Les jeunes, les grands oubliés de la préférence unique

Nous avons en nos mains une véritable opportunité : rendre notre démocratie plus représentative et plus ouverte.
Dans cette perspective, le 10 août, il faut voter OUI.
Aujourd’hui, la préférence unique est un obstacle. Elle pénalise ceux qui se lancent pour la première fois, qui s’engagent sans avoir des années d’expérience derrière eux.
Et ce sont souvent les jeunes qui en paient le prix.
Il ne suffit pas de répéter qu’il faut « impliquer les jeunes » si, dans les faits, on les oblige à courir droit dans le mur de la préférence unique.
Les jeunes sont de moins en moins présents sur les listes électorales et encore moins dans les institutions. Ce n’est de pas leur faute : le système ne leur laisse pas de place.
La préférence unique bloque l’expression d’un choix pluraliste, la reconnaissance du mérite, l’émergence d’idées nouvelles.
Trois préférences, au contraire, permettent de construire un véritable équilibre : on n’a plus à choisir entre nouveauté et expérience, entre compétence et notoriété.
Voter OUI, c’est choisir un mécanisme plus démocratique. Pas parfait, mais plus proche de la réalité sociale.
C’est déjà ce qui se passe dans les communes valdôtaines, où le système des trois préférences donne des résultats : plus de femmes, plus de jeunes, plus de participation. Ça marche.
Quand on croit en une politique plus juste, on ne reste pas les bras croisés.
Le vrai danger, c’est l’indifférence. Ce fatalisme qui murmure que « de toute façon, rien ne changera ».
La vérité, c’est que le NON protège l’immobilisme. Le OUI, lui, ouvre des perspectives.
Voter OUI le 10 août, c’est relancer le jeu démocratique.
C’est affirmer que les nouvelles idées ne nous font pas peur, que la politique a besoin d’un avenir.
Et que cet avenir commence maintenant. Avec les jeunes. Surtout avec eux.
Voter OUI, c’est voter aussi pour eux. Pour nous. Pour l’avenir.
Sylvie Bonel
Animatrice principale
Jeunesse Valdôtaine
