Le Programme des Elections Politiques
Le Programme des Elections Politiques
Ensemble pour vous: un programme partagé

La liste Vallée d’Aoste se présente aux électeurs valdôtains sous un
symbole clair – à l’enseigne du patrimoine d’idées et de projets de
notre Vallée – qui est la garantie d’un engagement politique sérieux et
cohérent. De par leur expérience et leur profil institutionnel, nos
candidats Ego Perron (Chambre des Députés) et Tonino Fosson (Sénat de
la République), incarnent à tous les effets les valeurs du caractère
valdôtain et se portent garants d’une action concertée avec la société
valdôtaine et son Gouvernement régional. Pour cette raison, à titre de
choix précis d’indépendance de jugement, la Liste et les candidats ne
signeront pas d’accord préventif ni de chèque en blanc avec les deux
principales coalitions présentes en Italie, justement pour pouvoir
garder leur liberté d’action en cas d’élection. Cette décision s’adapte
étroitement à l’originalité du message politique autonomiste qui permet
de confirmer la position particulière de la Vallée d’Aoste sur la scène
politique italienne. On ne peut pas abandonner notre identité et notre
patrimoine d’idées après plus de 60 ans d’expérience autonomiste.
Par ailleurs, face à la crise du centre-gauche et du centre-droite, le
choix d’une position autonome est une preuve de sagesse et exige en
conséquence une négociation au Parlement non seulement pour le bien de
la Vallée et pour la résolution de problèmes spécifi ques inhérents à
notre région mais également par rapport aux grands sujets d’actualité
dans le débat politique en Italie. A ce propos, notre programme
politique énonce quelques points forts sur lesquels, à notre avis,
doivent se fonder les nouveaux rapports avec l’Etat, ainsi que les
points forts de notre action au Parlement, qui devront être concertés
avec la Région et coordonnés avec les politiques de cette dernière.
AUTONOMIE
"Nous estimons que l’Autonomie est indispensable pour sauvegarder la spécificité de notre Région"
Europe
La représentation de la Vallée d’Aoste au Parlement européen et au
Comité des Régions s’avère indispensable. Comme s’avère indispensable
la participation de la Région au Conseil de l’Union européenne et à
chaque phase (ascendante et descendante) de la procédure de la loi
communautaire tant à l’échelle du Conseil qu’à celle de la Commission.
De plus importants espaces de liberté dans la transposition du droit
communautaire au sein de l’organisation régionale doivent être assurés.
L’Eurorégion Alp-Med doit pouvoir être reconnue, à travers une
application qui ne peut être ultérieurement différée de la part de
l’Etat italien, du règlement du Groupe européen de Coopération
territorial (GECT).
Fédéralisme
Nous estimons qu’il faut travailler sur les causes qui engendrent
l’ingouvernabilité du pays et une continuelle perte de chances que
l’économie ne peut plus se permettre. Le fédéralisme factice proclamé
et le véritable centralisme pratiqué doivent finalement laisser la
place à une effective prise de conscience de la crise de l’État
unitaire du XIXe siècle pour arriver à un modèle fédéral moderne qui
valorise le régionalisme différencié. Le parcours de transformation de
l’Italie en un Etat fédéral, qui a débuté par la réforme du Titre V de
la Constitution, doit être sérieusement repris. Il s’agit là d’une
excellente opportunité pour récupérer la compétitivité territoriale et
rapprocher la politique et les institutions du citoyen. Dans ce
contexte, la fermeture de certains ministères et la transformation du
Sénat en Chambre des régions pourraient donner vie à un nouveau système
d’autonomies locales.
Francophonie
L’Etat doit légitimer le droit de la Vallée d’Aoste de représenter
l’Italie au sein des organisations internationales de la Francophonie,
en lui permettant par conséquent de siéger à plein titre parmi les
chefs d’Etat au Sommet de la Francophonie, sur le modèle du Québec.
