacités d'influencer les choix fondamentaux de l'Italie; RAPPELLE  sa conviction que toute réforme de l'organisation de la République doit s'inscrire dans le cadre du fédéralisme et du principe de la subsidiarité ; CONFIRME  le rôle central des Autonomies spéciales et, notamment, de celles de l'arc alpin, dansl'expérience régionaliste italienne; EXPRIME  sa profonde préoccupation face, d'une part, au processus de recentralisation descompétences actuellement amorcé et, d'autre part, à l'Introduction de la clause de suprématie, sanspoursuivre la mise en place d'un système vraiment fédéral; RELÈVE , par ailleurs, la nécessité de préserver - du point de vue des compétences, notamment - lastructure organisationnelle définie par le Statut spécial pour la Vallée d'Aoste et par les dispositionsd'application de ce dernier et prend acte avec satisfaction de l'introduction, dans les dispositionstransitoires, d'une clause de sauvegarde pour les Régions ou Provinces autonomes, en vertu delaquelle l'adaptation des Statuts spéciaux au nouveau texte constitutionnel devra se faire sur la based'une entente ; CONSIDÈRE toutefois qu'il est fondamental, pour que la Constitution reconnaisse le caractère depacte sur lequel reposent les différents Statuts spéciaux, que ce principe d'entente s'applique à toute modification statutaire et figure expressément dans le nouveau texte de l'article 116 de la Constitutionitalienne; RELEVE la nécessité de commencer, sur ce thème aussi important pour l'avenir du Peuple Valdôtain,un parcours davantage partagé qui puisse concerner toutes les sensibilités politiques, culturelles ,sociales, économiques de notre Communauté. JUGE essentiel que soient définies de nouvelles formes de dialogue efficaces entre l'État et les Régions et Provinces autonomes et INVITE les représentants de la Vallée d'Aoste au sein du Parlement italien à se faire, devant les assembléesdont ils font partie, les porte-parole des positions adoptées par le Conseil régional et de lacommunauté toute entière; ENGAGE le Président de la Région et le Président du Conseil à entreprendre dans tous les contextes qui leursembleront opportuns, y compris en ·collaboration avec les autres Autonomies spéciales, toute actionou Initiative visant à concrétiser les positions adoptées par cette assemblée.

partager

Conseil de la Vallée24 Octobre 2014 - 18:04

Albert Lanièce : « Trouver une nouvelle synergie entre toutes les forces politiques » Albert Lanièce : « Trouver une nouvelle synergie entre toutes les forces politiques » Lors de la séance extraordinaire du Conseil de la Vallée, le sénateur Albert Lanièce a pris la parole pour faire le point de la situation sur la réforme du Titre V de la Constitution. «  Analysée du point de vue des Régions, en particulier des Autonomies spéciales, la philosophie de cette réforme est difficilement partageable: nous aurions souhaité un renforcement du système fédéraliste et régionaliste de la réforme du titre V de la Constitution de 2001. Maintes fois, en effet, nous avons exprimé (avec les amis Autonomistes du Südtirol et du Trentin) nos craintes. Cette modification constitutionnelle ne se limite pas à transférer, de nouveau, à l'État les compétences confiées au Régions en 2001 (comme les grands réseaux des transports, l'environnement, le tourisme, l'énergie, l'organisation des professions), au contraire, elle produit une contre-réforme: les compétences législatives régionales sont réduites à sens unique, avec un néo-centralisme encore plus marqué même à l'égard de la Constitution de 1948. Et en ce qui concerne les compétences législatives résiduelles des Régions, elles doivent être conformées aux dispositions générales de l'État et la compétence concurrente disparaît, absorbée par la législation centrale  », a expliqué le sénateur Lanièce. «  Toutefois – a continué Lanièce – il y a des aspects positifs : premièrement la sauvegarde des compétences et des pouvoirs des Régions à Statut spécial; à cet égard, cette réforme exclut la Vallée d'Aoste et les autres Spécialités de l'application de ce nouveau Titre V et renvoie l'adaptation des Statuts à une future loi constitutionnelle, introduisant la clause de "l'intesa" dans la Constitution. Une fois que la réforme sera entrée en vigueur, il appartiendra au Gouvernement et au Régions autonomes d'ouvrir des négociations pour aborder la question sur le futur développement de l'Autonomie  ». «  Sur la composition du nouveau Sénat, la Vallée d'Aoste est bien représentée: on prévoit deux sénateurs, un conseiller et un syndic, élus par le Conseil de la Vallée. Nous sommes arrivés, aussi, à insérer dans la Charte constitutionnelle la définitive attribution des fonctions provinciales à la Région. Un ultérieur aspect positif est l'acceptation d'un amendement présenté par notre Groupe qui prévoit l'inclusion, parmi les questions qui sont l'objet de la procédure législative des deux Chambres, des lois concernant la protection des minorités linguistiques  », a ajouté encore le sénateur de la Vallée d’Aoste. «  Et donc, si le chemin de cette Réforme de la Constitution sera achevé (il y aura encore, au moins, quatre passages parlementaires et un référendum populaire à la fin du parcours), quelles seront les retombées pour notre Vallée d'Aoste ? Formellement aucune conséquences particulières, car la condition de Région autonome, avec son propre Statut spécial, est confirmée au paragraphe 1 de l'article 116 de la modification constitutionnelle; mais notre avenir dépendra du travail que nous devrons faire quand s'ouvrira la délicate phase de négociation avec l'État; sera, aussi, un moment formidable pour procéder à une modernisation de la Charte de notre Autonomie  ». «  Ce nouveau vent de centralisme qui souffle sur notre Pays nous rendra, sûrement, la vie difficile dans ce travail pour la réaffirmation de nos droits et de développement de notre Autonomie. E' vero, abbiamo adottato un atteggiamento di difesa, ma è stato solo perché ci siamo trovati da soli a difendere la specialità delle Regioni. Pour être préparé sérieusement à répondre à ce grand défi, il faut que dans notre Région s'ouvre une nouvelle phase politique: il est nécessaire de trouver une nouvelle synergie entre toutes les forces politiques présentes dans ce Conseil régional, pour construire un front commun et puissant  dans la défense de notre Statut  spécial et de l'Autonomie de notre Vallée d'Aoste  », a conclu Albert Lanièce.

