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Vie de l'Union18 Décembre 2017 - 22:58

40 ans après, la contribution de Séverin Caveri: protagoniste d’une saison irrépétible de notre Vallée

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Rappeler Séverin Caveri signifie parcourir le temps à rebours, jusqu’à l’« heure zéro » de notre Autonomie, jusqu’au moment où la deuxième guerre mondiale, par la défaite de la dictature suite à la Résistance et à la Libération, laissa l’espace à l’espoir et à l’expression des ambitions et des volontés d’un peuple.

C’est dans cette saison de l’histoire que, homme dynamique et porteur d’une culture humaniste (il devint avocat, après son doctorat universitaire en droit), il prit à cœur l’avenir de notre terre, en devenant l’un des plus fervents souteneurs de la cause valdôtaine.

Le 13 septembre 1945, à savoir six jours après la promulgation des arrêtés du Lieutenant du Royaume (le berceau juridique de notre spécialité), il fut une des seize personnalités (avec lui, entre autres, Maria Ida Viglino, Aimé Berthet, Albert Deffeyes et Joseph Bréan) qui se groupèrent afin de donner le jour à notre Mouvement, défini dans son acte de fondation « une association valdôtaine ayant pour but de promouvoir et de défendre les intérêts de la Vallée d'Aoste », ayant pour but de « réaliser la souveraineté politique du Val d'Aoste par les voies démocratiques afin de seconder l'aspiration du peuple à l'autogouvernement dans le cadre d'une Europe des peuples ».

Il en devint tout naturellement un « leader », et son premier Président, et autant naturelle fut son introduction dans le Conseil de la Vallée nommé par le Comité de Libération Nationale, qui siégea pour la première fois le 10 janvier 1946, en élisant Federico Chabod en tant que Président. Dans cette phase, il se distingua pour la combattivité dans l’expression de l’insatisfaction de notre Mouvement (qui célébra son premier Congrès le 28 février à Morgex) et de notre peuple vis-à-vis de la structure régionaliste du nouvel organisme, jugée trop timide et faible.

C’est ainsi que le 7 mars, l’UV se fit promotrice au Conseil de la Vallée d’un ordre du jour demandant la garantie internationale pour l’Autonomie valdôtaine. Il ne fut pas discuté et une manifestation populaire, le 26 du même mois, entraina les démissions du président Chabod, retirées sur requête unanime du Conseil. Le 2 juin, les valdôtains choisirent majoritairement la République, au référendum constitutionnel, et en octobre notre Mouvement tint son deuxième Congrès, à Verrès. Le 17 octobre, Federico Chabod donna définitivement ses démissions : c’est Sévenir Caveri qui le remplaça, élu le 24 octobre.

Il resta en charge jusqu’au 20 mai 1949. Lors de ce mandat, le Conseil adopta - entre autres – un projet de Statut spécial d’Autonomie, mais l’Assemblée constituante ne le prit pas en considération et promulgua, le 26 février 1948, le texte approuvé le 31 janvier. Entre temps, en 1947, se déroulent le quatrième et cinquième Congrès de l’UV. 

Aux premières élections régionales du 24 avril 1949, la liste bâtie sur l’alliance entre Union Valdôtaine et la Démocratie Chrétienne remporta 28 élus sur 35. Séverin Caveri fut parmi ceux-ci et il devint président du Gouvernement qui se préfixa de « relever la Vallée d’Aoste des ruines de la guerre et du centralisme ».

Il remplit ces fonctions jusqu’au 8 décembre 1954. La période fut marquée par les malaises montant à l’égard des retards de l’État dans l’application du Statut spécial d’Autonomie, notamment des dispositions concernant la « Zone franche ». Ces mécontentements mirent en crise le rapport entre l’UV et la DC, suite aux attitudes serviles des démocrates-chrétiens d’Aoste vis-à-vis des « diktats » romains et à l’attitude anti-autonomiste du gouvernement national.

Ces tensions entre les deux forces éclatèrent lorsque la majorité des représentants de la DC au Conseil de la Vallée démissionna, afin de provoquer la chute de l’Exécutif Caveri et aboutir à des élections anticipées. La tentative fut bloquée par notre Mouvement, qui choisit de former un gouvernement provisoire avec la gauche, en permettant la conclusion du mandat.

Les élections régionales du 14 novembre 1954 furent le fruit d’une nouvelle loi majoritaire, qui écrasa l’UV, n’obtenant qu’un seul conseiller : madame Marie-Celeste Perruchon, veuve du martyr Chanoux. Le Gouvernement démo-chrétien qui s’installa tout de suite, en 1955 accepta un mécanisme de répartition financière tout à fait négatif pour l’économie de la Région.

L’Exécutif régional présidé par Vittorino Bondaz ne semblait pas trop se tracasser ni de la situation, ni du sentiment adverse montant de la communauté, qui prima les revendications et l’attitude de l’Union Valdôtaine, avant tout par la conquête de 32 communes aux élections municipales de 1956 et, ensuite, en faisant des candidats unionistes et des gauches aux politiques de mai 1958 les nouveaux parlementaires de notre région: Séverin Caveri fut ainsi élu à la Chambre des députés.

Il resta à Rome, en abordant différents dossiers cruciaux pour notre région, jusqu’au 15 mai 1963. Deux jours avant la fin du mandat, il fut confirmé, lors du renouveau du Comité exécutif de la part du Comité central, en tant que président de l’Union Valdôtaine. En plus de cela, au mois d’octobre, il fut élu à nouveau au Conseil de la Vallée : il conduit, pour la troisième fois, un Gouvernement régional, le cinquième, issu d’une majorité entre UV, PCI et PSI.

