NOUVELLES DU SÉNAT
Une semaine de débat au Sénat
Une semaine « chaude » celle que nous venons de vivre au Sénat avec de
fortes divergences, des cris, des insultes, des interruptions : au
centre de la salle, la ministre Gelmini a assisté impassible à la
discussion, toujours présente et sans jamais intervenir, sans répondre
aux questions précises de l’opposition sur l’existence ou non du temps
prolongé, parfois en esquissant un sourire de satisfaction comme pour
dire « en attendant, les voix sont de mon côté et j’ai la majorité ».
Voilà la manière inacceptable dont ce décret a été porté de l’avant,
sans même consulter les associations des professeurs, des étudiants,
des syndicats ( en sachant qu’une importante diminution des organes en
serait la conséquence ! ) même si par la suite en approfondissant les
articles, il serait juste de revenir aux moyennes, à la note de bonne
conduite dans un secteur où le sérieux est de rigueur. De sorte que
pour les familles, l’article 5 est sûrement le bienvenu car il prévoit
un stop à la croissance du coût des livres en prévoyant que ceux-ci ne
soient pas modifiés au moins pendant cinq ans et avec la possibilité en
plus d’éditer des appendices dans des cas extraordinaires ( on ne
comprend pas pourquoi cet article aussi a été contesté par le Pd lors
de la séance ). Mais le point de départ de ce décret suit une logique
de coupe budgétaire, non de réforme dans un moment où certes tous les
secteurs doivent réduire leurs dépenses, mais peut-être que cette
réduction ne devait pas commencer par l’école primaire ! Certaines
questions fondamentales restent, en effet, à éclaircir ( car elles ne
sont pas précisées dans le décret ) : le temps prolongé dans les écoles
élémentaires sera maintenu et, si c’est le cas, qui soutiendra cette
dépense supplémentaire ? Et si le temps prolongé n’est pas maintenu
dans les écoles élémentaires, comment feront les familles qui «
laissent » leurs enfants à l’école l’après-midi aussi, et qui
bénéficiaient du service de cantine à midi ? Et où seront effectuées
les réductions qui apparaissent dans le budget ? Par contre, en faveur
de ce Décret, les motivations d’agitation du secteur universitaire
n’apparaissent pas justifiables car le même document « Gelmini » ( à
l’exception de deux dispositions spécifiques et limitées ), ne parle
pas d’université. Certes, là aussi, il y a la nécessité de réduire les
dépenses. Mais dans ce secteur, une réforme globale est nécessaire car
notre université publique ne répond pas, dans toutes les universités,
aux exigences des jeunes qui doivent affronter le monde du travail. Nos
étudiants universitaires, qui descendent à Turin et à Milan en faisant
de nombreux sacrifices et des dépenses, savent, en effet, combien de
connaissances ils ramènent à la maison ! Heureusement, ils auront –
comme j’ai pu l’avoir à l’hôpital régional valdôtain – la possibilité
de compléter leur formation dans nos structures. Le décret « Gelmini »
prévoit enfin, à l’article 8bis, la possibilité de respecter les
Statuts des Régions autonomes : cela signifie qu’en Vallée d’Aoste le
système qui existe ne changera pas pour l’instant. Pour ces différentes
raisons, je me suis abstenu au moment du vote. Enfin, soulignons qu’en
Vallée d’Aoste, on veut réformer l’école : l’assesseur Viérin et le
Gouvernement sont en train de le faire. Le fédéralisme fiscal aidera
leur action.
06-11-2008 - Archive