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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 29 jui 2021 - 11:15

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

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Congrès Extraordinaire

Relation des Vice-présidents P. Guichardaz et J.-G. Rivolin

Mois de trois ans se sont écoulés de ce 28 novembre 1998 qui nous vit réunis pour l'élection du président de l'Union Valdôtaine et nous nous retrouvons aujourd'hui à renouveler ce rendez-vous dans des circonstances analogues.
Comme alors, les deux vice-présidents du Mouvement se trouvent à relater au sujet d'une activité qui est le fruit d'un travail commun, porté de l'avant par l'Union Valdôtaine en la personne de son président, Auguste Rollandin, du bureau de présidence, du Comité fédéral, du Conseil fédéral, des organes consultatifs du Mouvement et des sections locales.
En dépit du bref espace de temps dans lequel elle s'est développée, l'activité que nous avons menée au sein de l'Union Valdôtaine dans ces années a été intense et fructueuse. Vous nous permettrez donc de vous faire grâce des préliminaires et de passer directement aux faits.
Comme toujours, l'activité du Mouvement - en dehors des tâches de gestion courantes - s'est développée essentiellement en deux directions: à son intérieur, pour l'élaboration des lignes politiques stratégiques, et à son extérieur, principalement en fonction de la participation aux nombreux rendez-vous électoraux et référendaires qui se sont succédés dans cette période.
Ces deux aspects, cela va sans dire, sont étroitement complémentaires, puisque l'engagement électoral n'est que la conséquence directe de notre engagement au point de vue du respect des principes inspirateurs de l'Union Valdôtaine et de leur application aux stratégies politiques qui ont guidé l'action de nos organes et de nos administrateurs. Si nous les traitons séparément, ce n'est que par souci de clarté.

LES CONGRÈS: MOMENTS DE RÉFLEXION ET D'ENGAGEMENT
Pour ce qui est de l'activité politique interne, sur laquelle je vais me pencher, nous signalons avant tout les Congrès nationaux, dont celui-ci est le cinquième depuis novembre 1998. Dans les quatre Congrès thématiques, on a affronté les thèmes majeurs du débat politique actuel: les problèmes et les atouts de la Vallée d'Aoste en tant que région de montagne: la réforme des collectivités locales en sens fédéraliste; les difficultés liées à la gestion d'un équilibre territorial problématique et qui se sont dramatiquement manifestées lors de la catastrophe de l'an 2000; l'identité valdôtaine en évolution.
Rappelons brièvement les étapes politiques franchies par ces importants rendez-vous.
Le premier résultat politique positif du Congrès national sur le thème "La montagne valdôtaine en Europe: analyse et mise en valeur des ressources", a été la participation massive des sections, qui ont contribué de façon déterminante, par l'envoi de documents préparatoires aux commissions du Mouvement, à un débat qui a intéressé également les forces sociales, économiques et culturelles externes à l'Union Valdôtaine. L'issue du Congrès a été marqué par une prise de conscience des exigences réelles de la société valdôtaine - particulièrement de l'exigence de garantir l'identité de notre peuple tout en reconnaissant ses diversités - et des potentialités de ceux qui vivent et travaillent en Vallée d'Aoste dans le respect réciproque. De cette réflexion est découlée la nécessité de s'ouvrir aux nouveautés d'une réalité en évolution rapide, qui demande un effort particulier pour concilier l'enracinement avec la globalisation, l'autonomie avec l'intégration européenne, selon une logique fédéraliste qui est la nôtre depuis toujours. Il en est découlé également la nécessité d'un investissement de confiance envers les jeunes générations, qui doivent pouvoir se former en tenant compte des responsabilités qu'elles seront appelées à affronter dans la gestion d'une réalité particulière comme la nôtre. Lors d'une table ronde organisée à cet effet, on a enfin ouvert une confrontation constructive avec d'autres réalités minoritaires et montagnardes, qui partagent avec nous l'exigence de sauvegarder et promouvoir les caractéristiques propres à leurs peuples et à leurs milieux respectifs, face au défi européen qui est désormais une réalité présente et parfois envahissante.