C’est la période qui jeta les bases pour une grande modernisation de notre Vallée: l’Assemblée régionale et ses organes exploitèrent au maximum les compétences législatives et administratives leur étant propres, afin d’aider l’agriculture de montagne, développer le tourisme et bâtir les infrastructures indispensables à améliorer la qualité de la vie de la population. Parmi celles-ci, le cas est de rappeler le percement des tunnels du Grand-Saint-Bernard, inauguré en 1964 et du Mont-Blanc, réalisé en 1965.

Protagoniste indiscutable de cette phase de développement, et destinataire d’une estimation de la part de la communauté, qui le fit confirmer président de l’UV en 1967, Séverin Caveri eut son élection confirmée lors des régionales du 21 avril 1968. C’étaient les années de l’opposition unioniste (commencée par l’installation en 1966, de la part d’un commissaire nommé par le Conseil des Ministres, d’une coalition guidée par la Démocratie Chrétienne, exclue pendant longtemps du pouvoir), avec Caveri qui travailla donc en tant que « simple » conseiller.

Des tensions montèrent, à cette époque, dans l’Union Valdôtaine : un premier noyau de ressortissants du Mouvement avait fondé le « Rassemblement Valdôtain » (contestant l’alliance avec les communistes) à la fin des années soixante, tandis qu’en 1972 c’est l’« Union Valdôtaine Progressiste » qui vit le jour, animée par des anciens adhérents qui se disaient contre le rapprochement UV-DC.

La situation chambarda l’Union, qui renouvela ses organes dirigeants le 4 et le 25 mars 1973 : la longue page écrite par Séverin Caveri fut tournée et Mario Andrione vint élu secrétaire général provisoire. Le 10 juin se déroulèrent les élections régionales : les dernières auxquelles Caveri participa. Lors de cette expérience au sein de l’Assemblée (où le front autonomiste était désormais divisé en trois tronçons), il remplit la charge de Président du Conseil, jusqu’au 19 décembre 1977, date de sa mort. Il quitta sa famille et cette terre à 69 ans, après une vie consacrée à notre Vallée et à ses institutions, desquelles il vit une saison sans égal, en offrant une contribution pour laquelle nous lui sommes redevables quarante ans après. 

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MouvementVie de l'Union

LUNDI 11 novembre 2019

19:32 Le Congrès Le Congrès "L’EPANOUISSEMENT DES MOUVEMENTS AUTONOMISTES DANS L'EPOQUE DES POPULISMES ET DES NATIONALISMES" Le 30 Novembre prochain nous célèbrerons à Gressan notre congrès annuel, le moment plus important de l’année pour la vie du Mouvement arrive cette année dans un tournant tout particulièrement délicat pour la politique Valdôtaine. Le Conseil Fédéral a décidé un thème de actualité pour ce rendez-vous, un thème qui sera l’occasion pour un franc débat avec les mouvements amis de l’Union Valdôtaine sur le futur des autonomies, historiques et nouvelles, dans notre pays et du futur de notre Mouvement.

MARDI 22 octobre 2019

12:32 Communiqué de presse Communiqué de presse Pendant la séance du Conseil Fédéral de hier, lundi 21 octobre, les délégués des sections ont analysé la situation politique régionale et ont tracé les lignes pour le prochain congrès de l’Union Valdôtaine. La politique régionale se joue toujours sur des équilibres très précaires, les délégués ont partagé la proposition du Comité Fédéral de commencer l’analyse d’une éventuelle modification de la loi pour l’élection du Conseil de la Vallée, avec le but surtout d’essayer de trouver une forme d’élection qui puisse assurer une gouvernabilité plus solide. Néanmoins cette analyse devra être faite avec la juste confrontation interne et dans les temps qui seront nécessaires. Le Conseil Fédéral a aussi relancé la nécessité de poursuivre la confrontation avec les autres forces politiques autonomistes pour aboutir à un point définitif du parcours qu’on a commencé et qui reste un objectif prioritaire pour le futur de la politique valdôtaine. Le congrès annuel a été fixé pour samedi 30 novembre a Gressan, le thème choisi pour l’édition 2019 est : « L’épanouissement des mouvements autonomistes dans l’époque des populismes et des nationalismes ». Les jours qui nous séparent du rendez-vous du 30 novembre seront utiles aux sections pour une profitable confrontation interne et pour élaborer des propositions.

MERCREDI 26 septembre 2018

09:36 IX Congrès National IX Congrès National SAMEDI 6 OCTOBRE 2018 8h30 Première convocation 9h00 Deuxième convocation •Allocution de bienvenue du Président de la section et du Syndic de Pont-Saint-Martin •Ouverture des travaux •Votation du règlement du Congrès •Nomination du Bureau de Présidence •Salutations des forces politiques et des mouvements invités •Rapport du Président de l’Union Valdôtaine, M. Ennio Pastoret •Intervention du Président du CELVA, M. Franco Manes •Intervention du Chef de Groupe de l’UV au Conseil de la Vallée, M. Renzo Testolin •Intervention du Sénateur, M. Albert Lanièce 12h30 •Déjeuner à la maison du boulodrome de Pont-Saint-Martin ****** 14h30 •Réunion du Conseil Fédéral pour l’élection des 5 femmes qui intègreront le Conseil Fédéral même 15h00 •Reprise des travaux •Illustrations des éventuels documents rédigés par les sections •Débat •Clôture des travaux DIMANCHE 7 OCTOBRE 2018 9h00 reprise des travaux •Illustration du programme de la part du candidat à la présidence du Mouvement •Débat 11h00 •Début des opérations de vote pour l’élection du Président de l’Union Valdôtaine •Clôture des travaux

