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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 18 mai 2018 - 17:02

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

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Vie de l'Union18 Décembre 2017 - 22:58

40 ans après, la contribution de Séverin Caveri: protagoniste d’une saison irrépétible de notre Vallée

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Rappeler Séverin Caveri signifie parcourir le temps à rebours, jusqu’à l’« heure zéro » de notre Autonomie, jusqu’au moment où la deuxième guerre mondiale, par la défaite de la dictature suite à la Résistance et à la Libération, laissa l’espace à l’espoir et à l’expression des ambitions et des volontés d’un peuple.

C’est dans cette saison de l’histoire que, homme dynamique et porteur d’une culture humaniste (il devint avocat, après son doctorat universitaire en droit), il prit à cœur l’avenir de notre terre, en devenant l’un des plus fervents souteneurs de la cause valdôtaine.

Le 13 septembre 1945, à savoir six jours après la promulgation des arrêtés du Lieutenant du Royaume (le berceau juridique de notre spécialité), il fut une des seize personnalités (avec lui, entre autres, Maria Ida Viglino, Aimé Berthet, Albert Deffeyes et Joseph Bréan) qui se groupèrent afin de donner le jour à notre Mouvement, défini dans son acte de fondation « une association valdôtaine ayant pour but de promouvoir et de défendre les intérêts de la Vallée d'Aoste », ayant pour but de « réaliser la souveraineté politique du Val d'Aoste par les voies démocratiques afin de seconder l'aspiration du peuple à l'autogouvernement dans le cadre d'une Europe des peuples ».

Il en devint tout naturellement un « leader », et son premier Président, et autant naturelle fut son introduction dans le Conseil de la Vallée nommé par le Comité de Libération Nationale, qui siégea pour la première fois le 10 janvier 1946, en élisant Federico Chabod en tant que Président. Dans cette phase, il se distingua pour la combattivité dans l’expression de l’insatisfaction de notre Mouvement (qui célébra son premier Congrès le 28 février à Morgex) et de notre peuple vis-à-vis de la structure régionaliste du nouvel organisme, jugée trop timide et faible.

C’est ainsi que le 7 mars, l’UV se fit promotrice au Conseil de la Vallée d’un ordre du jour demandant la garantie internationale pour l’Autonomie valdôtaine. Il ne fut pas discuté et une manifestation populaire, le 26 du même mois, entraina les démissions du président Chabod, retirées sur requête unanime du Conseil. Le 2 juin, les valdôtains choisirent majoritairement la République, au référendum constitutionnel, et en octobre notre Mouvement tint son deuxième Congrès, à Verrès. Le 17 octobre, Federico Chabod donna définitivement ses démissions : c’est Sévenir Caveri qui le remplaça, élu le 24 octobre.

Il resta en charge jusqu’au 20 mai 1949. Lors de ce mandat, le Conseil adopta - entre autres – un projet de Statut spécial d’Autonomie, mais l’Assemblée constituante ne le prit pas en considération et promulgua, le 26 février 1948, le texte approuvé le 31 janvier. Entre temps, en 1947, se déroulent le quatrième et cinquième Congrès de l’UV. 

Aux premières élections régionales du 24 avril 1949, la liste bâtie sur l’alliance entre Union Valdôtaine et la Démocratie Chrétienne remporta 28 élus sur 35. Séverin Caveri fut parmi ceux-ci et il devint président du Gouvernement qui se préfixa de « relever la Vallée d’Aoste des ruines de la guerre et du centralisme ».

Il remplit ces fonctions jusqu’au 8 décembre 1954. La période fut marquée par les malaises montant à l’égard des retards de l’État dans l’application du Statut spécial d’Autonomie, notamment des dispositions concernant la « Zone franche ». Ces mécontentements mirent en crise le rapport entre l’UV et la DC, suite aux attitudes serviles des démocrates-chrétiens d’Aoste vis-à-vis des « diktats » romains et à l’attitude anti-autonomiste du gouvernement national.

Ces tensions entre les deux forces éclatèrent lorsque la majorité des représentants de la DC au Conseil de la Vallée démissionna, afin de provoquer la chute de l’Exécutif Caveri et aboutir à des élections anticipées. La tentative fut bloquée par notre Mouvement, qui choisit de former un gouvernement provisoire avec la gauche, en permettant la conclusion du mandat.

