En souvenir de Quirino Joly

Dimanche 1er mars, à Arnad, j’ai eu l’honneur de participer à la commémoration de Quirino Joly, à 50 ans de sa disparition, malheureusement trop tôt arrivée en 1976, a 45 ans. Pour rappeler cet enfant du pays, la commune d’Arnad et les amis historiques de Quirino – Elida Noro, Louis Deval et Cesarino Bonin – en collaboration avec « La Compagnì dou beufet d’Arnà », ont organisé une messe et une exposition en hommage à ce grand personnage, symbole de notre esprit valdôtain, qui a beaucoup œuvré pour son village, pour nos traditions et pour la culture valdôtaine.
Quirino Joly – sculpteur, poète, fondateur de la Compagnì dou beufet, de La Kiuva – et parmi les premiers animateurs de la « Féhta dou Lar », expression des valeurs valdôtaines et défenseur des traditions de notre Peuple – est l’un de ces personnages dont on a beaucoup entendu parler dans le monde de la culture valdôtaine, souvent cité comme exemple. Pour moi comme pour tant d’autres valdôtains qui appartiennent au monde du théâtre populaire en patois – acteurs ou auteurs – Quirino Joly a depuis toujours été un modèle de valorisation de nos coutumes, du Patois, des traditions et de la ruralité valdôtaine. Une ruralité racontée avec délicatesse et une façon de vivre notre particularisme avec enthousiasme, sens d’appartenance, fierté et orgueil.
Dans cet esprit déjà en 2012, en tant qu’Assessorat à l’éducation et à la culture de la Vallée d’Aoste, on avait soutenu la publication d’un ouvrage qui recueillait les poésies de Quirino, profondément convaincus qu’il est extrêmement important de cultiver la mémoire des personnages de notre Vallée qui ont contribué à son essor culturel et social.
Arnad représente un symbole du maintien de nos traditions, et ce mérite, qui revient à toute une communauté, est à attribuer sûrement à des personnages tels que Quirino Joly, l’abbé Donato Nouchy, Lucio Duc et tant d’autres qui, dans les années, tout comme aujourd’hui, ont su et savent défendre et transmettre aux nouvelles générations cet attachement aux coutumes de notre Pays, tout en étant aussi défenseurs du progrès et de la modernité d’être valdôtains.
Laurent Viérin

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