JEUDI 7 juin 2018

15:17 Communiqué de Presse Communiqué de Presse Le Président de l’Union Valdôtaine Pastoret exprime sa satisfaction pour l’acquittement de M. Augusto Rollandin et des autres personnes impliquées, suite à la sentence de la Court d’Appel de Turin qui , en deuxième degré de jugement, a confirmé l’assolution déjà émise en premier degré à Aoste sur la question du parking de l’Hôpital d’Aoste. « Le bien fondé des décisions et des parcours administratifs a été reconnu par les Juges, ainsi que le comportement correct tenu au point de vue de l’action politique »

MARDI 5 juin 2018

11:08 Communiqué de Presse Communiqué de Presse Le Comité Fédéral de l’Union Valdôtaine, réuni lundi 4 juin 2018, a examiné la proposition de M. Aurelio Marguerettaz par laquelle il a demandé au Comité d’évaluer la possibilité de convoquer le Conseil Fédéral du Mouvement pour fixer le Congrès National du Mouvement aux mois de septembre ou d’octobre. Le Comité Fédéral a apprécie la proposition de M. Marguerettaz dans la mesure où il demande de reporter le Congrès dans la même période que le Comité Fédéral avait proposé, lors du Conseil Fédéral du 28 mai dernier. La décision du Conseil Fédéral ayant été d’anticiper la date du Congrès, à partir du lendemain toutes les procédures pour convoquer le Congrès à la date établie du 30 juin ont été rapidement lancées. Il est certainement possible de procéder à une nouvelle convocation du Conseil Fédéral en lui demandant de revenir sur ses décisions, mais cela ne peut pas se faire de la part du Comité Fédéral qui a le devoir d’appliquer les décisions prises par le Conseil Fédéral. Si par contre il y a des Délégués qui, ayant entendu l’avis de leurs Sections, considèrent utile revenir sur leurs décisions et estiment utile de reporter la date du Congrès, par rapport aux décisions prises le 28 mai, ils peuvent demander au Conseil Fédéral de se réunir aux termes de l’article 21 des Statut, qui prévoient la possibilité que ¼ des Délégués puissent demander la convocation extraordinaire du Conseil Fédéral. Dans ce cas le Président du Mouvement et le Comité Fédéral convoqueront le Conseil Fédéral en mettant à l’ordre du jour la requête avancée. Cependant, en ce moment, les procédures pour la convocation du Congrès le 30 juin restent en cours puisque le Comité à le devoir de donner mandat aux décisions du Conseil Fédéral du 28 mai.

MARDI 5 décembre 2017

00:45 Présidence du Conseil: le communiqué du Conseil fédéral et la lettre d’Auguste Rollandin Présidence du Conseil: le communiqué du Conseil fédéral et la lettre d’Auguste Rollandin Le Conseil Fédéral de l’Union Valdôtaine, réuni à Verrès le 4 décembre 2017, Ayant entendu le rapport sur la situation politique de la part du Président du Mouvement, Ayant également entendu le rapport de Auguste Rollandin, Prenant acte de la décision de sa part de renoncer à la candidature à la charge de Président du Conseil, Rappelle que les accords entre forces politiques prévoyaient l’attribution de la charge de Président du Conseil à l’Union Valdôtaine, Souligne que l’Union Valdôtaine, n’a jamais posé des préjudicielles à l’égard de personne à l’intérieur de l’alliance avec les autres forces politiques et a toujours agi pour permettre à l’alliance de avancer et de travailler positivement, Souligne que la décision de Auguste Rollandin a été prise avec l’intention de faire avancer un projet politique sur le quel l’Union Valdôtaine, tout en étant le parti de majorité relative, s’est largement engagée même avec des sacrifices et des renonciations ayant toujours l’objectif du bien commun, Remercie Auguste Rollandin pour le geste de grande responsabilité qu’il vient d’accomplir au soutient des institutions et de l’action politique de l’Union Valdôtaine et lui fait part de toute la plus grande considération du Peuple Unioniste, Reconfirme la disponibilité de l’Union Valdôtaine à continuer une loyale collaboration avec toutes les forces alliées, pour atteindre des résultats positifs lors des prochaines élections du Parlement italien et du Conseil de la Vallée, Sollicite entre temps l’assurance rapide du respect des engagements qui prévoient l’attribution de la Présidence du Conseil à l’UV. De suite, nous publions également la lettre remise par le conseiller Auguste Rollandin au président de l’Union Valdôtaine Ennio Pastoret, lors de la réunion de Verrès du Conseil fédéral, à l’égard de la question de la Présidence du Conseil. Ayant lu les déclarations d’Andrea Rosset qui confirment son indisponibilité à démissionner de la charge de Président du Conseil de la Vallée ; Prenant acte de la violation, qui en découle, des accords souscrits par l’Union Valdôtaine et l’Union Valdôtaine Progressiste au moment de la formation de la nouvelle majorité régionale ; Tenant compte des déclarations des organes de direction de l’UVP et de sa Présidente au sujet de l’indisponibilité de ce mouvement à soutenir ma candidature à la charge de Président du Conseil de la Vallée ; Je remercie les collègues conseillers du groupe de l’UV, d’EPAV et de PD–Sinistra VdA qui ont toujours exprimé leur pleine disponibilité à soutenir les accords pris entre l’UV et l’UVP, en réaffirmant la désignation du soussigné à la charge de Président du Conseil ; Tout en appréciant la cohérence et le soutien du Mouvement auquel j’appartiens et de son Président, Dans le but d’éviter des frictions ultérieures et des discussions qui seraient difficilement compréhensibles et justifiables aux yeux des Valdôtains, Rappelant que la charge en question n’était pas l’objet d’une requête personnelle, mais le résultat d’un accord politique, je déclare de renoncer à la nomination à la charge de Président du Conseil de la Vallée, telle qu’elle avait été concordée et souscrite entre les parties concernées, et de vouloir continuer à travailler pour l’intérêt général et pour faire avancer un projet politique Autonomiste et Fédéraliste qui soit crédible et porteur de résultats sérieux, concrets, tangibles, moins caractérisés par des soucis d’apparence et moins inconsistants ; Je reconfirme ma totale disponibilité à continuer une loyale collaboration pour atteindre des résultats positifs lors des prochaines élections du Parlement italien et du Conseil de la Vallée. 
Verrès le 4 décembre 2017