Les élections régionales du 14 novembre 1954 furent le fruit d’une nouvelle loi majoritaire, qui écrasa l’UV, n’obtenant qu’un seul conseiller : madame Marie-Celeste Perruchon, veuve du martyr Chanoux. Le Gouvernement démo-chrétien qui s’installa tout de suite, en 1955 accepta un mécanisme de répartition financière tout à fait négatif pour l’économie de la Région.

L’Exécutif régional présidé par Vittorino Bondaz ne semblait pas trop se tracasser ni de la situation, ni du sentiment adverse montant de la communauté, qui prima les revendications et l’attitude de l’Union Valdôtaine, avant tout par la conquête de 32 communes aux élections municipales de 1956 et, ensuite, en faisant des candidats unionistes et des gauches aux politiques de mai 1958 les nouveaux parlementaires de notre région: Séverin Caveri fut ainsi élu à la Chambre des députés.

Il resta à Rome, en abordant différents dossiers cruciaux pour notre région, jusqu’au 15 mai 1963. Deux jours avant la fin du mandat, il fut confirmé, lors du renouveau du Comité exécutif de la part du Comité central, en tant que président de l’Union Valdôtaine. En plus de cela, au mois d’octobre, il fut élu à nouveau au Conseil de la Vallée : il conduit, pour la troisième fois, un Gouvernement régional, le cinquième, issu d’une majorité entre UV, PCI et PSI.

C’est la période qui jeta les bases pour une grande modernisation de notre Vallée: l’Assemblée régionale et ses organes exploitèrent au maximum les compétences législatives et administratives leur étant propres, afin d’aider l’agriculture de montagne, développer le tourisme et bâtir les infrastructures indispensables à améliorer la qualité de la vie de la population. Parmi celles-ci, le cas est de rappeler le percement des tunnels du Grand-Saint-Bernard, inauguré en 1964 et du Mont-Blanc, réalisé en 1965.

Protagoniste indiscutable de cette phase de développement, et destinataire d’une estimation de la part de la communauté, qui le fit confirmer président de l’UV en 1967, Séverin Caveri eut son élection confirmée lors des régionales du 21 avril 1968. C’étaient les années de l’opposition unioniste (commencée par l’installation en 1966, de la part d’un commissaire nommé par le Conseil des Ministres, d’une coalition guidée par la Démocratie Chrétienne, exclue pendant longtemps du pouvoir), avec Caveri qui travailla donc en tant que « simple » conseiller.

Des tensions montèrent, à cette époque, dans l’Union Valdôtaine : un premier noyau de ressortissants du Mouvement avait fondé le « Rassemblement Valdôtain » (contestant l’alliance avec les communistes) à la fin des années soixante, tandis qu’en 1972 c’est l’« Union Valdôtaine Progressiste » qui vit le jour, animée par des anciens adhérents qui se disaient contre le rapprochement UV-DC.

La situation chambarda l’Union, qui renouvela ses organes dirigeants le 4 et le 25 mars 1973 : la longue page écrite par Séverin Caveri fut tournée et Mario Andrione vint élu secrétaire général provisoire. Le 10 juin se déroulèrent les élections régionales : les dernières auxquelles Caveri participa. Lors de cette expérience au sein de l’Assemblée (où le front autonomiste était désormais divisé en trois tronçons), il remplit la charge de Président du Conseil, jusqu’au 19 décembre 1977, date de sa mort. Il quitta sa famille et cette terre à 69 ans, après une vie consacrée à notre Vallée et à ses institutions, desquelles il vit une saison sans égal, en offrant une contribution pour laquelle nous lui sommes redevables quarante ans après. 

