Rédaction

Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 28 jui 2021 - 10:54

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

Home Nouvelles Rubriques Autour de nous

Autour de nous20 Juin 2016 - 11:03

Au lendemain des élections administratives…

imprimerpartager

Avec le deuxième tour, s’étant déroulé hier, les élections administratives dans les principales villes italiennes, y comprise Rome, la capitale, se sont terminées. Les commentaires sur les résultats « à chaud », et donc sur les Syndics élus, ne sont jamais une bonne chose. C’est pourquoi, en ce moment, la première réflexion est à consacrer à l’affluence enregistrée hier, qui est en baisse non seulement en termes généraux, mais également par rapport au premier tour. A Rome a voté le 50,5% (il y a quinze jours, le pourcentage avait été 57,6%). A Turin 53,4%, contre 57,7%. A Naples, la donnée la plus évidente : 37,8%, contre 57,2%. Baisse également à Milan : 51,5%, face au 55,2% du premier tour. A Boulogne, le 59,8% enregistré le 5 juin dernier a descendu jusqu’à 53,4% hier. Bref, si on raisonne sur la moyenne de 50,5%, on peut conclure qu’un électeur sur deux, dans ces villes, ne s’est pas rendu aux sièges. Or, les gens peuvent développer une désaffection à une idée, ou à la politique plus en général, mais si le malaise est adressé à la démocratie en elle-même, il y a de quoi réfléchir, bien avant que sur l'identité et l’appartenance partitique des élus.

Christian Diemoz

imprimerpartager

Rubriques Autour de nous

MARDI 10 mars 2020

12:18 #AndràTuttoBene parce que nous le ferons #ENSEMBLE #AndràTuttoBene parce que nous le ferons #ENSEMBLE Chers Valdôtains et chères Valdôtaines, à partir d'aujourd'hui toute l'Italie est entrée dans la "zone rouge", avec la publication du décret sur la Gazzetta officielle; afin de sauvegarder la santé de toute notre communauté, les règles suivantes entrent en vigueur: Il est possible de quitter votre domicile uniquement pour le travail, pour des raisons de santé, en cas d'urgence. Les événements sportifs et les spectacles sont suspendus. Les restaurants et bars seront ouverts de 6h00 à 18h00. Toutes les activités des gymnases, piscines et spas, centres culturels et récréatifs sont suspendues. Les écoles resteront fermées jusqu'au 3 avril 2020. C'est un grand effort mais ... #AndràTuttoBene parce que nous le ferons #ENSEMBLE .  

VENDREDI 14 février 2020

14:02 FERMETURE SIEGE FERMETURE SIEGE Le siège central sera fermé du 17 au 26 février 2020. Pour toutes nécessités prière de s’adresser au siège de Pont-Saint-Martin tél. 01251969000 - bassevallee@unionvaldotaine.org Les horaires du bureau sont les suivant : Lundi 15h30-18h00 Mardi 9h00 – 12h00 Mercredi 9h00 – 12h00 Jeudi 9h00 12h00 / 15h30-18h00 Vendredi 9h00 – 12h00

