Rédaction

Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 1 jui 2016 - 17:24

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

éducation 1 Juillet 2016 - 17:21

Le Gouvernement a approuvé le projet de loi pour la réforme du système scolaire régional Le Gouvernement a approuvé le projet de loi pour la réforme du système scolaire régional « Pour nous, la ‘buona scuola’ est notre école ». Par ces mots, l’assesseur à l’éducation Emily Rini a introduit la présentation aux médias du projet de loi, approuvé aujourd’hui par le Gouvernement valdôtain, qui harmonise la réforme nationale du système d’instruction et formation à l’organisation scolaire de notre région. Pour sa part, le président de la Région, Augusto Rollandin, qui était également présent, a défini cet acte le fruit « d’un parcours global, duquel ressort surtout la validité de la disposition d’application en matière d’éducation dont notre Région jouit et qui a permis l’élaboration de cette proposition de loi régionale ». Les temps Un parcours qui a commencé pendant l’hiver 2014, avec la phase préliminaire et des consultations. En juillet 2015, la signature du protocole d’entente avec le Ministère de l’instruction a permis de débuter dans l’iter de réforme de l’école valdôtaine. Au mois de janvier 2016, la constitution d’un groupe de travail technique a eu lieu. La politique a fait sa part et, suite à l’appréciation de la proposition remise par l’équipe, ainsi qu’à l’approbation de la disposition d’application pour la Vallée d’Aoste (ayant eu lieu en mars 2016), on est arrivés aujourd’hui à l’approbation du projet de loi. Le principe Le but prioritaire du projet – qui se compose de 28 articles et continuera maintenant son chemin vers l’approbation du Conseil, par l’assignation à la Commission compétente - est représenté par la sauvegarde et le maintien du modèle scolaire valdôtain, « en continuant à investir – a expliqué l’assesseur Rini – dans la spécialité et l’unicité du système régional ». A ce propos, le projet du Gouvernement inclut également l’école de l’enfance, « qui dans la réforme mise en route par l’Etat n’est pas considérée, ce qui est une lacune assez grave ». Les contenus La Région Autonome Vallée d’Aoste a choisi de maintenir la méthode de recrutement des enseignants ayant fonctionné jusqu’à présent et en disant « non » au modèle des appels directs à la discrétion des dirigeants scolaires. « Le critère qui est à la base de la réforme nationale, à notre avis – a dit l’Assesseur – est difficile à mettre en route dans un territoire tout à fait petit, tel le notre. En plus, nous croyons que la méthode suivie ici ait donné des bons résultats ». A l’égard de ce point, le président Rollandin a souligné que « le pouvoir discrétionnaire des dirigeants est l’élément que, dans le reste d’Italie, a déclenché la protestation des enseignants et les référendums qui vont se dérouler. Nous pouvons dire, par notre choix, d’avoir vidé les référendums de leur sens ». Réformer un système signifie quand-même ne pas renoncer à regarder au futur. C’est ainsi que la proposition de la Junte prévoit la prédisposition de plans pour l’offre de formation sur des triennats et non plus sur base annuelle. « Le but de cette décision – a été le commentaire de l’assesseur Rini – est d’offrir stabilité et solidité au parcours accompli par les élèves ». Un autre élément clé de tout procès de révision moderne, à savoir la méritocratie, inspire la partie de la loi concernant l’appréciation du système scolaire. Dans le détail, en 2015/2016 a démarré le processus d’auto-évaluation des institutions scolaires. L’appréciation des enseignants et du dirigent deviendra une partie intégrante du système et un prix de résultat sera remis pour l’aboutissement des buts de formation. « On veut – a expliqué Emily Rini – créer un mécanisme en faveur de ceux qui consacrent davantage d’engagement et d’énergies, afin qu’ils aient une reconnaissance économique de leur attachement au travail». Strictement liée à cet aspect est également la formation du personnel scolaire, qui retourne a présenter un caractère obligatoire. L’investissement – se chiffrant à un montant de 300mille euros par année - concerne surtout l’élargissement des compétences linguistiques des enseignants. « Par cette décision – a commenté l’Assesseur à l’éducation – nous accueillons une requête venant du milieu de l’école même ». Enfin, l’élargissement de l’offre de la formation comportera – notamment pour ce qui est des domaines linguistique, scientifique et informatique – la création de 36 nouvelles places dans l’école supérieure. Dans les écoles moyennes du premier degré, les modules de cours passeront de 14 à 16, au lieu des 18 prévus à l’échelon national, pour continuer à garantir les activités extracurriculaires. Le cadre financier L’allocation de ressources dans la période 2016/2018 dépasse les 6millions 700mille euros, dont 1million 896mille euros pour l’année en cours, 2millions 205mille euros pour 2017 et 2millions 654mille euros pour 2018. D’autres 10millions d’euros seront repérés par l’accès à des fonds européens. « Je crois que ces chiffres parlent pour elles-mêmes – a souligné Emily Rini – et démontrent combien nous croyons dans le nouveau système scolaire valdôtain ». Suite à la réforme La réforme doit devenir loi et c’est pourquoi, vraisemblablement, les procédures prévues par le texte de l’Exécutif se mettront en marche pour 2018. En tout cas, suite à l’approbation de la loi, commencera l’application de la révision des adaptations, dans les premières classes des différents cycles scolaires. Celles-ci auront caractère expérimental dans les deux prochaines années, afin de permettre de contrôler les buts et les effets. En plus de cela, elles seront appliquées graduellement et seulement suite à leur analyse, elles entreront en vigueur définitivement, en devenant partie à plein titre du système scolaire régional. En synthèse… Les buts de la réforme peuvent se synthétiser dans : la sauvegarde du système scolaire valdôtain ; le maintien et la valorisation de la spécialité et de l’unicité du modèle pédagogique des écoles de l’enfance ; l’offre d’opportunité formatives égales pour tous les étudiants ; le renforcement des compétences des étudiants dans les cours scientifiques, linguistiques et informatiques ; l’attention au message culturel provenant de notre territoire et le renforcement de l’enseignement de l’art ; le développement de conduites s’inspirant à un style de vie sain, à une alimentation correcte et à une pratique sportive adéquate ; l’appréciation et la formation continuelle des enseignants. Info Groupe UV Conseil

