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Le Peuple Valdôtain

Mise à jour 27 sep 2021 - 11:44

Union Valdôtaine, le mouvement en ligne

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Nos douleurs30 Mai 2016 - 11:02

En souvenir de Jean Piéropan

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Il y a des personnes que l’histoire de l’Union Valdôtaine l’ont vue, d’autres qui l’ont vécue, d’autres encore qui ont contribué à la faire. Pour ce qui est de la ville d’Aoste, et plus particulièrement de Saint-Martin-de-Corléans, Jean Piéropan rentre dans toutes et trois ces catégories.

Nous le rappelons lorsqu’il arriva dans notre section, en 1968. A cette époque, ses 38 ans d’âge en firent le secrétaire du Comité de direction, rôle dans lequel il fut confirmé à maintes reprises et se distingua pour sa fiabilité. Par ailleurs, cela ne surprit personne : pour tous, Jean Pieropan était « le géomètre », synonyme d’une attention et d’une précision qui étaient le patrimoine plus précieux offert par une formation technique.

En 1978, il fut élu président de notre Section. Son attachement à la cause valdôtaine était total. Sa vision de l’Autonomie était profondément inspirée par les valeurs de ses pères fondateurs. Sa capacité d’appliquer les principes et les idéaux unionistes à la vie quotidienne, notamment dans le domaine des langues, était difficile à croire, si on ne l’avait pas connu.

Pour Monsieur Piéropan, l’unionisme représentait un état d’âme, avant qu’une conviction. Il se considérait une ressource du Mouvement et, surtout, de sa section, de son quartier, où il habitait la colline, dans l’hameau de Duvet.

Preuve en est le fait que, le long de plus de cinquante années d’adhésion, il ne poussa jamais son ambition jusqu’à rechercher une place dans les institutions. Une seule fois, il fut candidat au Conseil communal d’Aoste : c’étaient, par ailleurs, les années où notre Mouvement ne comptait pas neuf conseillers, mais beaucoup moins. Être unionistes ne signifiait pas être majorité, ne signifiait pas gouverner. Il accepta d’aller en liste pour l’esprit de service qui l’a toujours distingué.

Cette intransigeance sur les valeurs à la base du flambeau unioniste en fit le président honoraire parfait pour notre Section. Il fut nommé à cette charge en 1980 et il l’a été jusqu’à avant-hier, jour où son voyage terrain s’est terminé. Je parle de voyage terrain parce que l’autre trait distinctif de cet homme a été la foi, qu’il a toujours démontré et qu’on retrouve dans les « batailles » telles la requête d’une messe en langue française, le dimanche matin, dans cette même paroisse où samedi dernier nous l’avons salué, Saint-Martin-de-Corléans.

Le souvenir plus personnel, que beaucoup d’entre nous gardent, est celui d’un homme qui aimait notre Vallée et son histoire, qui connaissait très bien nos montagnes et qui appréciait la compagnie. Les anecdotes concernant les nombreuses « promenades » organisées par notre Section lors des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix allument encore aujourd’hui nos sourires et ils le feront pour toujours.

Pour les plus jeunes, arrivés à la Section de Saint-Martin lorsque les années 90 étaient bel et bien avancées, il fut un témoignage vivant de cohérence, là pour démontrer que l’Union Valdôtaine n’était pas un « tram » vers la réalisation personnelle, mais le milieu où servir une cause. Dans le travail, il mettait cette même abnégation, comme le rappellent tous ceux qui l’ont vu, aux moins une fois, dans son cabinet d’assurances de rue de la Porte Prétorienne.

Lorsque l’âge mina la santé de Monsieur Piéropan, en lui empêchant d’être parmi nous, c’est nous qui nous sommes allés chez lui. La visite à la veille de Noël à son foyer, où son épouse Rosetta l’assistait amoureusement, était toujours un moment de joie et consacré aux souvenirs.

Cette semaine, la nouvelle la plus triste est arrivée. Le « géomètre » nous a quittés, mais beaucoup de choses, à Saint-Martin, nous parlent de lui. Et elles continueront à le faire. Merci, géomètre.

