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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 6 déc 2019 - 11:52

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

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Vie de l'Union11 Novembre 2019 - 19:32

Le Congrès

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"L’EPANOUISSEMENT DES MOUVEMENTS AUTONOMISTES DANS L'EPOQUE DES POPULISMES ET DES NATIONALISMES"

Le 30 Novembre prochain nous célèbrerons à Gressan notre congrès annuel, le moment plus important de l’année pour la vie du Mouvement arrive cette année dans un tournant tout particulièrement délicat pour la politique Valdôtaine.
Le Conseil Fédéral a décidé un thème de actualité pour ce rendez-vous, un thème qui sera l’occasion pour un franc débat avec les mouvements amis de l’Union Valdôtaine sur le futur des autonomies, historiques et nouvelles, dans notre pays et du futur de notre Mouvement.

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MouvementVie de l'Union

LUNDI 2 décembre 2019

11:42 Motion Finale Motion Finale Le Congrès de l’Union Valdôtaine, réuni à Gressan Samedi 30 Novembre 2019, Ayant pris acte de la difficulté de poursuivre un parcours fédératif avec les autres forces autonomistes régionales ; En constatant que le parcours des autonomistes Valdôtains, même si pas univoque, doit être tout de même convergeant dans les objectifs. Ayant constaté la nécessité absolue de redonner des points de repère crédibles pour l’électorat autonomiste, qui représente toujours la grande majorité des valdôtains, qui en dépit de références fortes sera ensorcelé par la dérive populiste. Ayant constaté la nécessité de renouveler et renforcer l’esprit unioniste et relancer une activité vivace et un esprit proactif, afin de remettre les Unionistes et les Valdôtains au centre de l’activité politique, en particulier en visant à une participation active des inscrits et des sympathisants sur les thèmes généraux de la politique et de la vie des Valdôtains, tel que santé, système de protection sociale, agriculture, commerce, tourisme, environnement, instruction, travail, etc. Rappelant que pour l’Union Valdôtaine les Communes restent le pilier central du fédéralisme global invoqué par le premier article de nos Statuts. ------------------------------- Engage le Président, le Comité Fédéral, le Conseil Fédéral, toutes les sections et les élus à tout niveau à un effort extraordinaire pour le 2020, pour relancer l’Union Valdôtaine dans le futur, et pour un réel renouvellement des méthodes et des contenus de l’activité politique. L’Union Valdôtaine, reste le Mouvement faisant référence dans le monde autonomiste Valdôtain, et reste au centre de tout l’échiquier politique de notre région, mais un nouvel élan s’avère nécessaire. Engage le Comité Fédéral à nommer une commission, dans le plus bref délai, pour élaborer une mise à jour de nos Statuts, évidemment sans ébranler de nulle façon les articles identitaires et fondants de notre Mouvement, mais dans le but d’arriver d’ici le printemps prochain à un Congrès pour approuver les modifications proposées par la commission, qui puissent permettre un processus de partage et de discussion avec la base unioniste, sur le sillon de notre histoire de travail avec les sections, mais surtout autour de thèmes spécifiques, objet d’intérêt de la population Valdôtaine et, par conséquence naturelle, de la politique. Une nouvelle forme de participation active s’impose pour rapprocher les Valdôtains de la politique et de l’Union Valdôtaine. Engage tous les adhérents et les sympathisants à travailler avec conviction, jour après jour, pour expliquer le renouvelé esprit identitaire de l’Union Valdôtaine, afin de reconquérir la confiance de tous ceux qui se sont éloignés de notre famille, mais qui en partagent toujours les idéaux et les objectifs. Engage les élus et les organes du Mouvement à remettre les pendules à l’heure. Dans la politique régionale le Mouvement doit reprendre la centralité de la gestion politique, de concert avec le groupe des élus, mais en accordant toujours la priorité absolue à l’épanouissement du parcours de valorisation de l’identité de l’Union Valdôtaine en dépit de médiations forcées. Engage les organes du Mouvement à un parcours rigoureux dans la construction des listes des candidats à tout niveau, l’histoire politique et personnelle des candidats doit être le seul aspect à analyser, en dépit de la capacité présumée de « porter des voix ». Engage toutes les sections, en vue des élections municipales de 2020, à évaluer avec attention les alliances à aborder, sans vouloir donner des indications forcées, le Congrès demande de retenir préférables des accords qui concernent des mouvements autonomistes et à éviter des accords avec les forces nationalistes ou populistes. Engage le Comité fédéral à présenter aux sections et au Conseil Fédéral une ébauche de code éthique à discuter, pour donner des règles pour les nouvelles cotisations et les candidatures. Engage le Président et le Comité Fédéral à défendre, dans toutes les instances appropriées, le nom et l’histoire de l’Union Valdôtaine, de tous ceux qui maladroitement utiliseront de façon inopportunes le nom de notre Mouvement, afin que personne ne puisse entraver le parcours de reconstruction de l’image de l’Union Valdôtaine. 11:36 Congrès annuel. Intervention du Président Lavevaz Congrès annuel. Intervention du Président Lavevaz Chers Unionistes, chers invités, Au début de ce Congrès, je voudrais rappeler les unionistes que pendant cette dernière année sont décédés, malheureusement ils sont nombreux, mais je veux en particulier rappeler Ivana Meynet, présidente de la section de Sarre, qui nous a quitté il y a seulement quelque semaine, après une vie dédiée à sa famille, à son pays et à l’amour pour son travail. Je donne la plus chaleureuse des bienvenues à nos invités, qui aujourd'hui sont ici avec nous pour participer aux travaux de notre congrès annuel. Un congrès qui arrive dans un moment assez délicat de la politique valdôtaine, comme il n’y en a eu d’ailleurs un certain nombre dans la dernière année. J’ai décidé, pour ne pas ennuyer trop nos invités, de diviser mon intervention en deux partie, une première maintenant, autour du thème qu’on a choisi pour ce Congrès et la deuxième partie cet après-midi, pour ouvrir la discussion plus interne au Mouvement et pour donner l’occasion de quelque réflexion et intervention de votre part dans le débat qui suivra. Je suis heureux d’avoir avec nous des amis, quelqu’un de vieille date, quelqu’un plus jeune, qui ont voulu participer à ce débat que nous estimons être de grand intérêt dans ce moment historique tout en particulier. Dans ce premier an de mon mandat j’ai eu déjà quelque belle occasion de partage avec d’autres mouvements autonomises du nord-est de l’Italie, avec nos amis historiques du PATT et de SVP en particulier, je salue le nouveau secrétaire du Patt M. Simone Marchiori qui est succédé à M. Franco Panizza, auquel nous