FÉDÉRALISME ET IDENTITÉ: LES THÈMES MAJEURS
Le fédéralisme a été aussi au centre de la réflexion lors du Congrès thématique de l'an 2000: « Fédéralisme régional. Autonomie communale », qui, mouvant d'une conception de la Commune qui s'enracine dans la pensée d'Emile Chanoux, a fait le point sur les importantes réalisations institutionnelles promues dans ces dernières années par les administrations unionistes en matière d'autonomie des collectivités locales. Partant, on a tracé les lignes stratégiques d'une politique visant à mettre en valeur les ressources de nos communautés - du point de vue social, culturel et institutionnel - en saisissant les atouts qu'offre la réalité actuelle. La revitalisation des centres périphériques, a-t-on constaté notamment, est favorisée par l'exploitation des techniques les plus modernes de communication et d'organisation du travail: il faut donc en profiter pour que les jeunes puissent rester au pays et faciliter leur insertion au niveau des locales institutions administratives. Le patrimoine socioculturel, qui s'exprime tant au niveau linguistique qu'à celui des productions typiques ou de l'attitude tenue face à la gestion du territoire, doit être mis en valeur de la façon la plus convenable et constituer ainsi une sorte de label local pour enrichir l'identité régionale dans sa globalité. L'effort de décentralisation doit être poursuivi selon une logique fédéraliste, en restituant tout d'abord aux Conseils communaux leur rôle de cœur de la vie politique municipale, et le débat sur les réformes institutionnelles et particulièrement du statut spécial d'autonomie, doit concerner à fond les collectivités locales.
Et c'est justement aux collectivités locales, en tant que dépositaires et gérantes naturelles de notre patrimoine environnemental, qu'on s'est adressés et qui ont été au centre de l'attention lors du Congrès thématique suivant, consacré à une "Réflexion sur les événements du 14 et 15 octobre: projet et perspectives", dont l'organisation a été la conséquence de la tragique inondation qui a frappé notre Vallée l'année dernière. Une confrontation serrée, à l'aide d'administrateurs publics et de techniciens, sur les thèmes de la protection civile et de l'aménagement du territoire a permis de dégager un engagement précis de l'Union Valdôtaine dans toute une série de domaines concernant l'organisation et la gestion des émergences, la planification des œuvres publiques, le monitorage et l'entretien des cours d'eau, la connaissance des fragiles équilibres hydrogéologiques de la montagne, la mise à jour des plans d'urbanisme et d'occupation des sols et la diffusion d'une culture de l'entraide et de la solidarité.
Le thème de l'identité, qui est fondamental pour notre mouvement et que les Congrès précédents avaient partiellement affronté, a été au centre de la réflexion du Congrès thématique de cette année: "L’identité valdôtaine: un peuple intramontain pour l'Europe fédéraliste". Les rapports des congressistes ont porté sur les différentes implications des questions identitaires dans la société valdôtaine d'aujourd'hui, dans les domaines de la langue, du travail, de l'éducation, des rapports avec les cultures extra-européennes. L'Union Valdôtaine a réaffirmé avec force son rôle de promotion de l'identité valdôtaine, particulièrement au point de vue linguistique, et a souligné une fois encore son engagement pour la mise en œuvre d'une stratégie globale, visant en premier lieu la reconnaissance de celle-ci au niveau institutionnel, dans le cadre de la révision du Statut d'autonomie et la constitution de l'Euro région du Mont-Blanc. Il a été également rappelé que l'esprit lié à la mise en valeur du patrimoine de culture, d'histoire, de tradition qui fonde l'identité valdôtaine doit passer notamment par l'école, l'université et la formation professionnelle, et par une utilisation correcte des media. Une attention particulière a été consacrée aux attitudes et aux moyens d'impliquer les jeunes générations dans la connaissance et la valorisation de la civilisation valdôtaine, notamment de ses aspects linguistiques.

LES ORGANES DU MOUVEMENT: UNE ACTIVITÉ INTENSE
Nous nous sommes arrêtés longtemps sur les conclusions des Congrès nationaux, car c'est là que réside le noyau inspirateur de la stratégie politique de l'Union Valdôtaine, qui engage les organes du Mouvement et les administrateurs unionistes, à tous les niveaux. Mais nous voulons également souligné le travail intense qui a été mené par les autres organes du Mouvement, qui ont contribué par un apport constant et constructif d'idées et d'initiatives à sa bonne marche.
Nous rappelons, en particulier, que le Conseil fédéral s'est réuni treize fois (moyennement une fois tout les deux mois et demi) pour marquer les rendez-vous politiques fondamentaux et s'exprimer sur les thèmes d'actualité les plus importants.
Le Comité fédéral s'est réuni une fois par semaine, en dehors de quelques brèves périodes de vacances, et est intervenu souvent dans les débats politiques d'actualité, notamment en matière d'école, de santé et de transports, pour réaffirmer les décisions du Congrès et soutenir l'action des administrateurs unionistes.
Le Groupe des Conseillers régionaux aussi s'est réuni habituellement une fois par semaine, notamment pour examiner les projets de loi à soumettre au Conseil de la Vallée.
La Conférence des Administrateurs, qui assure une liaison permanente avec les collectivités locales, a été convoquée sept fois et s'est démontré un efficace instrument propositif.
La Conférence des Présidents de Section, qui a tenu sept séances, s'est révélée à son tour une irremplaçable chaîne de transmission des exigences de la base unioniste vis-à-vis des organes centraux et nous rappelle que la véritable force de notre Mouvement réside dans sa pénétration capillaire au sein de la société valdôtaine et dans sa capacité d'interpréter les exigences de cette société, grâce à l'activité que déploient les assemblées et les comités de direction dans chaque communauté. Encore un mot au sujet du "Peuple Valdôtain": notre organe de presse a changé son look au tournant du millénaire, pour rendre son image moins figée et plus attrayante.
Nous avons aussi réalisé plusieurs numéros spéciaux en couleurs, consacrés à des aspects marquants de notre identité, comme l'artisanat typique, l'élevage et l'histoire du Pays, et nous avons constaté que ces initiatives ont rencontré la faveur de nos lecteurs.