JEUDI 19 décembre 2019

11:23 Communiqué de Presse Communiqué de Presse Il y a 76 ans aujourd’hui, le 19 décembre 1943, deux mois après l’armistice de Cassibile du 8 septembre qui entraîna le début de la résistance, fut écrite une page d’histoire qui encore de nos jours est un phare brillant et clair pour tous ces peuples, grands ou petits, qui cherchent leur autodétermination. La déclaration des représentants des populations alpines, connue comme Déclaration de Chivasso, est un manifeste qui conserve aujourd’hui encore, toute sa clairvoyance et reste de grande actualité dans ses contenus. L’ampleur de la charte est allée bien au-delà de ce que, même les hommes qui la rédigèrent, pouvaient imaginer à l’époque, et bien plus loin des vallées alpines. Les contradictions de nos jours sont là, dans toute leur évidence. D’une part les nouvelles formes d’autonomie de peuples italiens qui surgissent, surtout grâce à la réforme du titre V de notre Constitution, qui utilisent la déclaration de Chivasso comme base pour leur forme de autogouvernement naissant et nous, que la charte nous l’avons écrite, qui nous sommes dans la confusion. Notre députée qui semble vouloir prendre la parole, ou promouvoir des initiatives au parlement, que pour mettre des entraves sur la route de l’Autonomie Valdôtaine. De l’autre côté un leader d’un mouvement nationaliste qui vient en Vallée d’Aoste pour nous faire la morale, sauf être la même personne qui a évité le procès avec une votation au parlement et être le chef d’un mouvement qui a de nombreux hommes sous enquête en toute Italie et auquel la magistrature a confisqué 49 millions d’euros ! La situation politique en Vallée d’Aoste est affreusement grave et une réaction immédiate et forte est désormais inéluctable, mais nous ne nécessitons pas de faux-moralistes de Lombardie pour nous relever, c’est peut-être utile de rappeler des prémisses de la Déclaration de Chivasso : « …cette liberté peut être exercée et protégée uniquement par des institutions politico-administratives autonomes du pouvoir central;(considéré) que les populations alpines ont souffert, plus que toute autre population italienne, la centralisation politique et administrative de l'État italien, ce qui les a amené au désastre actuel ; qu'une organisation se fondant sur le fédéralisme, ou au moins largement décentralisée des points de vue politique et administratif, de l'État italien est une condition essentielle afin que toutes les régions italiennes puissent se développer spirituellement et économiquement et garantir, par leur développement harmonique, la renaissance de la Nation entière».

MARDI 15 octobre 2019

12:08 Communiqué de presse Communiqué de presse Pendant la séance du Comité Fédéral de hier, lundi 14 octobre, une discussion a été entamée par rapport aux tristes nouvelles qui nous arrivent du monde, des nouvelles d’oppression et de violence pour des peuples qui cherchent leur légitime autodétermination. La lutte pour l’indépendance de la Catalogne, qui a vécu un tournant important avec le référendum du 1er octobre 2017, qui avait causé la fuite en Belgique de Carles Puigdemont, en ce moment Président de la Catalogne, vient de subir une secousse supplémentaire avec des très lourdes sentences de condamnation pour les leaders séparatistes. La sentence la plus pénible pour Oriol Junqueras, détenu désormais depuis deux années, qui est condamné à 13 ans de prisons pour ses positions séparatistes. L’Union Valdôtaine, tout en respectant les principes fondamentaux de la constitution Espagnole, exprime toute sa solidarité aux hommes politiques concernés par la sentence, en partageant l’esprit qui les a animés dans leur lutte pour l’autodétermination du peuple Catalan. Une réflexion s’impose sur la nécessité d’un parcours qui vise finalement à une Europe des peuples, pour assurer la juste considération et la légitime dignité aux minorités. L’Union Valdôtaine fait appel au Président Pedro Sanchez pour qu’il puisse concéder l’indult aux hommes politiques condamnés, avec l’objectif de rouvrir le dialogue et reporter la discussion sur un plan politique. Dans un autre coin du monde il y a un peuple « sans état » qui est en train de subir une guerre injuste. Le peuple Kurde, en particulier la partie Syrienne, après avoir été un utile allié des états occidentaux, des Etats Unis en particulier, dans la lutte contre l’ISIS, est aujourd’hui complètement abandonné à soi même par l’occident. A la position pilatesque de Trump s’ajoute l’inaptitude de l’Union Européenne qui doit, dans les plus brefs délais, prendre une position claire envers le Président Turque Erdogan. Un peuple qui a démontré d’être une pépinière d’expérimentations socio-politiques modernes en Moyen-Orient, par exemple avec la rédaction de constitutions proto-démocratiques, comme dans la région du Rojava, mérite une attention bien différente de la part de la communauté internationale.

SAMEDI 30 mars 2019

15:55 Décès de l'ancien Sénateur César Dujany Décès de l'ancien Sénateur César Dujany La Vallée d’Aoste aujourd’hui pleure un de ses plus importants hommes politiques. Le Sénateur Cesare Dujany a été protagoniste de l’histoire politique de notre région dès la fin de la deuxième guerre mondiale jusqu’à nos jours. Homme doué d’une grande intelligence politique a recouvert, dans sa carrière, toutes les plus importantes charges institutionnelles toujours avec le plus grand dévouement envers la cause valdôtaine. Jamais titre n’a été plus approprié que le titre de Chevalier de l’Autonomie qu’il lui a été conféré en 2006. On ne peut pas oublier sa clairvoyance et sa lucidité de pensée qui ne peuvent que être source d’inspiration pour les nouvelles générations de valdôtains. L’Union Valdôtaine exprime ses sincères condoléances à la famille.