partager

Conseil de la Vallée24 Octobre 2014 - 17:14

Farcoz : la politique valdôtaine unie pour relancer l’Autonomie dans toutes ses facettes Farcoz : la politique valdôtaine unie pour relancer l’Autonomie dans toutes ses facettes Lors de la séance extraordinaire du Conseil de la Vallée d’aujourd’hui, vendredi 24 octobre, le chef de Groupe de l’Union Valdôtaine Joël Farcoz a pris la parole pour proposer quelques réflexions sur la modification du Titre V de la Constitution. Nous publions ci-dessous son intervention. Quand le système, les systèmes économiques, sociaux, politiques et institutionnels ne sont plus à même de donner des réponses aux citoyens, les règles que jusqu'ici les ont caractérisés, doivent être changées. Et à partir de ce moment que les idées, les idéaux et les principes ressortent.Je commencerai avec cette constatation générique pour analyser la période de forts changements que nous sommes en train de vivre. Toutefois je n'entrerai pas dans le mérite des causes et des prémisses économiques, sociales et politiques qui ont fait en sorte que le modèle occidental, avec ses distinguos, ne soit plus même de celui d'il y a quelque années. La crise économique, une gestion différentes des bilans des états, la mentalité que le développement et par conséquent le bien-être puissent croitre constamment, le fait d'avoir une monnaie unique avant d'avoir une organisation similaire dans une zone comme l'Europe, ont créé les conditions pour une évidente réorganisation politique-institutionnelle. Bref, en Italie, le dossier des réformes, après de nombreux faux départs, a été ouvert, et sous l'action du Gouvernement italien a été proposé aux institutions italiennes.En particulier le Gouvernement avec le texte du 31 mars 2014 a proposé nombreuses modifications à la Constitution italienne : dépasser le bicaméralisme parfait, réduire les Parlementaires, modifier le titre cinquième de la Constitution. Et comme je disais au début, quand on doit prendre des décisions pour changer des situations, la route est tracée par les principes et les idées…. et malheureusement nous pouvons que constater que ces adresses reprennent une logique que j'espérais définitivement mise de côté de la part de l'état italien, surtout après la période au début de ce siècle, quand du concept du Fédéralisme, on commençait, au moins, en parler. Je crois que les contenus de cette réforme nous tous les connaissons, merci aussi à l'audition eu avec les Parlementaires, en première commission, donc je ne veux pas les reprendre tous les conténus.Mais je crois que la modification du titre 5ème de la Constitution mérite une réflexion que nous ne peut pas laisser, en tant que administrateurs d'une Région autonome, indifférents. Je me demande où ont disparu certains principes fédéralistes et de subsidiarité, qui heureusement dans l'histoire de ce pays ont animé un certain nombre de politiciens italiens.Mais aussi nous ne pouvons que nous demander si existe encore la capacité, ou mieux, la volonté de comprendre que les territoires de ce pays, et par conséquent leur gestion et couts, sont différents. Donc, aussi les compétences sur différents domaines, ne peuvent qu'appartenir, toujours selon le principe de la subsidiarité, aux territoires qui les gèrent. Heureusement cette préoccupation, qui était en train de se concrétiser avec le passage au Sénat, reste telle, grâce à l'intervention des Parlementaires Valdôtains et au groupe parlementaire d'appartenance.Avec leur action ont obtenu "clause de sauvegarde" qui prévoit un accord bilatéral entre Région et Etat pour l'adaptation des Statuts. Mais permettez-moi, encore de faire quelque passages de caractère plus technique, en reprenant quelque réflexion tirées du document du Groupe ASA (Autonomie Speciali Alpine), dont nous remercions les composants pour ce précieux travail. ( omissis ) Vous comprenez bien, donc, que les préoccupations ci remportées ne sont pas à sou évaluer. Le chemin pour terminer les réformes il est encore plutôt long, mais les menaces sur le parcours et la possibilité de se voir changé les textes dans les différents passages nous oblige à maintenir une attention très très élevée. Enfin, et je termine, je me pose encore deux question : aujourd'hui dans notre Conseil on parle de réformes qui iront modifier fortement les règles du jeu auxquelles le système a été habitué pas des années. Par conséquent la classe politique ne peut qu'être fortement sensible et attentive, et je crois que le Conseil d'aujourd'hui le démontre. Mais la population Valdôtaine? Est-elle à même de comprendre ce qui se passe? Ou elle, a-t-elle même l’envie de le savoir? De l' autre côté nous ne pouvons que constater des forts mouvement que dans l'Europe sont en train de demander toujours plus de libertés, en exprimant même leur volonté de constituer un état à part avec le soutien du Peuple. Serait-il le début d'une nouvelle vision de concevoir l' Europe? Surement nous sommes dans une période pas simple, et personnellement, j'espère que la politique Valdôtaine, sur ce point, puisse être fort unie, en ne défendant pas exclusivement le concept de l' Autonomie du Pays d' Aoste, mais en le relançant dans toutes ses facettes.