Entente
La modifi cation de l’article 116 de la Constitution doit garantir la
nature de pacte de l’entente pour la modification de notre Statut
spécial. Cela assurera la sérénité nécessaire pour affronter en Vallée
d’Aoste une phase constituante de révision du Statut en vigueur. Dans
ce contexte, il y a lieu de confirmer la constitutionnalisation de la
délimitation historique du territoire valdôtain et de faire en sorte
que celui-ci ne puisse être modifi é sans l’approbation du Conseil
régional.
Loi électorale
Nous considérons absolument indipensable de nous opposer au projet de
faire confl uer dans le collège unique national les restes du collège
Vallée d’Aoste, sous peine de voir bouleversés le système uninominal
majoritaire et la circonscription électorale qui nous est garantie par
le Statut, lequels nous distinguent depuis toujours du mare magnum de
la bagarre italienne.
Zone franche
L’Etat doit finalement assurer le respect et l’application de l’article
14 du Statut spécial, dans une optique moderne de concert avec la
Région, et réclamer des instances européennes la reconnaissance des
formes d’exemption fi scale en faveur de la Région Vallée d’Aoste dans
la loi communautaire.
RAPPORTS ETAT-REGION
"Nous estimons que il faut s’engager tout particulièrement en faveur d’un rapport concret Etat-Région"
Dispositions d'application et rapports avec l'Etat
Il faut s’engager tout particulièrement en faveur de rapports corrects entre l’Etat et le Région:
- La Commission Paritaire doit pouvoir rapidement entériner un
véritable paquet de propositions concernant l’Energie, la Zone franche,
les Archives historiques, le Particularisme linguistique, la
régionalisation totale de l’Ecole et de la Santé et le transfert des
compétences en matière de chemin de fer, de perception fi scale locale
et de dispositions sur le Pacte de stabilité et sur la présence assurée
du Tribunal et du Tar à Aoste ainsi que l’adaptation de la
réglementation des juges de paix au particularisme de la Vallée.
- Les rapports avec l’Etat en matière d’organisation financière doivent
continuer à être régis d’un commun accord, par le biais des
dispositions d’application statutaire, et la répartition fi scale devra
être étendue à tous les impôts du Trésor public, présents et futurs. Il
conviendra par ailleurs d’augmenter les quotes-parts de participation
au profi t de la Région en vue du transfert de nouvelles fonctions
étatiques ou bien de l’introduction de charges accrues pour l’exercice
de celles qui sont exercées ailleurs par l’Etat.
- La consistance du domaine de l’Etat en Vallée d’Aoste doit être
revue, notamment à la suite des nouvelles fonctions transférées à la
Région et à l’acquisition nécessaire, de la part de cette dernière, des
biens de l’Etat découlant de ce même transfert de fonctions.
- En ce qui concerne les rapports avec l’Etat, il y a lieu de
considérer le contenu de la «Déclaration d’Aoste» à commencer par la
mise en place, dans les relations, d’une méthode de travail bilatérale,
puisque la participation et la volonté de la Vallée d’Aoste ne peuvent
être englouties dans des formes collectives de décision (système des
Conférences) qui prévoient le vote à la majorité.
- La fi gure du Président de la Commission de coordination, désormais
anachronique du fait qu’elle est dépourvue de fonctions et source de
dépenses pour les fi nances publiques, doit être formellement
supprimée. En revanche, le modèle de rapport direct et bilatéral entre
Président de la Région et Président du Conseil des Ministres doit être
consolidé, par le biais entre autres d’une participation effective aux
séances du Conseil des Ministres pour les questions concernant la
Vallée d’Aoste.
- L’Etat doit respecter les compétences exclusives de la Région en
matière de Collectivités locales, en s’abstenant de toute ingérence
inopportune au sein du système des autonomies de la Vallée d’Aoste.
- Il est impératif que l’Etat mette finalement en application les
dispositions de la loi de finances pour l’année 2001 en matière de
régionalisation des indemnités de départ des employés régionaux, et
partant, le détachement de l’INPDAP, de manière à donner de plus
grandes garanties aux travailleurs valdôtains tant du point de vue de
la capacité financière de l’administrateur que des rendements, au vu de
l’état désastreux de la Sécurité sociale italienne.
