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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 21 avr 2018 - 20:43

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

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Le coin du président

MARDI 24 novembre 2015

17:31 Sezione di Ayas: sensazionalismi fuori luogo Sezione di Ayas: sensazionalismi fuori luogo Spiace vedere come certi organi di informazione pieghino le cose a favore di sensazionalismi fuori luogo. Mi riferisco al caso della sezione di Ayas. Dopo alcuni lanci di notizie online mi sono preoccupato di verificare se il Presidente della sezione, l’amico ed unionista Ivan Merlet avesse effettivamente proferito le parole che gli sono state attribuite in alcuni recenti articoli. E’ stato un piacere reciproco sentirci, d’altronde sia Ivan, sia il sottoscritto siamo, innanzitutto Unionisti e intendiamo rimanerlo. Preciso che sono stato autorizzato a ribadire questo concetto anche a nome suo. La dimissioni di Ivan da Presidente erano già state annunciate, in tempi non sospetti, per ragioni di impegni personali che nulla hanno a che vedere con la questione della MonterosaSki. Associarle, impropriamente, a questa vicenda è una mancanza di rispetto nei suoi confronti. Quanto alla questione della nomina del cda si trattava, come si può ben capire di una competenza che non appartiene al Mouvement, ne al suo Presidente né al Comité Fédéral. Ovviamente ciò è a conoscenza di tutti gli unionisti con i quali avremo peraltro modo di fare tutti gli approfondimenti del caso nel corso degli incontri che stiamo svolgendo con le sezioni proprio in questi giorni. Ennio Pastoret 11:12 Fluctuac Nec Mergitur Fluctuac Nec Mergitur J’ai été 3 jours à Paris pour rendre visite à ma fille après les événements du 13 novembre dernier. C’est normal, pour un parent, de se soucier. On veut voir, on veut constater, on veut partager. C’est ainsi que, lorsqu’elle n’était pas à la fac, on a flâné dans différents endroits selon des habitudes consolidées, après quatre ans de vie dans cette ville cosmopolite et ouverte. Dans ces jours le mot d’ordre de tout le monde était celui de ne pas se faire avoir, de ne pas renoncer à vivre comme auparavant. Chose difficile. Malgré toute apparence le climat est lourd. Les gens arborent une sorte d’indifférence, mais on perçoit un malaise de fond qui accompagne tout le monde. On le sent dans le métro, sur les trottoirs, dans les magasins, au restaurant ou au supermarché. La police et l’armée sont présentes partout. Les gendarmes, lorsqu’ils demandent les papiers et contrôlent les sacs et les personnes, sont souvent remerciés pour ça. On leur souhaite le bonjour et le bon travail. Si dans le passé les personnes auraient pu être gênées par ces présences aujourd’hui elles en sont rassurés. La politique bavarde et assourdissante, elle est, pour le moment, silencieuse. Le Président de la République et les responsables gouvernementaux sont les seuls à paraitre et ce que pour des raisons d’ordre publique ou d’organisation militaire. Il y a comme un sentiment de désorientation générale. D’ailleurs celui-ci est le moment de l’incertitude. Les gens sont conscients de ce qui s’est passé, mais ils n’arrivent pas à réaliser comment cela ait pu se produire et surtout pourquoi on a touché aux gens normaux, aux jeunes, à leur vie et leurs espoirs. Et ce sont les jeunes, ciblés par ces actes ignobles, qui sont en train de devenir les protagonistes d’une solidarité internationale plus ample de ce qu’on n’aurait jamais imaginé. Désormais les lieux de l’horreur, comme le Bataclan, même sous une pluie battante, chassée par un vent pénétrant, font l’objet d’un pèlerinage incessant où se recueillent une douleur collective immense, mais aussi l’envie de vivre, malgré tout. Les photos écœurantes de ces jeunes filles et de ces jeunes garçons qui ont été victimes de cette tuerie, peuplent davantage tous les alentours. Dans ces jours les drapeaux et les fleurs étaient mouillés par l’eau. Les bougies que les parisiens avaient allumées, par des milliers et des milliers, étaient éteintes, mais il y avait encore des personnes qui continuaient à arriver sans cesse et à en déposer d’autres, en essayent de les allumer ne s’il fût que pour un instant. Dans le passé les terroristes avaient ciblé des symboles pour mieux publiciser leurs actions. Aujourd’hui ils s’en sont pris aux gens normaux, aux jeunes. Sans le vouloir ils ont crée, à leur tour des symboles. C’est une génération entière qui a été touchée et les jeunes sont devenu, eux même un symbole fort et d’énorme ampleur. Devant les lieux meurtriers du 13 novembre, dans les messages que les gens ont déposé, on retrouve les langues et les drapeaux du monde entier. L’offense mortelle qui a été adressée contre ces nouvelles générations est en train de se traduire dans un sentiment fort et partagé qui s’étale désormais dans toute la planète. Un sentiment plus puissant et opposé à celui du fanatisme des assassins du Daech du 13 novembre. Un sentiment qui, même dans ces temps de douleur, regarde à la joie et à la volonté de vivre. C’est le sentiment que les terroristes ne connaissent pas, plus puissants d’eux, de leurs actions et qui a déjà commencé à les affaiblir.