envoyons nos salutations plus cordiales, que nous connaissons très bien car il a souvent été présent à nos congrès, comme l’année passée lors de mon élection. J’ai eu d’ailleurs le plaisir d’être présent au Congrès du PATT dans lequel a eu lieu l’élection de M. Marchiori. Je salue également un autre ami, qui est souvent intervenu à nos Congrès, M. Pierre-André Compte du mouvement autonomiste jurassien. On a aussi l’honneur d’avoir avec nous, comme je viens de vous dire des nouveaux amis. Des amis qui sont en train de débuter des parcours pour arriver à des formes réelle de autogouvernement et autodétermination de leur peuple, je salue M Mauro Vaiani presidente del consiglio federale Comitato Libertà Toscana avec lequel et avec d’autres amis, du Veneto par exemple on a entamé des discours de grand intérêt. C’est une envergure nouvelle pour nous, de parler d’autonomie de régions à statut ordinaire, mais qui nous voit forcément concernés en tant que fédéralistes convaincus. La réforme du titre V de la constitution, en particulier l’art.116, permet de nouvelles formes d’autonomie aux régions à statut ordinaire, et le fait que ces groupes naissants regarde à nous et aux mouvements autonomistes historiques comme point de repère, fait notre fierté. A chaque occasion que nous avons eu de nous rencontrer, nous avons toujours été d’accord sur le fait de partager nos problèmes communs et surtout tacher de faire un front commun contre les menaces qui arrivent de ailleurs. On a partagé, encore pendant le dernier congrès du PATT du printemps derniers un nouveau document de collaboration, avec le but aussi d’avoir un poids de négociation plus important avec l’état Italien, tout comme avec l’Union Européenne. Avec les amis du Trentin évidemment en particulier pour les problématiques communes de la vie en montagne. J’espère vraiment que ces collaborations, pas seulement puissent continuer, mais assumer aussi des caractères d’organisation plus régulière, avec la constitution, par exemple d’une table permanente de travail, comme on a envisagé pendant une rencontre des mouvements autonomistes historiques à Udine. Je viens finalement à quelque réflexion, qui pourra être retenue ou pas par les amis qui interviendrons par la suite, sur le thème qu’on a choisi pour ce Congrès. L’épanouissement des mouvements autonomistes dans l’époque des populismes et des nationalismes. Le panorama politique a radicalement changé dans la dernière période, des réalités nouvelles sont arrivées dans nos régions, où les mouvements régionaux, depuis des décennies, avaient la pleine confiance de l’électorat, comme une tempête sans contrôle. Des mouvements d’envergure nationale, qui se sont encrés dans le tissu politique de nos régions en utilisant des nouveaux langages, des nouvelles formes de communication aux masses, des nouveaux arguments. Dans la plupart des cas, il s’agit de nouvelles réalités de droite radicale, voir même extrême, même souvent définies comme forces populistes, nationalistes et surtout en Italie et en France, « sovraniste ». Il ne faut pas, selon moi, sous-évaluer ce phénomène ou pire encore penser que ce soit un phénomène passager, car il est désormais enraciné dans la culture populaire. Il y a évidemment tout un tissu socio-économique qui a, sans aucune doute, contribué à rendre très fertile le terrain pour l’enracinement de ce type de politique. Il suffit de penser que ces forces, en particulier les forces de droite, joue continuellement sur les thèmes de l’immigration et sur la crainte de l’Islam. L’immigration est un problème, la Lega l’a fait devenir LE problème. Bien qu’il faut dire que les forces démocratiques et libérales ont aidé ce processus avec une grande faiblesse sur les thèmes qui naturellement leur appartiennent le plus, comme instruction, santé, travail. Ils ont préféré suivre les populistes sur leur terrain, sans en tirer rien, mais avec le seul résultat de rendre l’immigration le centre de tout pour l’opinion publique pendant des mois entiers. Le langage du populisme a imprégné les discours publiques, le résultat est que le populisme gagne même … quand il perd, comme quelqu’un a bien dit. On doit tacher d’analyser et de comprendre au fond ce phénomène pour pouvoir tirer quelque conclusion et pouvoir le contenir. Le populisme est un état d’âme, une prédisposition selon laquelle le peuple est toujours mieux que la classe politique qui gouverne, le peuple est un tout homogène, une entité singulière, sans distinction aucune. Dans le passé le peuple a été fait coïncider avec la race, l’ethnie, aujourd’hui avec une nation. Cette masse uniforme menacée par les dangers les plus différents, porte les leaders de ces mouvements à avoir, comme seul but, de dire ce que le peuple veut entendre et faire ce que le peuple veut qu’il soit fait. La synthèse est de donner des réponses simples, parfois banales, à des problèmes très sérieux et complexe, tout simplement en parlant au ventre des électeurs. Le populisme a une nature anti-pluraliste. La différence et la distinction entre les intérêts et les valeurs ne sont pas significatives, ce qui est important est l’unité du peuple. Dans le langage des leaders, les adversaires politiques sont des ennemies à mépriser, des élites corrompues. Qui est à l’extérieur du pouvoir est le bien, qui est à l’intérieur le mal absolu. Cette vison anti-pluraliste a généré un centralisme des décisions, bien qu’il se cache derrière la participation populaire des modernes formes de démocratie participative comme la fameuse plateforme Rousseau. Il suffit de penser au système de contrôle féodal de Movimento 5 stelle lui-même. La vision moraliste, par contre a alimenté la culture de la conspiration et de l’inimitié. Les deux choses ensemble, l’anti-pluralisme-moraliste a rendu une grande partie de l’électorat de ces mouvements, complètement incapable d’une analyse objective des résultats acquis par leur mouvement. Si quelque chose ne fonctionne pas, ou n’a pas fonctionné, la faute est toujours à quelqu’un d’autre, aux « poteri forti », aux « professoroni », à M.me Merkel ou à Bruxelles. Mais la vraie question est : comment peut-on limiter ce phénomène ? Sans doute il faut tacher de réduire les causes du malaise social, la corruption qui est encore si répandue dans les administrations publiques, pour faire seulement un exemple, on doit tacher de redonner confiance dans la politique, à travers une plus directe confiance aussi des administrations publiques. Il faut intervenir aussi sur un plan plus strictement culturel, le populisme est une menace réelle et directe de la démocratie représentative. On doit tacher nous aussi de modifier notre langage, pour tacher de rendre moins attractif l’appel populiste. Si l’on parle de « vitalizzi », par exemple, ils seront toujours un pas avant à nous… Sur le plan de la communication ils possèdent des orchestrations très bien organisée qui seraient dignes de Joseph Goebbels, le chef de la propagande nazie. Ils ont construit une sorte de fiction politique, dans