Rédaction

Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 15 sep 2021 - 10:37

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

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Les organes

Les organes de l'Union Valdôtaine sont le Président, le Comité fédéral, le Conseil fédéral, les Congrès, la Commission politique, la Conférence des Présidents de Section, la Conférence des Administrateurs et les Prud'hommes. A tous ces organes revient la tâche du fonctionnement du Mouvement: ils doivent s'occuper des aspects politiques, de dicter les lignes politiques aux élus, de l'organisation et de la coordination des activités, des rapports avec les autres forces politiques et de toutes les fonctions qui sont énumérées dans les articles qui suivent. 

Le Comité fédéral

Le Comité fédéral est l’or­ga­ne qui, en­tre u­ne réu­nion et l’au­tre du Conseil fédéral, établit l’action générale du Mouvement, en règle la gestion politique.
Il lui ap­par­tient:
a) de met­tre à e­xé­cu­tion les dé­ci­sions du Conseil fédéral, de con­vo­quer les séan­ces or­di­nai­res et ex­traor­di­nai­res des or­ga­nes du Mouvement, d’en­tre­te­nir les rap­ports a­vec les au­tres for­ces po­li­ti­ques, de ré­par­tir les fonc­tions in­ter­nes, de fai­re por­ter de l’a­vant à tous les é­lus du Mouvement dans les char­ges pu­bli­ques la lig­ne et les dé­ci­sions des or­ga­nes de l’Union Valdôtaine.
b) de proposer l’éventuel candidat de l’Union Valdôtaine à la Présidence du Gouvernement valdôtain. Le Président ainsi désigné proposera les membres du Gouvernement valdôtain de l’Union Valdôtaine, qui seront ratifiés par le Conseil fédéral.
Il nom­me les di­rec­teurs res­pon­sa­bles et les co­mi­tés de ré­dac­tion des or­ga­nes d’in­for­ma­tion du Mouvement, les Commissaires aux comptes.
(art. 24 des Statuts) 


Le Comité fédéral se réunit en séance hebdomadaire et chaque fois que 1/3 de ses membres le demande. 
Les réu­nions sont va­la­bles en pre­miè­re con­vo­ca­tion si au moins 2/3 des mem­bres sont pré­sents. En deu­xiè­me con­vo­ca­tion, u­ne de­mi-­heu­re plus tard, la séan­ce se­ra va­la­ble si au moins la moitié des membres sont pré­sents. 
Toutes les délibérations du Comité fédéral sont pri­ses à la ma­jo­ri­té ab­so­lue des pré­sents.
(art. 25 des Statuts)


Le Président de la Région, les Parlementaires et le chef de groupe au Conseil de la Vallée sont membres de droit du Comité fédéral. 
Le Président du Conseil de la Vallée, les conseillers et les Assesseurs régionaux, ainsi que le Syndic de la ville d'Aoste, peuvent y participer sans droit de vote. 
Sont membres de droit du Comité fédéral un représentant de la Jeunesse Valdôtaine et un de l’Entraide des Femmes Valdôtaines. 
La répartition des fonctions entre les membres du Comité fédéral sera approuvée par le Conseil fédéral sur proposition du Comité fédéral même. 
Le Comité fédéral donne exécution aux délibérations du Conseil fédéral, élabore et propose pour le Conseil fédéral des propositions politiques, garantit l’activité du Mouvement. 
Le Comité fédéral tient les livres de la comptabilité qu'il pré­sen­te tous les ans aux Com­mis­sai­res aux comp­tes et qu'il sou­met­tra à l'ap­pro­ba­tion du Conseil fédéral.
(art. 26 des Statuts)


Le Mouvement fe­ra fa­ce à ses né­ces­si­tés par:
a) les co­ti­sa­tions an­nuel­les des mem­bres, fixées par le Comité fédéral
c) les con­tri­bu­tions en pour­cen­ta­ge (fi­xées par le Comité fédéral) sur les ap­poin­te­ments tou­chés par tous les mem­bres du Mouvement ayant des char­ges po­li­ti­ques ou ad­mi­nis­tra­ti­ves;
d) les é­ven­tuels fi­nan­ce­ments pu­blics aux par­tis é­ta­blis par l'État i­ta­lien ou par le Parlement eu­ro­péen.
(art. 27 des Statuts)