partager

Conseil de la Vallée24 Octobre 2014 - 15:48

Rollandin : « Améliorer et valoriser le rôle des Autonomies territoriales » Rollandin : « Améliorer et valoriser le rôle des Autonomies territoriales » Le Conseil de la Vallée a été convoqué aujourd’hui, vendredi 24 octobre, pour aborder le thème des réformes constitutionnelles : en présence des deux parlementaires valdôtains, Albert Lanièce et Rudi Marguerettaz, le président de l’Assemblée Marco Viérin a ouvert les travaux. La convocation extraordinaire avait été demandée avec une motion approuvée par l’Assemblée le 25 septembre dernier afin de permettre aux forces politiques un débat et un échange sur la réforme constitutionnelle à l’examen de la Chambre des Députés italienne. Suite à l’introduction du président du Conseil de la Vallée, la parole est passée au président de la Région Augusto Rollandin, dont nous publions ci-après l’intervention. Le projet de réforme constitutionnelle lancé par le Gouvernement Renzi se fonde sur une exigence certainement ressentie par un grand nombre de personnes, c’est-à-dire le besoin de réformer les institutions républicaines afin de les adapter aux nouvelles attentes du Pays. En effet, au fil des années le besoin d’un espace adéquat où les différentes requêtes émanant du territoire et des institutions puissent faire entendre leur voix s’est peu à peu fait sentir et un consensus s’est dégagé quant à l’opportunité d’aller au-delà du bicaméralisme parfait, pour créer une deuxième chambre qui soit l’expression des Autonomies territoriales. Celles-ci avaient partagé la position de l’État quant au fait que cette réforme pouvait offrir l’occasion d’apporter les corrections nécessaires à certaines distorsions engendrées par la réforme constitutionnelle de 2001, surtout en matière de répartition des compétences législatives entre l’État et les Régions, afin aussi de réduire le contentieux constitutionnel qui a pris des proportions considérables au cours de ces dernières années. Les Régions et les collectivités locales espéraient que la modification de la Constitution confirmerait la validité de l’évolution vers un véritable régionalisme et que viendraient ainsi à se créer les conditions d’une application complète de l’article 119 de la Constitution en matière de fédéralisme fiscal, après la première étape en ce sens qu’avait constituée la loi n 42 de 2009. Toutefois, en dépit de toutes ces attentes, le Gouvernement a élaboré un projet de réforme qui ne va pas dans le sens des attentes des Autonomies italiennes.La structure du projet de loi constitutionnelle approuvé en première lecture par le Sénat, et qui sera maintenant soumis à la Chambre des Députés, révèle clairement une intention de limiter l’autonomie sur le territoire et de resserrer le contrôle de l’État dans de nombreux domaines, y compris en ramenant dans le giron de celui-ci une série de compétences qui avaient été dévolues aux Régions au cours des vingt dernières années. Il est vrai que, pour les deux chambres du Parlement, la réforme prévoit des modes d’élection et des missions différentes, avec la seconde Chambre – le nouveau Sénat – qui représentera les institutions territoriales, selon des modalités qui assureront à la Vallée d’Aoste un second sénateur. Mais il est tout aussi vrai que ce nouveau Sénat de la République disposera de moins de pouvoirs, ce qui aura pour conséquence d’affaiblir le système régional dans son ensemble. En effet, c’est à la Chambre des Députés que se feront les choix législatifs importants, destinés à influer sur la politique de l’Italie. Le Sénat, quant à lui, ne disposera plus d’une compétence législative générale et ne contribuera à la fonction législative de l’État que dans certains cas, comme pour l’adoption de lois de révision de la Constitution et de lois constitutionnelles, l’application de dispositions constitutionnelles sur la protection des minorités linguistiques, les référendums d’initiative populaire, l’organisation des Autonomies locales et les principes relatifs aux modes d’élection des organes régionaux. Hors de ce cadre, il pourra demander, avec une majorité qualifiée, que la Chambre étudie certains projets de loi et aura la possibilité d’approuver des amendements, sur l’adoption desquels c’est toutefois la Chambre qui aura le dernier mot. Le nouveau Sénat pourra également demander que soit relevé le seuil des voix nécessaires pour approuver certaines lois et il disposera d’un pouvoir d’enquête parlementaire : ce dernier sera toutefois très limité, dans la mesure où il ne portera que sur des questions relatives aux autonomies territoriales.Le fait que le futur Sénat se voit attribuer un rôle de liaison entre l’Union européenne et les Régions constitue en revanche un élément positif. Il n’en reste pas moins que, dans l’ensemble, la possibilité pour le Sénat de peser sur les décisions de la Chambre semble infime. La nouvelle répartition des compétences législatives confirme la vision centraliste qui a présidé à l’élaboration de la réforme et qui, d’une certaine manière, va totalement à l’encontre de l’esprit même du projet de révision constitutionnelle. Presque toutes les matières relevant des compétences concurrentes – catégorie qui disparaîtra – sont en effet attribuées à l’État, tandis que les Régions, dont les compétences résiduelles sont confirmées, n’obtiennent de compétences exclusives que dans un nombre réduit de domaines qui relèvent déjà aujourd’hui des compétences régionales. Quant à la clause de suprématie, son introduction – qui est susceptible d’avoir des effets dévastateurs sur les systèmes de toutes les Régions – suscite la plus grande préoccupation.  Après cet aperçu général, je dois dire que – notamment grâce à un excellent rapport de collaboration avec nos collègues des autres Régions et Provinces autonomes, avec les Présidents et avec nos représentants au Parlement – nous sommes parvenus à obtenir que soient reconnues les spécificités et les compétences prévues par nos Statuts et à limiter l’impact de cette réforme sur notre système. Nous avons tout d’abord réussi à faire insérer dans le texte de la réforme une clause de sauvegarde, en vertu de laquelle les dispositions du chapitre IV – qui concernent principalement la répartition des compétences et la clause de suprématie – ne s’appliqueront pas aux Autonomies spéciales tant que leurs Statuts respectifs n’auront pas été adaptés. En second lieu, l’adaptation de chaque Statut spécial se fera sur la base d’une entente avec la Région ou Province autonome concernée et c’est décidément là un élément important pour protéger l’organisation de notre Région. Il serait certainement plus opportun que les principes de l’entente soient insérés directement dans le texte constitutionnel et non pas seulement dans les dispositions transitoires, mais ce résultat représente cependant un pas dans la bonne direction. Enfin, ces mêmes dispositions transitoires renferment un article qui confirme l’attribution aux Régions des fonctions qu’exerçaient les Provinces supprimées, un élément qui reprend les mesures introduites par le décret du Lieutenant du Royaume n° 545 de 1945.Vu la structure de ce projet de loi constitutionnelle, je considère que l’action conjointe des Autonomies spéciales a permis d’en limiter les aspects les plus dévastateurs et de protéger les systèmes juridiques de nos Régions. Naturellement, ce texte n’est pas encore définitif. Nous allons donc poursuivre notre travail, avec nos parlementaires, avec nos collègues des autres Autonomies spéciales et avec la Conférence des Régions, afin de l’améliorer encore et de valoriser comme il le mérite le rôle des Autonomies territoriales.