laquelle les personnages politiques se font voir avec le pain et Nutella le matin au petit déjeuner ou sur le lit avec la copine, tout pour créer un lien émotionnel avec leur base. Ils organisent un contrôle complet des reseaux sociaux, à travers une fidélisation capillaire des sympathisants, dans le but d’avoir toujours clair quel est, jour après jour, l’argument plus cliqué sur les socials, et donc le point à retenir comme argument d’intérêt et sur lequel faire intervenir les personnages de pointe. Ces prémisses faites, si l’on ajoute le battage national des médias traditionnels, comme télévision ou presse ordinaire, le défit semblerait perdu en partance, mais heureusement ce n’est pas ainsi. Nous, de notre part, on a la force des contenus, la forces d’arguments identitaires, la force de l’histoire. Hélas, dans le moment historique que nous vivons, ou les gens n’ont presque plus envie d’approfondir des arguments qui concernent la politique, on doit tacher de franchir ce mur de populisme, qui possède la plus grande facilité de parler aux gens, avec des messages courts, des slogans, pour arriver encore une fois aux cœurs de nos bases. Pour que cela soit possible, on doit passer à côté de ce mur, si l’on ne peut pas le dépasser, et retourner à un contact plus direct avec nos sympathisant et nos adhérents, à travers nos sections sur le territoire, par exemple, évidemment sans oublier les opportunités que les réseaux sociaux nous donnent aussi pour véhiculer nos messages et nos informations. Comme je viens de dire, nous avons de notre part les contenus, et c’est sur ce point que nous devons viser nos efforts, une politique plus active et réellement participé de nos adhérents sur des thèmes d’intérêt, évidemment en donnant successivement des réponses concrètes aux instances, peut vraiment être un moyen pour dépasser ce mur, apparemment insurmontable du populisme. Cet après-midi je continuerai mon intervention plus concernant notre Mouvement et la politique locale. Pour l’instant, je vous fais mes souhaits d’un profitable travail à vous tous ! 11:33 Congrès annuel. Intervention de clôture du Président Lavevaz Congrès annuel. Intervention de clôture du Président Lavevaz Chers Congressiste, Cher amis, Nous voilà finalement en famille, après le débat avec nos amis autonomistes de ce matin, qui nous a fait cadeau de suggestions de grand intérêt à retenir, pour parler de nous et de notre maison commune, notre Union Valdôtaine. Le Congrès annuel, est le moment du bilan de l’activité de l’année qui s’écoule, mais surtout le moment le plus important de confrontation et de programmation pour la nouvelle année et l’avenir. C’est le moment le plus important de confrontation et d’écoute des Unionistes et des sections, bien que tout au long de l’année, au conseil fédéral, comme dans les rencontres périodiques avec les présidents, la voie des sections peut être toujours portée à l’attention des organes dirigeants, le Congrès a le rôle, vital pour un mouvement, de tracer la bonne route, de tracer la ligne politique de l’Union Valdôtaine. Pour être précis, à vraie dire, conformément à nos statuts, le congrès annuel devrait être seulement un congrès thématique… mais vous me pardonnerez, j’espère, ce petit changement d’habitude, que je retiens nécessaire, voir même vital pour notre futur immédiat et donc vous me donnerez la possibilité de parler un peu avec vous de politique et d’actualité, sans déranger trop nos statuts. Je vous l’avoue dès maintenant que pour quelque temps j’ai pensé, de concert avec mes plus précieux collaborateurs, mes deux vice-présidents et le trésorier, que ceci, aujourd’hui aurait été un Congrès extraordinaire, c’est à dire un congrès pour élire un nouveau président… mais on a finalement fait des choix différents, on a fait le choix le moins conciliant pour nous, mais le choix qu’on a estimé être le mieux en ce moment pour l’Union Valdôtaine. Il y a 14 mois je me suis présenté à vous, plein de doutes et d’appréhension pour la tache lourde et de grande responsabilité que je m’apprêtais à aborder. J’étais conscient de prendre le gouvernail d’un bateau avec une grande histoire, un bateau précieux et de grand prestige. Notre bateau, franchement ne naviguait déjà pas dans des eaux trop calmes, mais jamais j’aurais pu imaginer la tempête qui m’attendait, tout juste après avoir mis la proue du navire hors du port. Simplement la tempête parfaite. Une bonne partie des bons propos lancés dans notre congrès, dans lequel j’avais envisagé un parcours pour redonner crédibilité à notre Mouvement, pour redonner confiance dans l’Union Valdôtaine, se sont écrasé contre un mur un matin de janvier. Les semaines à suivre ont été très difficiles, entendre qu’il y avait quelqu’un de la soi-disant ndrangheta qui voulais « prendre », littéralement l’Union Valdôtaine, entendre le nom de notre Mouvement accompagné maladroitement au malaffare a été très difficile à supporter et, à chaque occasion, c’était un nouveau coup de poignard, en particulier quand quelques mois plus tard d’autres faits divers ont bouleversé notre année difficile. Malheureusement c’est nous tous, les adhérents, les sympathisants qui nous avons dû, et hélas nous devons encore, subir le pire des traitements, constamment maladroitement approchés à ces passages d'actualité, qui ont sans doute impliqué la responsabilité personnelle de quelque élu, voire même illustres, du Mouvement, mais qui n'a rien à voir avec la vie et avec l'histoire de l'Union Valdôtaine. Beaucoup de gens ont traversé 70 ans d'histoire, beaucoup ont également utilisé le Mouvement, en particulier dans ses moments de plus grande splendeur politique, pour son propre usage, quelqu'un a fait des erreurs, pour lesquelles il y aura les lieux appropriés pour se défendre et où éventuellement prouver son innocence, comme on l'espère. Mais tout cela n’a rien à voir avec nous et avec l’Union Valdôtaine ! C’est très simple, mais aussi très facile à utiliser comme le plus misérable des attaques de la plus basse politique. Bien sûr, il fait plus de bruit un arbre qui tombe qu'une forêt qui grandit. Après ces passages, je me suis convaincu que, plus que jamais, un véritable nouvel élan identitaire est désormais nécessaire dans notre Mouvement. Nous avons consolidé l’habitude d’embarquer sur notre navire n’importe quoi et n’importe qui, avec n’importe quelle histoire politique passée, seulement avec le misérable but de recueillir quelque voix de plus, peut-être même pas dans l’intérêt de la cause unioniste… mais seulement de quelqu’un ! Et bien… avec ces attitudes nous sommes arrivé au point où le navire est presque coulé … au fond de la mer! Nous avons la nécessité absolue d’être rigoureux dans le choix de nos candidats, à tout niveau, l’identité politique et culturelle doivent venir au premier rang, ou mieux doivent être le seul point à analyser, en dépit de la capacité personnelle présumée de « porter des voix ». On a eu de nombreux exemples, dans les années, mais ils ne sembleraient