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Conseil de la Vallée1 Juillet 2016 - 16:07

Gouvernement valdôtain – Les délibérations d’aujourd’hui Gouvernement valdôtain – Les délibérations d’aujourd’hui Parmi les délibérations approuvées aujourd’hui par le Gouvernement valdôtain, nous signalons, en raison de leur importance, celles qui concernent : • l’approbation du projet de loi sur l’harmonisation de la Réforme du système national d’instruction et formation avec l’organisation scolaire de la Vallée d’Aoste. On va approfondir ce sujet dans un article exprès ; • la passation d’une convention, entre la Région Autonome Vallée d’Aoste et l’Université Paris-Ouest pour le déroulement, auprès de l’Administration régionale, de stages curriculaires à l’intention des étudiants ; • l’avis favorable au Projet expérimental, en collaboration avec la « Core informatica S.R.L. », pour l’introduction et la réintroduction professionnelle de personnes défavorisées, exposées au risque de marginalité dans le marché de l’emploi. Le projet aura un résultat positif si, après les douze mois prévus, la « Core S.R.L. » embauchera, par différents types de contrat, au moins 80% des participants qui auront conclu positivement toutes les phases prévues. Les embauches, qui concerneront les sièges de Pont-Saint-Martin ou d’Ivrée de l’entreprise, incluront au moins un contrat de travail à temps déterminé ; • l’analyse du protocole pour l’accès et l’utilisation aux systèmes de vidéo-surveillance de la part des dépendants de la structure « Maison de Jeu ». L’acte sera maintenant soumis à l’avis de la compétente commission du Conseil de la Vallée ; • la détermination, dès le 1er janvier 2016, du transfert aux Communes des ressources financières, pour un montant global de 200mille euros, nécessaires au fonctionnement du service de cantine scolaire pour les enseignants des écoles de l’enfance dépendant de la Région, engagés dans la vigilance et l’assistance aux élèves au cours de la réfection. Cette délibération sera maintenant soumise à l’examen du Conseil permanent des collectivités locales ; • l’assignation à l’institution scolaire d’instruction technique et professionnelle de Verrès d’un financement extraordinaire pour la réalisation du projet didactique-culturel « Nemmeno con un fiore », visant à la sensibilisation contre la violence sur le femmes, pour la prévention et la lutte à la violence de genre ; • l’attribution, à l’association culturelle « Amici della Musica di Gressoney », d’une subvention de 8mille euros, pour l’organisation de la 36ème édition de la manifestation « Estate Musicale di Gressoney », et de 615 euros à l’association « Arsnova Orchestra », pour l’organisation du master class musical « Luglio in musica 2016 », au programme du 18 au 28 juillet prochains, à Aoste ; • l’approbation des modalités pour l’attribution, pendant l’année académique 2015/2016, de bourses d’étude et subventions pour le logement aux universitaires valdotains inscrits à des facultés à l’extérieur de la Région ; • l’autorisation à l’exécution, de la part de la société « Courmayeur Mont-Blanc Funivie » de Courmayeur, des travaux de démantèlement du téléphérique reliant Pra Neyron à Courba Dzeleuna, ainsi que de son remplacement avec une nouvelle ligne, au un numéro inférieur de poteaux de soutien et avec un léger reculement de la station en bas, d’après les appréciations techniques conduites par le département de la programmation, de la défense du sol et des ressources hydriques ; • l’approbation, suite à l’avis favorable du Conseil permanent des collectivités locales, des lignes directrices et des dispositions concernant le débit de boissons sur le territoire de la Vallée d’Aoste. Info Groupe UV Conseil

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Conseil de la Vallée30 Juin 2016 - 17:43