LUNDI 23 novembre 2015

12:14 Conférence des Peuples de Langue Française Conférence des Peuples de Langue Française Samedi 21 novembre s’est réuni à Bruxelles, le Comité permanent de la Conférence des Peuples de Langue Française (CPLF), convoquée par son actuel Président, Olivier Maingain. Le Comité est composé par les membres fondateurs de la CPLF, à savoir les Québécois, les Wallons du DéFI (Démocratie Fédéraliste Indépendant), le Mouvement Autonomiste Jurassien et l’Union Valdôtaine. La rencontre était nécessaire et moi-même je l’avais sollicitée il y a un an à l’occasion de la fête du Peuple Jurassien à Delémont. La date a donc été fixée bien à l’avance et on a choisi cette période qui était convenable pour tous, après les rentrées parlementaires et la célébration des différents Congrès. Mais la présence et la contigüité, en Belgique, des cellules terroristes qui avaient produits les attentas de Paris, ont fortement conditionné notre journée. Après quelques jours de visite à ma fille, qui habite Paris, le samedi matin, via tgv, à 9h30, je suis arrivé dans une Bruxelles presque déserte, blindée par la police et l’armée, dans laquelle avait été décrété l’état d’alerte maximal. Fermés le métro, les magasins, les commerces. Une inquiétude persistante et tangible de la part de tout le monde paraissait couvrir la ville comme un linceul. Cependant chaque délégation a pu joindre la Maison de la Francité, à pied ou avec les rares taxis, où la rencontre avait été prévue. Notre réunion s’est ténue régulièrement, même si elle a été perturbée par le fait que Olivier Maingain, faisant partie de la cellule de crise de l’ordre public, à du abandonner notre séance de travail pour des raisons d’urgences. En fait, comme on a pu le savoir à son retour, en fin de matinée, à chaque moment la situation paraissait évoluer toujours plus négativement. En fin de réunion, lorsque on aurait du partager l’invitation de Olivier de nous rendre, tous ensemble, à déjeuner, il y a eu la sérieuse possibilité qu’après la fermeture d’autres gares, aussi celle du Midi, lieu de départ du tgv pour Paris, aurait été fermée. Question donc de s’y rendre immédiatement, accompagné par Olivier avec sa voiture. On a pu monter sur le train après un contrôle au peigne fin de la part de la police, mais sans aucune formalité pour l’assignation des places et ce même si le train que j’empruntais n’était pas celui que j’avais réservé auparavant. Le message était clair : partez dès que vous pouvez le faire et prenez les places que vous trouvez. En voyage contrôle ultérieur, papiers à la main, de la part des polices Belge et Française et enfin, à la Gare du Nord à Paris bagages fouillés, un à un, pour tous les passagers, y compris les enfants, avant de quitter les quais. Malgré ce climat, que j’ai bien voulu partager avec nos lecteurs, nous avons conclus nos travaux, en les abrégeant puisque les consignes de départ imposaient de nous séparer. Prochaine rencontre, à l’occasion des journées de la francophonie 2016. On a établi que celle-ci sera la période pendant laquelle nous prévoirons nos rencontres futures, avec le souhait, bien sur, que cela puisse se faire dans des conditions moins extrêmes.