pas nous avoir appris le nécessaire pour ne plus tomber dans la faute. L’élan identitaire ne peut que se faire avec la crédibilité de la politique de notre Mouvement, la crédibilité de la politique ne peut que se faire avec la cohérence des actions, la cohérence des actions demande une politique droite et sans compromis. Nous avons eu la chance et l’honneur de gouverner notre région pendant des décennies, et nous avons pu assurer des niveaux très haut de services, d’investissement dans tous les domaines, qui ont rehaussé l’éclat de notre région au niveau national et international et surtout, nous avons pu assurer l’épanouissement de notre spécialité statutaire et notre autonomie comme personne n’aurait pu faire ! Mais il faut être honnête, il faut être objectif… ces nombreuses années de gouvernement n’ont pas de la même façon bien fait à notre identité de Mouvement. Je viens de parler de politique droite et sans compromis pour envisager un élan identitaire… il est bien connu le fait que c’est difficile, voire même impossible, de gouverner sans compromis. Alors on doit comprendre jusqu’à où on peut sacrifier l’aspect identitaire en faveur du bon gouvernement, ou plutôt, quand le bon gouvernement ne s’avère plus possible, sauver, au moins, l’identité. On doit espérer que les bœufs ne soient pas tous déjà sortis de notre étable….parce que notre identité est aujourd’hui presque à reconstruire complètement et des erreurs ne sont plus admissibles, peine l’échouement de notre parcours de remonté, déjà compliquée. Des passages nouveaux nous sont demandés, il nous faut finalement remettre la fierté de notre identité avant toute autre chose, avant tout compromis politique ou administratif. Lors de mon élection à Président du Mouvement, il y avait un point qui était central dans ma motion, le rapprochement des mouvements de l’aire autonomiste. On a travaillé pendant une année entière avec cet objectif, avec des hauts et des bas, des accélérations et des moments de stase. Le premier pas formel le 16 novembre 2018, avec un engagement des cinq forces autonomistes pour faire un parcours partagé de fédération des mouvements. Les mois sont passés sans jamais arriver à un point, parce que tous les quinze jours il y avait une prise de position différente par rapport au parcours à aborder. Fédération, fusion, nouveau sujet politique etc… le résultat obtenu a été une grande confusion. Nous avons à chaque occasion réaffirmé le fait que notre Mouvement ne pouvait pas être mis en discussion, pour des raisons d’histoire, pour des raisons de numéros, même pour des banales raisons d’opportunité politique … mais surtout, bien plus simplement, pour des raisons de bon sens ! Je ne veux pas retourner aux motivations, que je peux même très bien comprendre, pour lesquelles la plus grande partie des adhérents des mouvements née de côtes de l’Union Valdôtaine a quitté notre Mouvement, mais presque tous, quand ils sont partis, ils ont dit la même phrase : Je m’en vais… mais je reste unioniste ! ah… voyez, c’est peut-être une phrase qui paraît banale… mais il ne l’est pas du tout. C’est la démonstration la plus naturelle et génuine du fait que l’être unioniste n’est pas simplement l’appartenir à un Mouvement, c’est plutôt une façon de vivre la politique, voire même une façon d’être Valdôtain. Si nous voulons, ajoutons aussi les paroles qu’on a entendu ce matin… finalement vraiment quelqu’un avec du bon sens pourrait penser que, d’un jour à l’autre on pourrait mettre de côté ce patrimoine immense, seulement pour faciliter la route à quelqu’un ? Je reste tout de même sincèrement convaincu que les parcours des autonomistes ne peuvent pas être divergeant, si l’on ne veut pas ouvrir les portes au mouvements populistes et surtout pas aux mouvements et partis nationaux de droite, que, toujours plus s’approchent à des sympathies néo-fascistes. Mais pour faire ce type de parcours il faut avoir clair le but et les moyens. Dans ces derniers temps la constitution d’un nouveau sujet politique, qui devrait naître de la fusion de Alpe et UVP est apparu. En cohérence avec le parcours de simplification de l’aire autonomiste envisagé, le fait de réduire le numéro des mouvements présents sur l’échiquier politique valdôtain est un point d’intérêt à retenir, qui va dans la juste direction. Cela dit, je continue à rester de mon opinion, c’est à dire qu’un parcours de réel renouvellement et de refondation du monde autonomiste ne peut que partir des bases, et non pas de la fusion des groupes des élus. Comme j’ai eu occasion de dire il y a quelque jour, nous avons besoin d’un renouvellement des méthodes, des personnes et des contenus… mais pas du conteneur. Dans ce sillon j’estime que le travail de l’Union Valdôtaine devrait se pencher dans le futur proche, ou plutôt mieux dans l’immédiat : envisager des méthodes de participation des inscrits et des sympathisants dans le débat politique, sur les thèmes, sur les contenus qui touchent les intérêts et les problèmes de chaque Valdôtain. Avec un système de participation de ce type, vraiment on peut penser de rapprocher les valdôtains à la politique et comme conséquence naturelle à l’Union Valdôtaine… il faut le faire tout de suite. Je pense, et l’idée est complètement partagé par le Comité Fédéral, qu’un parcours de renouvellement des méthodes peut partir dès tout de suite, on peut essayer de faire un grand effort d’ici les élections municipales, pour ouvrir des débats sur les grands thèmes d’intérêt, en passant par une modification de nos statuts qui permette une organisation, du Mouvement même, autour de l’objectif de la participation active. C’est un défi challengeur, mais gagnant ! Un objectif à aboutir aussi dans l’immédiat, qui a été maintes fois entamé pendant toute l’année, mais jamais résolu est le problème de la communication dans l’Union Valdôtaine. Communication interne entre organes et sections, mais également envers le monde externe à notre Mouvement. Un plan de la communication est à l’étude et sera bientôt mis en route, cela évidemment avec des interventions proportionnées à nos disponibilités économiques assez réduite. Je croix que nous regrettons tous Le Peuple, mais hélas c’est utopique de penser à un retour à ces moments, mais quelque chose, tous ensembles, on peut le faire ! Je m’excuse pour mes lacunes et mes défauts, j’ai fait de mon mieux mais j’aurais du surement faire d’avantage dans cette année. En cette occasion permettez-moi seulement de remercier vous tous pour votre engagement pour notre Mouvement, les présidents de sections, les déléguées etc, mais surtout mes deux vices, le trésorier et les membres du Comité qui ont travaillé avec passion et dévouement pendant toute l’année. Je remercie aussi Lea, Giulio et encore Julienne pour la précieuse collaboration. J’avoue d’avoir passé une des années les plus difficiles et exigeantes de ma vie, mais je suis toujours plus fier d’être Unioniste et surtout d’être votre Président. Merci ! VIVE l’Union Valdotaine et VIVE la Vallée d’Aoste