PARLEMENT EUROPÉEN ET COMMUNE D'AOSTE: DEUX RÉSULTATS HISTORIQUES
Pour ce qui est des nombreux engagements électoraux qui ont scandé ces derniers trois ans, je crois que nous nous en souvenons tous très bien. Je me bornerai donc à les énumérer brièvement, en soulignant certains des aspects plus proprement politiques.
Abstraction faite du référendum italien en matière électorale du 18 avril 1999, qui n'intéressait pas directement la Vallée d'Aoste, le premier rendez-vous électoral auquel nous nous sommes confrontés a été l'élection du Parlement européen, le 13 juin 1999. L'élection suivait de près le Congrès national consacré aux problèmes de la montagne et le choix électoral qui a été fait en appliquait les conclusions. Lors du Congrès, des engagements concrets avaient été pris pour mettre sur pied une stratégie de présence des minorités sur la scène européenne. Les élections européennes constituaient une occasion imprenable pour réaliser ce vœu. Vu le découpage des collèges électoraux, qui défavorisait la Vallée d'Aoste, ce projet n'avait des chances de réussite qu'en recourant à l'alliance avec les autres minorités et l'Union Valdôtaine fut accueillie favorablement par les "Democratici" locaux et par les mouvements des "Autonomistes" et de la "Fédération Autonomiste", qui donnèrent leur adhésion à la liste "Fédéralisme en Europe". Notre regret est que ce projet, qui visait une présence valdôtaine la plus représentative possible au Parlement de Strasbourg n'ait pas été compris et partagé par d'autres forces politiques, particulièrement par nos alliés de la majorité régionale les DS-Gauche Valdôtaine, ce qui aurait donné au succès, pourtant éclatant, de notre député Luciano Caveri une dimension plus ample encore et aurait peut-être assuré la présence d'un euro-député valdôtain dès le début de la législature. La suite est connue: l'Union Valdôtaine a enfin atteint un objectif historique, la présence d'un représentant valdôtain au Parlement européen.
Le printemps 2000 a amené, au lendemain du Congrès thématique consacré aux collectivités locales, un autre engagement d'envergure: les élections municipales, qui ont vu une participation massive de candidats; ce qui, au-delà de quelques inconvénients qui sont malheureusement une constante de ce type de consultations électorales, démontre la vitalité de l'institution communale et la volonté des Valdôtains de s'engager en première personne dans la gestion des communautés respectives. Le panorama des situations locales est très varié, conditionné parfois par des situations très spécifiques, et il serait oisif de les analyser en détail. Ce qu'on peut dire sans crainte d'erreur, c'est que les listes soutenues par l'Union Valdôtaine ont remporté globalement un succès remarquable, que beaucoup de jeunes ont eu la possibilité d'entrer dans le monde de l'administration et que de nombreux programmes électoraux reflétaient la position de l'Union Valdôtaine sur les différents problèmes.
On doit en tout cas souligner de façon particulière le résultat historique de la Commune d'Aoste, où pour la première fois après trente ans nous avons un Syndic unioniste, élu à la tête d'une coalition rassemblant les DS - Gauche Valdôtaine, les Democratici" et le groupement "Autonomisti-Fédération".

