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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 1 déc 2021 - 10:08

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Vie de l'Union2 Décembre 2019 - 11:36

Congrès annuel. Intervention du Président Lavevaz

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Chers Unionistes, chers invités,
Au début de ce Congrès, je voudrais rappeler les unionistes que pendant cette dernière année sont décédés, malheureusement ils sont nombreux, mais je veux en particulier rappeler Ivana Meynet, présidente de la section de Sarre, qui nous a quitté il y a seulement quelque semaine, après une vie dédiée à sa famille, à son pays et à l’amour pour son travail.

Je donne la plus chaleureuse des bienvenues à nos invités, qui aujourd'hui sont ici avec nous pour participer aux travaux de notre congrès annuel. Un congrès qui arrive dans un moment assez délicat de la politique valdôtaine, comme il n’y en a eu d’ailleurs un certain nombre dans la dernière année. J’ai décidé, pour ne pas ennuyer trop nos invités, de diviser mon intervention en deux partie, une première maintenant, autour du thème qu’on a choisi pour ce Congrès et la deuxième partie cet après-midi, pour ouvrir la discussion plus interne au Mouvement et pour donner l’occasion de quelque réflexion et intervention de votre part dans le débat qui suivra.

Je suis heureux d’avoir avec nous des amis, quelqu’un de vieille date, quelqu’un plus jeune, qui ont voulu participer à ce débat que nous estimons être de grand intérêt dans ce moment historique tout en particulier. Dans ce premier an de mon mandat j’ai eu déjà quelque belle occasion de partage avec d’autres mouvements autonomises du nord-est de l’Italie, avec nos amis historiques du PATT et de SVP en particulier, je salue le nouveau secrétaire du Patt M. Simone Marchiori qui est succédé à M. Franco Panizza, auquel nous envoyons nos salutations plus cordiales, que nous connaissons très bien car il a souvent été présent à nos congrès, comme l’année passée lors de mon élection. J’ai eu d’ailleurs le plaisir d’être présent au Congrès du PATT dans lequel a eu lieu l’élection de M. Marchiori. Je salue également un autre ami, qui est souvent intervenu à nos Congrès, M. Pierre-André Compte du mouvement autonomiste jurassien. On a aussi l’honneur d’avoir avec nous, comme je viens de vous dire des nouveaux amis. Des amis qui sont en train de débuter des parcours pour arriver à des formes réelle de autogouvernement et autodétermination de leur peuple, je salue M Mauro Vaiani presidente del consiglio federale Comitato Libertà Toscana avec lequel et avec d’autres amis, du Veneto par exemple on a entamé des discours de grand intérêt. C’est une envergure nouvelle pour nous, de parler d’autonomie de régions à statut ordinaire, mais qui nous voit forcément concernés en tant que fédéralistes convaincus. La réforme du titre V de la constitution, en particulier l’art.116, permet de nouvelles formes d’autonomie aux régions à statut ordinaire, et le fait que ces groupes naissants regarde à nous et aux mouvements autonomistes historiques comme point de repère, fait notre fierté.

A chaque occasion que nous avons eu de nous rencontrer, nous avons toujours été d’accord sur le fait de partager nos problèmes communs et surtout tacher de faire un front commun contre les menaces qui arrivent de ailleurs. On a partagé, encore pendant le dernier congrès du PATT du printemps derniers un nouveau document de collaboration, avec le but aussi d’avoir un poids de négociation plus important avec l’état Italien, tout comme avec l’Union Européenne. Avec les amis du Trentin évidemment en particulier pour les problématiques communes de la vie en montagne.

J’espère vraiment que ces collaborations, pas seulement puissent continuer, mais assumer aussi des caractères d’organisation plus régulière, avec la constitution, par exemple d’une table permanente de travail, comme on a envisagé pendant une rencontre des mouvements autonomistes historiques à Udine.

Je viens finalement à quelque réflexion, qui pourra être retenue ou pas par les amis qui interviendrons par la suite, sur le thème qu’on a choisi pour ce Congrès. L’épanouissement des mouvements autonomistes dans l’époque des populismes et des nationalismes. Le panorama politique a radicalement changé dans la dernière période, des réalités nouvelles sont arrivées dans nos régions, où les mouvements régionaux, depuis des décennies, avaient la pleine confiance de l’électorat, comme une tempête sans contrôle. Des mouvements d’envergure nationale, qui se sont encrés dans le tissu politique de nos régions en utilisant des nouveaux langages, des nouvelles formes de communication aux masses, des nouveaux arguments. Dans la plupart des cas, il s’agit de nouvelles réalités de droite radicale, voir même extrême, même souvent définies comme forces populistes, nationalistes et surtout en Italie et en France, « sovraniste ». Il ne faut pas, selon moi, sous-évaluer ce phénomène ou pire encore penser que ce soit un phénomène passager, car il est désormais enraciné dans la culture populaire.

Il y a évidemment tout un tissu socio-économique qui a, sans aucune doute, contribué à rendre très fertile le terrain pour l’enracinement de ce type de politique. Il suffit de penser que ces forces, en particulier les forces de droite, joue continuellement sur les thèmes de l’immigration et sur la crainte de l’Islam. L’immigration est un problème, la Lega l’a fait devenir LE problème. Bien qu’il faut dire que les forces démocratiques et libérales ont aidé ce processus avec une grande faiblesse sur les thèmes qui naturellement leur appartiennent le plus, comme instruction, santé, travail. Ils ont préféré suivre les populistes sur leur terrain, sans en tirer rien, mais avec le seul résultat de rendre l’immigration le centre de tout pour l’opinion publique pendant des mois entiers. Le langage du populisme a imprégné les discours publiques, le résultat est que le populisme gagne même … quand il perd, comme quelqu’un a bien dit. On doit tacher d’analyser et de comprendre au fond ce phénomène pour pouvoir tirer quelque conclusion et pouvoir le contenir.