partager

Conseil de la Vallée24 Octobre 2014 - 09:46

Recapitalisation du Casino : un ample débat a animé le Conseil de la Vallée Recapitalisation du Casino : un ample débat a animé le Conseil de la Vallée Suite à la relation de l’assesseur régional au Budget Ego Perron, le débat sur la gestion de la société Casino la Vallée spa a animé le débat de la séance du Conseil de la Vallée de hier, jeudi 23 octobre. Le chef de Groupe de l’Union Valdôtaine Joël Farcoz a souligné que : « l a délibération concernant le renforcement financier fait partie d’un plan : des 60 millions, 30 seront utilisés pour rendre l’emprunt à CVA, tandis qu’une bonne partie des autre 30 servira pour honorer les dettes avec les banques. Il faut sans doutes trouver des solutions : nous devrons entamer un dialogue avec la population et les opérateurs touristiques de Saint-Vincent, dont la relance sera inséré dans le plan de marketing exploitant également la vitrine de Expo 2015, et une réorganisation du personnel devra être réalisée. Aujourd’hui nous ne pouvons pas nous soustraire à la nécessité de liquidité du Casino pour les embauchés et pour leurs familles qui vivent grâce à cette structure ». Après un ample débat, les travaux du Conseil ont été suspendus et les forces politiques ont inscrit un ordre du jour ultérieur, partagé par tous les Groupes du Conseil, engageant le Gouvernement régional à constituer une "task force” politique pour flanquer et contrôler l’action de relance du Casino par l’adoption de mesures valorisant les investissements et améliorant la gestion. « Nous ne voulions pas nier les difficultés – a commenté l’assesseur Ego Perron – mais nous cherchons d’avoir une attitude positive. En tant que propriétaires, nous avons toujours œuvré cherchant de donner des inputs à la maison des jeux pour une gestion efficiente et efficace. La recapitalisation est un renforcement financier et un acte d’attention envers l’un des bijoux de notre Région. Je prends acte du climat positif et de dialogue entre les forces politiques et je suis certain que la constitution d’une "task force” supportera la relance du Casino ». « Ce financement est une recapitalisation qui sert pour couvrir les investissements faisant partie du plan stratégique approuvé par cette Assemblée pour le reclassement global du Billia. En ce qui concerne la gestion, nous sommes favorables à chercher ensemble des adresses pour améliorer la rentabilité d’une réalité qui embauche beaucoup de familles », a ajouté le président de la Région Augusto Rollandin. 

partager

Conseil de la Vallée24 Octobre 2014 - 10:01

Il Consiglio regionale approva la ricapitalizzazione della Resort&Casinò Il Consiglio regionale approva la ricapitalizzazione della Resort&Casinò Con 18 voti a favore (UV e SA), 2 contro (M5S) e 15 astensioni (UVP, Alpe, PD-SVdA), il Consiglio regionale ha approvato ieri, giovedì 23 ottobre, il rafforzamento finanziario della società Resort&Casinò di Saint-Vincent. Con quest’atto l’Assemblea incarica la Finaosta spa di sottoscrivere, in nome e per conto della Regione, l'aumento di capitale della Casinò de la Vallée spa per un importo massimo di 60 milioni di euro. Contestualmente è stato approvato all'unanimità un ordine del giorno sottoscritto da tutti i gruppi consiliari che impegna la Giunta regionale a costituire una "task force” politica che, in via straordinaria, affianchi e monitori l'azione di rilancio della Casa da gioco attraverso l'adozione di misure che valorizzino gli investimenti fatti e ne migliorino la gestione. Questo nuovo organo ha come primi indirizzi la conferma della revoca del premio per l'Amministratore unico anche per il 2014 e 2015 e la riduzione significativa del suo compenso e di quello di tutti i dirigenti. La "task force” si occuperà anche della predisposizione di un piano di crescita degli introiti dettagliato e supportato da valutazioni credibili e sostenibili a livello finanziario che possano produrre un vero ed effettivo rilancio dell'azienda e del territorio circostante. I componenti della "task force” dovranno, inoltre, prevedere accordi di prospettiva, fermo restando il rispetto degli accordi in essere, finalizzati ad un recupero di produttività e ad una riduzione dei costi del personale che abbia effetti strutturali e che riequilibri il rapporto tra reparti produttivi e personale amministrativo, considerato che i reparti storici stanno piano piano andando ad esaurimento la definizione di azioni concrete da porre in atto immediatamente per garantire un raccordo costante con il territorio circostante (amministrazioni comunali, associazioni di operatori) al fine di favorire l'interazione e le necessarie sinergie con la Casa da gioco, oltre che le strategie di rilancio dell'intero comprensorio, evitando la concorrenza sleale nei confronti delle aziende private locali.

