LE MOUVEMENT
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LA PAROLE DU PRÉSIDENT
A propos du rôle du Mouvement
Puisque dans mes articles précédents j’ai évoqué le concept de
politique comme « service », je précise que ce n’est pas une idée qui
m’appartient en exclusivité. Nous lisons en effet dans la Storia della
Filosofia de Giovanni Reale et Dario Antiseri : « Il vero politico, per
Platone, non ama il comando e il potere, ma usa comando e potere come
servizio alla Città, per attuare il Bene ». Si on estime que Platon est
démodé car il vivait il y a vingt-cinq siècles, on peut toujours se
rapporter à l’article 1 des statuts de l’Union Valdôtaine, qui fixe
comme finalités de notre Mouvement « d’assurer l’épanouissement des
caractères ethniques et linguistiques du peuple valdôtain ; d’en servir
les intérêts culturels, politiques, sociaux et économiques ; de
favoriser la coopération entre les communautés ethniques ». Comment
notre Mouvement peut-il servir ces intérêts ? En élaborant des
programmes et en promouvant des actions pour les réaliser, les uns et
les autres décidées par ses organes aux différents niveaux, selon leurs
compétences respectives, suivant les procédés démocratiques établis.
Ces décisions engagent tous les unionistes, qui comme l’établit
l’article 4 des statuts, doivent souscrire « aux principes et aux
objectifs fondamentaux du Mouvement », suivre son programme et son
action et se conformer à ses statuts et règlements. Lesquels statuts
prévoient explicitement que « dès qu’une délibération a été votée par
l’organe compétent, tout membre a le devoir d’accepter, de suivre et de
faire observer les décisions prises » ( art. 8 ). Ce sont là des
dispositions claires, simples, qui ne se prêtent à aucun équivoque : ce
qui est complexe, par contre, est la réalité qui nous entoure, et sur
laquelle les décisions des organes du Mouvement devraient se
répercuter. Au lieu d’affronter cette complexité, j’ai l’impression
qu’on préfère se concentrer sur les « règles » ou prétendues telles,
sur les équilibres intérieurs, sur les procédures et sur les sophismes.
C’est sans doute plus facile, mais ce faisant on risque de perdre de
vue les besoins de la société valdôtaine, de perdre le contact avec les
problèmes réels et de miner à tout jamais la confiance que les
Valdôtains continuent, malgré tout, de nous témoigner. 06-11-2008 - Archive |
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