Le populisme est un état d’âme, une prédisposition selon laquelle le peuple est toujours mieux que la classe politique qui gouverne, le peuple est un tout homogène, une entité singulière, sans distinction aucune. Dans le passé le peuple a été fait coïncider avec la race, l’ethnie, aujourd’hui avec une nation. Cette masse uniforme menacée par les dangers les plus différents, porte les leaders de ces mouvements à avoir, comme seul but, de dire ce que le peuple veut entendre et faire ce que le peuple veut qu’il soit fait. La synthèse est de donner des réponses simples, parfois banales, à des problèmes très sérieux et complexe, tout simplement en parlant au ventre des électeurs.

Le populisme a une nature anti-pluraliste. La différence et la distinction entre les intérêts et les valeurs ne sont pas significatives, ce qui est important est l’unité du peuple. Dans le langage des leaders, les adversaires politiques sont des ennemies à mépriser, des élites corrompues. Qui est à l’extérieur du pouvoir est le bien, qui est à l’intérieur le mal absolu. Cette vison anti-pluraliste a généré un centralisme des décisions, bien qu’il se cache derrière la participation populaire des modernes formes de démocratie participative comme la fameuse plateforme Rousseau. Il suffit de penser au système de contrôle féodal de Movimento 5 stelle lui-même. La vision moraliste, par contre a alimenté la culture de la conspiration et de l’inimitié.

Les deux choses ensemble, l’anti-pluralisme-moraliste a rendu une grande partie de l’électorat de ces mouvements, complètement incapable d’une analyse objective des résultats acquis par leur mouvement. Si quelque chose ne fonctionne pas, ou n’a pas fonctionné, la faute est toujours à quelqu’un d’autre, aux « poteri forti », aux « professoroni », à M.me Merkel ou à Bruxelles.

Mais la vraie question est : comment peut-on limiter ce phénomène ?

Sans doute il faut tacher de réduire les causes du malaise social, la corruption qui est encore si répandue dans les administrations publiques, pour faire seulement un exemple, on doit tacher de redonner confiance dans la politique, à travers une plus directe confiance aussi des administrations publiques. Il faut intervenir aussi sur un plan plus strictement culturel, le populisme est une menace réelle et directe de la démocratie représentative. On doit tacher nous aussi de modifier notre langage, pour tacher de rendre moins attractif l’appel populiste. Si l’on parle de « vitalizzi », par exemple, ils seront toujours un pas avant à nous…

Sur le plan de la communication ils possèdent des orchestrations très bien organisée qui seraient dignes de Joseph Goebbels, le chef de la propagande nazie. Ils ont construit une sorte de fiction politique, dans laquelle les personnages politiques se font voir avec le pain et Nutella le matin au petit déjeuner ou sur le lit avec la copine, tout pour créer un lien émotionnel avec leur base. Ils organisent un contrôle complet des reseaux sociaux, à travers une fidélisation capillaire des sympathisants, dans le but d’avoir toujours clair quel est, jour après jour, l’argument plus cliqué sur les socials, et donc le point à retenir comme argument d’intérêt et sur lequel faire intervenir les personnages de pointe.

Ces prémisses faites, si l’on ajoute le battage national des médias traditionnels, comme télévision ou presse ordinaire, le défit semblerait perdu en partance, mais heureusement ce n’est pas ainsi.

Nous, de notre part, on a la force des contenus, la forces d’arguments identitaires, la force de l’histoire. Hélas, dans le moment historique que nous vivons, ou les gens n’ont presque plus envie d’approfondir des arguments qui concernent la politique, on doit tacher de franchir ce mur de populisme, qui possède la plus grande facilité de parler aux gens, avec des messages courts, des slogans, pour arriver encore une fois aux cœurs de nos bases. Pour que cela soit possible, on doit passer à côté de ce mur, si l’on ne peut pas le dépasser, et retourner à un contact plus direct avec nos sympathisant et nos adhérents, à travers nos sections sur le territoire, par exemple, évidemment sans oublier les opportunités que les réseaux sociaux nous donnent aussi pour véhiculer nos messages et nos informations.

Comme je viens de dire, nous avons de notre part les contenus, et c’est sur ce point que nous devons viser nos efforts, une politique plus active et réellement participé de nos adhérents sur des thèmes d’intérêt, évidemment en donnant successivement des réponses concrètes aux instances, peut vraiment être un moyen pour dépasser ce mur, apparemment insurmontable du populisme.

Cet après-midi je continuerai mon intervention plus concernant notre Mouvement et la politique locale.

Pour l’instant, je vous fais mes souhaits d’un profitable travail à vous tous !