partager

Conseil de la Vallée Sapeurs-pompiers: le Conseil de la Vallée approuve une résolution La séance du Conseil de la Vallée de hier, jeudi 23 octobre, a été achevée avec l’approbation à l’unanimité d’une résolution concernant les sapeurs-pompiers valdôtains. Cette initiative engage le Président de la Région à constituer une table de travail formée par les représentants des organismes qui s’occupent de secours publique et de sécurité sur le territoire valdôtain, comprenant les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires. Le Président devra donc partager avec la Commission du Conseil compétente les décisions portées de l’avant par cette table dont le but est celui de discuter les méthodes et les procédures d’activation, de formation et d’investissement afin de rendre plus efficaces les actions entreprises. Culture Saison Culturelle 2014/2015, interview de l’assesseur à la Culture Emily Rini Le lundi 20 octobre dernier, le programme de la trentième édition de la Saison Culturelle a été dévoilé au public : l’assesseur régional à la Culture Emily Rini nous illustre les principales nouveautés pour l’année 2014/2015. Conseil de la Vallée Casinò: lavorare su sviluppo del marketing, riorganizzazione del personale e contenimento dei costi In apertura della seduta del Consiglio regionale di oggi, giovedì 23 ottobre, l'assessore al bilancio, finanze e patrimonio, Ego Perron, ha presentato la relazione annuale 2013 sull'andamento della gestione della Casinò de la Valléee ha illustrato l'atto di rafforzamento finanziario del Resort & Casinò di Saint-Vincent. " Come negli anni precedenti, a fronte di un andamento positivo del risultato economico della Casa da gioco (+ 684 mila euro), i Servizi alberghieri hanno registrato una perdita di circa 8.2 milioni di euro, causati principalmente dalla ridotta attività conseguente ai lavori previsti dal Piano di sviluppo. Il bilancio 2013, chiuso con una perdita globale di 21 milioni di euro, non è quindi un bilancio "normale" e, come per il 2012, la perdita era stata prevista nei piani aziendali, ma il risultato è stato peggiorato dal perdurare della crisi economica nazionale. L'impatto maggiore lo hanno generato gli stralci relativi all'eliminazione di impianti obsoleti dell'hotel non più a norma per 9.1 milioni di euro, fattore straordinario esaurito che non si ripeterà più nei prossimi esercizi. Va rilevato che i lavori intrapresi, con rapidità e decisione, rappresentano di fatto l'unica garanzia vera per il futuro della società altrimenti destinata alla dismissione e alla chiusura. Ci vorrà il tempo necessario affinché le strutture realizzate comincino a produrre utili. Preciso inoltre che il management della Casinò de la Vallée, preso atto del livello di caduta dei consumi, ha immediatamente posto in essere un'attività di spending review che ha portato ad una riduzione dei costi più significativi pari al 6,79%, generando un risparmio nell'ultimo biennio di 7 milioni di euro. Il costo del personale - 782 unità, di cui 630 alla Casa da gioco e 152 nei Servizi alberghieri - oggetto dal luglio 2013 di una complessa trattativa sindacale, è diminuito meno delle previsioni, per 1,84% (1 milione di euro). Rimane la necessità di riprendere il confronto a livello sindacale, in un clima più positivo, per poter raggiungere gli obiettivi di riorganizzazione del lavoro e riduzioni dei costi operativi”. Soffermandosi sull'andamento 2014, l'Assessore ha riferito che "quest'anno rappresenta il primo in cui la Casa da gioco si presenta, dopo un lungo periodo durato oltre 30 anni, con una struttura totalmente rinnovata. Purtroppo la crisi economica e dei consumi ha raggiunto livelli impensabili alla quale si sommano le disposizioni sull'utilizzo del denaro contante alla cifra di mille euro e il costante proliferare del gioco d'azzardo pubblico. La tendenza nel breve periodo, riguardo al mercato italiano, non potrà che rimanere negativa, ma le nuove strutture e gli standard qualitativi faciliteranno la ricerca di clientela con più elevata capacità di spesa e soprattutto consentiranno di acquisire flussi dall'estero. Alla data del 30 settembre 2014, il fatturato della società registra una crescita dello 0,81% (+417.857 euro): l'unità alberghiera produce un maggior fatturato per 1.7 milioni (budget e clientela sono superiori a quelli del 2010, ultimo anno a pieno regime), mentre la Casa da gioco registra un rallentamento pari a 1.2 milioni di euro, anche se bisogna rimarcare che dalla fine dei lavori il trend è tornato in positivo, infatti si è passati da un andamento di costante decrescita dei fatturati (con una punta massima del - 20% a giugno 2013) ad una situazione di sostanziale pareggio (con un miglioramento del 14% circa). In aumento la clientela di prestigio portando il fatturato dei giochi tradizionali (chemin de