JEUDI 29 octobre 2015

11:08 Jura de Vienne 1815 à Moutier 2017 Jura de Vienne 1815 à Moutier 2017 Les 12 et 13 septembre ont eu lieu les célébrations de la 68ème fête du Peuple Jurassien. Cette année, pour des raisons liées à l’organisation de notre Congrès du 70ème, il n’y a pas eu de délégation de l’Union Valdôtaine à Delémont ou se tenaient les deux journées de fête et de politique Jurassienne. 68 ans pour le Jura, 70 ans pour l’Union Valdôtaine ! On voit bien que ces volontés d’unir des peuples dans l’utopie de les voir souverains se sont concrétisées après le grand conflit mondial qui avait endeuillé l’Europe. Mais ces tensions idéales, ces recherches d’affirmations identitaires ont mûri bien avant. Elles sont les conséquences d’héritages historiques et de particularismes culturels et sociaux qui se sont maintenus vivants. Nous retrouvons dans nos respectifs passés les traces et les raisons d’être de nos communautés. Les grands changements survenus au fil du temps n’ont pas su et n’ont pas pu, éteindre leurs désirs de liberté. On nous dit souvent que l’histoire avance en aplatissant les différences et que la globalisation incombe sur les petites communautés, sur leurs langues et sur leurs cultures et qu’elles n’auront aucun espoir dans les temps à venir. Ce n’est pas toujours ainsi. Seul ceux qui sont résignés s’inclinent devant ces arguments. Dans le cas du Jura il suffit de faire un bond à rebours, revenant au Congrès de Viennes d’il y a 200 ans quand l’ancien Evêché de Bale, l’actuel Jura, fut annexé au canton de Berne pour constater que ces théories sont souvent destinées naufrager. Les grandes puissances, les diplomates, savants et rusés, voulant établir un nouveau ordre mondial, pensaient, alors, comme beaucoup le font encore aujourd’hui, qu’une petite et insignifiante communauté aurait été rapidement écrasée par la moule du temps et de l’oubli. Mais après presque deux siècles de soumissions et de résistance, le plébiscite du 23 juin 1974, a sanctionné la séparation de Berne. Le Jura a ainsi reconquis sa liberté. Et maintenant, après 40 ans, le 18 juin 2017 se tiendra encor un ultérieur plébiscite pour permettre à d’autres villes, Moutier en particulier, de choisir l’appartenance à Berne ou au Jura. Après l’Ecosse, après la Catalogne, le 18 juin 2017, il aura un autre référendum pour l’autonomie et l’indépendance. Il s’agira d’un moment inoubliable qui permettra à nos confrères Jurassiens d’exercer encore le droit de choisir leur futur. Nous reviendrons sur la question Jurassienne puisque nous soutiendront avec plaisir leur cause et nous serons avec eux le 18 juin 2017 à Moutier. Entre temps si on veut en savoir un peu plus sur les sentiments des Jurassiens au sujet du Congrès de Vienne voilà un extrait d’un article d’Alain Charpilloz, paru sur « Le Jura Libre » à l’occasion des célébrations du bicentenaire du Congrès le 22 aout à Orvin. EP En 1938, l'Allemagne hitlérienne annexa l'Autriche, unifiant ainsi deux pays allemands. On appela cela l'Anschluss. On trouve très peu de monde en Autriche pour célébrer l'événement. On devine pourquoi. Un autre Anschluss se produisit en 1815, quand le canton de Berne annexa l'ancien Evêché de Bâle, un petit Etat du Saint Empire resté indépendant durant près de huit siècles. Il s'est trouvé quelques à-plat-ventristes et une poignée de renégats pour célébrer ce mal• heur le 22 août à Orvin.  On aura noté dans cette fine équipe un certain Pierre-Alain Schnegg, qui n'est certes pas responsable de son nom évocateur, puisque les escargots avancent sur le ventre et laissent derrière eux une traînée de bave. En revanche, il est responsable de ses actes et de l'incompatibilité entre son rôle de président de l'hôpital régional et d'orateur de cantine politicarde sans vergogne. Mais sait-il seulement ce que ce mot signifie? Etaient aussi présents à cette triste sauterie les Graber père et fille, les duettistes qui ne reculent devant aucune pitrerie, le premier s'étant spécialisé dans les falsifications historiques les plus abracadabrantes, comme nous l'avons déjà signalé