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MouvementVie de l'Union

JEUDI 25 novembre 2021

09:24 Commissions du Mouvement Commissions du Mouvement Le Comité Fédéral, lors d’une de ses dernières réunions a ratifié la formation de deux Commissions du Mouvement, celle de la Santé et celle de l’Agriculture. Les personnes  qui ont donnés leur disponibilité sont : Commission Agriculture : Bollon Diego, Bosonin Lucio, Bovard Diego, Gerbore Romano, Gex Nadir, Jans Alessandro, Marcoz Antonella, Peretto Martine, Prola Piero, Ronc Roberto, Rovarey Enrico, Trèves Mauro et Vuillermin Cristina. Commission Santé : Anglesio Vittorio, Bottacchi Edo, Clerino Giulio, Giardini Guido, Jaccod Ettore, Nigra Umberto, Tubère Elisabetta, Venturella Nunzio, Vicquery Roberto. Dès que possible, on établira le calendrier des réunions.

SAMEDI 18 septembre 2021

16:33 Communiqué de Presse Communiqué de Presse Le Conseil Fédéral de l’Union Valdôtaine s’est réuni le vendredi 17 septembre à l’auditorium de Quart pour élire les cinq femmes ainsi que les sept membres, dans le cas correspondent au 10% des membres du Conseil, pour compléter cet important organe du mouvement comme prévu par le statut de l’Union Valdôtaine. Dix-huit candidats ont été signalés par leurs sections pour une intégration de 10 %, tandis que seize candidates ont été nommées pour les femmes, chiffres qui ont vu une augmentation de trois fois plus par rapport aux nombres admis par le règlement. « Cette croissance d’intérêt ne peut que nous faire plaisir, - a commenté la Présidente Machet - sont des chiffres qui démontrent la bonne santé de notre mouvement, la volonté de participer activement à la vie politique » Les cinq femmes et les sept membres élus complètent le Conseil Fédéral qui, selon se statut, est composé de : un délégué pour chaque section, les parlementaires, les élus au Conseil de la Vallée, un représentant de la Jeunesse Valdôtaine, une représentante des Femmes Valdôtaines, le Chef de Groupe de l’Union Valdôtaine de la Ville d’Aoste, les deux représentants des collectivités locales (nommés par la Conférence des Administrateurs de l’Union Valdôtaine). La discussion s’est poursuivie avec les interventions du Sénateur Albert Lanièce qui a relaté la situation nationale et du Président de la Région Erik Lavevaz qu’à son tour il a synthétisé sur la situation régionale. Le Conseil Fédéral se réunira dans les prochaines semaines pour élire le Comité Fédéral. L’étape suivante sera la formation, par le Comité Fédéral, des commissions de travail permanentes : tourisme et Économie, culture, santé et social, agriculture et environnement. Ces commissions seront présidées par des Conseillers régionaux compétents en la matière, nommés par le groupe des conseillers unionistes au sein du Conseil Régional. Toutes autres commissions pourront être constituées selon les besoins. Deux autres commissions seront également proposées : une commission de travail pour rendre notre statut actuel, qui présente des passages qui ont été dépassés par le changement de la loi électorale, et l’autre qui s’occupera de dialoguer avec les autres forces autonomistes, pour comprendre quelle sont les points communs et les idéaux qui nous approchent. le Conseil Fédéral de l’Union Valdôtaine

MERCREDI 27 octobre 2021

11:40 Elu le nouveau Comité Fédéral, vice-présidente Mme Sara Favre Elu le nouveau Comité Fédéral, vice-présidente Mme Sara Favre Vendredi 1 octobre, à l’auditorium de Quart, s’est réuni le Conseil Fédéral de l’Union Valdôtaine pour compléter le parcours de recomposition du Comité Fédéral. À la présence de 90% des délégués a été élue à acclamation la vice-présidente Sara Favre qui dans son discours a mis en évidence ainsi que "Dans mon passé, il y a 15 ans de basket-ball, c’est un sport qui enseigne comment en certains moments il ne suffit pas d’avoir le joueur/euse le plus fort pour gagner le match, il faut avoir l’équipe. L’équipe de l’Union Valdôtaine a la caractéristique d’avoir beaucoup de joueurs forts il suffit de penser à tous les administrateurs qui travaillent chaque jour sur le territoire à divers titres. Une caractéristique déterminante de cette équipe est sa solidité structurelle. Pour toutes ces raisons, mon engagement sera maximal parce que je crois aux valeurs de l’Union Valdôtaine et à l’avenir que nous pouvons donner avec notre travail à la Vallée d’Aoste". Un discours partagé par la Présidente Cristina Machet qui, en remerciant Sara Favre d’avoir mis à la disposition du mouvement sa candidature a souligné "Nous sommes une équipe, le démontre la volonté de se mettre en jeu par beaucoup d’inscrits et de nombreux délégués ici présents aujourd’hui. Permettez-moi de remercier les neuf délégués qui se sont proposés pour entrer dans le comité fédéral, sont tous des candidats avec d’excellents profils. Candidatures qui sont l’expression de notre territoire qui est et sera toujours notre force." Les délégués ont ensuite procédé au vote, par vote secret, des cinq nouveaux membres du Comité Fédéral. Pierre Bonel, Diego Bovard, David Follien, Guido Grimod et Thierry Rosset (membres élus par le Conseil fédéral) avec Cristina Machet (Présidente Union Valdôtaine), Piero Prola (Vice-président fiduciaire), Sara Favre (vice-président élu par le Conseil fédéral), Federico Perrin (trésorier), Albert Lanièce (sénateur de la République), Erik Lavevaz (président de la Région), Aurelio Marquerettaz (chef de groupe), Ylenia Vaser (Femmes Valdôtaine), Michel Martinet (Conférence des administrateurs) et Frédéric Piccoli (Juenesse Valdôtaine) sont les noms qui composent le nouveau Comité Fédéral.