De la 3ème Commission, avis favorable au projet de loi sur la chasse De la 3ème Commission, avis favorable au projet de loi sur la chasse La troisième Commission du Conseil de la Vallée, "Aménagement du territoire”, présidée par son viceprésident David Follien, a exprimé aujourd'hui, lors d'une réunion s'étant déroulée en début d'après-midi, un avis favorable sur le projet de loi qui modifie les dispositions pour la sauvegarde et la gestion de la faune sauvage et pour la discipline de la chasse (loi régionale n. 64 de 1994), ainsi que les dispositions en matière de parcs animaliers (loi régionale n. 34 de 2006). Le texte du projet a été présenté par le Gouvernement valdôtain le 28 avril dernier et il se compose de 18 articles au total. Deux amendements proposés par l’Assesseur à l’agriculture ont été reçus. Le rapporteur du projet, le conseiller David Follien, souligne que "les modifications à la discipline de la chasse restent cohérentes avec la logique de la loi régionale de 1994, ayant lié davantage le chasseur au territoire, et visent à promouvoir les spécialités du milieu valdôtain, rationaliser les frais et simplifier les procédures”. Par rapport au prélèvement, le projet établit qu’"à partir du 1er janvier 2018, les têtes qu’on pourra prélever dans une circonscription seront assignées aux chasseurs qu’y appartiennent et seront partagées, prioritairement, entre les sections communales des chasseurs situées dans le territoire de référence”. "Jusqu’à cette date – ajoute le conseiller Follien – afin de garantir une quote-part de prélèvement homogène dans toutes les circonscriptions, ainsi qu’une distribution équilibrée des chasseurs sur le territoire régional, il est prévu que les têtes à prélever dans une circonscription soient assignées aux chasseurs appartenant à celle-ci, jusqu’à l’aboutissement à la moyenne de prélèvement individuel régional. Les têtes en excès seront assignées aux chasseurs d’autres circonscriptions”. Info Groupe UV Conseil

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Idées 29 Juin 2016 - 11:26

Le Parlement européen et la « Brexit » : une voie pour dépasser la crise passe par les Régions Le Parlement européen et la « Brexit » : une voie pour dépasser la crise passe par les Régions Une séance plénière extraordinaire du Parlement européen s’est déroulée hier à Bruxelles, afin de débattre le résultat du référendum sur la sortie du Royaume Uni de l’Union européenne. La réunion restera dans la mémoire télévisée collective pour l’avertissement « c’est la dernière fois que vous applaudissez dans cette salle », lancé par le président de la Commission Jean-Claude Juncker à l’« eurosceptique » anglais Nigel Farage, mais des contributions intéressantes au débat sont arrivées de différents parlementaires. Entre eux, le député Herbert Dorfmann, de la Südtiroler Volkspartei, ayant souligné que la « Brexit » est un « coup au coeur de l’unité européenne » et que « sans une réponse claire et rapide, l’Union risque de se désintégrer, suite à une réaction à chaîne impossible à arrêter ». « Une réaction – a ajouté Dorfmann – qui risque d’arriérer les lancettes de l’histoire et remettre aux citoyens une Europe retournant aux nations, ce qui représenterait un drame ». Afin de contrecarrer ce scénario, l’Europe unie doit arriver à se réformer. La solution n’est pas « davantage d’Europe », mais « une Europe meilleure », à même d’être perçue en tant que valeur ajoutée par ses citoyens. Une « orchestre » où Bruxelles, les États membres et les Régions coordonnent les efforts pour aborder les défis communs qui attendent notre continent. Voilà, les Régions, surtout celles de frontière, qui doivent agir avec dynamisme et faire équipe avec les réalités partageant leurs intérêts et leurs tracas, parce que les solutions arrivant de l’haut ne sont plus suffisantes. Une chance de faire évoluer cette collaboration en termes de qualité, en l’élargissant au territoire des Alpes tout entier, arrive du projet de la macro-région alpine, ayant vu le jour au début de cette année et réunissant quarante-huit régions de sept États différents. Parmi celles-ci compte également la Vallée d’Aoste. Une stratégie d’ensemble que, pour connaître son succès, devra être axée, sans équivoques, sur les zones alpines. Ce n’est pas un hasard si, à ce sujet, le député Dorfmann a prévenu : « si les aires urbaines, des fleuves et maritimes qui participent à l’initiative essayeront de s’emparer du Plan, les prémisses pour la collaboration vont sauter ». Bref, le chemin pour sortir de la crise ayant frappé l’Union européenne est difficile. Suite au débat, le Parlement européen a voté une résolution souhaitant que Londres entame rapidement les procédures formelles pour la sortie de l’Union, mais – au delà de la chronique - nous ne pouvons pas taire que la solution passant par les Régions, en tant qu’antidote au nationalisme et à la dissolution du rêve européen, est celle prônée depuis toujours par notre Mouvement.

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Transports 28 Juin 2016 - 15:40

Le tunnel du Mont Blanc : une voie de communication indispensable pour notre Vallée Le tunnel du Mont Blanc : une voie de communication indispensable pour notre Vallée Le thème de l’avenir du tunnel du Mont Blanc avait été abordé hier, lundi 27 janvier, pendant l’Assemblée générale de « Confindustria » de la Vallée d’Aoste, par le président de la Région, Augusto Rollandin, qui aujourd’hui est retourné sur ce sujet. « Le tunnel – explique le Président – est une voie de communication essentielle pour la Vallée d’Aoste et pour son économie, car il nous relie au reste d’Europe et car il nous met en relation constante avec la Haute-Savoie, avec laquelle nous partageons intérêts, histoire et culture ». « Pour toutes ces raisons – ajoute Augusto Rollandin – je crois que l’attention à l’avenir de la galerie, mais surtout au futur de cette voie de communication indispensable pour les Valdôtains – et, je considère, pour l’Italie toute entière - doit être toujours élevée. Et je crois également qu’il soit nécessaire de regarder au problème avec un sain réalisme ». « Aujourd’hui, - continue le Président de la Région – nous nous trouvons face à une infrastructure qui est le symbole même de la sécurité dans le domaine des tunnels autoroutiers, jusqu’au point qu’elle a été prise en tant qu’exemple par l’Union européenne, afin de discipliner la matière. L’engagement conjoint et constant de la France et de l’Italie, des sociétés de gestion et du GEIE assure le maintien de ces standards, en sauvegardant les usagers et avec un certain regard à l’environnement ». « Nous ne pouvons pas ignorer, toutefois – conclut le président Rollandin – que le tunnel nécessite et va nécessiter de travaux d’entretien, qui en limiteront temporairement l’utilisation. Par cet esprit, afin d’éviter de longues fermetures qui bloqueraient cet axe de transit européen, il faut approfondir toutes les solutions possibles, y compris un deuxième tunnel, à même de séparer en sûreté les flux de trafic et alternatif au premier au cas de clôture ». Info Groupe UV Conseil