dans ces colonnes. «En gémissant» Rappelons tout de même comment les contemporains ont vécu l'annexion. Le Doyen Morel, chef de file des protestants du Sud, écrivit que ce n'est «qu'en gémissant» que les Jurassiens accepteraient un tel sort. Pour mettre un peu d'ambiance, dans plusieurs villages du Sud, les Bernois placèrent un soldat en armes dans chaque maison par crainte de troubles. Ensuite, ce fut la longue et lourde tutelle, marquée par les persécutions religieuses, le pangermanisme éhonté les discriminations, les occupations militaires, les places d'armes comme châtiment, les interdits professionnels et, clou de cette histoire lamentable, les Jurassiens contraints de choisir entre leur unité et leur liberté. Aucun peuple de Suisse n'a été traité de manière aussi infâme. Aucun n'en serait sorti indemne. Chars blindés et chars à bancs Deux siècles après l'événement déclencheur de ces calamités, on peut évidemment juger que l'affaire est close, que le canton de Berne actuel n'est ni oppressif ni particulièrement mal géré, que le changement de canton n'a pas grande importance ou que le fédéralisme est appelé à disparaître. C'est un point de vue défendable, même si nous le jugeons erroné. Cependant, quand les Schnegg, Bühler, Graber ou Röthlisberger fêtent 1815, c'est autre chose: ils célèbrent l'annexion par leurs ancêtres d'un pays qui ne leur appartenait pas, un rapt, une séquestration, une mainmise, voire une main basse, dont furent victimes les Jurassiens établis sur leur terre. Soulignons que cette conquête ne s'est pas faite avec des chars blindés, mais avec des chars à bancs, différence de taille convenons-en. Il n'en reste pas moins que la spoliation était au bout du chemin. Que certains autochtones s'associent à ces cérémonies honteuses, c'est la preuve qu'on trouvera toujours des cocus pour porter la bannière à la Fête des Cornes. Ignobles Les fadaises prononcées par Jean-Pierre Graber, abonné au lèche-bottisme bernolâtre le plus niais, peuvent paraître grotesques à première vue. Mais en y réfléchissant, on se dit qu'en fêtant l'Anschluss de 1815, qui fut pour les Jurassiens à l'origine de tant de malheurs et de souffrances, on insulte la mémoire de nos pères et de nos mères. Ces pitreries crachent sur leurs humiliations, leurs luttes et leurs espoirs. Elles sont ignobles, tout simplement. Alain Charpilloz

LUNDI 5 octobre 2015

09:56 Congrès du 3 octobre 2015 - Rapport du Président de l'Union Valdôtaine, Ennio Pastoret Congrès du 3 octobre 2015 - Rapport du Président de l'Union Valdôtaine, Ennio Pastoret C’est pour moi un grand honneur vous souhaiter la bienvenue, aujourd’hui, à la célébration de ce 70ème de l’Union Valdôtaine. Merci pour avoir accepté notre invitation. Merci à celles et ceux qui sont ici et à tous ceux qui l'auraient voulu et n'ont pas pu y être et qui nous ont envoyé des messages de souhaits. Aujourd'hui pour nous c'est une fête et nous n'avons pas donc prévu de débat à l'exception des invités venant d'ailleurs. 70 ans se sont écoulés depuis ce 13 septembre 1945 où seize patriotes issus de l’expérience de la Résistance contre le Fascisme décidèrent de fonder un mouvement, sur la base des principes de la « Déclaration de Chivasso » et de la pensée fédéraliste de la « Jeune Vallée d’Aoste », pour inviter les Valdotains à se battre pour conquérir une Autonomie plus vaste de celle que l’État italien venait de reconnaître le 7 septembre précédent avec le décret 545. A partir de là, tout au long de ces 70 ans l’Union Valdôtaine n'a jamais renoncé à se battre pour défendre les spécificités sociales, politiques, culturelles et économiques de la Vallée d'Aoste. Pendant cette longue période il y a eu, de la part de l'UV, des conquêtes importantes et des déceptions douloureuses. Mais toutes les luttes que l'UV a entreprises et conduites lui ont quand même permis de s'enraciner profondément dans le panorama politique du Pays d'Aoste et dans l'esprit des Valdôtaines et des Valdôtains. Celui de l'Union Valdotaine a été un long parcours. Parsemé d'obstacles, de luttes, d'engagements et souvent