fer, roulette e fair, trente et quarante) a crescere del 22%, ossia + 2 milioni di euro. I giochi destinati invece alla clientela meno bassa subiscono sempre più la crisi e bisognerà studiare strategie alternative per invertire la tendenza. Rimane il fatto che il mercato di gioco, anche quello di Stato, rimane debole e, alla fine del periodo estivo, il fatturato delle case da gioco italiane registrava una contrazione superiore al 2%: Saint-Vincent meno 0,77%, Sanremo meno 1,03%, Campione meno 1,25%, Venezia meno 4,29%. Purtroppo la forte conflittualità interna al Casinò della primavera scorsa ha peggiorato la situazione: le diverse giornate di astensione dal lavoro per sciopero e assemblea (15 giorni totali di chiusura delle sale) hanno prodotto minori introiti che possono essere valutati in una forbice che va dai 2 ai 3 milioni di euro ”. L'assessore Perron ha poi evidenziato che " sono stati predisposti il nuovo piano industriale per il triennio 2014-2016 e un nuovo budget per il quinquennio che dovrebbe garantire un ritorno alla marginalità positiva già a partire dal 2015 e al risultato positivo del conto economico dal 2016. Nel breve periodo ci sono però due aspetti sui quali occorrerà concentrare gli sforzi: il primo riguarda lo sviluppo delle attività di marketing, il secondo la riorganizzazione del personale e il contenimento dei costi ”. L'assessore ha riferito poi sull'impegno assunto in Consiglio di approfondire le politiche gestionali dell'azienda: " Dalle verifiche effettuate, si può evidenziare che i comportamenti tenuti siano coerenti con gli obiettivi posti dalla legge, dallo statuto e da quanto stabilito dai soci. La conduzione della Casa da gioco e il comportamento tenuto durante i lavori di ristrutturazione della Casa da gioco sono risultati tempestivi e in linea con la programmazione. Credo che l'organo amministrativo e quello di controllo abbiano adempiuto con puntualità e con attenzione agli obblighi di legge e agli imput della proprietà, formulando bilanci chiari e mettendo in atto azioni concrete. Il dato negativo del risultato patrimoniale della società ha cause molteplici, anche riconducibili alla gestione, ma non a comportamenti illegittimi dell'amministratore o dei controllori ”. Parlando della ricapitalizzazione della Casinò de la Vallée, l'Assessore ha spiegato che " il capitale sociale è sceso sotto il terzo e bisogna operare, da una parte, per ragioni civilistiche alla copertura delle perdita di periodo (8 milioni 791 mila euro) unitamente alle perdite accumulate negli ultimi due anni (18 milioni nel 2012 e 21 milioni nel 2013), mentre dall'altra bisogna procedere, per un rilancio della Casa da gioco, alla ricostituzione del capitale sociale ad un importo tale da garantire l'ordinaria attività aziendale. Certamente il rafforzamento finanziario rappresenta un passaggio fondamentale perché garantisce in prospettiva maggiore liquidità (meno interessi e rate per i mutui), ricostruisce a livelli adeguati il patrimonio netto rispetto all'indebitamento, ma deve essere anche accompagnato da un risanamento dell'operatività ”. Agriculture Combat de Moudzon: le dimanche 26 octobre prochain, le Trophée Ville d'Aoste Le dimanche 26 octobre prochain, le rendez-vous avec la finale du Combat régional de Moudzon se renouvellera. A partir du matin, le grand espace vert de la Tour du Bramafan d’Aoste sera envahie par les vaches provenant des quatre coins de la Vallée qui se disputeront la 18ème édition du Trophée Ville d’Aoste. De 8h à 11h se déroulera le pesage des bêtes, tandis que les combats commenceront à partir de 12h.  Cette journée sera précédée par la présentation du livre "20 ans de Batailles de Modzòn du Grand Paradis”, le samedi 25 octobre, à 11 heures, à l’Hôtel Etoile du Nord de Sarre. Réalisé avec le soutien financier du Conseil de la Vallée, cet ouvrage a été conçu par le Comité Batailles di Modzòn du Grand Paradis, et notamment par son actuel président, Valerio Vaudan, qui a repéré le matériel utile à retracer les vingt ans de vie de cette manifestation, née en 1994 à Villeneuve. La publication se compose de deux grandes parties: l’introduction, rédigée en langue française, raconte la "bataille di modzòn” au Grand Paradis, ses origines et son évolution, alors que la deuxième partie se présente sous forme de "annuaires”, avec les résultats de 1994 à 201, présentant également les photos des génisses primées de toutes les catégories.La présentation du livre précédera la remise des prix des éleveurs primés à l’édition 2014 de la bataille et le repas. " Cet ouvrage est un recueil de souvenirs et de témoignages nous permettant de rebrousser chemin avec notre mémoire, afin de retrouver des personnes et des situations qui nous ont permis d'arriver à l’édition 2014 de cette belle manifestation... ” (Avant Propos de Valerio Vaudan)