MARDI 29 novembre 2016

14:33 Le oui au référendum expliqué à Aoste par les parlementaires autonomistes Le "oui" au référendum expliqué à Aoste par les parlementaires autonomistes Le groupe qui rassemble au Parlement italien les représentants des partis et mouvements historiques de l’autonomisme italien, a organisé trois soirées dans différentes localités de l’Arc Alpin, afin d’expliquer les raisons du "oui” au référendum constitutionnel du 4 décembre prochain. La dernière de ces rencontres s’est déroulée hier soir, à Aoste, en faisant enregistrer une forte participation de public, tout comme il avait été pour les quatre soirées proposées par notre Mouvement au même sujet. Modérateur de la soirée a été le sénateur de la Vallée d’Aoste Albert Lanièce, qui a parcouru le chemin suivi par le groupe sur ce dossier. "Nous avons pris acte que la réforme n’était pas fédérale, - a-t-il dit - mais elle prévoyait une organisation régionale de l’Etat. Nous avons donc axé notre stratégie sur le renforcement des autonomies spéciale, en faisant insérer la clause de sauvegarde, qui comprend le principe de l’entente. Suite à cette modification du texte, nous avons pesé la valeur de la réforme et choisi de nous pencher sur le ‘oui’ au référendum”. Une position qui prend une signification tout à fait précise: "ce choix implique des responsabilités, car il s’agit d’un voix sur les règles du jeu, sur notre architecture institutionnelle. Nous disons aux gens de voter pour ce qui est écrit dans la réforme, non d’après ce qui pourrait se passer après le référendum. Voter ‘non’ signifie repousser, entre autres, l’article qui sanctionne l’existence des régions à autonomie spéciale, sans lequel elles pourraient vraiment disparaître”. Des considérations auxquelles le sénateur Franco Panizza, secrétaire politique du "Partito Autonomista Trentino Tirolese” a ajouté l’importance de "l’attitude à la collaboration montrée par le groupe, sur toutes les dispositions de la réforme. A ce point, nous avons vraiment représenté nos territoires”. Quant aux éléments qualifiants de la réforme, d’après Panizza "une seule chambre permettra d’avoir des institutions plus souples, avec un système plus fluide à gérer, surtout au moment des réformes. Dans le nouveau Sénat, ensuite, nos régions aurons un ‘poids spécifique’ plus élevé et nos territoires seront représentés. Enfin, la nature de pacte entre les autonomies spéciales et les régions rentre dans la Constitution pour la première fois”. Pour sa part, le député valdôtain Rudi Marguerettaz a souligné que "si les parlementaires des partis autonomistes historiques sont ici pour prôner le ‘oui’, ce n’est pas si banal. Nous sommes là pour y ‘mettre le visage’. Politiquement, il aurait été bien plus simple capitaliser la position du ‘non’, mais nous avons voulu nous assumer la responsabilité d’une décision différente”. Quant à la signification du voix: "voter ‘non’ signifierait maintenir la situation telle elle l’est actuellement. La condition de notre autonomie nous a toujours convaincus? Combien de fois avons nous craint que l’Etat puisse modifier, ou nous enlever, les Statuts? Aux règles actuelles, il peut le faire”. Le sénateur Karl Zeller, président du "Gruppo delle Autonomie” et représentant de la "Sudtiroler Volkspartei”, a donc souligné l’action menée par les membres du groupe, afin d’améliorer le texte de la réforme. "Nous avons fait enlever le concept d’’adeguamento’ des Statuts, qui était tout à fait dangereux, côté juridique, en le remplaçant avec le terme ‘revisione’. Ce pas en avant a été essentiel. Quel intérêt aurions-nous à nous auto-éliminer? Je suis toujours l’exemple de notre leader Silvius Magnago: les fleurs il faut les cueillir une après l’autre. Faire un pas après l’autre et, lorsqu’il faut dire oui, le moment est de le dire. Voilà. Avec le ‘non’, ce qui se passerait est très clair. La soirée a été clôturée par l’allocution du président de la Région, Augusto Rollandin. "Nous avons essayé de travailler sur la connaissance de cinq aspects pour lesquels demander aux gens d’aller voter, et de voter ‘oui’, est plus que justifié”, a-t-il commenté. "Cette réforme qui va dans la direction d’un changement des Statuts par l’entente - a ajouté le Président - est quelque chose qui n’avait jamais été considéré auparavant. Dans le passé nous avons boulé des propositions de réformes car cet aspect était absent. L’entente est un pilier pour tous ceux qui croient dans l’autonomie, conçue en tant que moment d’application du Statut”.