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éducation 27 Juin 2016 - 15:18

Douze étudiants universitaires à la découverte de nos excellences gastronomiques Douze étudiants universitaires à la découverte de nos excellences gastronomiques L’assesseur à l’Agriculture et ressources naturelles Renzo Testolin, le président de la Chambre Valdôtaine Nicola Rosset et le directeur de la recherche et expérimentation de l’Institut Agricole Andrea Barmaz ont souhaité la bienvenue, dans la matinée d’aujourd’hui, lundi 27 juin, à douze étudiants du "Master in Food culture and Communications: High Quality Products” de l’Université de Sciences Gastronomiques de Pollenzo (Coni), engagés dans un voyage didactique au Val d’Aoste. Ces jeunes, qui sont en train d’élargir leurs connaissances sur les excellences oeno-gastronomiques italiennes, y comprises celles valdôtaines, arrivent du Canada, des États-Unis, de l’Inde, de la Grande Bretagne, de la Norvège, de l’Allemagne et de l’Italie: ils visiteront notre région, afin de découvrir ses unicités alimentaires, jusqu’à vendredi prochain, 1er juillet. Ce voyage didactique, qui rentre dans l’accord de collaboration signé entre l’Assessorat et l’Université, prévoit un riche programme qui offrira aux étudiants une exploration étendue des excellences oeno-gastronomiques valdôtaines, avec une attention particulière aux techniques de traitement et aux traditions qui en caractérisent la production. La première étape comprend la visite à la ferme de Montfleury, en plus d’une leçon à l’Institut Agricole Régional. Lors des prochains jours, les étudiants visiteront la coopérative "Cofruits” de Saint-Pierre, la Maison Bruil et le Musée de l’alimentation d’Introd, la Maison Rosset et l’entreprise Genuinus de Nus, l’alpage Grimondet de Gressan, l’établissement du Vallée d’Aoste Jambon de Bosses Dop à Saint-Rhémy-en-Bosses, l’entrepôt de la Fontine Dop de Valpelline, la Cave des Onze Communes d’Aymavilles, les distilleries Saint-Roch de Quart et la "Maison Bertolin” d’Arnad. Le voyage didactique pourra jouir de la visibilité offerte par l’Université elle-même, notamment par des mises à jour quotidiennes de ses pages Facebook et Twitter. "La présence en Vallée d’Aoste d’étudiants qui arrivent du monde entier – souligne l’assesseur à l’Agriculture, Renzo Testolin – permettra de faire connaitre les spécificités et la culture de nos produits et de notre territoire, également au delà des confins nationaux, en contribuant ainsi à la croissance de l’intérêt et de la curiosité pour notre région”. Info Groupe UV Conseil