POLITIQUES SOCIALES
"Nous estimons que il faut donner une garantie concrète à toute realité composant notre société civile"
L’Etat doit finalement reconnaître l’autonomie qui revient à la Région
de par le Statut et de par la Constitution, dans le cadre des politique
sociales et mettre à la disposition de cette dernière les fonds
nécessaires dans les plus brefs délais en s’abstenant de toute
ingérence inopportune.
Handicapés et personnes non autonomes
Le fonds national pour les personnes handicapées et non autonomes doit
faire l’objet d’une nouvelle loi qui donne des garanties quant à
l’augmentation des crédits, à la défi nition de nouvelles modalités de
répartition entre les régions sans que soient pénalisées les plus
petites, qui définisse sans équivoque les destinataires dudit fonds et
qui prévoie des actions concrètes focalisées sur l’insertion dans le
monde du travail des personnes handicapées et enfin qui introduise de
nouveaux mécanismes de coparticipation aux dépenses des services
sociaux et d’assistance sur la base de critères d’équité et de
durabilité.
Famille
Les familles doivent pouvoir compter sur un meilleur soutien, tant de
nature économique, par le biais d’un système fi scal proportionné aux
charges familiales, que culturel. Une action législative devra donc
être entreprise au profi t de la famille ; une action qui devra tenir
compte de l’importance de cette dernière en tant que ressource sociale
et éducative. Dans l’optique de la promotion de la solidarité
familiale, de nouvelles formes d’aide réciproque entre les familles
pourraient par exemple être mises sur pied et le dialogue entre
celles-ci pourrait être encouragé, dans le cadre également des services
et des institutions engagées dans le domaine social.
Jeunes
Nous estimons que les besoins des jeunes concernent tout le monde et
qu’il faut les affronter d’une manière synergique et partagée, même en
partant d’un modèle de valeur adulte. Il s’avère donc nécessaire de
promouvoir le protagonisme chez les jeunes en accueillant la
contribution que ceux-ci peuvent apporter dans une dimension de
dialogue et de confrontation. Nous voulons que les actions en faveur
des politiques des jeunes tiennent compte de la nécessité d’inciter les
institutions à écouter les jeunes, encouragent la socialité entre
ceuxci, renforcent chez nos jeunes le sens d’appartenance à la
communauté et leur participation à la vie de leurs villages, offrent
les moyens de réalisation d’une vie autonome (augmentation et pluralité
des possibilités d’insertion dans le monde du travail, facilités pour
la résidence principale).
Immigration
Nous soutenons que pour faire front aux mouvements migratoires qui ne
sont pas suffi samment réglementés et aux choix irréfléchis qui donnent
lieu à des inquiétudes et à des réactions négatives de la part de la
population, il est nécessaire, en sus des politiques d’accueil et
d’intégration, d’évaluer correctement les droits et les devoirs des
citoyens et d’user de la fermeté nécessaire envers les clandestins.
Sécurité
Les risques croissants liés à la criminalité diffuse préoccupent la
communauté et obligent à des choix plus tranchants dans la prévention
et dans la répression ainsi qu’à des mécanismes qui permettent une plus
grande rapidité d’action de la part de la magistrature.
Etat social
Il est indispensable de renforcer la sûreté des citoyens et de leurs
familles en rendant de plus en plus efficace le système sanitaire
public, en en intensifi ant les niveaux essentiels d’assistance, en en
assurant la coordination, en réformant le système des retraites, en
adoptant les politiques de solidarité et de développement en faveur des
couches les plus faibles de la société.
PROJET MONTAGNE
"Nous estimons que la montagne doit être sauvegardée, mise en valeur et soutenue"
Agriculture
Il s’avère important de mettre davantage l’accent sur le rôle que joue
l’agriculture de montagne dans l’entretien et la protection du
territoire et du paysage, et ce, dans l’intérêt général. Ce rôle,
toutefois, il faut le reconnaître, comporte un surcroît d’obligations
et de frais qui doivent être dûment reconnus et équitablement compensés
dans la législation nationale et européenne, afi n que l’existence des
exploitations agricoles de montagne ne soit pas compromise par une
application exclusive de paramètres écononomiques et de marché.