le coin du président22 Septembre 2014 - 11:34

Il faut commencer à imaginer un modèle de développement nouveau pour notre Pays d’Aoste Il faut commencer à imaginer un modèle de développement nouveau pour notre Pays d’Aoste Nous publions ci-après l'intervention du président du Mouvement Ennio Pastoret au Conseil fédéral du vendredi 19 septembre dernier.   Chères amies et chers amis, mesdames et messieurs les membres du Conseil fédéral bienvenue à Verrès pour cette 6ème réunion du Conseil Fédéral en 2014. Merci d'être présents à cette réunion que nous tenons ici pour quelques raisons : - Pour nous déplacer aussi dans des endroits moins centraux. Il est bien de permettre à nos amis de Gressoney, de Perloz, d'Issime, de Pont-Saint-Martin, de faire quelques kilomètres en moins de temps en temps ;  - Pour hommager les Sections de la basse Vallée qui ont organisé, à partir de demain, un Rendez–vous valdôtain ici à Verrès. Vous me permettrez d'introduire cette soirée avec deux considérations sur ce qui s'est passé hier en Ecosse. Le Référendum écossais, au-delà du résultat a au le mérite de mettre à la une quelques thèmes que l’on a un peu trop ignorés dans notre ivresse de globalisation, de monnaie unique, d’Europe élargie, de rating et des super pouvoirs des banques qui on mis à la misère une large partie du monde occidental. En tout premier lieu, on doit remarquer avec force qu’en Ecosse s'est tenu un référendum pour décider l’indépendance de ce Pays. Une nouvelle étonnante qui a déflagré dans un monde où les mots indépendance et autodétermination avaient été gommés du vocabulaire et dans la tête des gens. Ce référendum, qui a eu lieu dans un climat absolument normal, a vu le jour dans une manière simple et civile : avec un accord, signé par les respectifs leaders entre Ecosse et Royaume-Uni. Ce qui, à nos latitudes, serait incroyable. Chacun de vous peut livrer sa pensée aux plus hauts sommets en essayant d’imaginer comme cela aurait pu se produire en Italie ou en France. Edimbourg et Londres sortent renforcés, à nos yeux, par ce rendez-vous : ils nous ont appris que la démocratie et la liberté de pouvoir choisir librement hébergent encore dans le monde. Cette question écossaise nous porte aussi à réfléchir sur l’Union Européenne envers laquelle s’étaient adressés beaucoup de nos espoirs fédéralistes, mais qui a montré un visage rudement hostile à l’indépendance écossaise. Elle a traité ce thème exactement comme pourrait le faire un Etat farouchement nationaliste, tandis que, par l'Ecosse et le Royaume-Uni nous est arrivée un exemple de tolérance et, enfin, de liberté. Un exemple qui nous concerne, puisque nous avions oublié, nous aussi, l’Union Valdôtaine, le sens des termes tels que indépendance, autodétermination, autogouvernement. Nous nous sommes adaptés à vivre dans un monde où les pouvoirs économiques et centralisateurs nous ont tous emprisonnés, en profitant de notre confiance et en nous précipitant dans un état de crise permanent et décevant. Une crise que tous on subi de manière passive avec l’espoir qu’un jour ou l’autre tout se remette en place et que l’on puisse reprendre notre routine. Malheureusement ce n’est pas ainsi. Nous sommes confrontés à des mutations irréversibles et on ne reviendra pas en arrière.Nous devons en être conscients. Et la question que nous devons nous poser n’est pas : quand est-ce que la crise terminera ? Mais quel monde e quel système voulons-nous bâtir dépasser de cette crise ? Pour ce faire, il faut commencer à imaginer un modèle de développement nouveau pour notre Pays d’Aoste. Il faut être conscient que nous sommes mesurés à une Europe qui indique, prescrit et oblige ! L'Italie, état membre et fondateur de l’Union européenne, est désormais un exécuteur de décisions prises ailleurs. Elle est devenue un gardien de ce que l'on décide ailleurs et il nous le soumet de manière impérative. Nous, comme d’autres réalités, nous devons subir tout cela, sans failles et avec des possibilités de négociation toujours plus réduites. Que de regret, à ce propos de ne pas avoir un représentant au Parlement européen. Il est bien de rappeler, toujours, aux Valdôtaines et aux Valdôtains, que jamais comme cette fois cela aurait été possible s’il n’avait pas été un véto à une alliance avec l’Union Valdôtaine. Nous avons raté l’occasion historique d’avoir un élu à Bruxelles. Il ne faudra jamais oublier à qui revient la cause de cet échec nuisible pour toute la Vallée d’Aoste. En revenant à l’Italie, il faut prendre acte que l'économie marque le pas plus que jamais, le travail et l'occupation atteignent, un jour après l'autre, des records négatifs. L'état social est davantage en danger et les protections aux personnes démunies se font toujours plus faibles. Les éléments qui rendent fort et compétitif un Pays sont tous rangés sous un signe négatif. A l'intérieur d'un système si complexe et entre temps si inactuel et inefficace est-ce qu'il y a un moyen de s'en sortir ? Il y a toujours des issues. Il faut les chercher et les partager. Il faudrait avant tout dépasser l’esprit pessimiste de trouver toujours quelque chose qui ne marche pas. Et il faudrait aussi arrêter de penser que la cause c'est toujours à quelqu'un d'autre. Jamais à nous. Le gibier plus commun, dans la chasse aux responsabilités, est celui de la politique. C'est toujours la politique qui est en cause. Certes elle a des responsabilités, là où elle est incapable de s’identifier avec les besoins des citoyens. Et elle est aussi parfois responsable de ne pas savoir donner des exemples positifs dans les comportements et les actions collectives et individuelles. C’est à partir de là que les gens regardent, évaluent et jugent. Pas toujours ils nous font part de leurs pensées, mais ce n’est pas difficile à percevoir qu’ils en ont marre et qu’ils s’attendent de la politique un sursaut d’orgueil. Et c’est bien ici, chez nous que nous même, l’Union Valdôtaine, nous sommes sous la loupe d’agrandissement. Nous sommes le Mouvement de majorité relative, nous, avec nos alliés de Stella Alpina, nous constituons la majorité au Conseil de la Vallée. Les gens nous ont accordé leur confiance en 2013. Nous avons vécu des moments difficiles après la crise du 29 mars 2014, mais nous avons su reprendre notre chemin. Les citoyens du Val d’Aoste avaient salué avec satisfaction la composition de la crise. Ils ont apprécié nos nombreuses tentatives de négociation et d’élargissement de la base majoritaire.Nous nous étions trouvé face à des préjudicielles insoutenables sur les personnes et non pas seulement sur une. Les Valdôtaine et les Valdôtains avaient bien compris que toute cette instabilité provoquée était due à des questions d’ordre personnel et non pas politique. Et