LE RÉFÉRENDUM CONTRE LE FRANÇAIS: UNE VICTOIRE DE NOS IDÉAUX
Après une nouvelle consultation référendaire italienne sur différentes matières, qui se déroula le 21 mai 2000, un autre rendez-vous important nous attendait, le 18 juin successif: le fameux référendum régional sur l'examen de maturité, qu'une certaine propagande avait gonflé à l'excès, en fonction électorale.
Les manœuvres de ceux qui visaient un affrontement instrumental dont la cible véritable était la langue française et son enseignement, échouèrent contre l'initiative de l'Union Valdôtaine, de démasquer les faussetés de la propagande adversaire: le slogan "Pas de sens, pas de vote", en mettant en évidence les contradictions et l'effet contraire aux intérêts des étudiants, qu'un éventuel succès du « oui » aurait obtenu, atteignit son but. La décision de notre Mouvement, de s'adresser directement aux jeunes, de leur expliquer la réalité des choses et de faire confiance à leur intelligence et à leur bonne foi, se démontra gagnante. L'abstention massive des Valdôtains fit couler à pic le référendum lui-même et le moral de ses promoteurs.
Le premier printemps du nouveau millénaire a amené une énième consultation électorale importante: les faits sont trop récents pour qu'il soit nécessaire d'y revenir longuement; ce Congrès extraordinaire se tient d'ailleurs parce que le résultat des élections des parlementaires valdôtains a été largement positif et a abouti a l'élection du sénateur Auguste Rollandin et du député lvo Collé. Signalons, pour mémoire, que la désignation des candidats élus a été précédée par l'entrée à plein titre de la coalition « Stella Alpina », nouvellement constituée, dans la majorité du Conseil de la Vallée, ce qui a renforcé la coalition qui soutient le gouvernement régional. Une majorité que, avouons-le, nous aurions voulu voir soutenir compacte les candidats valdôtains au Parlement: une fois encore, malheureusement, la composante DS, qui pourtant avait participé activement à la définition du programme électoral, s'est dérobée au dernier moment, en choisissant inexplicablement de courir pour son compte en ce qui concerne l'élection du député. Sur la consultation populaire organisée à Courmayeur le 22 septembre dernier au sujet du passage des poids lourds il y a déjà eu assez de cancan dans les media. Nous nous bornerons donc à faire remarquer que, pour finir, les rares électeurs qui se sont rendus aux urnes n'ont fait que soutenir l'exigence de réglementer le trafic des TIR : une position que la Conférence des Présidents de Section de l'Union Valdôtaine avait déjà prise le 20 septembre 1999 et que le Mouvement n'a cessé de réaffirmer par la suite. Le vitalisme électoral italien est sans répit: un autre rendez-vous nous attend la semaine prochaine, qui a été l'objet de la première partie de ce Congrès. Nous n'en dirons donc pas plus et nous rappellerons plutôt que l'activité « externe » du Mouvement ne s'épuise pas dans les consultations électorales. Nous en donnons pour preuve les rencontres-débats qui se sont déroulées pendant l'hiver 1999-2000, à Courmayeur et à Aoste, sur les conséquences de la fermeture du tunnel du Mont-Blanc et sur les problèmes du commerce respectivement.


CONCLUSION
Le moment est venu de conclure ce rapport, que nous avons voulu expressément centrer sur les faits, plutôt que sur des considérations générales, car nous estimons que les indications politiques et les stratégies d'action ont été clairement exprimées par les différents Congrès. Nous voulons en tout cas adresser quelques remerciements particuliers, en tant que "traghettatori" de l'Union Valdôtaine jusqu'à ce Congrès et au nom aussi de notre trésorier Daniele Janin, le troisième membre du Bureau de Présidence, qui est très discret et se met rarement en évidence, mais qui remplit un rôle absolument indispensable -je vous laisse deviner pourquoi.
Ces remerciements vont à ceux qui ont collaboré pour garantir la bonne marche du Mouvement dans ses aspects les plus quotidiens, au cours de ces années: les fonctionnaires Ugo Voyat et Silvia Bastrentaz, les secrétaires Julienne Rosset et Lea Meynet, les rédacteurs successifs du "Peuple Valdôtain" Christian Diémoz et René Willien, avec les collaborateurs de la rédaction, Katia Praz et Agnès Uzan, et surtout M. Emile Proment, qui est en quelque sorte le génie tutélaire du journal, mais aussi du Mouvement tout entier.
Merci à tous