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Rubriques Nos douleurs

VENDREDI 7 octobre 2016

15:27 Le deuil pour la mort de Gérard Ottavio et Joël Déanoz Le deuil pour la mort de Gérard Ottavio et Joël Déanoz La Vallée d'Aoste est ébranlée par la nouvelle de la mort de deux jeunes alpinistes - Gérard Ottavio, 39 ans, président de la Société des guides du Cervin, et Joël Déanoz, 36 ans, moniteur de ski et directeur de l’école de neige de Breuil-Cervinia - ayant perdu leur vie suite à un accident sur le Mont Cervin Les condoléances à leurs familles (Ottavio quitte sa femme et trois enfants, tandis que Déanoz sa mère et sa soeur) ont été adressées, ce matin, par le président de la Région, Augusto Rollandin, au nom du Gouvernement valdôtain tout entier. A l'énorme douleur pour cette perte participent également l'Union Valdôtaine et la Jeunesse Valdôtaine, en exprimant le chagrin pour la disparition de deux fils de nos montagnes et de notre terre. La disgrâce a eu lieu le long de la voie Deffeyes, sur la façade sud du Cervin, à droite de la Crête du Lion, à quelque 4000 mètres d’altitude. L’alerte avait été lancée hier soir, après que les deux alpinistes n’étaient pas rentrés chez eux. Le Secours Alpin Valdôtain a survolé en hélicoptère la zone ce matin et les corps ont été aperçus et récupérés. Sur la dynamique de l’accident est au travail le Secours Alpin de la Guardia di Finanza. Les probables causes, à cet instant, sont considérées la chute accidentelle, ou une décharge de pierres ayant frappé les deux pendant l’ascension.

LUNDI 5 septembre 2016

16:48 Pierre Degioz nous a quitté Pierre Degioz nous a quitté Le président du Mouvement, le siège central et la section d’Aoste-ville à laquelle il appartenait depuis toujours, ont le chagrin d’annoncer le décès de
M. Pierre Degioz, âgé de 81 ans.

DIMANCHE 31 juillet 2016

10:23 En souvenir de Ugo Favre En souvenir de Ugo Favre Il y a de nouvelles qui nous laissent incrédules, avant de nous faire tomber dans la douleur et le chagrin. Ugo Favre était né sur la montagne où, vendredi dernier, il a été retrouvé sans vie par un randonneur, qui avait été attiré par la présence de son chien. De plus, la cueillette du Génépi, sur le versant d’Ayas du Col de Nana, était une activité à laquelle il se consacrait souvent. Tous ceux qui le connaissaient, le savaient bien. Voilà pourquoi, à Verrès, la commune où il vivait, sa soudaine disparition, dans le jour où la triste nouvelle est arrivée, était difficile à accepter. Bien de monde l’avait vu, en pays, le matin même du jour où il n’est pas rentré de sa sortie au Col. A des amis, il avait donné rendez-vous pour la soirée. Avec d’autres, encore, il avait déjà au programme un moment en compagnie pour le lendemain. Hélas, c’est la vie qui choisit et ces programmes sont malheureusement restés sans possibilité de se réaliser. Ugo a disparu a 54 ans, pour les conséquences d’une chute due bien probablement à un effondrement. Le souvenir qu’il laisse est celui d’un homme simple, disponibile, souriant, lié à la terre qu’il avait choisi de cultiver et de soigner et à laquelle il était fort attaché. Amant de nos traditions, il ne manquait pas de s’engager personnellement à les maintenir vivantes: on le rappelle, entre autres, en tant que Pierre d’Introd, à l’occasion du Carnaval 2013, et toujours présent pendant les manifestations liées à l’élevage. Un amour pour le Pays qui l’avait conduit à partager naturellement les principes de notre Mouvement. Les condoléances émues de la Section de l’Union Valdôtaine de Verrès, de laquelle il était adhérent, s’adressent à sa mère Ottavia, à sa soeur Mary avec Piero Prola et au neveu Michel (les trois, membres de la Section, avec Piero qui est aussi composant du Comité de direction), ainsi qu’à l'aimée Cecilia et à toute la parenté. Son enterrement se déroulera lundi 1er août, à 9h30, à Verrès.

