Défense des langues de montagne et solidarité avec Nicol Delago

Plus d’un siècle et demi plus tard, il est surprenant et préoccupant de constater que des arguments analogues réapparaissent aujourd’hui à l’égard de Nicol Delago. Attaquer une personne pour l’usage de sa langue maternelle constitue non seulement un malentendu profond de l’histoire et des institutions de la République, mais aussi une sous-estimation de la valeur constitutionnelle des minorités linguistiques.Les Ladins, tout comme les Valdôtains, sont et resteront fiers de la langue qu’ils considèrent comme leur langue maternelle, héritage vivant de leurs communautés. Cette langue n’est pas un signe de fermeture, mais un élément fondamental d’identité, de cohésion et de richesse culturelle.Il est compréhensible que ceux qui ne vivent pas dans les terres de montagne aient des difficultés à en saisir pleinement les particularités ; néanmoins, ces spécificités méritent respect et protection, et non simplifications ni stigmatisations.
L’Union Valdôtaine exprime sa pleine solidarité à Nicol Delago et réaffirme avec conviction que nos montagnes racontent qui nous sommes, notre histoire et nos communautés.Elles parlent de nous. Elles parlent nos langues.

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