Membres

David Follien
Président
Federico Perrin
Trésorier du Mouvement
Pierre Bonel
Membre élu
Henri Calza
Membre élu
Guy Grimod
Membre élu
Erik Lavevaz
Président du Gouvernement
Aurelio Marguerettaz
Chef de Groupe au Conseil Régional
Albert Lanièce
Sénateur de la République
Frédéric Piccoli
Jeunesse Valdôtaine
Sara Favre
Femmes Valdôtaines

Le Conseil fédéral

Le Conseil fédéral est l’or­ga­ne qui, en­tre un Congrès et l’au­tre, é­ta­blit l’ac­tion gé­né­ra­le du Mouvement et en rè­gle la ges­tion po­li­ti­que sur la ba­se des dé­ci­sions du Congrès.
Il nomme un des deux vice-présidents.
Il re­con­naît les as­so­cia­tions col­la­té­ra­les et en ap­prou­ve les Statuts.
(art. 19 des Statuts)


Le Conseil fédéral est com­po­sé de mem­bres é­lus con­for­mé­ment au Règlement électoral. 

Lors des séances chaque membre représente la section, ou l’organisation d’appartenance et répond dans les choix qu’il est appelé à effectuer ainsi que dans les voix qu’il exprime au mandat qu’il a reçu par celle-ci
(art. 20 des Statuts)


Le Conseil fédéral est con­vo­qué en séan­ce or­di­nai­re au minimum qua­tre fois par an et en séan­ce ex­traor­di­nai­re tou­tes les fois qu'il se­ra re­quis par la ma­jo­ri­té du Comité fédéral ou par 1/4 de ses mem­bres. 
Les a­vis de con­vo­ca­tion con­te­nant l'or­dre du jour se­ront a­dres­sés aux mem­bres au moins 15 jours a­vant la da­te fi­xée, sauf en cas d'ur­gen­ce. 

Les réu­nions sont va­la­bles en pre­miè­re con­vo­ca­tion si au moins 2/3 des mem­bres sont pré­sents. En deu­xiè­me con­vo­ca­tion, u­ne de­mi-­heu­re a­près, la séan­ce se­ra va­la­ble si au moins la moitié des mem­bres sont pré­sents. 
Toutes les dé­li­bé­ra­tions doi­vent être pri­ses à la ma­jo­ri­té des pré­sents.
(art. 21 des Statuts)


Le Conseil fédéral élit en son sein le Comité fédéral conformément au règlement électoral. 
Il nom­me les Prud'hommes, les commissaires aux comptes et les commissions de travail.

Il dé­li­bè­re en ma­tiè­re é­lec­to­ra­le, discutant et approuvant les programmes et les éventuelles alliances; il élit, par bulletin secret, les candidats de l'Union Valdôtaine proposés par le Comité fédéral pour les élections du Parlement italien et du Parlement européen.
Pour les élections du Conseil de la Vallée, il ratifie la liste des candidats qui sont proposés par les Sections et intégrés par le Comité fédéral selon le règlement électoral. Il ratifie les éventuelles candidatures de l'Union Valdôtaine au Gouvernement Valdôtain et définit les lignes politiques générales pour la for­ma­tion des lis­tes com­mu­na­les. Il ap­prou­ve le bud­get et le bi­lan an­nuel du Mouvement. 
(art. 22 des Statuts) 

Au cours de la première année d’activité suite à sa nomination, le Comité fédéral propose la formation des Commissions de travail permanentes suivantes : tourisme et économie, culture et éducation, santé et social, agriculture et environnement. Ces commissions seront présidées par des conseillers régionaux unionistes compétents en la matière, nommés par le groupe des conseillers unionistes au sein du Conseil régional.
Toutes autres commissions pourront être constituées selon les besoins contingents.