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Idées 27 Juin 2016 - 12:26

« Brexit » : un épilogue vraiment surprenant ? « Brexit » : un épilogue vraiment surprenant ? Une des faiblesses des analystes italiens est représentée par leur inclination, en essayant d’expliquer un phénomène, à s’arrêter en superficie, sans aller au fond de la question et surtout sans en appeler à l’histoire. C’est ainsi que, sur le référendum de la semaine dernière ayant sanctionné la « Brexit », à savoir la volonté du peuple britannique de faire ressortir le Royaume Uni de l’Union Européenne, on a eu droit à différentes lectures. D’après la plus reprise par nos médias, ainsi que par les représentants de notre classe politique, les jeunes générations se seraient exprimées pour le « remain », tandis que les personnes âgées auraient opté pour « leave », dans une sorte d’« hypothèque » du troisième âge sur le futur britannique. Sans rien enlever à cette thèse – bien que le référendum ait connu une affluence de 72.2%, avec 33 millions de voix valides, donc une participation assez haute et pas immédiatement lisible – un examen du passé du Royaume Uni aurait permis de se rendre compte de son rapport tourmenté, depuis toujours, avec l’Europe et ses institutions. On peut commencer par le fait que le UK ne fut pas parmi les signataires du Traité de Rome de 1957, ayant donné le jour à la « Communauté Economique Européenne », à considérer le « prologue » de l’Union Européenne en tant que nous la connaissons de nos jours. Cependant, le Gouvernement de Londres demanda, en 1963 et en 1967, d’adhérer à cette organisation. Chacune des deux tentatives reçut le veto du président français, Charles de Gaulle, pour lequel « différents aspects de l’économie britannique, du travail à l’agriculture, la rendent incompatible avec l’Europe ». L’obstacle fut dépassé en 1973, après que le Général laissa la Présidence de la République. A cette époque, la résidence au 10 de Downing Street était occupée par le conservateur Edward Heath. Le leader de l’opposition « Labour » était Harold Wilson, qui engagea la campagne pour les élections nationales de 1974 avec les promesses d’une renégociation de l’adhésion UK à la CEE et d’un référendum sur la permanence à son intérieur. Celui-ci, qui a rarement été évoqué par les médias italiens, eut lieu le 5 juin 1975. L’approche aux votations fut marquée par des tensions croissantes parmi les membres du cabinet des Ministres, qui poursuivaient des orientations fort différentes entre elles. Le premier Wilson eut même à suspendre la convention constitutionnelle de la « collégialité » de l'Exécutif, afin de permettre à ses composants de prendre le côté qu’ils préféraient et participer à la campagne. Enfin, affluence de 64.5% et victoire du « oui » (donc, rester dans l’Espace commun) pour 67.2%, contre le 32.8% du « non ». Malgré ce résultat tout à fait clair, le « ver du bois » anti-européen a continué son excavation dans le tissu socio-politique du Royaume. C’est ainsi que le « Labour party », duquel on s’attendrait une attitude ouverte à un futur à l’enseigne du drapeau européen, lança la campagne électorale de 1983 en prônant, en tant que thème principal, l’abandon de la CEE. Un propos que les progressistes payèrent cher : les élections furent remportées par les Conservateurs et Margaret Tatcher confirmée en tant que premier ministre. Le 1er novembre 1993, l’accord entre les États de la CEE fut élargi à la dimension politique, suite au traité de Maastricht, en devenant Union Européenne. Voilà qu’en 1994, Sir James Goldsmith mit sur pied le « Referendum party », pour obtenir – au cas de réussite aux élections de 1997 – une consultation populaire sur la présence du Royaume dans les institutions communautaires. Cette formation connut un succès qu’on peut définir remarquable : 810.860 voix, à savoir 2.6%, mais tout à fait éparpillés dans les circonscriptions électorales, donc aucun parlementaire ne fut obtenu. A cette même période, le début des années 1990, remonte également la naissance du « United Kingdom Independence Party », le mouvement « eurosceptique » par définition qu’aujourd’hui est dirigé par Nigel Farage. Aux élections européennes de 2004, ce parti se classa troisième dans le Royaume, pour devenir le deuxième en 2009 et le premier, enfin, en 2014. C’était la première fois dans le UK, depuis 1910, qu’un membre d’un parti différent de « Labour » ou « Tory » résultait élu lors d'une consultation à l’échelon national. Le reste - de la tentative du premier ministre David Cameron de bloquer le référendum en 2012, jusqu’au résultats du 24 juin dernier - est à classer en tant qu'histoire récente, donc on ne va pas la retracer, mais la matière disponible est déjà suffisante pour s’interroger. Est-ce-que la « Brexit » doit vraiment nous surprendre, ou plutôt on pouvait imaginer que la balance, dans l’opinion publique anglaise, se serait déplacée (même de façon spontanée, imaginez-vous si « aidée » par les agitateurs du populisme) en faveur de l’abandon ? Jusqu’en 2007, le traité de l’Union européenne ne prévoyait pas la possibilité, pour un État membre, d’abandonner l’Union. Elle fut insérée en amendant le traité de Maastricht, à Lisbone. Et si, en changeant de l’histoire aux maths, 2+2 fait toujours 4… Christian Diemoz