Intervention du président sortant Augusto ROLLANDIN

A St-Vincent il vient de s'achever un congrès de radiologie. Un des thèmes qui a été l'objet du débat traitait des moyens modernes pour faire les examens les plus complexes possible. Je crois qu'il est important de faire la radiographie d'un système, mais je crois que, en même temps, il est important de le faire entièrement; alors, étant donné que je suis le président sortant, j'ai entendu une série de remarques auxquelles je veux au moins donner une réponse. Finalement, nous avons très bien fait d'en parler et j'approuve entièrement le fait de parler des sections et du reste. J'estime important que dans les plus brefs délais - et c'est la raison pour laquelle j'avais soutenu l'idée de faire le congrès aujourd'hui pour que l'on puisse faire une radiographie sérieuse de ce qu'est le travail de notre parti. Quelqu'un m'a dit qu'on a fait un débat inutile au conseil fédéral sur la date, que ça n'en valait pas la peine.
On oublie que la date du congrès a été fixée au mois de juin et s'il n'y avait pas le référendum, personne n'aurait soulevé le problème et le congrès se serait tenu le 6 octobre, comme cela avait été décidé à l'unanimité par le Conseil fédéral, qui a choisi la date du 30.
Celui qui a dit cela a essayé de profiter de votre présence, de la présence et de l'attention de la presse, pour faire échos au problème du référendum.
En effet, la lettre de convocation ne pouvait pas ajouter à l'ordre du jour le thème du congrès, pour la simple raison que nous avons décidé de déplacer uniquement la date et non d'ajouter des thèmes nouveaux; mais bien évidemment, on a même ajouté que chacun, dans cette salle peut évoquer des thèmes, Cela s'est passé, par exemple, quand quelqu'un s'est plaint: "des temps trop courts pour discuter des candidats". Du mois de juin à la fin du mois de septembre, nous avons eu la possibilité de nous réunir dans les sections. Je crois qu'au delà des vacances et de la reprise, nous avons eu tout le temps pour organiser des réunions et là encore sans doute, je reconnais que comme cela arrive souvent, nous ne sommes pas à même de tout faire.
Sans doute, nous pourrions mieux faire et je le souhaite de tout mon cœur à celui qui deviendra président mais j'ai assisté à une série de rencontres des sections sur les thèmes les plus différents et le plus souvent, malheureusement, les présents étaient les élus locaux.
Je voudrais savoir - et nous sommes là pour en discuter - quel sera le système le meilleur pour faire en sorte que les inscrits participent, car je crois que les réunions, dans certains endroits, se font, mais les présents sont toujours les mêmes! Les données sont là pour le démontrer.
Alors, à propos des candidatures, nous avions tout le temps de faire ce que nous voulions. L'on m'a dit aussi justement que j'aurais pu participer davantage aux réunions du groupe des conseillers régionaux; or, j'avais fais confiance au chef de groupe et j'avais dit aux conseillers: "écoutez-moi, j'ai une entière confiance vis-à-vis du chef de groupe, il est présent et, s'il y a des problèmes, il me les relate".
On me reproche d'avoir eu confiance en Aldo: bien, j'en prends acte; j'ai donc eu tort d'avoir eu confiance. Je crois cependant, que le thème d'aujourd'hui est la présentation d'une candidature à la dernière minute, pour secouer un peu la plante, pour faire en sorte que l'on puisse discuter: mais est-ce que pendant les autres séances nous ne pouvions pas en discuter?
Est-ce qu'il y a quelqu'un qui, à propos des coups de téléphone ... Attention! C'est vrai, c'est justement la raison pour laquelle nous avons voulu dire et soutenir les raisons d'un choix et je voudrais souligner ici que le système, on ne l'a pas inventé! Quelqu'un, à la veille de l'autre Congrès a su l'utiliser d'une façon excellente! Alors je crois qu'il ne faut pas reprendre à chaque fois les thèmes, sur lesquels il serait juste de dire que, enfin, nous pouvons discuter.
Alors quel est le système pour arriver à une définition? Moi je peux dire tranquillement que je ne suis pas capable d'être le procureur de qui que ce soit, au contraire: j'ai joué un rôle, sans doute; mais en ce qui me concerne, j'ai essayé de jouer le rôle mais du président, pas celui de joueur dans la partie. Et s'il y a quelqu'un qui a quelque chose à dire, les exemples sont là dans toutes les communes où j'ai participé et lorsque les sections ont fait leur choix, j'ai soutenu le choix des sections. Le dialogue, je voudrais savoir s'il doit être à sens unique.
Si quelqu'un parle et que l'autre ne répond pas, ou bien il à déjà autre chose en tête. Il faut être à deux, un peu comme dans d'autres systèmes: il faut être à deux ou à trois, si on veut, mais à deux c'est mieux! Et alors, écoutez: chaque fois, nous reprenons les mêmes thèmes. Moi, je n'ai pas assisté à un congrès sans entendre: "II n'y a pas de dialogue". Très bien!
J'aimerais qu'on puisse me parler d'un débat public où l'on ait pu dire: "Enfin, il y a le dialogue!". Allons lire les procès verbaux pour voir s'il y a un congrès où l'on puisse dire cela. Les suggestions, nous les avons faites lors des congrès, lors des Conseils, là où l'on s'est présenté avec des papiers etc. …
La remarque, la voilà: ils ont déjà tout décidé, ils viennent ici seulement pour ratifier: ils présentent un deuxième candidat et se sont mis d'accord, les quatre, et ils organisent tout la veille. Deux candidats, et voilà, il y a fracture! Alors, dites-moi: quel doit être le système? Le système carmélite! Mais quel est le système?
J'accepte toute suggestion, je suis prêt à apprendre, chaque jour, mais le dialogue doit être partagé. Reprenons de bonnes habitudes, et relançons le dialogue! Sur tout ce qui se passe. C'est une cassure, c'est une fracture?
Non, je crois que c'est un débat! Alors, tout en prenant acte de ce qui m’a été reproché et en m'excusant pour une série de manque envers les sections, j'avoue avoir pas mal travaillé pour essayer de reprendre l'activité des sections. Ce n'est pas simple. J'espère que celui qui reprendra la relève sera capable de résoudre tous les problèmes, de reprendre tous ces thèmes et d'être à même, lorsque nous ferons une nouvelle radiographie, d'être plus exhaustif que moi.
Merci encore