Pour l'é­tu­de des dif­fé­ren­tes bran­ches de la vie ré­gio­na­le, le Conseil fédéral nomme des com­mis­sions d'é­tu­de pré­si­dées par un mem­bre choi­si par le Comité fédéral. 
Le cas é­chéant, le Président de la Commission peut fai­re in­ter­ve­nir des tech­ni­ciens aux réu­nions, même si ceux-­ci ne sont pas ins­crits au Mouvement. Les décisions fi­na­les de­vront être pri­ses seu­le­ment par les mem­bres de la Commission. 
(art. 24 des Statuts) 

Les Congrès

Le Congrès national, dont les mem­bres sont é­lus par les ad­hé­rents de l'Union Valdôtaine et par le Conseil fédéral, se­lon les mo­da­li­tés pré­vues par le Règlement é­lec­to­ral, est l'or­ga­ne qui dé­tient le pou­voir cons­ti­tuant du Mouvement. Il lui ap­par­tient no­tam­ment de mo­di­fier les Statuts, d'é­ta­blir les di­rec­ti­ves po­li­ti­ques gé­né­ra­les et le pro­gram­me du Mouvement. Il nom­me le Président de l'Union Valdôtaine. 
Au Congrès national par­ti­ci­pent aus­si, sans droit de vote pour les modifications des statuts, les non ad­hé­rents vi­sés à l'ar­ti­cle 6 des Statuts.
(art. 15 des Statuts)


Le Congrès national est con­vo­qué, sur dé­li­bé­ra­tion du Conseil fédéral, en séan­ce or­di­nai­re, tous les cinq ans, 2 mois a­vant la da­te fi­xée, et en séance extraordinaire, par le Président de l'Union Valdôtaine, toutes les fois que la majorité du Conseil fédéral, 1/3 des Sections ou 1/4 du Congrès lui-même le jugeront nécessaire. 
Le Congrès national doit être aussi convoqué chaque année pour discuter de thèmes particuliers. 
Les charges du Mouvement peuvent être renouvelée aussi lors d'un Congrès national convoqué à cet effet. 
Les a­vis de con­vo­ca­tion con­te­nant l'or­dre du jour, se­ront a­dres­sés aux mem­bres au moins 15 jours a­vant la da­te fi­xée pour la réu­nion et pas plus de 30 jours a­près la re­quête en cas de con­vo­ca­tion ex­traor­di­nai­re.
(art. 16 des Statuts)


Le Congrès est va­la­ble en pre­miè­re con­vo­ca­tion si les 2/3 des per­son­nes con­vo­quées sont pré­sen­tes. En deu­xiè­me con­vo­ca­tion il se­ra va­la­ble si la moi­tié au moins des per­son­nes con­vo­quées est pré­sen­te.
Il est pré­si­dé par un mo­dé­ra­teur pro­po­sé par le Comité fédéral. 
Les dé­ci­sions se­ront pri­ses à la ma­jo­ri­té des mem­bres pré­sents.
(art. 17 des Statuts)


Les dif­fé­ren­tes as­so­cia­tions col­la­té­ra­les à l'Union Valdôtaine, re­con­nues par le Conseil fédéral, et la Conférence des Administrateurs, ont le droit de nom­mer des re­pré­sen­tants qui par­ti­ci­pent au Congrès a­vec droit de vo­te. 
(art. 18 des Statuts) 

La Commission politique

Le Comité fédéral fixe la composition et les fonctions de la commission politique, présidée par le Président du Mouvement.
Celle-ci en­tre­tient, sur man­dat du Comité fédéral, les rap­ports a­vec les au­tres for­ces po­li­ti­ques. A cet effet, elle peut être intégrée par des membres désignés par le Comité fédéral. 
(art. 28 des Statuts) 