VENDREDI 16 septembre 2016

23:04 L’Ambassadeur d’Ucraine en visite en Vallée d’Aoste L’Ambassadeur d’Ucraine en visite en Vallée d’Aoste Au début de l’après midi d’aujourd’hui, vendredi 16 septembre, s’est déroulée au Palais régional une rencontre institutionnelle entre le président de la Région, Augusto Rollandin, et l’ambassadeur d’Ucraine, Yevhen Perelygin, à laquelle a également participé le sénateur de la Vallée d’Aoste, Albert Lanièce. Le sujet de la rencontre, promue par l’Ambassadeur qui est en train de poursuivre sur le territoire italien ses visites aux référents des différentes réalités régionales, la requête de coopération du Gouvernement valdôtain, afin d’organiser des échanges entre entreprises et afin de vérifier des projets visant à l’interaction entre l’université de la Vallée d’Aoste et les universités d’Ucraine. Pour sa part, le président Rollandin a déclaré à l’ambassadeur Perelygin la disponibilité de la Région à évaluer des initiatives visant la valorisation du territoire valdôtain et de ses produits, tout comme le soutien à favoriser les liens entre les respectives réalités commerciales et économiques. Info Groupe UV Conseil

MERCREDI 13 juillet 2016

15:44 Une étude consacre la Vallée en tant que région italienne à l’action administrative la plus efficace Une étude consacre la Vallée en tant que région italienne à l’action administrative la plus efficace La Commission européenne a conduit une enquête, confiée à la société "Demoskopika”, concernant l’efficacité de l’Administration publique. L’examen a concerné 206 régions européennes et il était axé sur deux paramètres, à savoir les ressources engagées pour la formation du personnel et la qualité des services offerts. La Vallée d’Aoste, avec 189.9 points, s’est classée en tant que région italienne à l’action administrative la plus efficace. En plus de cela, nous sommes la région italienne qui investit davantage dans l’achat d’interventions de formation et d’entrainement des personnels. En ce qui concerne la satisfaction exprimée par les citoyens, qui sont les "usagers” de l’Administration, on a obtenu 89.9 points sur 100, c’est-à-dire la deuxième place en Italie après le Trentin-Haut-Hadige. "La donnée sur l’investissement pour la formation est particulièrement intéressante – précise le président de la Région, Augusto Rollandin – du fait que la recherche met en évidence une relation étroite entre la satisfaction des usagers et la dépense pour former les dépendants. Ces résultats certifient la bonne performance de notre administration, qui répond donc au but d’offrir aux citoyens des services de haut niveau, par des personnels préparés et efficaces”. Info Groupe UV Conseil