aussi de souffrances. Le long chemin de l'Autonomie a demandé un prix lourd à des femmes et des hommes qui ont milité sous les drapeaux du Mouvement. Les déceptions politiques dispensent généreusement des souffrances. Cependant ces personnes ont contribué à développer progressivement cette Vallée d’Aoste qui en 1945 était un pays pauvre, blessé, partagé par des lacérations profondes. Nous regardons avec du respect et de l'admiration ces devanciers qui ont su trouver l'enthousiasme, la force, le courage, pour se battre, longuement et avec acharnement, pour essayer de reconquérir leurs anciennes libertés et pour fonder un système d'Autonomie à la hauteur des espoirs du temps. Tout au long de cette longue histoire beaucoup de personnes se sont rapprochées de l'Union Valdôtaine qui, d'ailleurs, n'a pas déployé ses efforts seulement dans l'arène politique. Notre Mouvement, malgré ses petites dimensions, a produit un grand effort pour éveiller les esprits et pour animer le débat politique au Val d’Aoste. Mais plusieurs personnes ont aussi donné lieu à une intense production littéraire. Tous juste pour en citer quelqu’un: Severino Caveri, Corrado Gex, Bruno Salvadori, Alexis Bétemps, J.C. Perrin, Emile Proment et nombre d'autres encore, ont produit des recherches, des études, des articles de grande actualité et on contribué ainsi à l'enrichissement culturel de notre Région. Tout au long de sa vie l'Union Valdôtaine a connu des phases politiques alternes et à différents moments de sa vie elle a subi des scissions et des abandons. Nous inscrivons parmi nos douleurs et nos déceptions aussi ces divergences. Mais, peut être ça n’aurait pas été possible que les choses aillent différemment. Sur un laps de temps aussi long, tant de choses se passent tant de choses et les visions que l’on a du monde peuvent fatalement diverger. En effet si nous y réfléchissons nous voyons que l'UV a traversé les changements plus incroyables du XX siècle, allant de la deuxième guerre mondiale, à la guerre froide, à la chute des idéologies et du communisme, pour arriver, enfin aux années 1990 qui ont sanctionné la disparition des partis stato-nationaux traditionnels et la naissance d’autres formations politiques qui se proposaient d’aller au-delà de l'ainsi dite « prima repubblica ». L'Union a survécu à tous ces brassages et elle a continué, même avec une certaine obstination, à rester ancrée à ses traditions. Elle a gardé son nom, ses symboles, ses devises, même si les bouillonnements politiques continuels et les effets de la crise économique, qui a frappé le monde à plusieurs reprises, affaiblissaient ultérieurement les modèles traditionnels. L'Union Valdôtaine est un Mouvement fédéraliste dès son origine. Ses Statuts l'affirment. Elle à toujours clairement dit vouloir atteindre la souveraineté de la Vallée d'Aoste à travers la réalisation et l'affirmation du fédéralisme, la seule voie possible pour contrecarrer les centralismes des Etats et des pouvoirs économiques que ceux actuels de l'UE. Dans les dernières décennies notre pensée fédéraliste et notre vision du monde sont entrées en compétition, surtout en Italie, avec une politique qui a souvent utilisé des slogans pour cacher son incapacité d'être propositive. Une politique de l’apparence, qui, parfois, a charmé les gens. Mais sans des projets définis, sans des visions d’ensembles, sans des parcours clairs à proposer. C'est ainsi qu'elle s'est recroquevillée sur elle-même, qu’elle a perdu l'intérêt et l’enthousiasme des gens et qu’elle a été secouée par une grave crise d'identité et de crédibilité. Le décès de la « deuxième république » est déjà dans les faits. Il y a des tremblements de terre qui assomment des partis et en voient renaître d'autres. Et parmi ceux-ci, de vieille ou nouvelle génération, il est difficile de voir privilégier les principes au les idéaux. Il est plus facile entendre parler d'affaires, d'argent, de finances. Nous pensons que la politique à une mission à accomplir : celle de s'occuper des besoins de la Communauté et de s'y dédier. La politique a aussi une fonction