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MARDI 15 mai 2018

09:50 Le Peuple Valdôtain n. 1/2018 Régionales 2018 Le Peuple Valdôtain n. 1/2018 Le 4 mars dernier les électrices et les électeurs ont fait confiance, en très large mesure, aux promesses de changement de la part de forces politiques qui ont fondé leur action sur des promesses hyperboliques et la critique systématique et virulente. Le résultat a été celui d’un séisme qui a bouleversé le panorama politique italien. Mais après l’ivresse des premiers jours rien n’a bougé. Les râleurs professionnels, tels que Salvini et Di Maio, n’ont pas affiché le panache dont ils se sont largement vantés. Deux mois se sont déjà écoulés sans aucun résultat pour l’Italie qui est sur le bord d’un gouffre. A chaque jour les problèmes s’accroissent et ce dans l’indifférence des forces politiques, qui réclament le droit de gouverner, sans que leurs prétendus leaders, aient dit comment et avec qui ils se proposeraient de travailler et avec quels objectifs. Après avoir assuré aux italiens un futur radieux, Salvini et Di Maio, bien loin de maintenir les promesses irréalisables de leur campagne électorale, procèdent de renvoi en renvoi. La situation économique et structurelle de l’Italie est en train de pourrir rapidement et ces génies de la politique italienne évoquent un nouveau recours au vote, ce qui serait une honte avant encore qu’une bêtise. Une nouvelle campagne électorale nous reproposerait ces mêmes blagueurs dont la présomption dépasse largement les capacités. Si on regarde à cette situation irréelle il y a de quoi bien réfléchir le 20 mai prochain, lorsque nous serons appelés aux urnes pour le renouvellement du Conseil de la Vallée. Le nouveau Parlement Valdôtain règlera notre vie dans les prochaines cinq années. Il pourra le faire convenablement si seront assurées la stabilité et la gouvernabilité nécessaires pour atteindre des résultats utiles à la Communauté. Pour assurer ces facteur est indispensable un résultat clair qui se traduise dans un mandat important et explicite de la part des électeurs. L’Union Valdôtaine demande ce mandat aux Valdôtains. Nous demandons aux électrices et aux électeurs de nous faire confiance pour aller au de la des malheurs de la législature qui est en train de se terminer, durant laquelle les changements de camp, les passages d’une formation à l’autre, les infidélités et la trahison des mandats des électeurs, on durement frappé les sentiments de l’opinion publique. Les résultats de 2013 n’avaient pas permis d’assurer la stabilité et la gouvernabilité. Les raisons de ça sont bien connues. Cette fois nous avons donc travaillé pour dépasser les causes de cette fragilité, en partant de la formation de notre liste qui est jeune, nouvelle, compétente, courageuse et surtout UNIONISTE, composée par des Candidates et des Candidats motivés pour être au service du Pays d’Aoste. Aux politiques de mars les électeurs nous ont lancé un message. Nous l’avons bien saisi et nous pouvons bien leur assurer que nous ne nous comporterons certainement pas comme les forces politiques qu’on a citées auparavant et qui sont en train de produire l’actuelle paralysie italienne. Ca fait désormais deux mois que les paladins du changement, du tout nouveau, de la protestation, de la vie en rose pour tous, n’ont rien produit de nouveau. Ils ont lancé nombre de promesses irréalisables qu’ils ont déjà rapidement oublié. Dans ces jours on entend à nouveau des sirènes qui cherchent à enchanter les Valdôtains. Sera important de ne pas leur donner crédit et de tout faire, par contre, pour réaffirmer l’importance de notre bien le plus précieux : l’Autonomie, à savoir le droit de décider et de choisir en première personne. Cette Autonomie qui est souvent critiquée mais qui encore, dans ces derniers temps, a produit un grand résultat : la disposition d’application qui prévoit le droit du Val d’Aoste à modifier la fiscalité. L’Union Valdôtaine l’avait proposé et l’Etat nous l’a reconnu. Sans Autonomie cela n’aurait pas été possible.  

JEUDI 10 mai 2018

15:44 COMICE DE CHATILLON - VENDREDI 11 MAI - BIBLIOTHEQUE - 21 HEURES Régionales 2018 COMICE DE CHATILLON - VENDREDI 11 MAI - BIBLIOTHEQUE - 21 HEURES COMICE AVEC LES CANDIDATES ET LES CANDIDATS DE L'UNION VALDOTAINE POUR LES ELECTIONS REGIONALES 2018 - CHATILLON - VENDREDI 11 MAI - BIBLIOTHEQUE - 21 HEURES - PARTICIPEZ NOMBREUX POUR SOUTENIR LA LISTE DE L'UV - VOTEZ ET FAITES VOTER LISTE N.8