La Conférence des Présidents de Section

La Con­fé­ren­ce des Présidents de Section, com­po­sée de tous les Présidents de Section de l’Union Valdôtaine, est l’or­ga­nis­me de liai­son en­tre le Siège cen­tral et les Sections de l’Union Valdôtaine.
La Conférence des Présidents de Section est con­vo­quée, au moins deux fois par an, par le Comité fédéral pour fai­re le point sur la vie des Sections et sur l’or­ga­ni­sa­tion du Mouvement.
La Conférence des Présidents de Section peut dé­ci­der d’é­ta­blir les réu­nions de zo­ne aux­quel­les par­ti­ci­pe­ront les Présidents con­cer­nés, sans pré­ju­di­ce de la réu­nion an­nuel­le pré­vue à l’a­li­néa pré­cé­dent.
Les propositions de la Conférence des Présidents de Section doivent être examinées par le Conseil fédéral lors de sa première séance. 
(art. 31 des Statuts) 

La Conférence des Administrateurs

Un re­pré­sen­tant de cha­que Commune, dans l’or­dre: syn­dic, as­ses­seur, con­seil­lers se­lon le cas, les présidents des Communautés de Montagne, les mem­bres du Comité directeur du BIM, un administrateur du Conseil de la Vallée, ap­par­te­nant à l’Union Valdôtaine, for­ment la Conférence des Administrateurs de l’Union Valdôtaine.
Les buts de la Conférence des Administrateurs u­nio­nis­tes sont ceux d’har­mo­ni­ser l’ac­tion ad­mi­nis­tra­ti­ve aux dif­fé­rents ni­veaux pour ren­dre tel­le ac­tion tou­jours plus ef­fi­ca­ce.
La Conférence des Administrateurs est con­vo­quée, au moins deux fois par an, par le Comité fédéral et elle sera coordonnée par le membre chargé par le Comité fédéral de suivre les rapports avec les collectivités locales. 
(art. 32 des Statuts) 

Les Prud'hommes

Les Prud’hommes, au nom­bre de cinq mem­bres ef­fec­tifs et cinq sup­pléants, nom­més par le Conseil fédéral, res­tent en char­ge jus­qu’au re­nou­vel­le­ment de l’or­ga­nis­me é­lec­teur. Il leur ap­par­tient de ré­gler les é­ven­tuel­les con­tro­ver­ses en­tre ad­hé­rents et or­ga­nes é­lus, de dé­ci­der sur l’ap­pel de la part des mem­bres ex­clus et suspendus de l’Union Valdôtaine. Les candidats à la charge de prud’hommes doivent être inscrits au Mouvement depuis au moins 10 ans, avoir une connaissance approfondie de l’histoire politique du Mouvement, ainsi qu’avoir souhaitablement une préparation technique en matière juridique. Toutes les dé­ci­sions, pour être va­la­bles, doi­vent être pri­ses à la ma­jo­ri­té de 4/5 des mem­bres. 
(art. 33 des Statuts)

Les Commissaires aux comp­tes sont nom­més par le Conseil fédéral et res­tent en char­ge jus­qu’au re­nou­vel­le­ment de l’or­ga­nis­me é­lec­teur. Il leur ap­par­tient de certifier le bi­lan an­nuel du Mouvement. 
(art. 34 des Statuts)

Ces char­ges sont in­com­pa­ti­bles a­vec cel­les de mem­bre du Comité fédéral de l’Union Valdôtaine. 
(art. 35 des Statuts) 

Membres

Effectifs :
Silvano Avantey 
Aldo Cottino
Riccardo Diémoz  
Marco Fey 
René Praduroux

Suppléants : 
Riccardo Bieller
Robert Clusaz 
Louis Mello Sartor 
Marcellin Ronc 
Germain Vuillermoz