JEUDI 16 novembre 2017

17:45 Comunicato Stampa Comunicato Stampa Il consigliere Cognetta, a seguito di una visura camerale da lui effettuata, ha dichiarato che l’Union Valdôtaine sarebbe proprietaria al 100% di una tipografia (Tipografia DUC di Saint-Christophe) dedicando alla cosa una serie di esternazioni condite da un sarcasmo accusatorio mal posto e totalmente infondato. Le conclusioni di Cognetta sono certamente frutto di distrazione a meno che non si tratti di traveggole conclamate. Proprio lui che dovrebbe intendersi di società e di visure ha preso una solenne cantonata. Infatti l’Union Valdôtaine non ha nessuna partecipazione nella Tipografia Duc di Saint-Christophe. Diversamente l’Union Valdôtaine ha la partecipazione al 100% della società Arti Grafiche E. Duc srl (cosa ben diversa ed in alcuno modo riconducibile alla Tipografia DUC) che è proprietaria unicamente del bene immobile in Avenue de Maquisards 29 (Siège). Tale società non svolge peraltro attività commerciale di alcun genere. Aosta lì 16 novembre 2017

VENDREDI 10 novembre 2017

18:49 Le communiqué de presse de l’UV sur les démissions d’Ego Perron Le communiqué de presse de l’UV sur les démissions d’Ego Perron L’Union Valdôtaine,  prenant acte de la sentence du Tribunal d’Aoste qui a vu la condamnation de Ego Perron, rappelle qu’il s’agit d’un premier degré judiciaire et non pas d’une sentence définitive;  souhaite partant à Ego Perron d’être acquitté de toute accusation en Cour d’appel; témoigne , dans le respect de la décision de la magistrature, sa solidarité à Ego Perron, dans un moment si difficile sur le plan personnel; souligne que les démissions, présentées par Ego Perron de ses fonctions d’Assesseur, représentent un acte de respect institutionnel qui met en évidence un sens de responsabilité différent par rapport à ceux qui s’érigent aujourd’hui à moralisateurs mais qui, dans le passé récent, ont continué à remplir des charges publiques au sein de l’Administration régionale malgré leurs condamnations. Aoste, le 10 novembre 2017

LUNDI 6 novembre 2017

13:57 L’Union Valdôtaine rencontre le territoire L’Union Valdôtaine rencontre le territoire Lundi 30 octobre à Saint-Pierre et vendredi 3 novembre derniers à Châtillon se sont tenues les premières rencontres de zone avec les Sections de l’Union Valdôtaine, pour faire état de la situation politique. Le Président de l’Union Valdôtaine, Ennio Pastoret, ainsi que nombre d’élus au Conseil de la Vallée et dans différentes municipalités étaient présent parmi le nombreux public qui a suivi les soirées. Le Président Pastoret a retracé le parcours qu’à partir du 10 mars 2017 avait mis à l’opposition l’Union Valdôtaine s’appuyant sur la trahison de Stella Alpina et l’abandon du Mouvement Unioniste de trois Conseillers qui avaient été élus dans la liste de l’UV qui ont, par la suite annoncé la formation d’un groupe politique unique avec Stella Alpina. Ce passage a bel et bien rappelé la reconstitution de l’ancienne DC. Il a ainsi contribué à éveiller positivement les esprits des personnes qui, à l’intérieur de différentes forces politiques, avaient conservé une âme et un esprit Unionistes, Fédéralistes et Autonomistes. C’est à partir de là qu’il y a eu la tentative de remettre au centre du débat politique les valeurs et les contenus de l’action politique Fédéraliste, Autonomiste et Régionaliste en programmant des rencontres et en ouvrant un débat qu’à partir du mois de juillet, a enfin porté à élaborer un manifeste politique qui a été partagé per l’UV et l’UVP. Le document rappelait « la crise des valeurs et la crise économique générale qui se prolonge depuis longtemps, les changements rapides sur le plan démographique, social, culturel et identitaire, les fortes attaques et mise en discussion de notre Autonomie... et la nouvelle poussée centralisatrice ainsi que le transfert de compétences en faveur de l’Union Européenne, les négociations continuelles et difficiles avec les Gouvernements italiens ainsi que l’incertitude et la criticité des rapports Etat-Région qui ont modifié le principe fondamental de la répartition fiscale qui est à la base de notre autonomie financière ». Et encore dans ce document on s’était penchés sur « la dimension montagne avec ses contraintes et nécessités, le système de fédéralisme valdôtain assurant la territorialité des services publics, la subsidiarité et la péréquation… la croissance économique et la création d’emplois, l’amélioration du cadre de vie et de travail, la spécificité socio-culturelle et le plurilinguisme qui caractérisent le Val d’Aoste et qui représentent autant d’éléments qu’il faut continuer à considérer, sauvegarder et promouvoir en assumant à cet égard dans les années à venir des décisions vitales et des solutions concrètes pour assurer au Val d’Aoste le maintien de son identité ainsi qu’un développement durable ». La conclusion de cette analyse a été que « cela ne pourra se faire que en unissant les forces politiques qui se reconnaissent dans les principes du fédéralisme, de l’auto-détermination et de l’autogouvernement… sur la base d’un projet politique novateur et projeté vers le futur en arrivant à rassembler et renouveler l’aire autonomiste ». Tout cela pour arriver à accomplir le premier pas d’un parcours visant à la reconstitution d’un mouvement unioniste et autonomiste pluriel, ouvert et inclusif, tout en étant unique. Pour ce faire, il était partant nécessaire d’assurer le partage du projet ainsi que la cohésion et la gouvernabilité indispensables pour sa réalisation pour dépasser la fragmentation actuelle des mouvements de l’aire unioniste, autonomiste et fédéraliste ainsi que de partager le même projet politique, en s’engageant à se présenter avec la même coalition lors des rendez-vous électoraux à venir en envisageant une réflexion sur la nécessité d’une action politique et administrative commune au soutien du projet et de la coalition. Ensuite, tout au long des soirées on a introduit les réflexions sur les prochains rendez-vous électoraux, à savoir: les élections politiques et régionales de 2018 et celles européennes de 2019, pour lesquelles il sera nécessaire d’arriver à élire un représentant du Val d’Aoste en Europe. Les soirées ont aussi permis d’introduire d’autres arguments de caractère politique et administratif et ont représenté l’ouverture de l’activité politique en vue des prochaines élections politiques et régionales qui devraient se tenir respectivement au mois de mars et de mai 2017.
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Vie de l'Union7 Juin 2021 - 15:41