de là, l’opinion publique a commencé à basculer et nous en avons acquis davantage d’appui. Nous sommes ainsi arrivés au 9 juin, date de notre dernier Conseil Fédéral là ou nous sommes repartis avec notre majorité à 18 et avec une unité retrouvée jouissant d’un taux d’appréciation plus élevé dans la Communauté. Notre patience, notre aptitude concrète, notre disponibilité au dialogue, face aux comportements triomphalistes et intransigeants ont eu le dessus. Malheureusement, lorsque les rapports dans les oppositions commençaient à s’effriter, la majorité a été battue au vote à bulletin secret à cause de gestes idiots et inutiles qui nous apporté des énormes dommages. L’opinion publique a été négativement touchée par ces faits et elle a commencé à s’éloigner à nouveau de nous, mais surtout de la politique, qui d’ailleurs n’a jamais paru plus lointaine des gens. Et aujourd’hui nous sommes tous placés sur le même plan. Nous et l’opposition. Mais cela s’est vérifié et l’on ne peut pas revenir à l’arrière. Il faut en prendre acte et il faut regarder en avant.Ce n’est pas le cas de faire des procès à posteriori, ni d’ouvrir la chasse aux suspects dans groupe de la majorité. Ca ne mènerait à rien. Nous avons devant nous des moments cruciaux. L’approbation de la nouvelle loi électorale des Communes et la loi sur les secrétaires des Communes doivent intégrer et compléter le parcours de reforme des Collectivités locales. La loi du budget de prévision sera un autre tournant important de l’activité d’automne.Il y a la nécessité impérative de régler les rapports avec l’Etat pour ce qui est des questions financières du pacte de stabilité et des reformes institutionnelles. Et, enfin, nous devons prendre acte que notre modèle de développement doit changer radicalement. Les temps de l’argent abondant, de la distribution généralisée, du soutien à tous et à tout est terminé définitivement. Sur ce dernier point en particulier nous, l’Union Valdôtaine, nous avons une mission importante qui concerne le futur de notre Pays d’ Aoste. Nous devons être conscients qu’il nous revient, à nous-mêmes, de forger notre avenir. Mais pour ce faire nous avons le nécessité impérative de nous réapproprier aussi de notre sens d'appartenance de notre sens identitaire, de notre volonté et de notre conscience d'être un Peuple, le Peuple du Val d'Aoste, qui n'est pas mort. Qui existe, qui veut vivre et qui est à même de s’unir dans les moments de difficulté. C'est à partir de nous que les révolutions commencent. Nous ne sommes pas l'Ecosse. Mais nous sommes la Val d'Aoste, nous sommes les Valdôtains. Il nous appartient d’accroître la valeur ajoutée à notre Communauté pour maintenir notre Autonomie en la renforçant. L’Autonomie est souvent banalisée. Mais réfléchissons au fait que les processus de reforme se feront ou avec ou sans nous. Si nous renonçons à nos prérogatives d’autogouvernement il y aura quelqu’un qui choisira pour nous et qui le fera d’ailleurs, à Rome comme à Bruxelles, comme cela il lui plaira et aux conditions qu’il voudra. Si cela nous convient, il suffit de laisser aller les choses. Si cela ne nous convient pas, il faut agir. Agir sur deux créneaux. Celui interne : le nôtre. Celui de l’action et de l’activité de l’Union Valdôtaine, des Sections, des adhérents. L’autre créneau concerne la nécessité de trouver des formes de collaborations plus ample pour aborder avec force un rapport avec l’Etat dans le cadre des reformes.Nos Parlementaires soutiennent le Gouvernement, mais ils ont besoin d’être davantage soutenu dans leur action. Le Président de la Région a su conduire de manière brillante une série importante de négociations en matière de finances. Mais son action aussi a besoin d’être rendue plus efficace par un consensus politique plus ample. Nous même nous sommes conscients qu’une stabilité majeure serait souhaitable au Conseil de la Vallée permettant ainsi de mettre en marche un parcours de réformes indispensables pour rebâtir un système Vallée d’Aoste adapté aux conditions et aux exigences actuelles.Cela, bien sur, si nous sommes conscients des enjeux et si nous voulons réaliser un modèle novateur sans nous limiter à attendre la fin d’une crise qui est irréversible. Nous ne refusons pas la possibilité de parler et de trouver des ententes. D’ailleurs c’est merci à nous, qu’au printemps, entre différentes forces politiques ont avait commencé à se parler. Et même si l’on n’a pas atteint des résultats dans l’immédiat on a fixé un précédent important. Et c’est bien en conséquence de ça, que les rapports se sont aussi modifiés avec certaines forces de l’opposition. Nous, l’Union Valdôtaine, nous avons aujourd’hui un rôle crucial qui est celui de ressembler et d’unir autour des besoins de la Communauté tous ceux qui sont disponible à travailler pour cet objectif. Et nous-mêmes, nous sommes disponibles encore et toujours à parler et à trouver des ententes, mais nous ne voulons pas le faire par des accords en cachette. Nous avons eu un consensus en 2013 avec notre coalition et c’est avec nos alliés que nous pourrons parcourir certains passages. Et ce dans le respect des électrices et des électeurs qui nous on fait confiance. Aucun empêche à la majorité de s’agrandir, mais la il faut être clairs et être à même de l’expliquer à nos concitoyennes et à nos concitoyens. Et pour ce faire, on ne peut que partir d’un programme à partager.Seulement après, on pourra parler d’organigramme et de place. Et, enfin, il est bien de rappeler que c’est aux forces politiques, en pleine autonomie, sans poser des vétos, d’indiquer et de proposer les personnes pour les charges éventuelles.Bien sûr, nous n’en sommes pas là, mais il est toujours bien de rappeler quelles sont les conditions politiques qui doivent être respectées face aux citoyens. Pour l’instant, on s’est abstenus de négocier quoiqu’il soit, mais il faudra bien que le Conseil Fédéral, qui est souverain, donne au président et au Comité l’opportunité d’essayer d’ouvrir, si possible, des tables de négociation avec les forces politiques qui s’en diront disponibles.

agenda

twitter

vidéos

Emily Rini
Antonio Fosson
Expo 2015 Leonardo La Torre
Batailles: la finale approche
Follien vice-président Conseil
Interview à Ego Perron
Rendez-vous valdôtain
La rencontre de football
Conseil fédéral
Conférence des administrateurs
Conférence des Présidents
Réformes constitutionnelles
Le nouveau site est en ligne!
Trophée Union Valdôtaine
70e Anniversaire
Conseil Fédéral
Conseil Fédéral
Le succès des Rencontres

images

2013 Congrès national

2012 Troisième fête d'hiver

Union Valdôtaine

29, avenue des Maquisards - 11100 Aoste
TÉL +39 0165 235181 FAX +39 0165 364289
siegecentral@unionvaldotaine.org
PI 80007410071