MARDI 8 mai 2018

17:21 Lanièce al Miur per discutere della mobilità dei docenti dell’Istituto Superiore di Studi Musicali della Valle d'Aosta Sénat Lanièce al Miur per discutere della mobilità dei docenti dell’Istituto Superiore di Studi Musicali della Valle d'Aosta "Questo pomeriggio ho incontrato il capo legislativo del Ministero dell’Istruzione, avv. Pucciariello, per un confronto sulla problematica della mobilità del personale docente dell’Istituto Superiore di studi musicali della Valle d’Aosta.” Lo annuncia il senatore dell’Union Valdôtaine e vicepresidente del Gruppo per le Autonomie, Albert Lanièce. "Già nella scorsa legislatura, di concerto con l'Assessorato all'Istruzione della Regione Valle d'Aosta – spiega Lanièce – attraverso alcuni emendamenti mi ero fatto carico della questione sollecitata dal Direttore e dal corpo docenti del Conservatoire di Aosta. Trattandosi di un istituto pareggiato regionale, il personale è nell’impossibilità di chiedere il trasferimento verso altri istituti pareggiati nazionali. Tutto questo col tempo ha creato una situazione di stallo dell’organico, un caso praticamente unico nell’intero panorama AFAM. L’assenza di mobilità non consente il ricambio del corpo docente e quello generazionale. Tecnicamente occorre valutare l'applicazione di quanto previsto dal decreto legislativo 136/07, con cui gli istituti regionali pareggiati potrebbero accedere alla mobilità nazionale, pur senza richiedere la statizzazione dell’Istituto. L’incontro al MIUR è stato positivo. Il mio auspicio è che la questione possa risolversi al più presto, per andare così incontro alle esigenze di questo nostro importante Istituto e migliorare ulteriormente la qualità dell'offerta musicale in Valle d'Aosta.” 09:34 Le Sénateur Lanièce au Quirinale pour les colloques avec le Président Mattarella Sénat Le Sénateur Lanièce au Quirinale pour les colloques avec le Président Mattarella Le Sénateur Albert Lanièce a rencontré au Quirinale le Président de la République Mattarella avec les autres collègues du groupe parlementaire "Pour les Autonomies". "Abbiamo ribadito al Presidente Mattarella - dice il senatore Lanièce - la nostra preoccupazione per lo stallo politico che deve essere superato andando alla formazione di un nuovo Governo che affronti i temi cruciali del paese. Abbiamo inoltre segnalato il nostro possibile appoggio ad un Governo di responsabilità con l'obiettivo di sostenere la fragile ripresa economica, il sostegno delle realtà alpine e il rispetto dei nostri Statuti speciali di Autonomia. In particolare per la Valle d'Aosta abbiamo ribadito la necessità di un seggio al parlamento europeo e la previsione del principio della previa intesa nei rapporti Stato-Regione."

MARDI 24 avril 2018

09:03 Confini Italia-Svizzera: Lanièce sollecita risoluzione controversia Sénat Confini Italia-Svizzera: Lanièce sollecita risoluzione controversia In merito alla controversia sulla definizione dei confini tra Italia e Svizzera, in dettaglio tra Zermatt e Valtournenche, il Senatore valdostano Albert Lanièce, ha incontrato, oggi pomeriggio, presso il Ministero degli Affari Esteri, il Min. Plen. Rocco di Torrepadula. E' importante - spiega Lanièce - che nella riunione di Commissione con gli svizzeri che si terrà dal 2 al 4 maggio c.a., si prosegua il lavoro per cercare di risolvere la controversia creatasi con l'introduzione del confine mobile sui ghiacciai, con la conseguenza che alcune strutture, prima in territorio italiano, in particolare le strutture del ristorante Rifugio Guide del Cervino e l'adiacente Scuola di sci del Cervino, si trovano ora per ¾ in territorio svizzero". Il Sen. Lanièce ha ricevuto assicurazioni circa l'impegno dell'alto rappresentante del Ministero degli Affari Esteri, per trovare tutte le strade possibili che portino ad una risoluzione di questa criticità che sta causando notevoli disagi in un importante settore come quello del turismo di montagna.