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Culture Parc archéologique de Saint-Martin: l’attente est terminée, le site est ouvert Le jour longuement attendu est enfin arrivé. Le site mégalithique de Saint-Martin-de-Corléans, qui offre au visiteur l’incroyable patrimoine historique dont vous pouvez lire ici , a été inauguré vendredi dernier, 24 juin, et il est maintenant ouvert au public. La portée de l’événement a été rappelée par l’assesseur à la Culture, Emily Rini, dès les premiers mots de son allocution: "bienvenus à l’inauguration d’un défi, un défi à la peur de regarder loin, un défi aux conventions rassurantes, un défi à l’étouffement des passions, à la résignation, à la médiocrité”. "Ce site - a ajouté l’Assesseur - pourra, ou bien devra, devenir un nouveau volant dynamique pour le tourisme culturel. D’ici pourront se développer les parcours qui valoriseront les différents monuments de notre région et de la ville d’Aoste, qui depuis toujours est gardienne de témoignages de différentes époques historiques. Il s’agit d’une nouvelle perspective qui s’ouvre pour nous tous, non seulement sur le plan historique, mais également économique et touristique”. "Cette nouvelle aire mégalithique - a continué Emily Rini - représentera l’entrée d’un seul grand pont imaginaire, pour nous accompagner à travers ses périodes historiques. Un pont qui pourra nous aider à donner un sens unitaire aux trésors de notre patrimoine culturel en créant un centre unique d’archéologie ‘diffusée’. L’année dernière nous avons inauguré un autre grand ouvrage: Skyway Mont Blanc, qui permet de monter jusqu’à 3466 mètres d’altitude en 20 minutes. Aujourd’hui, nous inaugurons ce parc, qui - dans moins de deux heures - permet de parcourir 6000 années d’histoire. Une petite région, qui fait cadeau de grandes émotions”. Le président de la Région, Augusto Rollandin, a donc rappelé deux aspects ayant trait à l’ouverture de l’aire. "Lorsque cette aventure a commencé - a-t-il dit - la sensibilité par rapport à l’archéologie et à sa valeur atteignait des niveaux assez bas. Aujourd’hui il y a davantage de conscience, mais je peux vous assurer que, tout au début, bloquer un hectare de terrain à Saint-Martin, où des condominiums étaient prévus, n’a pas été banal. Le résultat d’aujourd’hui prime la constance, la volonté et la conscience de ceux qui ont analysé ces témoignages de rendre cette aire unique et irrépétible. Ce défi a été important et il nous permet aujourd’hui de jeter un regard important sur notre passé”. Un passé dont la lecture attentive conduit à l’autre aspect rappelé par le président Rollandin: les migrations. "Ici, il a été vérifié - a-t-il ajouté - que de l’Anatolie, en remontant les fleuves, les peuples ont migré, en allant vers des terres qu’ils croyaient plus accueillantes, en se déplaçant dans des zones où survivre et l’histoire se répète. Cette considération doit nous faire réfléchir sur un thème fort actuel, qui tracasse bien de monde, qui a porté même à des décisions dont nous avons vu les retombées (le mention est à la ‘Brexit’, nda)”. "Les migrations ne s’arrêteront jamais. - a conclu le président Rollandin - Pour notre région, qui est la terre des cols, qui est devenue la terre des tunnels, où une grande intégration s’est vérifiée, cela doit être une mémoire importante. Les investissements dans le domaine de l’archéologie sont difficiles à comprendre, mais lorsqu’on entre dans la logique de respecter notre histoire et, en la comprenant, on est à même de gérer le présent, je crois que cela prend une autre signification”. Il a donc été au tour du surintendant aux biens culturels Roberto Domaine, d’évoquer comme "dès 1969, centimètre après centimètre, en travaillant de trowel et pinceau, en côtoyant études et recherches, sur une superficie d’outre 10 miles mètres carrés, les archéologues ont dévoilé à nos yeux des millénaires d’histoire”. Et encore: "les analyses effectuées dans le temps sur Saint-Martin-de-Corléans constituent aujourd’hui un point fixe pour le monde scientifique international, qui devra se confronter avec les acquisitions dérivant de ce site à l’importance extraordinaire, dont ont été reconnues la stratification des phases historiques et les fonctions y afférentes, du Néolithique au Moyen-Age”. L’inauguration a vu également la contribution d’autorités de l’Etat. Dans un message envoyé à la Présidence de la Région, le président de la République Sergio Mattarella a souligné que le parc de Saint-Martin représente "une richesse identitaire pour la Région et pour le Pays tout entier”, en formant le voeu qu’il soit "connu par tous en tant qu’un pôle culturel par excellence”. Le sous-secrétaire aux biens culturels et au tourisme, Ilaria Borletti Buitoni, ayant participé à la cérémonie d’Aoste a, pour sa part, souligné que le "tourisme culturel remplit une grande importance. Notre but est de promouvoir un tissu extraordinaire, à même de rendre notre Pays unique au monde. Ce site en est un exemple incroyable”. Info Groupe UV Conseil Economie Compte-rendu 2015 de la Région: les recettes dépassent les prévisions Lors de sa séance de vendredi dernier, 24 juin, le Gouvernement valdôtain a approuvé le compte-rendu 2015, la première variation au budget 2016-2018, ainsi qu’un troisième projet de loi y afférent. "Pour l’exercice financier 2015 - déclare l’assesseur au budget, finances et patrimoine, Ego Perron - les recettes vérifiées, à l’exception des entrées de compensation, se chiffrent à 1.348 millions d’euros, à savoir un montant remarquablement supérieur à celui inscrit dans le budget de prévision de l’Administration”. Différemment des années dernières, le compte-rendu sera lié à une variation de budget, qui remet en disponibilité 29,4 millions d’euros, afin d’aligner la prévision aux nouveaux principes comptables, ainsi que d’adresser les exigences de programmation financière s’étant manifestées au cours de l’année. "En examinant les principaux impôts, tels l’IRPEF et l’IRES, dont la valeur globale est de 455 millions d’euros - explique l’assesseur Perron - la réduction par rapport à l’année précédente est minimale, se chiffrant à moins de 2 millions, c’est-à-dire 0.43%, ce qui indique une tenue d’ensemble du système économique régional. En plus de cela, l’IVA (236 millions d’euros) est en croissance de 3,3%, à savoir 6 millions d’euros”. "Pour ce qui est dépenses - ajoute Perron - une gestion attentive a permis de respecter le pacte de stabilité et de centrer un résultat d’administration positif. Les dépenses engagées en 2015, toujours en éliminant les compensations, sont en total 1.323 millions d’euros, c’est à dire 13 millions en moins (0.97%) de 2014”. Par rapports aux prévisions, l’influence sur les comptes des frais courants a connu une diminution, en passant de 89.8% à 86.8%. 