MMe Cristina Machet, Président de l'Union Valdôtaine MMe Cristina Machet, Président de l'Union Valdôtaine Samedi dernier le 5 juin la Conférence des Présidents de Section, qui représentaient les 1000 adhérents au Mouvement, et le Consei Fédéral ont élu Mme Cristina Machet, Président de l'Union Valdôtaine. Elle a désigné Vice-Président Monsieur Piero Prola et Trésorier M. Federico Marco PERRIN Ci-dessus son Programme: L’esprit de l’Union . L’esprit de l’Union Valdôtaine plonge ses racines dans les décombres de l’après-guerre, l’âme de notre Mouvement est son histoire, l’histoire de la Vallée d’Aoste, qui a vu, dans la pensée de ses ancêtres, l’axe de ses principes fondamentaux. L’Union valdôtaine est née comme mouvement s’opposant fortement au fascisme, elle est aujourd’hui un mouvement contre toute forme de fascisme, de néonationalisme, de racisme, de clôture. Peu de temps après la promulgation des décrets du lieutenant, le 13 septembre 1945, naquit l'Union Valdôtaine, ouverte, comme nos Statuts l'affirment, à tous ceux qui donnent assurance d'être fidèles et dévoués à la cause valdôtaine. Soyons alors dignes de l’espoir des unionistes, soyons dignes de répondre aujourd’hui au sens de la « cause valdôtaine ». Hélas, dans les années nous nous sommes perdus et l’esprit de l’Union parfois est sorti de chemin. Cela ne doit plus arriver. La rivalité personnelle n’est pas fidélité à la cause valdôtaine, l'égocentrisme et les attitudes personnalistes ne sont pas fidélité à la cause valdôtaine. Utiliser l’Union Valdôtaine comme tremplin pour des finalités électorales non plus. L’esprit de l’Union des fondateurs de notre Mouvement était celui de servir les intérêts culturels,politiques, sociaux et économiques de la Vallée d’Aoste. Au cours du temps ces principes ont été parfois oubliés et ceux qui croyaient en l’Union valdôtaine se sont refroidis. Toutefois, la flamme de notre flambeau c’est estompée, mais elle n’est pas éteinte… Aujourd’hui les unionistes sont là, qui nous observent dans l’espoir de pouvoir retourner à parler de politique, dans son sens plus propre, le plus élevé. La rue a été tracée dans la période préélectorale du 2020, après une période sombre pour notre Mouvement, on a réagi, et - petit à petit - on a recommencé à reconquérir la confiance des valdôtains. Ce n’est qu’un premier pas, parce que la confiance on la conquiert à petites gouttes et on la perd en litres. Notre travail sera serré, pour arriver à reconstruire ce que nous avons perdu. Nous avons perdu l’une des plus grandes forces de l’Union Valdôtaine : le dialogue avec les valdôtains, le dialogue qui passait à travers nos sections. Le fédéralisme que souvent nous citons dans nos programmes est bien enraciné dans l’organisation de l’Union Valdôtaine : un mouvement dans lequel chacun membre dispose d’une large autonomie en participant collectivement, et non individuellement, aux décisions. Cette participation collective doit repartir des sections, nous n’avons rien à inventer. Les sections existent déjà il y en a presque une par commune, dans certains pays plus d’une. Les initiatives futures que les organes dirigeants de notre Mouvement auront la nécessité d’analyser seront objet d’un parcours de partage le plus ample possible, parce que l’Union valdôtaine doit avoir portes et fenêtres ouvertes. Le nouvel élan de notre mouvement passera par un ample processus de confrontation. Les sections doivent représenter le vrai lien entre citoyens, mouvement et administrateurs. Pour que cela soit possible on pourrait créer une commission qui formule des propositions - bien sûr partagées avec un Congrès national thématique - pour garantir une effective participation aux adhérents. Participation qui, parfois, au début a du mal à démarrer. Nous avons, par exemple, dans nos petites communes des sympathisants qui ne s’inscrivent pas aux sections pour des raisons les plus disparates, et cela contribue à perdre le lien avec les citoyens. Pourquoi ne pas penser à des sections thématiques auxquelles s’inscrire pour faire face à des arguments spécifiques, tel que l’agriculture, la santé, le travail, etc. ? La technologie aujourd’hui nous aide à faciliter la communication, la confrontation avec les Présidents de section et les délègues au Conseil fédéral, qui sera le pivot de l’action politique du Mouvement, et encore, quand l’émergence sanitaire nous le permettra, on retournera à se rencontrer face à face. La centralisation de l’activité politique du Mouvement envers l’Administration Régionale sera fondamentale, les choix, les lignes politiques doivent être tracées par le Mouvement, et non pas le contraire. Parallèlement le Mouvement devra soutenir nos élus qui sont en première ligne et exposés à toute critique, le rôle du mouvement sera celui d’accompagner les élus dans leurs parcours en défendant et en adressant leur action. Le thème de la réunion est un argument central, on en parle, les opinions ne sont pas encore univoques. Rendre le terrain fertile pour un rapprochement de tous ceux qui partagent nos idées et nos idéaux est un pas important. Pour que cela soit possible, il est d’abord nécessaire procéder à la reconstitution d’une identité politique forte. Le fait qu’aujourd’hui coexistent différentes pensées politiques autonomistes est une donnée, et penser de désigner les personnes qui se sont éloignées de l’Union valdôtaine comme les « cousins méchants » serait une attitude myope, ainsi que probablement injuste. Toutefois, l’Union a vu, aux cours des années, l’éloignement de quelques-uns déçus par le Mouvement, tandis que pour d’autres, on a eu l’impression qu’il s’agissait d’un éloignement tendant à une stratégie électorale. Cela complique la solution. Parallèlement, il faut dire que le processus de réunion est en train de prendre vie de manière naturelle, ce sont les citoyens tout d’abord qui ont recommencé à avoir confiance en l’Union Valdôtaine. Pour que la reconstitution d’une identité politique forte soit réelle, il faudra abandonner de poursuivre des dynamiques purement électorales, l’UV devra recueillir des individus avec des idéaux communs, et non pas des « porteurs de votes », ou « autoproclamés porteurs de votes ». L’Union n’est pas un train sur lequel on monte et on descend selon la convenance. Voici la question : le processus portant à la réunion sera-t-il un débat entre personnes qui se reconnaissent dans les idéaux communs, ou une stratégie pour s’assurer une candidature d’ici à cinq années ? Nous ferons de notre mieux, pour veiller afin que cela ne se produise. Ce qui est incontestable c’est que toute