éducative. Elle à le devoir de partager avec les gens ses choix et ses parcours. Lorsque cela n'arrive pas la confiance des personnes s'évapore. Nous, l'Union Valdôtaine avec le travail de nos antennes et de nos Sections sur le territoire nous avons essayé de rester ancrés à l’actualité des thèmes et des besoins de notre Communauté. Malgré que la désaffection à la politique soit davantage répandue et généralisée nos militants, nos Sections, leurs Présidents et leurs Comités de Direction, à qui vont tous nos remerciements et notre reconnaissance, ont gardé allumée la flamme de l’Union Valdôtaine en permettant au Mouvement de conserver une large confiance de la part des électrices et des électeurs. Il y a des moments où cette désaffection risque d'être particulièrement nuisible. Lorsque sont cours des grands changements, desquels la politique doit s'occuper, elle devrait pouvoir partager davantage ses choix et ses parcours avec les gens. Aujourd’hui le monde entier est concerné et ravagé par une guerre asymétrique diffuse et par des disparités socio-économiques qui provoquent des exodes aux dimensions bibliques. Ce qui se passe aujourd’hui dans le bassin de la Méditerranée soumet à une dure épreuve les valeurs humanistes que notre civilisation a élaborées dans ces derniers siècles et nous impose, à nous aussi, les Valdôtains, de nous confronter à des cultures avec lesquelles le dialogue est parfois difficile et qui sont en train de s’installer en Europe et aussi chez nous de manière massive et permanente. Cela nous concerne tous. Déjà depuis quelque dizaines d'années notre population a beaucoup augmenté. Il y a une nouvelle société qui habite au Val d’Aoste avec laquelle il l’on se doit de partager le sentiment d’appartenance à notre territoire et à notre culture. Tout au long du temps la Vallée d'Aoste a déjà connu ces passages, ainsi que l'Union Valdôtaine tout au long de son histoire. Dans le futur immédiat ce sera vital que nous nous interrogions sur notre avenir de peuple minoritaire et sur la nécessité du maintien d’une conscience communautaire fondée sur un particularisme culturel et linguistique dont la reconnaissance est le fondement du régime politique et administratif garanti par le Statut spécial d’autonomie. Nous avions regardé avec espoir à l'intégration européenne. Mais les espoirs de vivre dans une Union Européenne capable de sauvegarder ses identités et l’ensemble de ses cultures pour dépasser les visions géopolitiques du millénaire précédent sont assez faibles. L'Europe a des difficultés à comprendre que le désir d’autogouvernement qui se manifeste dans plusieurs Pays de l’Union Européenne est une exigence qui se fonde sur la nécessité de pouvoir appliquer des politiques de proximité permettant de répondre convenablement aux besoins des Communautés d’appartenance. Des Communautés qui sont bien conscientes que l’autonomie et l’autogouvernement ne sont pas des facteurs de privilège mais l’assomption de la grande responsabilité de savoir gérer, en première personne, sa propre vie et son organisation sociale. Ces jours-ci la Catalogne a lancé un message qui allait au cœur de la question du droit à l’autogouvernement et à souveraineté politique d’un Peuple et c’est de l’Europe que sont venues les menaces les plus dures. D’une part elle applique des contraintes économiques importantes pour les pays membres et de l’autre côté elle menace les communautés comme l’Ecosse et la Catalogne qui veulent régler, à l’intérieur de leurs Etats d’appartenance, des questions de démocratie interne. Entre temps elle ignore des phénomènes assez plus graves qui menacent de près son existence même, comme la construction de murs de séparation ou la mise en discussion des principes du traité de Schengen. Aujourd’hui, ici, au cœur des Alpes, d'un coté comme de l'autre, il y a de plus en plus de communautés qui s’interrogent sur leur avenir. Nous sommes franchement préoccupé pour ce qui est en train de se produire en Italie, où la crise actuelle et les poussées centralistes de certains secteurs de l’État, sollicitées par