MARDI 22 octobre 2019

12:32 Communiqué de presse Communiqué de presse Pendant la séance du Conseil Fédéral de hier, lundi 21 octobre, les délégués des sections ont analysé la situation politique régionale et ont tracé les lignes pour le prochain congrès de l’Union Valdôtaine. La politique régionale se joue toujours sur des équilibres très précaires, les délégués ont partagé la proposition du Comité Fédéral de commencer l’analyse d’une éventuelle modification de la loi pour l’élection du Conseil de la Vallée, avec le but surtout d’essayer de trouver une forme d’élection qui puisse assurer une gouvernabilité plus solide. Néanmoins cette analyse devra être faite avec la juste confrontation interne et dans les temps qui seront nécessaires. Le Conseil Fédéral a aussi relancé la nécessité de poursuivre la confrontation avec les autres forces politiques autonomistes pour aboutir à un point définitif du parcours qu’on a commencé et qui reste un objectif prioritaire pour le futur de la politique valdôtaine. Le congrès annuel a été fixé pour samedi 30 novembre a Gressan, le thème choisi pour l’édition 2019 est : « L’épanouissement des mouvements autonomistes dans l’époque des populismes et des nationalismes ». Les jours qui nous séparent du rendez-vous du 30 novembre seront utiles aux sections pour une profitable confrontation interne et pour élaborer des propositions.

MERCREDI 26 septembre 2018

09:36 IX Congrès National IX Congrès National SAMEDI 6 OCTOBRE 2018 8h30 Première convocation 9h00 Deuxième convocation •Allocution de bienvenue du Président de la section et du Syndic de Pont-Saint-Martin •Ouverture des travaux •Votation du règlement du Congrès •Nomination du Bureau de Présidence •Salutations des forces politiques et des mouvements invités •Rapport du Président de l’Union Valdôtaine, M. Ennio Pastoret •Intervention du Président du CELVA, M. Franco Manes •Intervention du Chef de Groupe de l’UV au Conseil de la Vallée, M. Renzo Testolin •Intervention du Sénateur, M. Albert Lanièce 12h30 •Déjeuner à la maison du boulodrome de Pont-Saint-Martin ****** 14h30 •Réunion du Conseil Fédéral pour l’élection des 5 femmes qui intègreront le Conseil Fédéral même 15h00 •Reprise des travaux •Illustrations des éventuels documents rédigés par les sections •Débat •Clôture des travaux DIMANCHE 7 OCTOBRE 2018 9h00 reprise des travaux •Illustration du programme de la part du candidat à la présidence du Mouvement •Débat 11h00 •Début des opérations de vote pour l’élection du Président de l’Union Valdôtaine •Clôture des travaux

JEUDI 7 juin 2018

15:17 Communiqué de Presse Communiqué de Presse Le Président de l’Union Valdôtaine Pastoret exprime sa satisfaction pour l’acquittement de M. Augusto Rollandin et des autres personnes impliquées, suite à la sentence de la Court d’Appel de Turin qui , en deuxième degré de jugement, a confirmé l’assolution déjà émise en premier degré à Aoste sur la question du parking de l’Hôpital d’Aoste. « Le bien fondé des décisions et des parcours administratifs a été reconnu par les Juges, ainsi que le comportement correct tenu au point de vue de l’action politique »