2 x mille

Vie de l'Union7 Juin 2021 - 15:41

MMe Cristina Machet, Président de l'Union Valdôtaine MMe Cristina Machet, Président de l'Union Valdôtaine Samedi dernier le 5 juin la Conférence des Présidents de Section, qui représentaient les 1000 adhérents au Mouvement, et le Consei Fédéral ont élu Mme Cristina Machet, Président de l'Union Valdôtaine. Elle a désigné Vice-Président Monsieur Piero Prola et Trésorier M. Federico Marco PERRIN Ci-dessus son Programme: L’esprit de l’Union . L’esprit de l’Union Valdôtaine plonge ses racines dans les décombres de l’après-guerre, l’âme de notre Mouvement est son histoire, l’histoire de la Vallée d’Aoste, qui a vu, dans la pensée de ses ancêtres, l’axe de ses principes fondamentaux. L’Union valdôtaine est née comme mouvement s’opposant fortement au fascisme, elle est aujourd’hui un mouvement contre toute forme de fascisme, de néonationalisme, de racisme, de clôture. Peu de temps après la promulgation des décrets du lieutenant, le 13 septembre 1945, naquit l'Union Valdôtaine, ouverte, comme nos Statuts l'affirment, à tous ceux qui donnent assurance d'être fidèles et dévoués à la cause valdôtaine. Soyons alors dignes de l’espoir des unionistes, soyons dignes de répondre aujourd’hui au sens de la « cause valdôtaine ». Hélas, dans les années nous nous sommes perdus et l’esprit de l’Union parfois est sorti de chemin. Cela ne doit plus arriver. La rivalité personnelle n’est pas fidélité à la cause valdôtaine, l'égocentrisme et les attitudes personnalistes ne sont pas fidélité à la cause valdôtaine. Utiliser l’Union Valdôtaine comme tremplin pour des finalités électorales non plus. L’esprit de l’Union des fondateurs de notre Mouvement était celui de servir les intérêts culturels,politiques, sociaux et économiques de la Vallée d’Aoste. Au cours du temps ces principes ont été parfois oubliés et ceux qui croyaient en l’Union valdôtaine se sont refroidis. Toutefois, la flamme de notre flambeau c’est estompée, mais elle n’est pas éteinte… Aujourd’hui les unionistes sont là, qui nous observent dans l’espoir de pouvoir retourner à parler de politique, dans son sens plus propre, le plus élevé. La rue a été tracée dans la période préélectorale du 2020, après une période sombre pour notre Mouvement, on a réagi, et - petit à petit - on a recommencé à reconquérir la confiance des valdôtains. Ce n’est qu’un premier pas, parce que la confiance on la conquiert à petites gouttes et on la perd en litres. Notre travail sera serré, pour arriver à reconstruire ce que nous avons perdu. Nous avons perdu l’une des plus grandes forces de l’Union Valdôtaine : le dialogue avec les valdôtains, le dialogue qui passait à travers nos sections. Le fédéralisme que souvent nous citons dans nos programmes est bien enraciné dans l’organisation de l’Union Valdôtaine : un mouvement dans lequel chacun membre dispose d’une large autonomie en participant collectivement, et non individuellement, aux décisions. Cette participation collective doit repartir des sections, nous n’avons rien à inventer. Les sections existent déjà il y en a presque une par commune, dans certains pays plus d’une. Les initiatives futures que les organes dirigeants de notre Mouvement auront la nécessité d’analyser seront objet d’un parcours de partage le plus ample possible, parce que l’Union valdôtaine doit avoir portes et fenêtres ouvertes. Le nouvel élan de notre mouvement passera par un ample processus de confrontation. Les sections doivent représenter le vrai lien entre citoyens, mouvement et administrateurs. Pour que cela soit possible on pourrait créer une commission qui formule des propositions - bien sûr partagées avec un Congrès national thématique - pour garantir une effective participation aux adhérents. Participation qui, parfois, au début a du mal à démarrer. Nous avons, par exemple, dans nos petites communes des sympathisants qui ne s’inscrivent pas aux sections pour des raisons les plus disparates, et cela contribue à perdre le lien avec les citoyens. Pourquoi ne pas penser à des sections thématiques auxquelles s’inscrire pour faire face à des arguments spécifiques, tel que l’agriculture, la santé, le travail, etc. ? La technologie aujourd’hui nous aide à faciliter la communication, la confrontation avec les Présidents de section et les délègues au Conseil fédéral, qui sera le pivot de l’action politique du Mouvement, et encore, quand l’émergence sanitaire nous le