une opinion publique savamment instrumentalisée attaquent les acquis institutionnels qui sont le fruit de la lutte antitotalitaire et des sacrifices de nos devanciers. Il est nécessaire de renforcer le front autonomiste et de réaffirmer avec conviction les raisons, les racines, le fondement et les issues du régime autonome valdôtain, qui est la conditio sine qua non de la survie du peuple valdôtain en tant que tel. Cette lutte ne concerne pas seulement le Val d’Aoste, d'autres réalités y sont concernées. Nous avons demandé à des Mouvements et des Partis politiques amis de partager avec nous cet après-midi, puisque nous sommes conscient que seulement en unissant nos forces nous pourrons faire entendre davantage nos voix. Certes nous partons de situations différentes. Au Val d'Aoste, au Sud – Tyrol, dans la Province de Trento, nous jouissons d'une d'Autonomie. Ce n'est pas ainsi pour les amis de l'Oltre PO ou du BARD de Belluno qui sont à la recherche d'espace d'autonomie. Nous pouvons être réciproquement utiles les uns aux autres. Tout au long de la chaine des Alpes et dans l'Europe même il y d'autres réalités et d'autres communautés qui ont nos même désirs de rejoindre leur souveraineté. Avec eux nous voulons tisser d’autres et d’ultérieurs espaces de collaboration et d’alliance. C’est le cas des amis Jurassiens, avec qui nous partageons une longue amitié et d'autre qui n'ont pas pu nous joindre du Pays Basque à la Catalogne. C'est avec cet esprit que le 16 février 2015, à Trento, le Sénateur Franco Panizza, secrétaire du PATT, Philipp Achammer, obmann de SVP, Manuel Farina, secrétaire de l’UAL, et moi-même, pour l’UV nous avons signé un document politique en défense des prérogatives autonomistes de nos territoires, qui représente la base d’une réflexion commune qui a été partagée également par d’autre forces politiques autonomistes qui ont été invitées à suivre la rencontre, ainsi que par les présidents des Provinces de Trento et Bozen et de la Région Vallée d’Aoste. Nous craignons les progressives contraintes imposées par l'Europe aux Etats mêmes et nous devons avoir la force pour y résister. Nous pourrons le faire seulement en nous entraidant tous. Voilà pourquoi nous avons même ici, au cœur du Pays d'Aoste, entre différentes forces politiques, dans le respect des idées et des spécificités de chacun, la nécessité d'essayer d'unir nos diversités pour défendre la seule chose qui devrait nous rendre égaux et concordes : notre Autonomie et notre droit à l’autogouvernement. Entre temps nous nous réjouissons parce que dans ces derniers mois le cadre politique Valdôtain s’est renforcé. Le Parti Démocratique a été le protagoniste d’une alliance avec la majorité Autonomiste. Nous en sommes heureux. Nous y sommes arrivés après un parcours long, au cours duquel nous nous sommes longuement confrontés. La politique demande de trouver des synthèses et nous l’avons fait. Nous, l’Union Valdôtaine et nos alliés de Stella Alpina, sans renoncer à nos prérogatives, le PD, Gauche Valdôtaine sans renoncer aux siennes. Nous avons su, réciproquement, assurer le respect des uns envers les autres. Cela est la base de la politique si l’on veut réussir. Cette alliance pourra travailler pour assurer une gouvernabilité plus stable sur le plan administratif, mais aussi pour essayer de bâtir un projet de longue haleine pour les années à venir. La Vallée d’Aoste en a besoin. Et l’Union Valdôtaine veut continuer à remplir son rôle historique, en s’adressant encore aux habitants du Pays d’Aoste, aux Valdôtaines et aux Valdôtains d’origine et d’adoption, aux jeunes, aux travailleurs, aux retraités pour leur demander de participer à la construction d’un projet pour l’avenir. Mais nous n’avons pas la présomption de vouloir le faire tous seuls. Nous pensons qu’aujourd’hui serait extrêmement sage de unir les énergies pour renforcer les facteurs que nous partageons dans notre parcours Autonomiste qu’il nous revient de maintenir vivant. Merci de votre attention. Saint-Vincent le 3 octobre 2015

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