MARDI 5 juin 2018

11:08 Communiqué de Presse Communiqué de Presse Le Comité Fédéral de l’Union Valdôtaine, réuni lundi 4 juin 2018, a examiné la proposition de M. Aurelio Marguerettaz par laquelle il a demandé au Comité d’évaluer la possibilité de convoquer le Conseil Fédéral du Mouvement pour fixer le Congrès National du Mouvement aux mois de septembre ou d’octobre. Le Comité Fédéral a apprécie la proposition de M. Marguerettaz dans la mesure où il demande de reporter le Congrès dans la même période que le Comité Fédéral avait proposé, lors du Conseil Fédéral du 28 mai dernier. La décision du Conseil Fédéral ayant été d’anticiper la date du Congrès, à partir du lendemain toutes les procédures pour convoquer le Congrès à la date établie du 30 juin ont été rapidement lancées. Il est certainement possible de procéder à une nouvelle convocation du Conseil Fédéral en lui demandant de revenir sur ses décisions, mais cela ne peut pas se faire de la part du Comité Fédéral qui a le devoir d’appliquer les décisions prises par le Conseil Fédéral. Si par contre il y a des Délégués qui, ayant entendu l’avis de leurs Sections, considèrent utile revenir sur leurs décisions et estiment utile de reporter la date du Congrès, par rapport aux décisions prises le 28 mai, ils peuvent demander au Conseil Fédéral de se réunir aux termes de l’article 21 des Statut, qui prévoient la possibilité que ¼ des Délégués puissent demander la convocation extraordinaire du Conseil Fédéral. Dans ce cas le Président du Mouvement et le Comité Fédéral convoqueront le Conseil Fédéral en mettant à l’ordre du jour la requête avancée. Cependant, en ce moment, les procédures pour la convocation du Congrès le 30 juin restent en cours puisque le Comité à le devoir de donner mandat aux décisions du Conseil Fédéral du 28 mai.

LUNDI 18 décembre 2017

22:58 40 ans après, la contribution de Séverin Caveri: protagoniste d’une saison irrépétible de notre Vallée 40 ans après, la contribution de Séverin Caveri: protagoniste d’une saison irrépétible de notre Vallée Rappeler Séverin Caveri signifie parcourir le temps à rebours, jusqu’à l’« heure zéro » de notre Autonomie, jusqu’au moment où la deuxième guerre mondiale, par la défaite de la dictature suite à la Résistance et à la Libération, laissa l’espace à l’espoir et à l’expression des ambitions et des volontés d’un peuple. C’est dans cette saison de l’histoire que, homme dynamique et porteur d’une culture humaniste (il devint avocat, après son doctorat universitaire en droit), il prit à cœur l’avenir de notre terre, en devenant l’un des plus fervents souteneurs de la cause valdôtaine. Le 13 septembre 1945, à savoir six jours après la promulgation des arrêtés du Lieutenant du Royaume (le berceau juridique de notre spécialité), il fut une des seize personnalités (avec lui, entre autres, Maria Ida Viglino, Aimé Berthet, Albert Deffeyes et Joseph Bréan) qui se groupèrent afin de donner le jour à notre Mouvement, défini dans son acte de fondation « une association valdôtaine ayant pour but de promouvoir et de défendre les intérêts de la Vallée d'Aoste », ayant pour but de « réaliser la souveraineté politique du Val d'Aoste par les voies démocratiques afin de seconder l'aspiration du peuple à l'autogouvernement dans le cadre d'une Europe des peuples ». Il en devint tout naturellement un « leader », et son premier Président, et autant naturelle fut son introduction dans le Conseil de la Vallée nommé par le Comité de Libération Nationale, qui siégea pour la première fois le 10 janvier 1946, en élisant Federico Chabod en tant que Président. Dans cette phase, il se distingua pour la combattivité dans l’expression de l’insatisfaction de notre Mouvement (qui célébra son premier Congrès le 28 février à Morgex) et de notre peuple vis-à-vis de la structure régionaliste du nouvel organisme, jugée trop timide et faible. C’est ainsi que le 7 mars, l’UV se fit promotrice au Conseil de la Vallée d’un ordre du jour demandant la garantie internationale pour l’Autonomie valdôtaine. Il ne fut pas discuté et une manifestation populaire, le 26 du même mois, entraina les démissions du président Chabod, retirées sur requête unanime du Conseil. Le 2 juin, les valdôtains choisirent majoritairement la République, au référendum constitutionnel, et en octobre notre Mouvement tint son deuxième Congrès, à Verrès. Le 17 octobre, Federico Chabod donna définitivement ses démissions : c’est Sévenir Caveri qui le remplaça, élu le 24 octobre. Il resta en charge jusqu’au 20 mai 1949. Lors de ce mandat, le Conseil adopta - entre autres – un projet de Statut spécial d’Autonomie, mais l’Assemblée constituante ne le prit pas en considération et promulgua, le 26 février 1948, le texte approuvé le 31 janvier. Entre temps, en 1947, se déroulent le quatrième et cinquième Congrès de l’UV.  Aux premières élections régionales du 24 avril 1949, la liste bâtie sur l’alliance entre Union Valdôtaine et la Démocratie Chrétienne remporta 28 élus sur 35. Séverin Caveri fut parmi ceux-ci et il devint président du Gouvernement qui se préfixa de « relever la Vallée d’Aoste des ruines de la guerre et du centralisme ». Il remplit ces fonctions jusqu’au 8 décembre 1954. La période fut marquée par les malaises montant à l’égard des retards de l’État dans l’application du Statut spécial d’Autonomie, notamment des dispositions concernant la « Zone franche ». Ces mécontentements mirent en crise le rapport entre l’UV et la DC, suite aux attitudes serviles des démocrates-chrétiens d’Aoste vis-à-vis des « diktats » romains et à l’attitude anti-autonomiste du gouvernement national. Ces tensions entre les deux forces éclatèrent lorsque la majorité des représentants de la DC au Conseil de la Vallée démissionna, afin de provoquer la chute de l’Exécutif Caveri et aboutir à des élections anticipées. La tentative fut bloquée par notre Mouvement, qui choisit de former un gouvernement provisoire avec la gauche, en permettant la conclusion du mandat. Les élections régionales du 14 novembre 1954 furent le fruit d’une nouvelle loi majoritaire, qui écrasa l’UV, n’obtenant qu’un seul conseiller : madame Marie-Celeste Perruchon, veuve du martyr Chanoux. Le Gouvernement démo-chrétien qui s’installa tout de suite, en 1955 accepta un mécanisme de répartition financière tout à fait négatif pour l’économie de la Région. L’Exécutif régional présidé par Vittorino Bondaz ne semblait pas trop se tracasser ni de la situation, ni du sentiment adverse montant de la communauté, qui prima les revendications et l’attitude de l’Union Valdôtaine, avant tout par la conquête de 32 communes aux élections municipales de 1956 et, ensuite, en faisant des candidats unionistes et des gauches aux politiques de mai 1958 les nouveaux parlementaires de notre région: Séverin Caveri fut ainsi élu à la Chambre des députés. Il resta à Rome, en abordant différents dossiers cruciaux pour notre région, jusqu’au 15 mai 1963. Deux jours avant la fin du mandat, il fut confirmé, lors du renouveau du Comité exécutif de la part du Comité central, en tant que président de l’Union Valdôtaine. En plus de cela, au mois d’octobre, il fut élu à nouveau au Conseil de la Vallée : il conduit, pour la troisième fois, un Gouvernement régional, le cinquième, issu d’une majorité entre UV, PCI et PSI. C’est la période qui jeta les bases pour une grande modernisation de notre Vallée: l’Assemblée régionale et ses organes exploitèrent au maximum les compétences législatives et administratives leur étant propres, afin d’aider l’agriculture de montagne, développer le tourisme et bâtir les infrastructures indispensables à améliorer la qualité de la vie de la population. Parmi celles-ci, le cas est de rappeler le percement des tunnels du Grand-Saint-Bernard, inauguré en 1964 et du Mont-Blanc, réalisé en 1965. Protagoniste indiscutable de cette phase de développement, et destinataire d’une estimation de la part de la communauté, qui le fit confirmer président de l’UV en 1967, Séverin Caveri eut son élection confirmée lors des régionales du 21 avril 1968. C’étaient les années de l’opposition unioniste (commencée par l’installation en 1966, de la part d’un commissaire nommé par le Conseil des Ministres, d’une coalition guidée par la Démocratie Chrétienne, exclue pendant longtemps du pouvoir), avec Caveri qui travailla donc en tant que « simple » conseiller. Des tensions montèrent, à cette époque, dans l’Union Valdôtaine : un premier noyau de ressortissants du Mouvement avait fondé le « Rassemblement Valdôtain » (contestant l’alliance avec les communistes) à la fin des années soixante, tandis qu’en 1972 c’est l’« Union Valdôtaine Progressiste » qui vit le jour, animée par des anciens adhérents qui se disaient contre le rapprochement UV-DC. La situation chambarda l’Union, qui renouvela ses organes dirigeants le 4 et le 25 mars 1973 : la longue page écrite par Séverin Caveri fut tournée et Mario Andrione vint élu secrétaire général provisoire. Le 10 juin se déroulèrent les élections régionales : les dernières auxquelles Caveri participa. Lors de cette expérience au sein de l’Assemblée (où le front autonomiste était désormais divisé en trois tronçons), il remplit la charge de Président du Conseil, jusqu’au 19 décembre 1977, date de sa mort. Il quitta sa famille et cette terre à 69 ans, après une vie consacrée à notre Vallée et à ses institutions, desquelles il vit une saison sans égal, en offrant une contribution pour laquelle nous lui sommes redevables quarante ans après. 