VENDREDI 27 mai 2016

15:01 30ème anniversaire des “Amis du coeur”: le message de l’assesseur Fosson 30ème anniversaire des “Amis du coeur”: le message de l’assesseur Fosson L’assesseur régional à la Santé, Antonio Fosson, a été parmi les autorités présentes à la rencontre "30 années pour le coeur”, s’étant déroulée hier, jeudi 26 juin, à Aoste, afin de célébrer le 30ème anniversaire de l’association "Les amis du coeur du Val d’Aoste - dott. G. Devoti”, née en 1986. L’actuel président de cette organisation, le médecin Giuseppe Ciancamerla, a rappelé, dans son rapport, les buts poursuivis, à savoir sensibiliser l’opinion politique sur les risques liés aux pathologies cardiovasculaires et offrir, aux personnes qui les vivent, des activités et des moments d’agrégation visant à accroitre la qualité de leur vie. Les activités déployées par les "Amis du Coeur” (qui ont dépassé les 3000 adhérents) sont nombreuses: des leçons sur la réanimation cardio-pulmonaire (le cap des 8000 participants a été franchi tout récemment), jusqu’aux cours de gymnastique pour les victimes d’infarctus, sans oublier l’offre de défibrillateurs aux organisations de notre région, dans une logique de prévention. L’association est fort active dans le domaine de la divulgation: tous les quatre mois, "Il Corriere del cuore”, le journal de l’association fait sa parution (on en est au numéro 62) et des coins d’information sont aménagés à l’occasion des principales manifestations intéressant Aoste et le reste de la Vallée. En s’adressant aux participants à la rencontre, l’assesseur Fosson a rappelé que "lorsque je suis devenu assesseur pour la première fois, les représentants de cette association sont venus chez moi pour se présenter et, au contraire d’un bon nombre d’organisations qui soumettent des requêtes, ce qu’on m’a proposé a été: ‘nous voulons faire cadeau de défibrillateurs sur le territoire’. Cette association s’est donc posée d’une façon telle à répondre aux problèmes de la santé valdôtaine, bien qu’alors ils étaient différents, moins complexes, par rapport à aujourd’hui”. Quant aux sens des trente années de l’association, l’assesseur Antonio Fosson a ajouté "‘Les amis du coeur’ a expliqué à toutes les personnes ayant connu un infarctus que la vie peut continuer, qu’une vie de qualité est possible. La diffusion, à l’échelon surtout culturel, de ce message, de la valeur de la rééducation et de la réhabilitation, a été fondamentale pour la qualité des soins offerts. Je ne peux que vous remercier tous. Joyeux anniversaire, Les amis du coeur”. Info Groupe UV Conseil
2 x mille