VENDREDI 20 avril 2018

11:16 Elections régionales 2018 Régionales 2018 Elections régionales 2018 Être valdôtains, aimer le territoire, travailler en Vallée d’Aoste. L’autonomie est le moyen indispensable pour donner des réponses concrètes aux besoins individuels et collectifs de la Communauté Valdôtaine. Le travail est au centre de tout: pour trouver ce qui manque et ce qui finit, ce qui doit être correctement rétribué, capable de valoriser les compétences, de créer un futur pour les familles, pour donner vie et confiance aux jeunes et aux couples. L’histoire, qui a vu l’Union Valdôtaine toujours en première ligne sur les grandes conquêtes communes, enseigne qu’il y a des moments dans lesquels il est nécessaire de redresser la tête, d’innover, de projeter de nouveaux scénarios et de commencer à construire avec force et énergie. Il y a des moments dans lesquels il est nécessaire de donner de l’élan aux idées qui regardent à l’avenir, de rester unis et de se battre, pour sauvegarder sa propre identité et unité.

MARDI 17 avril 2018

15:52 Comice d'Ouverture de la campagne électorale UV pour les Elections Régionales 2018 Régionales 2018 Comice d'Ouverture de la campagne électorale UV pour les Elections Régionales 2018 Le Comice d'ouverture de la campagne électorale de l'UV pour les Elections régionales 2018 se tiendra samedi 21 avril à 20h30 à l'Auditorium communal de Pont-Saint-Martin.

LUNDI 16 avril 2018

12:14 Conférence de Presse de présentation de la liste des Candidats pour les élections régionales 2018 Régionales 2018 Conférence de Presse de présentation de la liste des Candidats pour les élections régionales 2018 La conférence de Presse de présentation de la liste de l’Union Valdôtaine pour les prochaines élections régionales 2018 aura lieu jeudi 19 avril à 17h30 dans la Salle du Restaurant Ancien Braconnier de Sarre, loc. Beuvé n.8. La rencontre avec les journalistes sera l’occasion pour présenter les candidats de la liste, les thèmes du programme de l’Union Valdôtaine et l’organisation de la campagne électorale. Nos candidats 1. ANGLESIO Vittorio Stefano
 2. AVATI Domenico detto Mimmo
 3. BACCEGA Mauro
 4. BADERY Ornella
 5. BAROCCO Giovanni
 6. BIANCHI Luca
 7. BIELLER Riccardo Piero
 8. BOSONIN Lucio
 9. CARRADORE Patrizia
 10. CHABOD Osvaldo
 11. CHATILLARD Domenico
 12. COURMOZ Susanna
 13. CRETON Joël
 14. EVANGELISTI Raffaele
 15. FARCOZ Joël
 16. GALASSI Cristina
 17. GIORDANO Bruno
 18. GUIDI Katia
 19. LAVEVAZ Erik
 20. MACHET Cristina
 21. MERLIN Giacinta
 22. MEYNET Ivana
 23. MONGEROD Gianni
 24. MONTANARI Enrico Giuseppe
 25. MONTANELLI Moira
 26. MORET Riccardo
 27. MUNIER Françoise
 28. PEINETTI Flavio
 29. PRETTICO Nicola
 30. REGAZZONI Luciano
 31. RINI Emily Marinella
 32. ROLLANDIN Augusto
 33. SORBARA Marco
 34. TESTOLIN Renzo
 35. VIERIN Adriana 11:50 Présentation de la liste de l'UV pour les Elections régionales 2018 Régionales 2018 Présentation de la liste de l'UV pour les Elections régionales 2018 Hier, dimanche 15 avril 2018 ont été présentées au bureau électoral du Tribunal d’Aoste le symbole de la liste de l’Union Valdôtaine et la liste des candidats et des candidates pour les prochaines élections régionales du 20 mai 2018.