LUNDI 13 septembre 2021

15:42 76eme anniversaire Union Valdôtaine 76eme anniversaire Union Valdôtaine Intervention de la Présidente de l’Union Valdôtaine Mme Cristina Machet Nous sommes 1945, dans la salle ducale de l’Hôtel de la Ville, les décrets sur l’autonomie de la Vallée d’Aoste ont été présentés, ils seront promulgués par le lieutenant général du royaume le 7 septembre. Les décrets, cependant, étaient trop éloignés des attentes. La protestation s’est rapidement propagée dans la Vallée d’Aoste et furent les communes à manifester les premières contre l’autonomie crayonnée dans les décrets, qui ne répondaient pas aux attentes. Dans ce contexte, le 13 septembre 1945 est née l’Union Valdôtaine, elle est née d’un groupe de valdôtains déterminés à promouvoir et défendre les intérêts de la Vallée d’Aoste. L’histoire ainsi que l’action politique du Mouvement ont conduit notre région à renforcer son autonomie, qui a eu, au cours des siècles, un parcours fluctuant, dont le fil rouge a toujours été un profond sentiment d’appartenance à la communauté valdôtaine qu’aucun centralisme, même les plus aberrants, n’a pas éradiqué. L’esprit d’inspiration du Mouvement, même dans les moments les plus sombres de l’histoire de la Vallée, a toujours été présent, caché comme braise sous les cendres et prêt à s’enflammer. Nous l’avons vu dans les actions constantes de l’Abbé Joseph-Marie Trèves, dont nous rappelons aujourd’hui le quatre-vingtième anniversaire de la disparition.  La substance politique et l’esprit de la pensée de l’abbé Trèves est bien exprimé dans une lettre qu’il envoyât à l’Abbé Pierre Gorret. En quelques lignes Trèves a résumé la pensée autonomiste de la Vallée d’Aoste, une pensée qui sera ensuite élaboré et décliné par Emile Chanoux, à laquelle l’Union Valdôtaine s’est inspiré. Pour la première fois, et nous sommes en 1931, Trèves trace sa proposition qui est révolutionnaire pour l’époque en parlant de « état valdôtain fédéré ». Mais si Trèves, il y a presque cent ans, parlait sans hésitation de fédéralisme, ce fédéralisme que nous citons souvent, ce fédéralisme qui est le pilastre du statut de l’Union valdôtaine, aujourd’hui où est-il ? Le défi pour le futur sera de relancer la pensée fédéraliste. Pensée fédéraliste et autonomiste que nous voyons de plus en plus obscurcie, lointaine, et alors essayons de raviver les braises qui se trouvent sous les cendres en nous faisant écouter, en étant unis, le regard vers l’avenir de la Vallée d’Aoste. Je terminerai par un espoir : l’autonomie et le fédéralisme sont les atouts qui doivent guider la Vallée d’Aoste et tous ceux qui veulent retrouver une cohérence avec ces principes afin d’avoir du respect et un poids politique envers un centralisme qui continue de se manifester avec virulence.

MERCREDI 23 juin 2021

15:39 L’Union se porte à merveille L’Union se porte à merveille L’Union Valdôtaine est en pleine forme. Je le savais et j’en est eu une preuve ultérieure ce soir (23 juin) à l’espace-loisir "Marino Massa” à Verrès, lors de la rencontre de toutes les Sections Evançon, Mont Rose et Walser avec notre nouvelle Présidente, Mme Cristina Machet qui, avec son adjoint, M. Piero Prola, nous ont expliqué pourquoi ils ont décidé de se porter candidats à la conduite de notre Mouvement dans un moment si important de son histoire. Nous, les représentants des Sections, nous étions nombreux, nous étions contents de nous retrouver, nous étions enthousiastes de nous confronter sur ce que nous comptons faire dans le prochain futur, mais surtout nous partagions l’orgueil d’être membres de l’Union Valdôtaine, le parti le plus vieux d’Europe, toujours fidèle a son symbole et à ses idéaux, qui a traversé des moments très durs mais qui a su néanmoins, malgré les prévisions pessimistes, remporter un très bon résultat aux dernières élections régionales, en s’appuyant fortement sur son identité et en faisant des choix difficiles. Les interventions ont été pressantes, spontanées, l’une après l’autre… Nous le savons, les problèmes sont plusieurs: le nouvel élan à donner à la vie de nos Sections, la question brûlante de la réunion qui peut et doit être faite mais.. pas à tout prix, la nécessité d’attirer les jeunes et de trouver des moyens pour les réorienter vers la politique, les améliorations à apporter à la communication, les actions à entreprendre pour reconquérir la confiance de nos anciens électeurs, etc. etc. Le débat s’est déployé dans une ambiance totalement décontractée, presque familiale, qui conduisait tout naturellement au libre échange d’opinions. C’est ça la démonstration que l’Union Valdôtaine est bien vivante, elle est organisée, elle est à l’écoute du territoire, elle est encore, et elle compte y rester pour longtemps, le centre autour duquel se déroule la politique régionale. Tiziana BALMA