LUNDI 25 juillet 2016

11:14 Galdino Milliery n’est plus Galdino Milliery n’est plus L’histoire d’un Mouvement politique est sans doute faite par ses femmes et hommes de barre, ceux auxquels revient l’honneur de représenter, et défendre, un idéal au sein des institutions, mais non seulement. L’âme d’un Mouvement est faite également par tous ceux qui, en adhérant, en embrassant cet idéal, font battre son cœur dans une communauté, en lui donnant force et vitalité. Pour l’Union Valdôtaine, dont les racines plongent dans un tissu populaire, tel celui des grandes manifestations pour l’Autonomie du deuxième après-guerre, cela est encore plus vrai. C’est pourquoi, aujourd’hui nous rappelons un adhérent de la première heure, qui nous a laissés ces derniers jours. Galdino Milliery, était connu par tous les Unionistes qui vivaient le Mouvement, en participant à ses rendez-vous publiques. On ne rappelle pas d’ouverture de campagne électorale, ou d’autres manifestations de ce genre, où il n’avait pas manqué d’assurer sa présence. Originaire d’Avise, il avait une façon quelquefois pittoresque de marquer son adhésion, à partir de son chapeau haut de forme, ce qui le rendait encore plus populaire parmi le peuple unioniste. Chaque fois où il recevait l’appel de l’UV, il apportait avec soi le drapeau de la Section d’Avise, dont il était un véritable gardien, car il l’avait gardé et soigné, aussi dans la période où la Section même, suite à ces tensions qui parfois secouent la vie (politique) d’une commune, n’avait plus existé. Il était donc l’incarnation d’un esprit franc, pour lequel un idéal représentait un élément total, à vivre sans barrières. Un esprit qu’aujourd’hui connaît moins d’émulation : les temps ont sans doute changé, l’opportunité d’une vie plus aisée que jadis a rafraichi les consciences et les raisons d’adhésion à un Mouvement sont devenues de plus en plus subjectives. Tout cela fait de façon qu’on regarde à Galdino avec une sensation suspendue entre le chagrin pour sa disparition et le regret pour le noyau d’unionistes « de souche » qui s’affaiblit. Âgé de 80 ans, il laisse sa belle-sœur Maria, ainsi que ses neveux Lorena et Ivette, avec leurs familles, auxquelles nous adressons les condoléances émues du Mouvement. Nos pensées vont également à ses tantes, ses cousins et toute sa parenté.

VENDREDI 5 février 2016

16:44 En souvenir de M. Cassien PALLAIS En souvenir de M. Cassien PALLAIS La Section de l'Union Valdôtaine de Sarre à la regrèt d'annocer le Décès de M.Cassien PALLAIS âgé de 81 ans la section présente ses condoléances les plus sincères à son épouse Silvia, à sa fille Loredana avec Marco, à son fils Giancarlo avec Marlène, à ses petits-fils Chiara, Michel et Edoardo, à sa soeur Lauretta et à son frères Casimiro, ainsi qu'à tous ses parents.

LUNDI 30 novembre 2015

16:52 Un grave deuil nous à frappés: le décès de l'Abbé Segafredo Un grave deuil nous à frappés: le décès de l'Abbé Segafredo L’abbé Eraldo Segafredo est mort à l’hôpital Aoste dans la nuit du 28 au 29 novembre dernier. Né à Saint-Vincent en 1935, il avait été nommé curé d’Issogne en 1969 et il l’est resté jusqu’à 2013, lorsqu’il se retira au prieuré de Saint-Pierre pour des raisons de santé. Homme de foi et d’action, l’abbé Segafredo était connu et estimé dans toute la Vallée en raison de son dévouement à la communauté qu’il avait été appelé à servir et pour son engagement dans les œuvres sociales : c’est à son intense travail pastoral et social qu’Issogne doit de nombreuses initiatives en faveur, notamment, de la jeunesse, réalisées dans un contexte socio-politique difficile. Malgré les amertumes qu’il eut à subir, sa ténacité et son courage lui permirent de dépasser nombre d’obstacles et de difficultés et lui valurent le respect de tous ceux qui l’ont connu, la reconnaissance de bien des gens et l’appui des institutions. Les Unionistes gardent de lui un souvenir particulier de Valdôtain à part entière, et de ses interventions passionnées en sa qualité de membre non adhérent du Congrès National unioniste, où il apportait un témoignage vivant de foi en Dieu et de confiance dans la capacité de l’Homme de s’améliorer.
2 x mille