VENDREDI 13 avril 2018

11:58 Deuxième tour de colloques au Quirinale avec le Président Mattarella, pour le Sénateur Lanièce Sénat Deuxième tour de colloques au Quirinale avec le Président Mattarella, pour le Sénateur Lanièce Le Sénateur Lanièce avec les collègues du Groupe parlementaire Per le Autonomie, a participé à la deuxième rencontre au Quirinale à Rome, avec le Président de la République Sergio Mattarella pour les colloques sur la formation du nouveau Gouvernement Italien. « Pour la Vallée d’Aoste – a déclaré le Sénateur Lanièce en fin de rencontre - il est nécessaire un siège au Parlement Européen et prévoir le principe de la « previa intesa » entre l’Etat italien et la Région. Nous avons aussi exprimé notre préoccupation au Président Mattarella pour l’impasse gouvernementale. Il faut avoir un Gouvernement avec ses pleines fonctions. »
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Vie de l'Union18 Décembre 2017 - 22:58

40 ans après, la contribution de Séverin Caveri: protagoniste d’une saison irrépétible de notre Vallée

Rappeler Séverin Caveri signifie parcourir le temps à rebours, jusqu’à l’« heure zéro » de notre Autonomie, jusqu’au moment où la deuxième guerre mondiale, par la défaite de la dictature suite à la Résistance et à la Libération, laissa l’espace à l’espoir et à l’expression des ambitions et des volontés d’un peuple.

C’est dans cette saison de l’histoire que, homme dynamique et porteur d’une culture humaniste (il devint avocat, après son doctorat universitaire en droit), il prit à cœur l’avenir de notre terre, en devenant l’un des plus fervents souteneurs de la cause valdôtaine.

Le 13 septembre 1945, à savoir six jours après la promulgation des arrêtés du Lieutenant du Royaume (le berceau juridique de notre spécialité), il fut une des seize personnalités (avec lui, entre autres, Maria Ida Viglino, Aimé Berthet, Albert Deffeyes et Joseph Bréan) qui se groupèrent afin de donner le jour à notre Mouvement, défini dans son acte de fondation « une association valdôtaine ayant pour but de promouvoir et de défendre les intérêts de la Vallée d'Aoste », ayant pour but de « réaliser la souveraineté politique du Val d'Aoste par les voies démocratiques afin de seconder l'aspiration du peuple à l'autogouvernement dans le cadre d'une Europe des peuples ».

Il en devint tout naturellement un « leader », et son premier Président, et autant naturelle fut son introduction dans le Conseil de la Vallée nommé par le Comité de Libération Nationale, qui siégea pour la première fois le 10 janvier 1946, en élisant Federico Chabod en tant que Président. Dans cette phase, il se distingua pour la combattivité dans l’expression de l’insatisfaction de notre Mouvement (qui célébra son premier Congrès le 28 février à Morgex) et de notre peuple vis-à-vis de la structure régionaliste du nouvel organisme, jugée trop timide et faible.

C’est ainsi que le 7 mars, l’UV se fit promotrice au Conseil de la Vallée d’un ordre du jour demandant la garantie internationale pour l’Autonomie valdôtaine. Il ne fut pas discuté et une manifestation populaire, le 26 du même mois, entraina les démissions du président Chabod, retirées sur requête unanime du Conseil. Le 2 juin, les valdôtains choisirent majoritairement la République, au référendum constitutionnel, et en octobre notre Mouvement tint son deuxième Congrès, à Verrès. Le 17 octobre, Federico Chabod donna définitivement ses démissions : c’est Sévenir Caveri qui le remplaça, élu le 24 octobre.

Il resta en charge jusqu’au 20 mai 1949. Lors de ce mandat, le Conseil adopta - entre autres – un projet de Statut spécial d’Autonomie, mais l’Assemblée constituante ne le prit pas en considération et promulgua, le 26 février 1948, le texte approuvé le 31 janvier. Entre temps, en 1947, se déroulent le quatrième et cinquième Congrès de l’UV. 

Aux premières élections régionales du 24 avril 1949, la liste bâtie sur l’alliance entre Union Valdôtaine et la Démocratie Chrétienne remporta 28 élus sur 35. Séverin Caveri fut parmi ceux-ci et il devint président du Gouvernement qui se préfixa de « relever la Vallée d’Aoste des ruines de la guerre et du centralisme ».

Il remplit ces fonctions jusqu’au 8 décembre 1954. La période fut marquée par les malaises montant à l’égard des retards de l’État dans l’application du Statut spécial d’Autonomie, notamment des dispositions concernant la « Zone franche ». Ces mécontentements mirent en crise le rapport entre l’UV et la DC, suite aux attitudes serviles des démocrates-chrétiens d’Aoste vis-à-vis des « diktats » romains et à l’attitude anti-autonomiste du gouvernement national.