MARDI 5 décembre 2017

00:45 Présidence du Conseil: le communiqué du Conseil fédéral et la lettre d’Auguste Rollandin Présidence du Conseil: le communiqué du Conseil fédéral et la lettre d’Auguste Rollandin Le Conseil Fédéral de l’Union Valdôtaine, réuni à Verrès le 4 décembre 2017, Ayant entendu le rapport sur la situation politique de la part du Président du Mouvement, Ayant également entendu le rapport de Auguste Rollandin, Prenant acte de la décision de sa part de renoncer à la candidature à la charge de Président du Conseil, Rappelle que les accords entre forces politiques prévoyaient l’attribution de la charge de Président du Conseil à l’Union Valdôtaine, Souligne que l’Union Valdôtaine, n’a jamais posé des préjudicielles à l’égard de personne à l’intérieur de l’alliance avec les autres forces politiques et a toujours agi pour permettre à l’alliance de avancer et de travailler positivement, Souligne que la décision de Auguste Rollandin a été prise avec l’intention de faire avancer un projet politique sur le quel l’Union Valdôtaine, tout en étant le parti de majorité relative, s’est largement engagée même avec des sacrifices et des renonciations ayant toujours l’objectif du bien commun, Remercie Auguste Rollandin pour le geste de grande responsabilité qu’il vient d’accomplir au soutient des institutions et de l’action politique de l’Union Valdôtaine et lui fait part de toute la plus grande considération du Peuple Unioniste, Reconfirme la disponibilité de l’Union Valdôtaine à continuer une loyale collaboration avec toutes les forces alliées, pour atteindre des résultats positifs lors des prochaines élections du Parlement italien et du Conseil de la Vallée, Sollicite entre temps l’assurance rapide du respect des engagements qui prévoient l’attribution de la Présidence du Conseil à l’UV. De suite, nous publions également la lettre remise par le conseiller Auguste Rollandin au président de l’Union Valdôtaine Ennio Pastoret, lors de la réunion de Verrès du Conseil fédéral, à l’égard de la question de la Présidence du Conseil. Ayant lu les déclarations d’Andrea Rosset qui confirment son indisponibilité à démissionner de la charge de Président du Conseil de la Vallée ; Prenant acte de la violation, qui en découle, des accords souscrits par l’Union Valdôtaine et l’Union Valdôtaine Progressiste au moment de la formation de la nouvelle majorité régionale ; Tenant compte des déclarations des organes de direction de l’UVP et de sa Présidente au sujet de l’indisponibilité de ce mouvement à soutenir ma candidature à la charge de Président du Conseil de la Vallée ; Je remercie les collègues conseillers du groupe de l’UV, d’EPAV et de PD–Sinistra VdA qui ont toujours exprimé leur pleine disponibilité à soutenir les accords pris entre l’UV et l’UVP, en réaffirmant la désignation du soussigné à la charge de Président du Conseil ; Tout en appréciant la cohérence et le soutien du Mouvement auquel j’appartiens et de son Président, Dans le but d’éviter des frictions ultérieures et des discussions qui seraient difficilement compréhensibles et justifiables aux yeux des Valdôtains, Rappelant que la charge en question n’était pas l’objet d’une requête personnelle, mais le résultat d’un accord politique, je déclare de renoncer à la nomination à la charge de Président du Conseil de la Vallée, telle qu’elle avait été concordée et souscrite entre les parties concernées, et de vouloir continuer à travailler pour l’intérêt général et pour faire avancer un projet politique Autonomiste et Fédéraliste qui soit crédible et porteur de résultats sérieux, concrets, tangibles, moins caractérisés par des soucis d’apparence et moins inconsistants ; Je reconfirme ma totale disponibilité à continuer une loyale collaboration pour atteindre des résultats positifs lors des prochaines élections du Parlement italien et du Conseil de la Vallée. 
Verrès le 4 décembre 2017
2 X mille