décision sera remise aux adhérents du mouvement, à travers l’organe qui détient le pouvoir constituant du Mouvement : le Congrès national. Compte tenu que le symbole et la dénomination de l’Union Valdôtaine sont intouchables, le travail à faire – si le congrès considérera cette option- sera de trouver les points en communs entre le Mouvement et les autres pensées politiques autonomistes. Parce que, si c’est vrai que plusieurs de nous instinctivement pensent « qui veut adhérer à l’Union n’a qu’à s’inscrire à sa section », c’est aussi vrai que la fragmentation des autonomistes a ouvert les portes aux partis nationaux, et cela n’a pas aidé la cause valdôtaine. Le débat et la confrontation seront au centre de notre façon de travailler. Je souhaite de participer à des Conseils fédéraux où les délégués se disputeront pour prendre la parole, les rencontres caractérisées par les silences ne réfléchissent pas la démocratie ni le fédéralisme. L’Union Valdôtaine devra ainsi s’engager avec le gouvernent central pour faire démarrer l’institution d’une circonscription Vallée d’Aoste pour le Parlement européen. Une proposition de loi dans ce sens a déjà été entamée par le sénateur Lanièce. Une représentativité au sein de l’Europe pour la protection des peuples minoritaires est fondamentale et il serait aussi essentiel se reconnecter avec les mouvements autonomistes européens, pour poursuive le chemin d’une vrai Europe des peuples. L’action politique sera orientée à faire refleurir notre Vallée d’Aoste: la pandémie a augmenté les fractures sociales qui ont suscité l’envie, presque la haine, parmi les classes sociales, même dans une réalité petite comme la nôtre. La perte de places de travail et la crise économique doivent donc être au centre des attentions de l’action administrative. La revitalisation de l’agriculture ainsi que du tourisme nécessitent d’un travail important. L’attention aux catégories fragiles aussi : nos parents et nos grands-parents ont vécu une année terrible, tout comme les jeunes, ceux qui ont des activités économiques, les personnes qui ont des problèmes de santé. La gestion fédéraliste à tout niveau doit se concrétiser par la centralité des Communes qui avec leurs Syndics représentent un exemple de subsidiarité réelle que nous avons appauvri. Les Communes nécessitent aujourd’hui d’avoir des entrées financières sûres et appropriées pour construire un bilan sérieux, ainsi qu’un nombre adéquat d'employés pour mettre en œuvre les décisions de l’administration communale. Les petites communes de la Vallée, qui sont la force de notre territoire, sont parfois abandonnées à elles-mêmes : aux cours des années elles ont perdu des ressources financières ainsi que les personnes qui y travaillaient à cause des lois de secteurs qui empêchent les embauches, dans une période dans laquelle un poste de travail change la vie à une famille. Il est nécessaire un changement de cap. La dignité du travail doit repartir du territoire, une dignité qui doit être égale, tant bien dans les petites communes de montagne que dans la plaine. Nos communes, dans cette période de pandémie, ont représenté un point de repère fondamental pour les citoyens, et l’assemblée du CPEL/CELVA a été perçue par la population comme un organisme efficace et qui, avec ses syndics de différente appartenance politique, a réussi à trouver une synthèse pour résoudre les problèmes quotidiens des familles valdôtaine. Les familles doivent ainsi être au centre de l’action politique, les parents doivent pouvoir travailler, tous les deux, sans devoir se tracasser pour se prendre soin des enfants, les services des garde d’enfants doivent être le pivot d’une action visant à aider les familles, les adolescents doivent pouvoir étudier et s’engager dans le temps libre dans une région qui leur offre des occasions ainsi que l’égalité des chances. Les femmes valdôtaines ont toujours été indépendantes, on toujours travaillé, elles ont été les pilastres des familles pendant la guerre, elles ont été partisanes, créatrices de l’identité politique de notre Union. Et aujourd’hui aussi, les femmes valdôtaines émergent grâce à leur ténacité: dans les études, dans l’écriture, dans la médicine, dans les sports, dans la musique, dans toute sorte d’industrie; mais pas encore trop dans la politique. La pandémie mondiale a encore plus marqué l’écart entre hommes et femmes. Ces dernières souvent sont restées à la maison avec les enfants ou les personnes âgées, elles ont perdu leur travail. Alors aujourd’hui l’Union Valdôtaine doit avoir le courage de se remettre au centre de l’action politique en donnant l’exemple. Ce n’est pas un discours de genre, mais de capacité, et si on parle de capacité, alors, c’est évident que nos sections, nos listes aux élections, nos représentants tous, doivent inclure plus de femmes, qui maintenant, se sont éloignées de la politique, parce qu’ elles savent et sentent que ce serait trop difficile, pour elles, d’émerger. Tous nos représentants dans les sections doivent chercher les femmes, les hommes et les jeunes les plus méritoires, pour les inviter à l’action politique. Les jeunes représentent l’autre grande catégorie oubliée au cours de la pandémie, mais surtout ils représentent la plus grande richesse que l’union valdôtaine avait autrefois et qui, maintenant, est en train de s’éloigner. Heureusement nous avons encore La Jeunesse Valdôtaine qui est un fleuron de notre mouvement, mais nous constatons de plus en plus que les jeunes d’aujourd’hui considèrent la politique comme quelque chose de lointain ou, pire encore, comme quelque chose de sale avec qui ils ne veulent pas se mêler. Malheureusement, des partis nationaux ont su comprendre ce malaise et ils ont réussi à conquérir une partie de jeunes. C’est à nous de prévoir des actions visant à intercepter les souhaits et les problèmes légitimes des jeunes et à les rapprocher à la politique. Et cela ne peut se faire qu’en présentant une Union Valdôtaine ouverte, accueillante, compréhensive, proche aux jeunes citoyens. Nous devons travailler à une campagne d’adhésion importante, non pas pour augmenter le nombre des cartes des membres, mais pour avoir une vision du monde futur inclusive et à l’avant-garde. Nos élus doivent être très proches des sections, et nos sections doivent de plus en plus impliquer la population, partager les propositions et les idéaux pour rendre l’Union Valdôtaine un mouvement inclusif, identitaire et autonomiste. Soyons alors dignes de l’espoir des unionistes, soyons dignes de l’esprit de l’Union valdôtaine ! Torgnon, le 21 mai 2021 Cristina Machet