2 x mille

Vie de l'Union7 Juin 2021 - 15:41

MMe Cristina Machet, Président de l'Union Valdôtaine MMe Cristina Machet, Président de l'Union Valdôtaine Samedi dernier le 5 juin la Conférence des Présidents de Section, qui représentaient les 1000 adhérents au Mouvement, et le Consei Fédéral ont élu Mme Cristina Machet, Président de l'Union Valdôtaine. Elle a désigné Vice-Président Monsieur Piero Prola et Trésorier M. Federico Marco PERRIN Ci-dessus son Programme: L’esprit de l’Union . L’esprit de l’Union Valdôtaine plonge ses racines dans les décombres de l’après-guerre, l’âme de notre Mouvement est son histoire, l’histoire de la Vallée d’Aoste, qui a vu, dans la pensée de ses ancêtres, l’axe de ses principes fondamentaux. L’Union valdôtaine est née comme mouvement s’opposant fortement au fascisme, elle est aujourd’hui un mouvement contre toute forme de fascisme, de néonationalisme, de racisme, de clôture. Peu de temps après la promulgation des décrets du lieutenant, le 13 septembre 1945, naquit l'Union Valdôtaine, ouverte, comme nos Statuts l'affirment, à tous ceux qui donnent assurance d'être fidèles et dévoués à la cause valdôtaine. Soyons alors dignes de l’espoir des unionistes, soyons dignes de répondre aujourd’hui au sens de la « cause valdôtaine ». Hélas, dans les années nous nous sommes perdus et l’esprit de l’Union parfois est sorti de chemin. Cela ne doit plus arriver. La rivalité personnelle n’est pas fidélité à la cause valdôtaine, l'égocentrisme et les attitudes personnalistes ne sont pas fidélité à la cause valdôtaine. Utiliser l’Union Valdôtaine comme tremplin pour des finalités électorales non plus. L’esprit de l’Union des fondateurs de notre Mouvement était celui de servir les intérêts culturels,politiques, sociaux et économiques de la Vallée d’Aoste. Au cours du temps ces principes ont été parfois oubliés et ceux qui croyaient en l’Union valdôtaine se sont refroidis. Toutefois, la flamme de notre flambeau c’est estompée, mais elle n’est pas éteinte… Aujourd’hui les unionistes sont là, qui nous observent dans l’espoir de pouvoir retourner à parler de politique, dans son sens plus propre, le plus élevé. La rue a été tracée dans la période préélectorale du 2020, après une période sombre pour notre Mouvement, on a réagi, et - petit à petit - on a recommencé à reconquérir la confiance des valdôtains. Ce n’est qu’un premier pas, parce que la confiance on la conquiert à petites gouttes et on la perd en litres. Notre travail sera serré, pour arriver à reconstruire ce que nous avons perdu. Nous avons perdu l’une des plus grandes forces de l’Union Valdôtaine : le dialogue avec les valdôtains, le dialogue qui passait à travers nos sections. Le fédéralisme que souvent nous citons dans nos programmes est bien enraciné dans l’organisation de l’Union Valdôtaine : un mouvement dans lequel chacun membre dispose d’une large autonomie en participant collectivement, et non individuellement, aux décisions. Cette participation collective doit repartir des sections, nous n’avons rien à inventer. Les sections existent déjà il y en a presque une par commune, dans certains pays plus d’une. Les initiatives futures que les organes dirigeants de notre Mouvement auront la nécessité d’analyser seront objet d’un parcours de partage le plus ample possible, parce que l’Union valdôtaine doit avoir portes et fenêtres ouvertes. Le nouvel élan de notre mouvement passera par un ample processus de confrontation. Les sections doivent représenter le vrai lien entre citoyens, mouvement et administrateurs. Pour que cela soit possible on pourrait créer une commission qui formule des propositions - bien sûr partagées avec un Congrès national thématique - pour garantir une effective participation aux adhérents. Participation qui, parfois, au début a du mal à démarrer. Nous avons, par exemple, dans nos petites communes des sympathisants qui ne s’inscrivent pas aux sections pour des raisons les plus disparates, et cela contribue à perdre le lien avec les citoyens. Pourquoi ne pas penser à des sections thématiques auxquelles s’inscrire pour faire face à des arguments spécifiques, tel que l’agriculture, la santé, le travail, etc. ? La technologie aujourd’hui nous aide à faciliter la communication, la confrontation avec les Présidents de section et les délègues au Conseil fédéral, qui sera le pivot de l’action politique du Mouvement, et encore, quand l’émergence sanitaire nous le