Vie de l'Union7 Juin 2021 - 15:41

MMe Cristina Machet, Président de l'Union Valdôtaine MMe Cristina Machet, Président de l'Union Valdôtaine Samedi dernier le 5 juin la Conférence des Présidents de Section, qui représentaient les 1000 adhérents au Mouvement, et le Consei Fédéral ont élu Mme Cristina Machet, Président de l'Union Valdôtaine. Elle a désigné Vice-Président Monsieur Piero Prola et Trésorier M. Federico Marco PERRIN Ci-dessus son Programme: L’esprit de l’Union . L’esprit de l’Union Valdôtaine plonge ses racines dans les décombres de l’après-guerre, l’âme de notre Mouvement est son histoire, l’histoire de la Vallée d’Aoste, qui a vu, dans la pensée de ses ancêtres, l’axe de ses principes fondamentaux. L’Union valdôtaine est née comme mouvement s’opposant fortement au fascisme, elle est aujourd’hui un mouvement contre toute forme de fascisme, de néonationalisme, de racisme, de clôture. Peu de temps après la promulgation des décrets du lieutenant, le 13 septembre 1945, naquit l'Union Valdôtaine, ouverte, comme nos Statuts l'affirment, à tous ceux qui donnent assurance d'être fidèles et dévoués à la cause valdôtaine. Soyons alors dignes de l’espoir des unionistes, soyons dignes de répondre aujourd’hui au sens de la « cause valdôtaine ». Hélas, dans les années nous nous sommes perdus et l’esprit de l’Union parfois est sorti de chemin. Cela ne doit plus arriver. La rivalité personnelle n’est pas fidélité à la cause valdôtaine, l'égocentrisme et les attitudes personnalistes ne sont pas fidélité à la cause valdôtaine. Utiliser l’Union Valdôtaine comme tremplin pour des finalités électorales non plus. L’esprit de l’Union des fondateurs de notre Mouvement était celui de servir les intérêts culturels,politiques, sociaux et économiques de la Vallée d’Aoste. Au cours du temps ces principes ont été parfois oubliés et ceux qui croyaient en l’Union valdôtaine se sont refroidis. Toutefois, la flamme de notre flambeau c’est estompée, mais elle n’est pas éteinte… Aujourd’hui les unionistes sont là, qui nous observent dans l’espoir de pouvoir retourner à parler de politique, dans son sens plus propre, le plus élevé. La rue a été tracée dans la période préélectorale du 2020, après une période sombre pour notre Mouvement, on a réagi, et - petit à petit - on a recommencé à reconquérir la confiance des valdôtains. Ce n’est qu’un premier pas, parce que la confiance on la conquiert à petites gouttes et on la perd en litres. Notre travail sera serré, pour arriver à reconstruire ce que nous avons perdu. Nous avons perdu l’une des plus grandes forces de l’Union Valdôtaine : le dialogue avec les valdôtains, le dialogue qui passait à travers nos sections. Le fédéralisme que souvent nous citons dans nos programmes est bien enraciné dans l’organisation de l’Union Valdôtaine : un mouvement dans lequel chacun membre dispose d’une large autonomie en participant collectivement, et non individuellement, aux décisions. Cette participation collective doit repartir des sections, nous n’avons rien à inventer. Les sections existent déjà il y en a presque une par commune, dans certains pays plus d’une. Les initiatives futures que les organes dirigeants de notre Mouvement auront la nécessité d’analyser seront objet d’un parcours de partage le plus ample possible, parce que l’Union valdôtaine doit avoir portes et fenêtres ouvertes. Le nouvel élan de notre mouvement passera par un ample processus de confrontation. Les sections doivent représenter le vrai lien entre citoyens, mouvement et administrateurs. Pour que cela soit possible on pourrait créer une commission qui formule des propositions - bien sûr partagées avec un Congrès national thématique - pour garantir une effective participation aux adhérents. Participation qui, parfois, au début a du mal à démarrer. Nous avons, par exemple, dans nos petites communes des sympathisants qui ne s’inscrivent pas aux sections pour des raisons les plus disparates, et cela contribue à perdre le lien avec les citoyens. Pourquoi ne pas penser à des sections thématiques auxquelles s’inscrire pour faire face à des arguments spécifiques, tel que l’agriculture, la santé, le travail, etc. ? La technologie aujourd’hui nous aide à faciliter la communication, la confrontation avec les Présidents de section et les délègues au Conseil fédéral, qui sera le pivot de l’action politique du Mouvement, et encore, quand l’émergence sanitaire nous le permettra, on retournera à se rencontrer face à face. La centralisation de l’activité politique du Mouvement envers l’Administration Régionale sera fondamentale, les choix, les lignes politiques doivent être tracées par le Mouvement, et non pas le contraire. Parallèlement le Mouvement devra soutenir nos élus qui sont en première ligne et exposés à toute critique, le rôle du mouvement sera celui d’accompagner les élus dans leurs parcours en défendant et en adressant leur action. Le thème de la réunion est un argument central, on en parle, les opinions ne sont pas encore univoques. Rendre le terrain fertile pour un rapprochement de tous ceux qui partagent nos idées et nos idéaux est un pas important. Pour que cela soit possible, il est d’abord nécessaire procéder à la reconstitution d’une identité politique forte. Le fait qu’aujourd’hui coexistent différentes pensées politiques autonomistes est une donnée, et penser de désigner les personnes qui se sont éloignées de l’Union valdôtaine comme les « cousins méchants » serait une attitude myope, ainsi que probablement injuste. Toutefois, l’Union a vu, aux cours des années, l’éloignement de quelques-uns déçus par le Mouvement, tandis que pour d’autres, on a eu l’impression qu’il s’agissait d’un éloignement tendant à une stratégie électorale. Cela complique la solution. Parallèlement, il faut dire que le processus de réunion est en train de prendre vie de manière naturelle, ce sont les citoyens tout d’abord qui ont recommencé à avoir confiance en l’Union Valdôtaine. Pour que la reconstitution d’une identité politique forte soit réelle, il faudra abandonner de poursuivre des dynamiques purement électorales, l’UV devra recueillir des individus avec des idéaux communs, et non pas des « porteurs de votes », ou « autoproclamés porteurs de votes ». L’Union n’est pas un train sur lequel on monte et on descend selon la convenance. Voici la question : le processus portant à la réunion sera-t-il un débat entre personnes qui se reconnaissent dans les idéaux communs, ou une stratégie pour s’assurer une candidature d’ici à cinq années ? Nous ferons de notre mieux, pour veiller afin que cela ne se produise. Ce qui est incontestable