SAMEDI 5 juin 2021

15:31 Mme Cristina Machet élue Présidente de l'Union Valdôtaine Mme Cristina Machet élue Présidente de l'Union Valdôtaine Cristina Machet est la nouvelle Présidente de l’Union Valdôtaine élue à l’unanimité par la Conférence des Présidents de Séction et le Conseil Fédéral, réunis en présence dans l’après-midi de samedi 5 juin à l’auditorium de Pont-Saint-Martin. L’élection, arrivée après la réunion du Conseil Fédéral, a été introduite par le discours du Président sortant David Follien. Le discours du Président sortant Follien a mis en évidence que l’Union valdôtaine à ce jour, avec ses 1000 inscrits, se confirme le premier parti valdôtain : « Je veux remercier les présidents de section, les membres du Conseil fédéral qui travaillent sur le territoire et le comité Fédéral pour le travail accompli ces derniers mois. Un travail difficile mais qui a apporté des résultats extraordinaires, l’Union valdôtaine dépasse les 1000 inscrits. Nous devons en être fiers, nous sommes restés le seul mouvement organisé et structuré. J’aimerais que de temps en temps quelqu’un le reconnaisse. » Follien dans son intervention a également abordé le thème de la réunion : « Le chemin pour un parcours en commun est à construire, pour l’instant nous n’avons pas fait de rencontres avec les autres forces politiques autonomistes, ni formelles ni informelles, bien que ce message soit passé. Je pense qu’il est important de travailler de plus en plus étroitement entre les groupes autonomistes du Conseil régional et les mouvements ». Follien a réitéré « le symbole et le nom du mouvement n’ont jamais été remis en question, étant donné aussi que nous ne sommes absolument pas d’accord. Le parcours de la réunion devra être partagé, un parcours qui part de la base, des sections et non du palais ». Il a ensuite remercié la nouvelle Présidente Cristina Machet pour avoir donné sa disponibilité : « l’Union en ce moment a besoin d’une Présidente comme Cristina qui, dès le premier moment, a fait preuve d’un grand dynamisme » Le président sortant a conclu en réaffirmant que « être unioniste est un état d’esprit, une foi, nous sommes et resterons unionistes! Bon travail Cristina!” Cristina Machet « L’esprit de l’Union » – le discours « L’esprit de l’Union est le titre que j’ai donné à mon programme. J’ai choisi ce titre en pensant à l’esprit avec lequel est né le Mouvement mais aussi parce qu’il peut être interprété comme l’esprit de l’Union. » Cristina Machet, dans son discours d’investiture, a rappelé l’histoire du Mouvement né dans la période post-fasciste pour la liberté de tous les Valdôtains. « Notre mouvement est ouvert à tous ceux qui sont fidèles à la cause valdôtaine, c’est écrit dans nos statuts. Mais qu’est-ce que la cause valdôtaine ? L’union valdôtaine a toujours lutté pour la culture, les origines, l’économie, la santé, le bien-être des Valdôtains. Dans l’histoire de ses 75 ans ce parcours n’a pas toujours été facile, nous nous sommes parfois perdus, surtout par des rivalités personnelles, cela ne doit plus se produire. Aujourd’hui, cependant, l’Union valdôtaine est en pleine santé et on le voit maintenant dans cette salle et je l’ai vu ce mois dernier, en rencontrant des amis, des présidents de section, des jeunes et des sympathisants, qui m’ont montré une grande envie de faire de la politique. Ces derniers jours, beaucoup de gens m’ont dit de faire preuve de courage, mais je crois que la vraie période des difficultés a été vécue par le président sortant David Follien et par le président de la Région Erik Lavevaz. Grâce au travail des organes du mouvement, les Valdôtains ont de nouveau confiance en l’Union valdôtaine.” Les sections, la force du mouvement. Un des premiers rendez-vous de la présidente sera avec les sections : « Dès lundi, je commencerai à programmer les rencontres avec les sections. Le partage, la participation et l’écoute sont la force de notre mouvement. Le vrai fédéralisme, que nous mentionnons aussi dans notre statut, nous l’avons comme exemple dans la structure de notre mouvement. Le fédéralisme passe d’abord par nos sections Machet a également proposé de créer des sections thématiques en plus des sections communales. Sections sur l’agriculture, la santé, l’école ouverte, indépendamment de l’appartenance à une section communale. •La réunion Le thème de la réunion devra être abordé dans le congrès national « les mouvements sont un ensemble d’idées, si elles sont partagées alors il vaut la peine de travailler ensemble. Nous devons raisonner stratégiquement -a souligné Machet- et avec des idéaux. La fragmentation des partis autonomistes de ces dernières années a ouvert la porte aux partis nationaux, ce qui n’a fait le bien à aucun d’entre nous. Nous devons travailler sur les points et les objectifs communs”. L’action politique : communes, famille, femmes et jeunes Au cœur de l’action politique, Cristina Machet a reproposé le thème du fédéralisme. Un fédéralisme qui passe surtout par nos petites communes « j’ai commencé mon expérience politique comme maire, les communes sont le véritable exemple du fédéralisme mais elles doivent avoir plus d’autonomie pour donner des réponses aux citoyens valdôtains. Les lois sectorielles pénalisent le travail de nos communes ». Un autre thème fondamental de l’action politique sera celui de la famille « en cette période de pandémie, les familles ont payé un prix trop élevé, des parents qui ont dû s’organiser entre pandémie, école et travail ou des jeunes qui n’ont pas pu aller à l’école. Il est fondamental, pour qu’une société fonctionne, que la famille soit au centre de l’action politique.« Enfin, et surtout, il est important d’impliquer les jeunes et de valoriser les femmes « nous avons beaucoup de femmes administratrices, dans les sections, mais aujourd’hui il est encore trop difficile pour elles d’occuper des postes de direction. Il faut travailler là-dessus. » La situation politique actuelle « Aujourd’hui, il existe un projet politique concret, nous sommes au milieu d’une pandémie, ce n’est pas le moment de créer une crise gouvernementale.« La conclusion « Je vais travailler avec beaucoup d’enthousiasme, je veux remercier le comité sortant et le sénateur Lanièce qui m’a soutenu ces jours-ci. Merci aussi mon adjoint Piero Prola et le trésorier Federico Perrin pour leur disponibilité. Vive l’Union Valdôtaine!