2016 sera une année particulière coté comptabilité: il est, en fait, au programme le passage du système traditionnel à la nouvelle méthode de comptabilité harmonisée, tout comme prévu par l’arrêté législatif 118/2011. Les dépenses les plus significatives concernent ces domaines: Santé et aide sociale : outre 22 millions d’euros, dont 12 pour financer l’Unité Sanitaire Locale et 10 pour l’érogation des retraites d’invalidité civile; Education et culture : 3,3 millions dans les années 2016-2018 pour financer l’application du modèle valdôtain de la "Buona scuola”; Transports (y incluse la transportation des porteurs d’handicap): 1,5 millions d’euros; Agriculture : ce domaine recevra outre 1,3 millions d’euros, dont 560mille euro pour le subventions AREA, 265millions d’euros pour le Centre de séchage sérique de Saint-Marcel et 250mille pour le re-financement de l’Institut Agricole Régional; Aux investissements dans le domaine de la voirie et de l’entretien routier est consacrée un million d’euros; Pour les ouvrages liés aux bâtiments scolaires et d’assistance sociale , le projet de loi de variation autorise à l’utilisation complète des surplus d’administration des Communes, vérifiés dans les années 2014 et 2015. La variation dispose, en plus, la reconnaissance de dettes remontant au passé, se chiffrant à 2 millions d’euros environ, aux fins de l’application de la nouvelle discipline en matière d’harmonisation des comptes-rendus. "Parmi les mesures les plus qualifiantes du projet de loi - explique l’assesseur Perron - le Gouvernement valdôtain propose au Conseil une disposition pour la réalisation d’un dépôt fiscal d’huiles et combustibles, présentant une double finalité, à savoir assurer une computation exacte des accises et accumuler une réserve nécessaire à faire face à d’éventuelles urgences dans le domaine de la Protection civile”. Le compte-rendu 2015 a été rédigé d’après la discipline comptable traditionnelle et le résultat d’administration qui en découle (217,6 millions d’euros) doit être soumis à une opération de ré-détermination ‘una tantum’, au nom ‘réévaluation extraordinaire des résidus’. Cette opération, d’après la loi, ne peu pas s’achever avant l’approbation, de la part du Conseil de la Vallée, du compte-rendu 2015. Le surplus d’administration calculé avec les règles comptables traditionnelles ne peut pas être appliqué au budget de l’exercice 2016. Info Groupe UV Conseil Conseil de la Vallée Gouvernement valdôtain: les principales délibérations Parmi les délibérations approuvées par le Gouvernement valdôtain pendant sa séance de vendredi dernier, 24 juin, nous signalons, en raison de leur importance, celles concernant: l’adoption du compte-rendu général de la Région pour l’année financière 2015. A cet acte nous consacrons un approfondissement, dans un article spécifique; l’émission d’un avis favorable à la convention entre la Région autonome Vallée d’Aoste et l’ANAS Spa pour la définition, la cession et la discipline des compétences patrimoniales concernant les travaux pour la sécurisation, la modernisation et la qualification de la route nationale n. 26 de la Vallée d’Aoste, dans le tronçon entre la bretelle autoroutière de Quart et la limite est du chef-lieu régional, ainsi que de la voirie locale et commerciale s’y rattachant; l’autorisation à la Commune de Valtournenche à la réalisation du nouveau terminal bus au lieu-dit Breuil Cervinia, d’après les appréciations techniques effectuées par le Département de la programmation, ainsi qu’en reconnaissant l’exigence de sauvegarder d’importants intérêts économiques et sociaux présents sur le territoire; la constitution de la Région Autonome Vallée d’Aoste en tant que Pôle de coordination pour la conservation des archives informatiques, pour les collectivités locales; l’approbation du calendrier de la chasse, pour la saison 2016-2017; l’organisation, en 2016, de différentes rencontres de sensibilisation sur la présence du loup en Vallée d’Aoste, en collaboration avec des experts de ce domaine et avec la réalisation de matériel à remettre au public; l’approbation du texte de la convention-cadre entre la Région autonome Vallée d’Aoste et l’Université de Technologie de Compiègne, pour la coopération dans les domaines de la recherche, innovation, transfert technologique et éducation supérieure; l’approbation du Plan régional opérationnel des travaux publics pour 2016; l’approbation des critères pour le fonctionnement des services de transport sur appel. Info Groupe UV Conseil   Culture -2 jours à l’ouverture de l’aire mégalithique de Saint-Martin-de-Corléans Demain, à 11h30, se déroulera la cérémonie d’inauguration du site mégalithique de Saint-Martin-de-Corléans, à Aoste. Dès samedi 25, donc, cet incroyable patrimoine historique, dans la zone ouest du chef-lieu régional, sera ouvert au public, par les soins de l’Assessorat régional à la culture. Le Gouvernement valdôtain, lors d’une de ses dernières réunions, a établi un ticket de 7 euros pour la visite à cette aire (5 euros le « réduit » et 2 euros pour les enfants). Un site pluristratifié, c’est-à-dire qu’il présente des traces historiques échelonnées dans le temps, allant de l'église romane construite sur les vestiges de nécropoles romaines et gauloises jusqu’aux signes des rituels de consécration pratiqués à la fin du Néolithique, en