Vie de l'Union2 Décembre 2019 - 11:42

Motion Finale Motion Finale Le Congrès de l’Union Valdôtaine, réuni à Gressan Samedi 30 Novembre 2019, Ayant pris acte de la difficulté de poursuivre un parcours fédératif avec les autres forces autonomistes régionales ; En constatant que le parcours des autonomistes Valdôtains, même si pas univoque, doit être tout de même convergeant dans les objectifs. Ayant constaté la nécessité absolue de redonner des points de repère crédibles pour l’électorat autonomiste, qui représente toujours la grande majorité des valdôtains, qui en dépit de références fortes sera ensorcelé par la dérive populiste. Ayant constaté la nécessité de renouveler et renforcer l’esprit unioniste et relancer une activité vivace et un esprit proactif, afin de remettre les Unionistes et les Valdôtains au centre de l’activité politique, en particulier en visant à une participation active des inscrits et des sympathisants sur les thèmes généraux de la politique et de la vie des Valdôtains, tel que santé, système de protection sociale, agriculture, commerce, tourisme, environnement, instruction, travail, etc. Rappelant que pour l’Union Valdôtaine les Communes restent le pilier central du fédéralisme global invoqué par le premier article de nos Statuts. ------------------------------- Engage le Président, le Comité Fédéral, le Conseil Fédéral, toutes les sections et les élus à tout niveau à un effort extraordinaire pour le 2020, pour relancer l’Union Valdôtaine dans le futur, et pour un réel renouvellement des méthodes et des contenus de l’activité politique. L’Union Valdôtaine, reste le Mouvement faisant référence dans le monde autonomiste Valdôtain, et reste au centre de tout l’échiquier politique de notre région, mais un nouvel élan s’avère nécessaire. Engage le Comité Fédéral à nommer une commission, dans le plus bref délai, pour élaborer une mise à jour de nos Statuts, évidemment sans ébranler de nulle façon les articles identitaires et fondants de notre Mouvement, mais dans le but d’arriver d’ici le printemps prochain à un Congrès pour approuver les modifications proposées par la commission, qui puissent permettre un processus de partage et de discussion avec la base unioniste, sur le sillon de notre histoire de travail avec les sections, mais surtout autour de thèmes spécifiques, objet d’intérêt de la population Valdôtaine et, par conséquence naturelle, de la politique. Une nouvelle forme de participation active s’impose pour rapprocher les Valdôtains de la politique et de l’Union Valdôtaine. Engage tous les adhérents et les sympathisants à travailler avec conviction, jour après jour, pour expliquer le renouvelé esprit identitaire de l’Union Valdôtaine, afin de reconquérir la confiance de tous ceux qui se sont éloignés de notre famille, mais qui en partagent toujours les idéaux et les objectifs. Engage les élus et les organes du Mouvement à remettre les pendules à l’heure. Dans la politique régionale le Mouvement doit reprendre la centralité de la gestion politique, de concert avec le groupe des élus, mais en accordant toujours la priorité absolue à l’épanouissement du parcours de valorisation de l’identité de l’Union Valdôtaine en dépit de médiations forcées. Engage les organes du Mouvement à un parcours rigoureux dans la construction des listes des candidats à tout niveau, l’histoire politique et personnelle des candidats doit être le seul aspect à analyser, en dépit de la capacité présumée de « porter des voix ». Engage toutes les sections, en vue des élections municipales de 2020, à évaluer avec attention les alliances à aborder, sans vouloir donner des indications forcées, le Congrès demande de retenir préférables des accords qui concernent des mouvements autonomistes et à éviter des accords avec les forces nationalistes ou populistes. Engage le Comité fédéral à présenter aux sections et au Conseil Fédéral une ébauche de code éthique à discuter, pour donner des règles pour les nouvelles cotisations et les candidatures. Engage le Président et le Comité Fédéral à défendre, dans toutes les instances appropriées, le nom et l’histoire de l’Union Valdôtaine, de tous ceux qui maladroitement utiliseront de façon inopportunes le nom de notre Mouvement, afin que personne ne puisse entraver le parcours de reconstruction de l’image de l’Union Valdôtaine.

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2016 Rencontres sul le territoire

2015 Congrès des 3 et 4 octobre

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Vie de l'Union11 Novembre 2019 - 19:32

Le Congrès

"L’EPANOUISSEMENT DES MOUVEMENTS AUTONOMISTES DANS L'EPOQUE DES POPULISMES ET DES NATIONALISMES"

Le 30 Novembre prochain nous célèbrerons à Gressan notre congrès annuel, le moment plus important de l’année pour la vie du Mouvement arrive cette année dans un tournant tout particulièrement délicat pour la politique Valdôtaine.
Le Conseil Fédéral a décidé un thème de actualité pour ce rendez-vous, un thème qui sera l’occasion pour un franc débat avec les mouvements amis de l’Union Valdôtaine sur le futur des autonomies, historiques et nouvelles, dans notre pays et du futur de notre Mouvement.