LUNDI 15 février 2021

10:31 Campagne d'Adhésion Campagne d'Adhésion Pour adhérer au Mouvement : Au Président de la section. Aux sièges de l'UV d'Aoste ou de Pont-Saint-Martin. Par virement bancaire: BCC Aoste - IBAN IT51R0858701200000050100211 -  causal adhésion uv année 2021 M/MMe. Le prix est de 25,00 euros

VENDREDI 5 février 2021

09:14 Rencontres avec nos élus au Conseil de la Vallée Rencontres avec nos élus au Conseil de la Vallée Calendrier des présences SAMEDI 13 MARS - siège de Pont-Saint-Martin             M. Davide SAPINET   MERCREDI 17 MARS 2021 - siège central             M. Renzo TESTOLIN Les élus seront présents de 8h30 à 12h30. Prière de bien vouloir réserver  vos rendez- vous en téléphonant au siège central, tél.  0165 235181 ou à celui de Pont-Saint-Martin, tél. 0125 1969000.

MARDI 26 janvier 2021

12:53 Communiqué de presse du Comité Fédéral Communiqué de presse du Comité Fédéral Les dernières élections régionales et locales ont confirmé la confiance envers le symbole de l’UnionValdôtaine, ses principes et ses valeurs autonomistes et fédéralistes de la part des adhérents du Mouvement et surtout d’une bonne partie de la population valdôtaine. Un résultat qui a conduit à l’élection des figures dirigeantes du Comité dans des rôles apicaux du nouveau Gouvernement régional générant ainsi, en vertu des Statuts, leur cessation des fonctions qu’elles occupaient avant les élections. Une situation qui aurait exigé la convocation d’un Congrès extraordinaire pour réélire les organes du Mouvement mais qui, en raison de la grave pandémie en cours, a dû être reportée en générant ainsi une série de criticités. Un Congrès qui reste aujourd’hui l’objectif principal. Le Comité a identifié deux périodes possibles pour sa convocation : début de l’été ou début de l’automne, dates qui seront confirmées en fonction de l’évolution de la situation sanitaire en cours. Pour cette raison, afin de commencer le parcours avant le Congrès, pris acte de la situation le Comité Fédéral: • Il assure l’activité régulière du Mouvement et s’engage à relancer le rapport avec le territoire : sections, administrateurs et sympathisants. En particulier • Le Comité sera complété par le représentant des collectivités locales et un représentant de la  Commune d’Aoste (identifié par les élus) en remplacement de la figure du Maire prévue par les Statut. • Les Conseillers Régionaux assureront leur présence hebdomadaire dans les deux sièges du  Mouvement (Aoste et Pont-Saint-Martin) pour rencontrer les administrateurs, les adhérents et les sympathisants. Dans le respect des normes anti-covid il sera nécessaire de réserver le rendez-vous auprès du secrétariat de l’Union Valdôtaine. Un calendrier mensuel avec les noms et les jours où trouver les élus sera publié sur le site du Mouvement et le Blog "Le Peuple Valdôtain”. • Le Comité identifiera des figures spécifiques qui s’occuperont de maintenir un fil direct avec lesSections. • Le Comité assure le maintien des relations déjà en cours avec les autres forces autonomistes et les autres partis. Compte tenu de la nouvelle gestion collégiale exposée ci-dessus, le Comité Fédéral remercie le Vice-Président David Follien pour la disponibilité renouvelée et tous les élus pour le travail de confrontation constructive mis en place dans ces mois si difficiles. Aosta, le 26 janvier 2021 Le Comité Fédéral de l’Union Valdôtaine

SAMEDI 6 juin 2020

11:49 Pourquoi être autonomiste Pourquoi être autonomiste 𝐌𝐞̂𝐦𝐞 𝐞𝐧 𝟐𝟎𝟐𝟎 𝐋'𝐚𝐭𝐭𝐮𝐚𝐥𝐢𝐭𝐚̀ 𝐝𝐞𝐥 𝐩𝐞𝐧𝐬𝐢𝐞𝐫𝐨 𝐝𝐢 𝐁𝐫𝐮𝐧𝐨 𝐒𝐚𝐥𝐯𝐚𝐝𝐨𝐫𝐢 𝐚 𝟒𝟎 𝐚𝐧𝐧𝐢 𝐝𝐚𝐥𝐥𝐚 𝐬𝐮𝐚 𝐦𝐨𝐫𝐭𝐞. L’Union Valdôtaine, à l’occasion du 40e anniversaire de la mort de M. Bruno Salvadori, organise une rencontre/débat pour rappeler sa figure et parler de fédéralisme. L’événement aura lieu lundi 8 juin à 21h00 sur la page Facebook et la chaîne Youtube de l’Union Valdôtaine. Le public pourra intervenir avec des questions. Le Programme: Salutations par: Erik Lavevaz Président Union Valdôtaine Massimo Salvadori fils de Bruno Salvadori Le débat: Albert Lanièce Sénateur - Gruppo Per le Autonomie François Stévenin Président Institut historique de la Résistance Guido Corniolo Ancien secrétaire du SAVT Claudio Magnabosco écrivain et ami de Bruno Salvadori Frédéric Piccoli Président de GFE / JEF Valle d'Aosta Le débat sera modéré par Guido Grimod I Link all’evento in diretta: https://youtu.be/FC-LTwm-sWI https://www.facebook.com/unionvaldotaine/videos/2791190041114268/
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PI 80007410071