permettra, on retournera à se rencontrer face à face. La centralisation de l’activité politique du Mouvement envers l’Administration Régionale sera fondamentale, les choix, les lignes politiques doivent être tracées par le Mouvement, et non pas le contraire. Parallèlement le Mouvement devra soutenir nos élus qui sont en première ligne et exposés à toute critique, le rôle du mouvement sera celui d’accompagner les élus dans leurs parcours en défendant et en adressant leur action. Le thème de la réunion est un argument central, on en parle, les opinions ne sont pas encore univoques. Rendre le terrain fertile pour un rapprochement de tous ceux qui partagent nos idées et nos idéaux est un pas important. Pour que cela soit possible, il est d’abord nécessaire procéder à la reconstitution d’une identité politique forte. Le fait qu’aujourd’hui coexistent différentes pensées politiques autonomistes est une donnée, et penser de désigner les personnes qui se sont éloignées de l’Union valdôtaine comme les « cousins méchants » serait une attitude myope, ainsi que probablement injuste. Toutefois, l’Union a vu, aux cours des années, l’éloignement de quelques-uns déçus par le Mouvement, tandis que pour d’autres, on a eu l’impression qu’il s’agissait d’un éloignement tendant à une stratégie électorale. Cela complique la solution. Parallèlement, il faut dire que le processus de réunion est en train de prendre vie de manière naturelle, ce sont les citoyens tout d’abord qui ont recommencé à avoir confiance en l’Union Valdôtaine. Pour que la reconstitution d’une identité politique forte soit réelle, il faudra abandonner de poursuivre des dynamiques purement électorales, l’UV devra recueillir des individus avec des idéaux communs, et non pas des « porteurs de votes », ou « autoproclamés porteurs de votes ». L’Union n’est pas un train sur lequel on monte et on descend selon la convenance. Voici la question : le processus portant à la réunion sera-t-il un débat entre personnes qui se reconnaissent dans les idéaux communs, ou une stratégie pour s’assurer une candidature d’ici à cinq années ? Nous ferons de notre mieux, pour veiller afin que cela ne se produise. Ce qui est incontestable c’est que toute décision sera remise aux adhérents du mouvement, à travers l’organe qui détient le pouvoir constituant du Mouvement : le Congrès national. Compte tenu que le symbole et la dénomination de l’Union Valdôtaine sont intouchables, le travail à faire – si le congrès considérera cette option- sera de trouver les points en communs entre le Mouvement et les autres pensées politiques autonomistes. Parce que, si c’est vrai que plusieurs de nous instinctivement pensent « qui veut adhérer à l’Union n’a qu’à s’inscrire à sa section », c’est aussi vrai que la fragmentation des autonomistes a ouvert les portes aux partis nationaux, et cela n’a pas aidé la cause valdôtaine. Le débat et la confrontation seront au centre de notre façon de travailler. Je souhaite de participer à des Conseils fédéraux où les délégués se disputeront pour prendre la parole, les rencontres caractérisées par les silences ne réfléchissent pas la démocratie ni le fédéralisme. L’Union Valdôtaine devra ainsi s’engager avec le gouvernent central pour faire démarrer l’institution d’une circonscription Vallée d’Aoste pour le Parlement européen. Une proposition de loi dans ce sens a déjà été entamée par le sénateur Lanièce. Une représentativité au sein de l’Europe pour la protection des peuples minoritaires est fondamentale et il serait aussi essentiel se reconnecter avec les mouvements autonomistes européens, pour poursuive le chemin d’une vrai Europe des peuples. L’action politique sera orientée à faire refleurir notre Vallée d’Aoste: la pandémie a augmenté les fractures sociales qui ont suscité l’envie, presque la haine, parmi les classes sociales, même dans une réalité petite comme la nôtre. La perte de places de travail et la crise économique doivent donc être au centre des attentions de l’action administrative. La revitalisation de l’agriculture ainsi que du tourisme nécessitent d’un travail important. L’attention aux catégories fragiles aussi : nos parents et nos grands-parents ont vécu une année terrible, tout comme les jeunes, ceux qui ont des activités économiques, les personnes qui ont des problèmes de santé. La gestion fédéraliste à tout niveau doit se concrétiser par la centralité des Communes qui avec leurs Syndics