permettra, on retournera à se rencontrer face à face. La centralisation de l’activité politique du Mouvement envers l’Administration Régionale sera fondamentale, les choix, les lignes politiques doivent être tracées par le Mouvement, et non pas le contraire. Parallèlement le Mouvement devra soutenir nos élus qui sont en première ligne et exposés à toute critique, le rôle du mouvement sera celui d’accompagner les élus dans leurs parcours en défendant et en adressant leur action. Le thème de la réunion est un argument central, on en parle, les opinions ne sont pas encore univoques. Rendre le terrain fertile pour un rapprochement de tous ceux qui partagent nos idées et nos idéaux est un pas important. Pour que cela soit possible, il est d’abord nécessaire procéder à la reconstitution d’une identité politique forte. Le fait qu’aujourd’hui coexistent différentes pensées politiques autonomistes est une donnée, et penser de désigner les personnes qui se sont éloignées de l’Union valdôtaine comme les « cousins méchants » serait une attitude myope, ainsi que probablement injuste. Toutefois, l’Union a vu, aux cours des années, l’éloignement de quelques-uns déçus par le Mouvement, tandis que pour d’autres, on a eu l’impression qu’il s’agissait d’un éloignement tendant à une stratégie électorale. Cela complique la solution. Parallèlement, il faut dire que le processus de réunion est en train de prendre vie de manière naturelle, ce sont les citoyens tout d’abord qui ont recommencé à avoir confiance en l’Union Valdôtaine. Pour que la reconstitution d’une identité politique forte soit réelle, il faudra abandonner de poursuivre des dynamiques purement électorales, l’UV devra recueillir des individus avec des idéaux communs, et non pas des « porteurs de votes », ou « autoproclamés porteurs de votes ». L’Union n’est pas un train sur lequel on monte et on descend selon la convenance. Voici la question : le processus portant à la réunion sera-t-il un débat entre personnes qui se reconnaissent dans les idéaux communs, ou une stratégie pour s’assurer une candidature d’ici à cinq années ? Nous ferons de notre mieux, pour veiller afin que cela ne se produise. Ce qui est incontestable c’est que toute décision sera remise aux adhérents du mouvement, à travers l’organe qui détient le pouvoir constituant du Mouvement : le Congrès national. Compte tenu que le symbole et la dénomination de l’Union Valdôtaine sont intouchables, le travail à faire – si le congrès considérera cette option- sera de trouver les points en communs entre le Mouvement et les autres pensées politiques autonomistes. Parce que, si c’est vrai que plusieurs de nous instinctivement pensent « qui veut adhérer à l’Union n’a qu’à s’inscrire à sa section », c’est aussi vrai que la fragmentation des autonomistes a ouvert les portes aux partis nationaux, et cela n’a pas aidé la cause valdôtaine. Le débat et la confrontation seront au centre de notre façon de travailler. Je souhaite de participer à des Conseils fédéraux où les délégués se disputeront pour prendre la parole, les rencontres caractérisées par les silences ne réfléchissent pas la démocratie ni le fédéralisme. L’Union Valdôtaine devra ainsi s’engager avec le gouvernent central pour faire démarrer l’institution d’une circonscription Vallée d’Aoste pour le Parlement européen. Une proposition de loi dans ce sens a déjà été entamée par le sénateur Lanièce. Une représentativité au sein de l’Europe pour la protection des peuples minoritaires est fondamentale et il serait aussi essentiel se reconnecter avec les mouvements autonomistes européens, pour poursuive le chemin d’une vrai Europe des peuples. L’action politique sera orientée à faire refleurir notre Vallée d’Aoste: la pandémie a augmenté les fractures sociales qui ont suscité l’envie, presque la haine, parmi les classes sociales, même dans une réalité petite comme la nôtre. La perte de places de travail et la crise économique doivent donc être au centre des attentions de l’action administrative. La revitalisation de l’agriculture ainsi que du tourisme nécessitent d’un travail important. L’attention aux catégories fragiles aussi : nos parents et nos grands-parents ont vécu une année terrible, tout comme les jeunes, ceux qui ont des activités économiques, les personnes qui ont des problèmes de santé. La gestion fédéraliste à tout niveau doit se concrétiser par la centralité des Communes qui avec leurs Syndics