Vie de l'Union2 Décembre 2019 - 11:36

Congrès annuel. Intervention du Président Lavevaz

Chers Unionistes, chers invités,
Au début de ce Congrès, je voudrais rappeler les unionistes que pendant cette dernière année sont décédés, malheureusement ils sont nombreux, mais je veux en particulier rappeler Ivana Meynet, présidente de la section de Sarre, qui nous a quitté il y a seulement quelque semaine, après une vie dédiée à sa famille, à son pays et à l’amour pour son travail.

Je donne la plus chaleureuse des bienvenues à nos invités, qui aujourd'hui sont ici avec nous pour participer aux travaux de notre congrès annuel. Un congrès qui arrive dans un moment assez délicat de la politique valdôtaine, comme il n’y en a eu d’ailleurs un certain nombre dans la dernière année. J’ai décidé, pour ne pas ennuyer trop nos invités, de diviser mon intervention en deux partie, une première maintenant, autour du thème qu’on a choisi pour ce Congrès et la deuxième partie cet après-midi, pour ouvrir la discussion plus interne au Mouvement et pour donner l’occasion de quelque réflexion et intervention de votre part dans le débat qui suivra.

Je suis heureux d’avoir avec nous des amis, quelqu’un de vieille date, quelqu’un plus jeune, qui ont voulu participer à ce débat que nous estimons être de grand intérêt dans ce moment historique tout en particulier. Dans ce premier an de mon mandat j’ai eu déjà quelque belle occasion de partage avec d’autres mouvements autonomises du nord-est de l’Italie, avec nos amis historiques du PATT et de SVP en particulier, je salue le nouveau secrétaire du Patt M. Simone Marchiori qui est succédé à M. Franco Panizza, auquel nous envoyons nos salutations plus cordiales, que nous connaissons très bien car il a souvent été présent à nos congrès, comme l’année passée lors de mon élection. J’ai eu d’ailleurs le plaisir d’être présent au Congrès du PATT dans lequel a eu lieu l’élection de M. Marchiori. Je salue également un autre ami, qui est souvent intervenu à nos Congrès, M. Pierre-André Compte du mouvement autonomiste jurassien. On a aussi l’honneur d’avoir avec nous, comme je viens de vous dire des nouveaux amis. Des amis qui sont en train de débuter des parcours pour arriver à des formes réelle de autogouvernement et autodétermination de leur peuple, je salue M Mauro Vaiani presidente del consiglio federale Comitato Libertà Toscana avec lequel et avec d’autres amis, du Veneto par exemple on a entamé des discours de grand intérêt. C’est une envergure nouvelle pour nous, de parler d’autonomie de régions à statut ordinaire, mais qui nous voit forcément concernés en tant que fédéralistes convaincus. La réforme du titre V de la constitution, en particulier l’art.116, permet de nouvelles formes d’autonomie aux régions à statut ordinaire, et le fait que ces groupes naissants regarde à nous et aux mouvements autonomistes historiques comme point de repère, fait notre fierté.

A chaque occasion que nous avons eu de nous rencontrer, nous avons toujours été d’accord sur le fait de partager nos problèmes communs et surtout tacher de faire un front commun contre les menaces qui arrivent de ailleurs. On a partagé, encore pendant le dernier congrès du PATT du printemps derniers un nouveau document de collaboration, avec le but aussi d’avoir un poids de négociation plus important avec l’état Italien, tout comme avec l’Union Européenne. Avec les amis du Trentin évidemment en particulier pour les problématiques communes de la vie en montagne.

J’espère vraiment que ces collaborations, pas seulement puissent continuer, mais assumer aussi des caractères d’organisation plus régulière, avec la constitution, par exemple d’une table permanente de travail, comme on a envisagé pendant une rencontre des mouvements autonomistes historiques à Udine.

Je viens finalement à quelque réflexion, qui pourra être retenue ou pas par les amis qui interviendrons par la suite, sur le thème qu’on a choisi pour ce Congrès. L’épanouissement des mouvements autonomistes dans l’époque des populismes et des nationalismes. Le panorama politique a radicalement changé dans la dernière période, des réalités nouvelles sont arrivées dans nos régions, où les mouvements régionaux, depuis des décennies, avaient la pleine confiance de l’électorat, comme une tempête sans contrôle. Des mouvements d’envergure nationale, qui se sont encrés dans le tissu politique de nos régions en utilisant des nouveaux langages, des nouvelles formes de communication aux masses, des nouveaux arguments. Dans la plupart des cas, il s’agit de nouvelles réalités de droite radicale, voir même extrême, même souvent définies comme forces populistes, nationalistes et surtout en Italie et en France, « sovraniste ». Il ne faut pas, selon moi, sous-évaluer ce phénomène ou pire encore penser que ce soit un phénomène passager, car il est désormais enraciné dans la culture populaire.