passant par des sanctuaires de l’Âge du cuivre. L’ouverture au public concerne le premier lot de l’aménagement de l’aire, incluant les deux zones les plus importantes du site et le musée. En parlant de ce dernier, pour ce qui est du parcours et de l’exposition, il convient de rappeler que la structure qui protège le site archéologique de Saint-Martin-de-Corléans s’étend actuellement sur plus de 1 200 m2 et est conçue de façon à en sauvegarder les monuments et les vestiges, tout en les intégrant dans un parcours didactique. L’itinéraire de visite débute par une descente vers le passé, de nos jours jusqu’à la préhistoire. L’effet recherché est de permettre au visiteur d’appréhender visuellement et émotionnellement le site dans son ensemble et de le percevoir comme un complexe monumental, notamment grâce à un jeu de lumière progressif. Des nuances lumineuses évoquant les différentes heures de la journée colorent l’espace entourant le dolmen, les stèles abattues, les plateformes, les traces des labours et tous les affleurements : teintes roses de l’aube, jaunes du midi, blanches du début de l’après-midi, puis rouges violacés du crépuscule, bleus métalliques de la nuit. Pour ce qui est, par contre, du site archéologique préhistorique voilà quelques nouvelles, tirées de la section aménagée à ce propos sur le site de l’Administration régionale: Les premiers habitants En l'état actuel des recherches, il semblerait que la Vallée d'Aoste ait été habitée dès le VIIIe ou le VIIe millénaire avant notre ère, par des groupes de chasseurs du Mésolithique : ceux-ci avaient progressivement colonisé la région, au fur et à mesure que se retirait le grand glacier qui occupait entièrement la Vallée au début du quaternaire. En revanche peu de traces demeurent de la vie au Néolithique, la période successive qui couvre environ deux millénaires, de 5 000 à 3 000 av. J.-C. Le troisième millénaire av. J.-C. Entre la fin du quatrième et le début du troisième millénaire av. J.-C., de nouveaux éléments culturels venus de l'Est (Asie mineure, Caucase) arrivent en Vallée d'Aoste et sont adoptés par les communautés locales de la fin du Néolithique. Cette période historique particulièrement importante correspond au passage du Néolithique à l'âge du cuivre (Énéolithique) et se caractérise précisément par plusieurs innovations technologiques, aujourd'hui encore fondamentales, dont la métallurgie et l'invention de la charrue, ainsi que de la roue.Sur le plan idéologique, les vestiges mis au jour révèlent des croyances religieuses très complexes, exprimées par plusieurs rites spécifiques, matérialisés par les monuments mégalithiques, ainsi que par les nombreuses gravures rupestres symboliques ornant différents rochers sur tout le territoire régional. La découverte et l’histoire des fouilles La découverte de l’aire mégalithique d'Aoste – située à la périphérie ouest de la ville, près de l'ancienne église Saint-Martin-de-Corléans – remonte à juin 1969 : les excavations entreprises pour construire un immeuble mettent alors au jour un vaste gisement archéologique, dont les vestiges laissent immédiatement pressentir l’importance. Compte tenu de l’intérêt des restes préhistoriques dégagés, l'Administration régionale de la Vallée d'Aoste procède alors à l'acquisition des terrains concernés, dans l'intention de conserver ces précieux monuments in situ. Rapidement, des sondages systématiques commencent et des campagnes de fouilles sont organisées chaque année, pendant plus de vingt ans. Ces fouilles reprennent en vue d’approfondissements ultérieurs en 2001, puis entre 2006 et 2008. Des micro-fouilles ont été menées dernièrement. L’aménagement d’un musée et parc archéologique a été conçu en vue de protéger et de sauvegarder la zone, tout en permettant de l’exploiter et de la valoriser. L’aire mégalithique Le terme « aire mégalithique » a été employé pour définir synthétiquement le site découvert à Aoste, lequel n'est, jusqu'à nouvel ordre, comparable à aucun autre, hormis – et encore les affinités ne sont-elles que partielles – celui de Petit-Chasseur, qui se trouve à Sion, en Suisse. Une aire mégalithique est un terrain, plus ou moins étendu mais bien délimité, présentant plusieurs monuments mégalithiques de différents types. Et de fait, nous ne nous trouvons pas ici en présence d'un simple alignement de menhirs ou de stèles anthropomorphes, ni d'une nécropole ou de plusieurs tombes-dolmens : les éléments découverts indiquent au contraire que nous sommes en présence d'une aire sacrée, destinée d'emblée à accueillir des manifestations réitérées, liées au culte et à l'ensevelissement des morts. Cinq grandes phases structurelles y ont été identifiées : à partir du Néolithique récent, elles se succèdent durant le IIIe millénaire av. J.-C., tout au long de l'âge du cuivre. Ce n'est que pendant les derniers siècles que ce site, initialement conçu comme un sanctuaire en plein air destiné au culte des vivants, devient une nécropole réservée à certaines catégories de la population et qu'y sont construites des tombes monumentales de différents types mégalithiques. Aux premiers siècles de l'Âge du bronze, à peu près 2000 ans av. J.-C., le site est graduellement abandonné pour des raisons qui nous échappent encore et, pendant plus d'un millénaire, l'on y cultivera des céréales. La présence de cette aire mégalithique, dont la fonction était uniquement sacrée, laisse à supposer que dans les environs immédiats – et vraisemblablement au Nord-Ouest de ladite aire – se trouvait une agglomération d’une certaine importance, qu'il n'a pas encore été possible de situer. Du 25 juin au 30 septembre 2016, le public pourra visiter l’aire de 9h à 19h, tandis que du 1er octobre au 31 décembre l’ouverture sera de 10h à 13h et de 14h à 18h. Le site restera fermé le 25 décembre et le 1er janvier. La dernière entrée devra être effectuée 30 minutes avant la fermeture. Pour tout renseignement, prière de s’adresser au 0165 552420, ou au courriel beniculturali@regione.vda.it . Info Groupe UV Conseil
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