c’est que toute décision sera remise aux adhérents du mouvement, à travers l’organe qui détient le pouvoir constituant du Mouvement : le Congrès national. Compte tenu que le symbole et la dénomination de l’Union Valdôtaine sont intouchables, le travail à faire – si le congrès considérera cette option- sera de trouver les points en communs entre le Mouvement et les autres pensées politiques autonomistes. Parce que, si c’est vrai que plusieurs de nous instinctivement pensent « qui veut adhérer à l’Union n’a qu’à s’inscrire à sa section », c’est aussi vrai que la fragmentation des autonomistes a ouvert les portes aux partis nationaux, et cela n’a pas aidé la cause valdôtaine. Le débat et la confrontation seront au centre de notre façon de travailler. Je souhaite de participer à des Conseils fédéraux où les délégués se disputeront pour prendre la parole, les rencontres caractérisées par les silences ne réfléchissent pas la démocratie ni le fédéralisme. L’Union Valdôtaine devra ainsi s’engager avec le gouvernent central pour faire démarrer l’institution d’une circonscription Vallée d’Aoste pour le Parlement européen. Une proposition de loi dans ce sens a déjà été entamée par le sénateur Lanièce. Une représentativité au sein de l’Europe pour la protection des peuples minoritaires est fondamentale et il serait aussi essentiel se reconnecter avec les mouvements autonomistes européens, pour poursuive le chemin d’une vrai Europe des peuples. L’action politique sera orientée à faire refleurir notre Vallée d’Aoste: la pandémie a augmenté les fractures sociales qui ont suscité l’envie, presque la haine, parmi les classes sociales, même dans une réalité petite comme la nôtre. La perte de places de travail et la crise économique doivent donc être au centre des attentions de l’action administrative. La revitalisation de l’agriculture ainsi que du tourisme nécessitent d’un travail important. L’attention aux catégories fragiles aussi : nos parents et nos grands-parents ont vécu une année terrible, tout comme les jeunes, ceux qui ont des activités économiques, les personnes qui ont des problèmes de santé. La gestion fédéraliste à tout niveau doit se concrétiser par la centralité des Communes qui avec leurs Syndics représentent un exemple de subsidiarité réelle que nous avons appauvri. Les Communes nécessitent aujourd’hui d’avoir des entrées financières sûres et appropriées pour construire un bilan sérieux, ainsi qu’un nombre adéquat d'employés pour mettre en œuvre les décisions de l’administration communale. Les petites communes de la Vallée, qui sont la force de notre territoire, sont parfois abandonnées à elles-mêmes : aux cours des années elles ont perdu des ressources financières ainsi que les personnes qui y travaillaient à cause des lois de secteurs qui empêchent les embauches, dans une période dans laquelle un poste de travail change la vie à une famille. Il est nécessaire un changement de cap. La dignité du travail doit repartir du territoire, une dignité qui doit être égale, tant bien dans les petites communes de montagne que dans la plaine. Nos communes, dans cette période de pandémie, ont représenté un point de repère fondamental pour les citoyens, et l’assemblée du CPEL/CELVA a été perçue par la population comme un organisme efficace et qui, avec ses syndics de différente appartenance politique, a réussi à trouver une synthèse pour résoudre les problèmes quotidiens des familles valdôtaine. Les familles doivent ainsi être au centre de l’action politique, les parents doivent pouvoir travailler, tous les deux, sans devoir se tracasser pour se prendre soin des enfants, les services des garde d’enfants doivent être le pivot d’une action visant à aider les familles, les adolescents doivent pouvoir étudier et s’engager dans le temps libre dans une région qui leur offre des occasions ainsi que l’égalité des chances. Les femmes valdôtaines ont toujours été indépendantes, on toujours travaillé, elles ont été les pilastres des familles pendant la guerre, elles ont été partisanes, créatrices de l’identité politique de notre Union. Et aujourd’hui aussi, les femmes valdôtaines émergent grâce à leur ténacité: dans les études, dans l’écriture, dans la médicine, dans les sports, dans la musique, dans toute sorte d’industrie; mais pas encore trop dans la politique. La pandémie mondiale a encore plus marqué l’écart entre hommes et femmes. Ces dernières souvent sont restées à la maison avec les enfants ou les personnes âgées, elles ont perdu leur travail. Alors aujourd’hui l’Union Valdôtaine doit avoir le courage de se remettre au centre de l’action politique en donnant l’exemple. Ce n’est pas un discours de genre, mais de capacité, et si on parle de capacité, alors, c’est évident que nos sections, nos listes aux élections, nos représentants tous, doivent inclure plus de femmes, qui maintenant, se sont éloignées de la politique, parce qu’ elles savent et sentent que ce serait trop difficile, pour elles, d’émerger. Tous nos représentants dans les sections doivent chercher les femmes, les hommes et les jeunes les plus méritoires, pour les inviter à l’action politique. Les jeunes représentent l’autre grande catégorie oubliée au cours de la pandémie, mais surtout ils représentent la plus grande richesse que l’union valdôtaine avait autrefois et qui, maintenant, est en train de s’éloigner. Heureusement nous avons encore La Jeunesse Valdôtaine qui est un fleuron de notre mouvement, mais nous constatons de plus en plus que les jeunes d’aujourd’hui considèrent la politique comme quelque chose de lointain ou, pire encore, comme quelque chose de sale avec qui ils ne veulent pas se mêler. Malheureusement, des partis nationaux ont su comprendre ce malaise et ils ont réussi à conquérir une partie de jeunes. C’est à nous de prévoir des actions visant à intercepter les souhaits et les problèmes légitimes des jeunes et à les rapprocher à la politique. Et cela ne peut se faire qu’en présentant une Union Valdôtaine ouverte, accueillante, compréhensive, proche aux jeunes citoyens. Nous devons travailler à une campagne d’adhésion importante, non pas pour augmenter le nombre des cartes des membres, mais pour avoir une vision du monde futur inclusive et à l’avant-garde. Nos élus doivent être très proches des sections, et nos sections doivent de plus en plus impliquer la population, partager les propositions et les idéaux pour rendre l’Union Valdôtaine un mouvement inclusif, identitaire et autonomiste. Soyons alors dignes de l’espoir des unionistes, soyons dignes de l’esprit de l’Union valdôtaine ! Torgnon, le 21 mai 2021 Cristina Machet