Défense du sol
Nous estimons que le changement climatique qui a contribué à
l’aggravation du phénomène de déséquilibre nécessite des opérations de
mise en sûreté du territoire déjà fragilisé par l’inondation de l’année
2000.
Montagne
La nouvelle loi sur la montagne devra tenir compte de la proposition
innovatrice de la loi de principes votée par le Conseil de la Vallée,
qui énonce la défi nition particulière de «haute montagne». Il est
capital de prévoir des fonds spéciaux pour la montagne, dans le cadre
d’une entente Etat-Région (acronyme Dupimont, Document Unique de
Programmation Interrégional pour la Montagne), qui doit revêtir de
réels contenus. Il faudra ratifi er les protocoles de la Convention
alpine, dont l’application devra absolument respecter les compétences
régionales. A l’échelon national, encore, il est nécessaire de
développer la particularité du tourisme de la montagne.
Parc national du Grand-Paradis
Il ne fait aucun doute que le Parc national du Grand-Paradis est, pour
notre région, une ressource naturaliste, environnementale et économique
qui représente toujours plus une opportunité et non pas une contrainte.
Il est indispensable de coordonner les activités du Parc et les
pouvoirs et compétences de la Région, dans le respect des Communautés
locales en cause, par le biais de dispositions d’application du Statut
auquel renvoie par ailleurs la réglementation étatique en la matière.
Pour ce faire, un plan extraordinaire prévoyant des cofi nancements
considérables de l’Etat s’impose. A l’échelon européen, il est
nécessaire de concrétiser l’insertion de la montagne – comme
particularité dans la cohésion territoriale – à l’article 158 du
nouveau Traité européen.
POLITIQUES CULTURELLES
"Nous estimons que il faut assurér aux jeunes une adéquate formation afi n de créer un meilleur futur pour notre Région"
Ecole
Il est absolument capital de mettre l’accent sur l’originalité du
modèle d’école valdôtaine et de le valoriser comme lieu privilégié
d’éducation et de formation pour tous, susceptible à la fois de
sauvegarder l’identité de la communauté et de répondre aux expectatives
de la nouvelle société de la connaissance, réellement bilingue et
ouverte à l’Europe et aux nouvelles tecnologies. Pour ce faire, le
système scolaire valdôtain futur doit pouvoir continuer à garantir par
le biais de ressources fi nancières sûres et adéquates l’existence des
écoles de montagne, l’intégration des handicapés, les compétences
professionnelles nécessaires à l’insertion des élèves étrangers et à
l’éducation des adultes ainsi qu’à la formation continue des
enseignants. Dans cette optique, il s’avère donc important d’accorder
une place privilégiée à l’anglais dès l’école primaire et à
l’utilisation des technologies informatiques dans le sillage des
résultats obtenus par le Gouvernement régional. Pour la pleine
réalisation d’une école réellement valdôtaine, ancrée sur le
territoire, nous estimons nécessaire non seulement de redéfi nir le
statut des enseignants, qui doivent être dûment inserés dans le statut
unique régional, mais aussi d’intégrer l’école, la recherche et la
formation professionnelle, de réaliser un véritable curriculum
bi-plurilingue avec la reconnaissance internationale des compétences
acquises par nos élèves, de valoriser la richesse culturelle que
représentent la particularité de la communauté walser et l’insertion du
patois à l’école dans les matières facultatives.
Université
L’Etat doit respecter la spécifi cité de l’Université de la Vallée
d’Aoste/Università della Valle d’Aosta vu son système de financements
particulier, en grande partie à la charge de la Région, et de sa
vocation francophone. De plus, il est nécessaire de défendre la spécifi
cité de l’Université en sauvegardant les critères relatifs aux concours
pour les Universités libres.
DEVELOPPEMENT
"Nous estimons que une valable garantie pour les travailleurs
ainsi que pour les enterprises est synomyme de développement économique"
Casino
Il est indéniable que le Casino de la Vallée constitue l’une des
principales ressources économiques de la Région. Aussi estimons-nous
que la maison de jeu doit être revalorisée pour le grand
professionnalisme de ses personnels et qu’il est indispensable de
travailler à la défi nition de nouvelles politiques nationales en
matière de jeux de hasard qui ne limitent pas le développement et à
l’application d’un plan industriel visant à replacer le Casino de la
Vallée au rang des plus grands d’Europe.
