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ENTRAIDE DES FEMMES VALDÔTAINES

LA PAROLE DU PRÉSIDENT

A propos du rôle du Mouvement
Editorial du 6 novembre 2008 par Joseph Rivolin

Puisque dans mes articles précédents j’ai évoqué le concept de politique comme « service », je précise que ce n’est pas une idée qui m’appartient en exclusivité. Nous lisons en effet dans la Storia della Filosofia de Giovanni Reale et Dario Antiseri : « Il vero politico, per Platone, non ama il comando e il potere, ma usa comando e potere come servizio alla Città, per attuare il Bene ». Si on estime que Platon est démodé car il vivait il y a vingt-cinq siècles, on peut toujours se rapporter à l’article 1 des statuts de l’Union Valdôtaine, qui fixe comme finalités de notre Mouvement « d’assurer l’épanouissement des caractères ethniques et linguistiques du peuple valdôtain ; d’en servir les intérêts culturels, politiques, sociaux et économiques ; de favoriser la coopération entre les communautés ethniques ». Comment notre Mouvement peut-il servir ces intérêts ? En élaborant des programmes et en promouvant des actions pour les réaliser, les uns et les autres décidées par ses organes aux différents niveaux, selon leurs compétences respectives, suivant les procédés démocratiques établis. Ces décisions engagent tous les unionistes, qui comme l’établit l’article 4 des statuts, doivent souscrire « aux principes et aux objectifs fondamentaux du Mouvement », suivre son programme et son action et se conformer à ses statuts et règlements. Lesquels statuts prévoient explicitement que « dès qu’une délibération a été votée par l’organe compétent, tout membre a le devoir d’accepter, de suivre et de faire observer les décisions prises » ( art. 8 ). Ce sont là des dispositions claires, simples, qui ne se prêtent à aucun équivoque : ce qui est complexe, par contre, est la réalité qui nous entoure, et sur laquelle les décisions des organes du Mouvement devraient se répercuter. Au lieu d’affronter cette complexité, j’ai l’impression qu’on préfère se concentrer sur les « règles » ou prétendues telles, sur les équilibres intérieurs, sur les procédures et sur les sophismes. C’est sans doute plus facile, mais ce faisant on risque de perdre de vue les besoins de la société valdôtaine, de perdre le contact avec les problèmes réels et de miner à tout jamais la confiance que les Valdôtains continuent, malgré tout, de nous témoigner.

06-11-2008 - Archive

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