agenda

twitter

vidéos

Les gens passent, l'Union reste

images

2016 Rencontres sul le territoire

2015 Congrès des 3 et 4 octobre

Union Valdôtaine

29, avenue des Maquisards - 11100 Aoste
TÉL +39 0165 235181
E-MAIL siegecentral@unionvaldotaine.org
PEC unionvaldotaine@legalmail.it
PI 80007410071

Autour de nous20 Juin 2016 - 11:03

Au lendemain des élections administratives…

Avec le deuxième tour, s’étant déroulé hier, les élections administratives dans les principales villes italiennes, y comprise Rome, la capitale, se sont terminées. Les commentaires sur les résultats « à chaud », et donc sur les Syndics élus, ne sont jamais une bonne chose. C’est pourquoi, en ce moment, la première réflexion est à consacrer à l’affluence enregistrée hier, qui est en baisse non seulement en termes généraux, mais également par rapport au premier tour. A Rome a voté le 50,5% (il y a quinze jours, le pourcentage avait été 57,6%). A Turin 53,4%, contre 57,7%. A Naples, la donnée la plus évidente : 37,8%, contre 57,2%. Baisse également à Milan : 51,5%, face au 55,2% du premier tour. A Boulogne, le 59,8% enregistré le 5 juin dernier a descendu jusqu’à 53,4% hier. Bref, si on raisonne sur la moyenne de 50,5%, on peut conclure qu’un électeur sur deux, dans ces villes, ne s’est pas rendu aux sièges. Or, les gens peuvent développer une désaffection à une idée, ou à la politique plus en général, mais si le malaise est adressé à la démocratie en elle-même, il y a de quoi réfléchir, bien avant que sur l'identité et l’appartenance partitique des élus.

Christian Diemoz