Fiscalité
L’abolition de l’ICI sur la résidence principale et la réduction de
l’IRPEF et de l’IRES doivent être assorties d’une révision des études
de secteur et de l’élimination de toute une série de contrôles qui sont
accablants pour le contribuable et qui empoisonnent souvent la vie des
entreprises et des citoyens.
Emploi
La réduction du coût du travail, tout comme les mesures de dégrèvement
au profi t des entreprises pour augmenter les emplois sont les moyens
les plus sûrs pour assurer l’augmentation des postes de travail et pour
offrir une ultérieure garantie aux entreprises et aux travailleurs.
Dans le secteur sidérurgique, il faudra accorder une attention
particulière au problème de l’amiante au profi t des ayants droits.
Infrastructures
La situation des chemins de fer s’explique par le manque
d’investissements étatiques aux fins d’une modernisation, désormais
impossible à différer, de la ligne historique. Il revient par ailleurs
à l’Etat, non seulement de garantir un Département Anas dûment
dimensionné, mais aussi de fi nancer les travaux d’amélioration le long
de la Route 27 (notamment sur le tronçon Etroubles, Saint-Oyen,
tunnel), de la galerie de sécurité du Grand-Saint- Bernard et sur la
Route Nationale 26 (échangeur des vallées, giratoires, galerie de
Bard). La voie de contournement d’Aoste devrait être transférée à la
Région pour en assurer un accès libre et gratuit au profi t de la
commune d’Aoste et des communes de l’Envers. Il serait bien d’optimiser
l’utilisation des infrastructures autoroutières, d’une part pour
améliorer les conditions environnementales et d’autre part pour
faciliter les usagers locaux. Aux fins d’une pleine efficience des
infrastructures susdites, il faudra travailler pour que l’Etat
transfère à la Région le pouvoir de concessionnaire, y compris le
pouvoir tarifaire, à l’égard des sociétés autoroutières oeuvrant en
Vallée d’Aoste. Il sera en outre nécessaire d’exiger des autorités
centrales, chacune en ce qui la concerne, que l’autoport Corrado Gex
restructuré soit pleinement fonctionnel ainsi que les infrastructures
qui fournissent la Bande Large et le système des guichets postaux sur
le territoire.
Pouvoir d'achat
Il est à souhaiter que l’appauvrissement général causé par l’avènement
de l’Euro et par le non-ajustement des salaires réels oblige l’Etat à
prendre des mesures extraordinaires susceptibles de redonner confi ance
aux citoyens grâce à la reprise de la consommation et à une politique
au bénéfice de la famille.
SERVICES PUBLICS
"Nous estimons que les services publics dans notre région doivent être garantis avec une réelle totalité"
Services publics
Nous estimons que l’Etat doit garantir, du point de vue normatif,
financier et administratif, l’universalité effective des services
publics en Vallée d’Aoste (Poste, télécommunications, transports),
abstraction faite des restrictions imposées, en particulier, par les
règles sur la concurrence ou par la recherche du profit.
Rai
Nous soutenons que les rapports entre l’Etat et la RAI en ce qui
concerne la Vallée d’Aoste ne peuvent faire abstraction de la Région.
La valorisation du Centre régional doit aller de pair avec une
augmentation, à la charge de l’Etat, des heures d’émission, notamment
en français, et le principe du bilinguisme égalitaire effectif doit
être impérativement appliqué dans les programmes et surtout dans les
journaux télévisés, où une attention particulière devra être accordée
aux exigences réelles et aux intérêts de la communauté valdôtaine. La
nouvelle télévision numérique doit garantir un bouquet francophone,
radio et télévisé, ample et de qualité et la retransmission de
télévisions germanophones pour la communauté Walser. De plus, l’Etat
doit garantir le fi nancement d’émissions en patois et en parlers
walser, qui seront réalisées in loco.