Élections
La guerre vient à peine de s’achever. Le pays se relève avec courage. Le référendum consacre la nouvelle forme de l’État et la démocratie pose les fondements d’un ordre nouveau, afin de laisser derrière elle l’obscurité du Ventennio. Désormais, chaque institution sera représentée par celles et ceux que les citoyennes et les citoyens auront librement choisis dans le secret de l’urne.
En Vallée d’Aoste, les premières institutions à retrouver la légitimité du suffrage universel seront les Communes, lors du scrutin du 24 novembre 1946. Rien n’est plus naturel, car la Commune demeure l’institution la plus proche des personnes, le premier lieu de la vie civique et du lien social. Il convient ici de rappeler les paroles de Émile Chanoux : « La commune est, après la famille, le premier organisme social qui lie l’homme à l’homme et qui lui fait sentir sa nature d’être sociable ».
Viennent ensuite les élections politiques du 18 avril 1948, puis, le 24 avril 1949, les premières élections régionales, étape historique et décisive dans l’affirmation de l’Autonomie valdôtaine. Pour les élections européennes, il faudra attendre le 10 juin 1979, lorsque la voix des peuples trouvera également sa place dans l’Assemblée du continent.
À chacun de ces rendez-vous, l’Union Valdôtaine fut présente et protagoniste. En parcourant ces listes, se dévoilent les visages, les parcours et les engagements de tant de femmes et d’hommes qui, au fil du temps, ont mis leur expérience, leur énergie et leur nom au service du Mouvement et de la Vallée d’Aoste. Ces pages constituent une part précieuse de notre mémoire collective : un héritage de responsabilité, de fidélité et de dévouement que nous pouvons encore aujourd’hui contempler avec reconnaissance, gratitude et respect.