représentent un exemple de subsidiarité réelle que nous avons appauvri. Les Communes nécessitent aujourd’hui d’avoir des entrées financières sûres et appropriées pour construire un bilan sérieux, ainsi qu’un nombre adéquat d'employés pour mettre en œuvre les décisions de l’administration communale. Les petites communes de la Vallée, qui sont la force de notre territoire, sont parfois abandonnées à elles-mêmes : aux cours des années elles ont perdu des ressources financières ainsi que les personnes qui y travaillaient à cause des lois de secteurs qui empêchent les embauches, dans une période dans laquelle un poste de travail change la vie à une famille. Il est nécessaire un changement de cap. La dignité du travail doit repartir du territoire, une dignité qui doit être égale, tant bien dans les petites communes de montagne que dans la plaine. Nos communes, dans cette période de pandémie, ont représenté un point de repère fondamental pour les citoyens, et l’assemblée du CPEL/CELVA a été perçue par la population comme un organisme efficace et qui, avec ses syndics de différente appartenance politique, a réussi à trouver une synthèse pour résoudre les problèmes quotidiens des familles valdôtaine. Les familles doivent ainsi être au centre de l’action politique, les parents doivent pouvoir travailler, tous les deux, sans devoir se tracasser pour se prendre soin des enfants, les services des garde d’enfants doivent être le pivot d’une action visant à aider les familles, les adolescents doivent pouvoir étudier et s’engager dans le temps libre dans une région qui leur offre des occasions ainsi que l’égalité des chances. Les femmes valdôtaines ont toujours été indépendantes, on toujours travaillé, elles ont été les pilastres des familles pendant la guerre, elles ont été partisanes, créatrices de l’identité politique de notre Union. Et aujourd’hui aussi, les femmes valdôtaines émergent grâce à leur ténacité: dans les études, dans l’écriture, dans la médicine, dans les sports, dans la musique, dans toute sorte d’industrie; mais pas encore trop dans la politique. La pandémie mondiale a encore plus marqué l’écart entre hommes et femmes. Ces dernières souvent sont restées à la maison avec les enfants ou les personnes âgées, elles ont perdu leur travail. Alors aujourd’hui l’Union Valdôtaine doit avoir le courage de se remettre au centre de l’action politique en donnant l’exemple. Ce n’est pas un discours de genre, mais de capacité, et si on parle de capacité, alors, c’est évident que nos sections, nos listes aux élections, nos représentants tous, doivent inclure plus de femmes, qui maintenant, se sont éloignées de la politique, parce qu’ elles savent et sentent que ce serait trop difficile, pour elles, d’émerger. Tous nos représentants dans les sections doivent chercher les femmes, les hommes et les jeunes les plus méritoires, pour les inviter à l’action politique. Les jeunes représentent l’autre grande catégorie oubliée au cours de la pandémie, mais surtout ils représentent la plus grande richesse que l’union valdôtaine avait autrefois et qui, maintenant, est en train de s’éloigner. Heureusement nous avons encore La Jeunesse Valdôtaine qui est un fleuron de notre mouvement, mais nous constatons de plus en plus que les jeunes d’aujourd’hui considèrent la politique comme quelque chose de lointain ou, pire encore, comme quelque chose de sale avec qui ils ne veulent pas se mêler. Malheureusement, des partis nationaux ont su comprendre ce malaise et ils ont réussi à conquérir une partie de jeunes. C’est à nous de prévoir des actions visant à intercepter les souhaits et les problèmes légitimes des jeunes et à les rapprocher à la politique. Et cela ne peut se faire qu’en présentant une Union Valdôtaine ouverte, accueillante, compréhensive, proche aux jeunes citoyens. Nous devons travailler à une campagne d’adhésion importante, non pas pour augmenter le nombre des cartes des membres, mais pour avoir une vision du monde futur inclusive et à l’avant-garde. Nos élus doivent être très proches des sections, et nos sections doivent de plus en plus impliquer la population, partager les propositions et les idéaux pour rendre l’Union Valdôtaine un mouvement inclusif, identitaire et autonomiste. Soyons alors dignes de l’espoir des unionistes, soyons dignes de l’esprit de l’Union valdôtaine ! Torgnon, le 21 mai 2021 Cristina Machet

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