Il y a évidemment tout un tissu socio-économique qui a, sans aucune doute, contribué à rendre très fertile le terrain pour l’enracinement de ce type de politique. Il suffit de penser que ces forces, en particulier les forces de droite, joue continuellement sur les thèmes de l’immigration et sur la crainte de l’Islam. L’immigration est un problème, la Lega l’a fait devenir LE problème. Bien qu’il faut dire que les forces démocratiques et libérales ont aidé ce processus avec une grande faiblesse sur les thèmes qui naturellement leur appartiennent le plus, comme instruction, santé, travail. Ils ont préféré suivre les populistes sur leur terrain, sans en tirer rien, mais avec le seul résultat de rendre l’immigration le centre de tout pour l’opinion publique pendant des mois entiers. Le langage du populisme a imprégné les discours publiques, le résultat est que le populisme gagne même … quand il perd, comme quelqu’un a bien dit. On doit tacher d’analyser et de comprendre au fond ce phénomène pour pouvoir tirer quelque conclusion et pouvoir le contenir.

Le populisme est un état d’âme, une prédisposition selon laquelle le peuple est toujours mieux que la classe politique qui gouverne, le peuple est un tout homogène, une entité singulière, sans distinction aucune. Dans le passé le peuple a été fait coïncider avec la race, l’ethnie, aujourd’hui avec une nation. Cette masse uniforme menacée par les dangers les plus différents, porte les leaders de ces mouvements à avoir, comme seul but, de dire ce que le peuple veut entendre et faire ce que le peuple veut qu’il soit fait. La synthèse est de donner des réponses simples, parfois banales, à des problèmes très sérieux et complexe, tout simplement en parlant au ventre des électeurs.

Le populisme a une nature anti-pluraliste. La différence et la distinction entre les intérêts et les valeurs ne sont pas significatives, ce qui est important est l’unité du peuple. Dans le langage des leaders, les adversaires politiques sont des ennemies à mépriser, des élites corrompues. Qui est à l’extérieur du pouvoir est le bien, qui est à l’intérieur le mal absolu. Cette vison anti-pluraliste a généré un centralisme des décisions, bien qu’il se cache derrière la participation populaire des modernes formes de démocratie participative comme la fameuse plateforme Rousseau. Il suffit de penser au système de contrôle féodal de Movimento 5 stelle lui-même. La vision moraliste, par contre a alimenté la culture de la conspiration et de l’inimitié.

Les deux choses ensemble, l’anti-pluralisme-moraliste a rendu une grande partie de l’électorat de ces mouvements, complètement incapable d’une analyse objective des résultats acquis par leur mouvement. Si quelque chose ne fonctionne pas, ou n’a pas fonctionné, la faute est toujours à quelqu’un d’autre, aux « poteri forti », aux « professoroni », à M.me Merkel ou à Bruxelles.

Mais la vraie question est : comment peut-on limiter ce phénomène ?

Sans doute il faut tacher de réduire les causes du malaise social, la corruption qui est encore si répandue dans les administrations publiques, pour faire seulement un exemple, on doit tacher de redonner confiance dans la politique, à travers une plus directe confiance aussi des administrations publiques. Il faut intervenir aussi sur un plan plus strictement culturel, le populisme est une menace réelle et directe de la démocratie représentative. On doit tacher nous aussi de modifier notre langage, pour tacher de rendre moins attractif l’appel populiste. Si l’on parle de « vitalizzi », par exemple, ils seront toujours un pas avant à nous…

Sur le plan de la communication ils possèdent des orchestrations très bien organisée qui seraient dignes de Joseph Goebbels, le chef de la propagande nazie. Ils ont construit une sorte de fiction politique, dans laquelle les personnages politiques se font voir avec le pain et Nutella le matin au petit déjeuner ou sur le lit avec la copine, tout pour créer un lien émotionnel avec leur base. Ils organisent un contrôle complet des reseaux sociaux, à travers une fidélisation capillaire des sympathisants, dans le but d’avoir toujours clair quel est, jour après jour, l’argument plus cliqué sur les socials, et donc le point à retenir comme argument d’intérêt et sur lequel faire intervenir les personnages de pointe.

Ces prémisses faites, si l’on ajoute le battage national des médias traditionnels, comme télévision ou presse ordinaire, le défit semblerait perdu en partance, mais heureusement ce n’est pas ainsi.

Nous, de notre part, on a la force des contenus, la forces d’arguments identitaires, la force de l’histoire. Hélas, dans le moment historique que nous vivons, ou les gens n’ont presque plus envie d’approfondir des arguments qui concernent la politique, on doit tacher de franchir ce mur de populisme, qui possède la plus grande facilité de parler aux gens, avec des messages courts, des slogans, pour arriver encore une fois aux cœurs de nos bases. Pour que cela soit possible, on doit passer à côté de ce mur, si l’on ne peut pas le dépasser, et retourner à un contact plus direct avec nos sympathisant et nos adhérents, à travers nos sections sur le territoire, par exemple, évidemment sans oublier les opportunités que les réseaux sociaux nous donnent aussi pour véhiculer nos messages et nos informations.

Comme je viens de dire, nous avons de notre part les contenus, et c’est sur ce point que nous devons viser nos efforts, une politique plus active et réellement participé de nos adhérents sur des thèmes d’intérêt, évidemment en donnant successivement des réponses concrètes aux instances, peut vraiment être un moyen pour dépasser ce mur, apparemment insurmontable du populisme.

Cet après-midi je continuerai mon intervention plus concernant notre Mouvement et la politique locale.

Pour l’instant, je vous fais mes souhaits d’un profitable travail à vous tous !