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Vie de l'Union18 Décembre 2017 - 22:58

40 ans après, la contribution de Séverin Caveri: protagoniste d’une saison irrépétible de notre Vallée

Rappeler Séverin Caveri signifie parcourir le temps à rebours, jusqu’à l’« heure zéro » de notre Autonomie, jusqu’au moment où la deuxième guerre mondiale, par la défaite de la dictature suite à la Résistance et à la Libération, laissa l’espace à l’espoir et à l’expression des ambitions et des volontés d’un peuple.

C’est dans cette saison de l’histoire que, homme dynamique et porteur d’une culture humaniste (il devint avocat, après son doctorat universitaire en droit), il prit à cœur l’avenir de notre terre, en devenant l’un des plus fervents souteneurs de la cause valdôtaine.

Le 13 septembre 1945, à savoir six jours après la promulgation des arrêtés du Lieutenant du Royaume (le berceau juridique de notre spécialité), il fut une des seize personnalités (avec lui, entre autres, Maria Ida Viglino, Aimé Berthet, Albert Deffeyes et Joseph Bréan) qui se groupèrent afin de donner le jour à notre Mouvement, défini dans son acte de fondation « une association valdôtaine ayant pour but de promouvoir et de défendre les intérêts de la Vallée d'Aoste », ayant pour but de « réaliser la souveraineté politique du Val d'Aoste par les voies démocratiques afin de seconder l'aspiration du peuple à l'autogouvernement dans le cadre d'une Europe des peuples ».

Il en devint tout naturellement un « leader », et son premier Président, et autant naturelle fut son introduction dans le Conseil de la Vallée nommé par le Comité de Libération Nationale, qui siégea pour la première fois le 10 janvier 1946, en élisant Federico Chabod en tant que Président. Dans cette phase, il se distingua pour la combattivité dans l’expression de l’insatisfaction de notre Mouvement (qui célébra son premier Congrès le 28 février à Morgex) et de notre peuple vis-à-vis de la structure régionaliste du nouvel organisme, jugée trop timide et faible.