représentent un exemple de subsidiarité réelle que nous avons appauvri. Les Communes nécessitent aujourd’hui d’avoir des entrées financières sûres et appropriées pour construire un bilan sérieux, ainsi qu’un nombre adéquat d'employés pour mettre en œuvre les décisions de l’administration communale. Les petites communes de la Vallée, qui sont la force de notre territoire, sont parfois abandonnées à elles-mêmes : aux cours des années elles ont perdu des ressources financières ainsi que les personnes qui y travaillaient à cause des lois de secteurs qui empêchent les embauches, dans une période dans laquelle un poste de travail change la vie à une famille. Il est nécessaire un changement de cap. La dignité du travail doit repartir du territoire, une dignité qui doit être égale, tant bien dans les petites communes de montagne que dans la plaine. Nos communes, dans cette période de pandémie, ont représenté un point de repère fondamental pour les citoyens, et l’assemblée du CPEL/CELVA a été perçue par la population comme un organisme efficace et qui, avec ses syndics de différente appartenance politique, a réussi à trouver une synthèse pour résoudre les problèmes quotidiens des familles valdôtaine. Les familles doivent ainsi être au centre de l’action politique, les parents doivent pouvoir travailler, tous les deux, sans devoir se tracasser pour se prendre soin des enfants, les services des garde d’enfants doivent être le pivot d’une action visant à aider les familles, les adolescents doivent pouvoir étudier et s’engager dans le temps libre dans une région qui leur offre des occasions ainsi que l’égalité des chances. Les femmes valdôtaines ont toujours été indépendantes, on toujours travaillé, elles ont été les pilastres des familles pendant la guerre, elles ont été partisanes, créatrices de l’identité politique de notre Union. Et aujourd’hui aussi, les femmes valdôtaines émergent grâce à leur ténacité: dans les études, dans l’écriture, dans la médicine, dans les sports, dans la musique, dans toute sorte d’industrie; mais pas encore trop dans la politique. La pandémie mondiale a encore plus marqué l’écart entre hommes et femmes. Ces dernières souvent sont restées à la maison avec les enfants ou les personnes âgées, elles ont perdu leur travail. Alors aujourd’hui l’Union Valdôtaine doit avoir le courage de se remettre au centre de l’action politique en donnant l’exemple. Ce n’est pas un discours de genre, mais de capacité, et si on parle de capacité, alors, c’est évident que nos sections, nos listes aux élections, nos représentants tous, doivent inclure plus de femmes, qui maintenant, se sont éloignées de la politique, parce qu’ elles savent et sentent que ce serait trop difficile, pour elles, d’émerger. Tous nos représentants dans les sections doivent chercher les femmes, les hommes et les jeunes les plus méritoires, pour les inviter à l’action politique. Les jeunes représentent l’autre grande catégorie oubliée au cours de la pandémie, mais surtout ils représentent la plus grande richesse que l’union valdôtaine avait autrefois et qui, maintenant, est en train de s’éloigner. Heureusement nous avons encore La Jeunesse Valdôtaine qui est un fleuron de notre mouvement, mais nous constatons de plus en plus que les jeunes d’aujourd’hui considèrent la politique comme quelque chose de lointain ou, pire encore, comme quelque chose de sale avec qui ils ne veulent pas se mêler. Malheureusement, des partis nationaux ont su comprendre ce malaise et ils ont réussi à conquérir une partie de jeunes. C’est à nous de prévoir des actions visant à intercepter les souhaits et les problèmes légitimes des jeunes et à les rapprocher à la politique. Et cela ne peut se faire qu’en présentant une Union Valdôtaine ouverte, accueillante, compréhensive, proche aux jeunes citoyens. Nous devons travailler à une campagne d’adhésion importante, non pas pour augmenter le nombre des cartes des membres, mais pour avoir une vision du monde futur inclusive et à l’avant-garde. Nos élus doivent être très proches des sections, et nos sections doivent de plus en plus impliquer la population, partager les propositions et les idéaux pour rendre l’Union Valdôtaine un mouvement inclusif, identitaire et autonomiste. Soyons alors dignes de l’espoir des unionistes, soyons dignes de l’esprit de l’Union valdôtaine ! Torgnon, le 21 mai 2021 Cristina Machet

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