Ces tensions entre les deux forces éclatèrent lorsque la majorité des représentants de la DC au Conseil de la Vallée démissionna, afin de provoquer la chute de l’Exécutif Caveri et aboutir à des élections anticipées. La tentative fut bloquée par notre Mouvement, qui choisit de former un gouvernement provisoire avec la gauche, en permettant la conclusion du mandat.

Les élections régionales du 14 novembre 1954 furent le fruit d’une nouvelle loi majoritaire, qui écrasa l’UV, n’obtenant qu’un seul conseiller : madame Marie-Celeste Perruchon, veuve du martyr Chanoux. Le Gouvernement démo-chrétien qui s’installa tout de suite, en 1955 accepta un mécanisme de répartition financière tout à fait négatif pour l’économie de la Région.

L’Exécutif régional présidé par Vittorino Bondaz ne semblait pas trop se tracasser ni de la situation, ni du sentiment adverse montant de la communauté, qui prima les revendications et l’attitude de l’Union Valdôtaine, avant tout par la conquête de 32 communes aux élections municipales de 1956 et, ensuite, en faisant des candidats unionistes et des gauches aux politiques de mai 1958 les nouveaux parlementaires de notre région: Séverin Caveri fut ainsi élu à la Chambre des députés.

Il resta à Rome, en abordant différents dossiers cruciaux pour notre région, jusqu’au 15 mai 1963. Deux jours avant la fin du mandat, il fut confirmé, lors du renouveau du Comité exécutif de la part du Comité central, en tant que président de l’Union Valdôtaine. En plus de cela, au mois d’octobre, il fut élu à nouveau au Conseil de la Vallée : il conduit, pour la troisième fois, un Gouvernement régional, le cinquième, issu d’une majorité entre UV, PCI et PSI.

C’est la période qui jeta les bases pour une grande modernisation de notre Vallée: l’Assemblée régionale et ses organes exploitèrent au maximum les compétences législatives et administratives leur étant propres, afin d’aider l’agriculture de montagne, développer le tourisme et bâtir les infrastructures indispensables à améliorer la qualité de la vie de la population. Parmi celles-ci, le cas est de rappeler le percement des tunnels du Grand-Saint-Bernard, inauguré en 1964 et du Mont-Blanc, réalisé en 1965.

Protagoniste indiscutable de cette phase de développement, et destinataire d’une estimation de la part de la communauté, qui le fit confirmer président de l’UV en 1967, Séverin Caveri eut son élection confirmée lors des régionales du 21 avril 1968. C’étaient les années de l’opposition unioniste (commencée par l’installation en 1966, de la part d’un commissaire nommé par le Conseil des Ministres, d’une coalition guidée par la Démocratie Chrétienne, exclue pendant longtemps du pouvoir), avec Caveri qui travailla donc en tant que « simple » conseiller.

Des tensions montèrent, à cette époque, dans l’Union Valdôtaine : un premier noyau de ressortissants du Mouvement avait fondé le « Rassemblement Valdôtain » (contestant l’alliance avec les communistes) à la fin des années soixante, tandis qu’en 1972 c’est l’« Union Valdôtaine Progressiste » qui vit le jour, animée par des anciens adhérents qui se disaient contre le rapprochement UV-DC.

La situation chambarda l’Union, qui renouvela ses organes dirigeants le 4 et le 25 mars 1973 : la longue page écrite par Séverin Caveri fut tournée et Mario Andrione vint élu secrétaire général provisoire. Le 10 juin se déroulèrent les élections régionales : les dernières auxquelles Caveri participa. Lors de cette expérience au sein de l’Assemblée (où le front autonomiste était désormais divisé en trois tronçons), il remplit la charge de Président du Conseil, jusqu’au 19 décembre 1977, date de sa mort. Il quitta sa famille et cette terre à 69 ans, après une vie consacrée à notre Vallée et à ses institutions, desquelles il vit une saison sans égal, en offrant une contribution pour laquelle nous lui sommes redevables quarante ans après.