C’est ainsi que le 7 mars, l’UV se fit promotrice au Conseil de la Vallée d’un ordre du jour demandant la garantie internationale pour l’Autonomie valdôtaine. Il ne fut pas discuté et une manifestation populaire, le 26 du même mois, entraina les démissions du président Chabod, retirées sur requête unanime du Conseil. Le 2 juin, les valdôtains choisirent majoritairement la République, au référendum constitutionnel, et en octobre notre Mouvement tint son deuxième Congrès, à Verrès. Le 17 octobre, Federico Chabod donna définitivement ses démissions : c’est Sévenir Caveri qui le remplaça, élu le 24 octobre.

Il resta en charge jusqu’au 20 mai 1949. Lors de ce mandat, le Conseil adopta - entre autres – un projet de Statut spécial d’Autonomie, mais l’Assemblée constituante ne le prit pas en considération et promulgua, le 26 février 1948, le texte approuvé le 31 janvier. Entre temps, en 1947, se déroulent le quatrième et cinquième Congrès de l’UV. 

Aux premières élections régionales du 24 avril 1949, la liste bâtie sur l’alliance entre Union Valdôtaine et la Démocratie Chrétienne remporta 28 élus sur 35. Séverin Caveri fut parmi ceux-ci et il devint président du Gouvernement qui se préfixa de « relever la Vallée d’Aoste des ruines de la guerre et du centralisme ».

Il remplit ces fonctions jusqu’au 8 décembre 1954. La période fut marquée par les malaises montant à l’égard des retards de l’État dans l’application du Statut spécial d’Autonomie, notamment des dispositions concernant la « Zone franche ». Ces mécontentements mirent en crise le rapport entre l’UV et la DC, suite aux attitudes serviles des démocrates-chrétiens d’Aoste vis-à-vis des « diktats » romains et à l’attitude anti-autonomiste du gouvernement national.

Ces tensions entre les deux forces éclatèrent lorsque la majorité des représentants de la DC au Conseil de la Vallée démissionna, afin de provoquer la chute de l’Exécutif Caveri et aboutir à des élections anticipées. La tentative fut bloquée par notre Mouvement, qui choisit de former un gouvernement provisoire avec la gauche, en permettant la conclusion du mandat.

Les élections régionales du 14 novembre 1954 furent le fruit d’une nouvelle loi majoritaire, qui écrasa l’UV, n’obtenant qu’un seul conseiller : madame Marie-Celeste Perruchon, veuve du martyr Chanoux. Le Gouvernement démo-chrétien qui s’installa tout de suite, en 1955 accepta un mécanisme de répartition financière tout à fait négatif pour l’économie de la Région.

L’Exécutif régional présidé par Vittorino Bondaz ne semblait pas trop se tracasser ni de la situation, ni du sentiment adverse montant de la communauté, qui prima les revendications et l’attitude de l’Union Valdôtaine, avant tout par la conquête de 32 communes aux élections municipales de 1956 et, ensuite, en faisant des candidats unionistes et des gauches aux politiques de mai 1958 les nouveaux parlementaires de notre région: Séverin Caveri fut ainsi élu à la Chambre des députés.

Il resta à Rome, en abordant différents dossiers cruciaux pour notre région, jusqu’au 15 mai 1963. Deux jours avant la fin du mandat, il fut confirmé, lors du renouveau du Comité exécutif de la part du Comité central, en tant que président de l’Union Valdôtaine. En plus de cela, au mois d’octobre, il fut élu à nouveau au Conseil de la Vallée : il conduit, pour la troisième fois, un Gouvernement régional, le cinquième, issu d’une majorité entre UV, PCI et PSI.

C’est la période qui jeta les bases pour une grande modernisation de notre Vallée: l’Assemblée régionale et ses organes exploitèrent au maximum les compétences législatives et administratives leur étant propres, afin d’aider l’agriculture de montagne, développer le tourisme et bâtir les infrastructures indispensables à améliorer la qualité de la vie de la population. Parmi celles-ci, le cas est de rappeler le percement des tunnels du Grand-Saint-Bernard, inauguré en 1964 et du Mont-Blanc, réalisé en 1965.

Protagoniste indiscutable de cette phase de développement, et destinataire d’une estimation de la part de la communauté, qui le fit confirmer président de l’UV en 1967, Séverin Caveri eut son élection confirmée lors des régionales du 21 avril 1968. C’étaient les années de l’opposition unioniste (commencée par l’installation en 1966, de la part d’un commissaire nommé par le Conseil des Ministres, d’une coalition guidée par la Démocratie Chrétienne, exclue pendant longtemps du pouvoir), avec Caveri qui travailla donc en tant que « simple » conseiller.

Des tensions montèrent, à cette époque, dans l’Union Valdôtaine : un premier noyau de ressortissants du Mouvement avait fondé le « Rassemblement Valdôtain » (contestant l’alliance avec les communistes) à la fin des années soixante, tandis qu’en 1972 c’est l’« Union Valdôtaine Progressiste » qui vit le jour, animée par des anciens adhérents qui se disaient contre le rapprochement UV-DC.

La situation chambarda l’Union, qui renouvela ses organes dirigeants le 4 et le 25 mars 1973 : la longue page écrite par Séverin Caveri fut tournée et Mario Andrione vint élu secrétaire général provisoire. Le 10 juin se déroulèrent les élections régionales : les dernières auxquelles Caveri participa. Lors de cette expérience au sein de l’Assemblée (où le front autonomiste était désormais divisé en trois tronçons), il remplit la charge de Président du Conseil, jusqu’au 19 décembre 1977, date de sa mort. Il quitta sa famille et cette terre à 69 ans, après une vie consacrée à notre Vallée et à ses institutions, desquelles il vit une saison sans égal, en offrant une contribution pour laquelle nous lui sommes redevables quarante ans après.