Vie de l'Union7 Juin 2021 - 15:41

MMe Cristina Machet, Président de l'Union Valdôtaine MMe Cristina Machet, Président de l'Union Valdôtaine Samedi dernier le 5 juin la Conférence des Présidents de Section, qui représentaient les 1000 adhérents au Mouvement, et le Consei Fédéral ont élu Mme Cristina Machet, Président de l'Union Valdôtaine. Elle a désigné Vice-Président Monsieur Piero Prola et Trésorier M. Federico Marco PERRIN Ci-dessus son Programme: L’esprit de l’Union . L’esprit de l’Union Valdôtaine plonge ses racines dans les décombres de l’après-guerre, l’âme de notre Mouvement est son histoire, l’histoire de la Vallée d’Aoste, qui a vu, dans la pensée de ses ancêtres, l’axe de ses principes fondamentaux. L’Union valdôtaine est née comme mouvement s’opposant fortement au fascisme, elle est aujourd’hui un mouvement contre toute forme de fascisme, de néonationalisme, de racisme, de clôture. Peu de temps après la promulgation des décrets du lieutenant, le 13 septembre 1945, naquit l'Union Valdôtaine, ouverte, comme nos Statuts l'affirment, à tous ceux qui donnent assurance d'être fidèles et dévoués à la cause valdôtaine. Soyons alors dignes de l’espoir des unionistes, soyons dignes de répondre aujourd’hui au sens de la « cause valdôtaine ». Hélas, dans les années nous nous sommes perdus et l’esprit de l’Union parfois est sorti de chemin. Cela ne doit plus arriver. La rivalité personnelle n’est pas fidélité à la cause valdôtaine, l'égocentrisme et les attitudes personnalistes ne sont pas fidélité à la cause valdôtaine. Utiliser l’Union Valdôtaine comme tremplin pour des finalités électorales non plus. L’esprit de l’Union des fondateurs de notre Mouvement était celui de servir les intérêts culturels,politiques, sociaux et économiques de la Vallée d’Aoste. Au cours du temps ces principes ont été parfois oubliés et ceux qui croyaient en l’Union valdôtaine se sont refroidis. Toutefois, la flamme de notre flambeau c’est estompée, mais elle n’est pas éteinte… Aujourd’hui les unionistes sont là, qui nous observent dans l’espoir de pouvoir retourner à parler de politique, dans son sens plus propre, le plus élevé. La rue a été tracée dans la période préélectorale du 2020, après une période sombre pour notre Mouvement, on a réagi, et - petit à petit - on a recommencé à reconquérir la confiance des valdôtains. Ce n’est qu’un premier pas, parce que la confiance on la conquiert à petites gouttes et on la perd en litres. Notre travail sera serré, pour arriver à reconstruire ce que nous avons perdu. Nous avons perdu l’une des plus grandes forces de l’Union Valdôtaine : le dialogue avec les valdôtains, le dialogue qui passait à travers nos sections. Le fédéralisme que souvent nous citons dans nos programmes est bien enraciné dans l’organisation de l’Union Valdôtaine : un mouvement dans lequel chacun membre dispose d’une large autonomie en participant collectivement, et non individuellement, aux décisions. Cette participation collective doit repartir des sections, nous n’avons rien à inventer. Les sections existent déjà il y en a presque une par commune, dans certains pays plus d’une. Les initiatives futures que les organes dirigeants de notre Mouvement auront la nécessité d’analyser seront objet d’un parcours de partage le plus ample possible, parce que l’Union valdôtaine doit avoir portes et fenêtres ouvertes. Le nouvel élan de notre mouvement passera par un ample processus de confrontation. Les sections doivent représenter le vrai lien entre citoyens, mouvement et administrateurs. Pour que cela soit possible on pourrait créer une commission qui formule des propositions - bien sûr partagées avec un Congrès national thématique - pour garantir une effective participation aux adhérents. Participation qui, parfois, au début a du mal à démarrer. Nous avons, par exemple, dans nos petites communes des sympathisants qui ne s’inscrivent pas aux sections pour des raisons les plus disparates, et cela contribue à perdre le lien avec les citoyens. Pourquoi ne pas penser à des sections thématiques auxquelles s’inscrire pour faire face à des arguments spécifiques, tel que l’agriculture, la santé, le travail, etc. ? La technologie aujourd’hui nous aide à faciliter la communication, la confrontation avec les Présidents de section et les délègues au Conseil fédéral, qui sera le pivot de l’action politique du Mouvement, et encore, quand l’émergence sanitaire nous le permettra, on retournera à se rencontrer face à face. La centralisation de l’activité politique du Mouvement envers l’Administration Régionale sera fondamentale, les choix, les lignes politiques doivent être tracées par le Mouvement, et non pas le contraire. Parallèlement le Mouvement devra soutenir nos élus qui sont en première ligne et exposés à toute critique, le rôle du mouvement sera celui d’accompagner les élus dans leurs parcours en défendant et en adressant leur action. Le thème de la réunion est un argument central, on en parle, les opinions ne sont pas encore univoques. Rendre le terrain fertile pour un rapprochement de tous ceux qui partagent nos idées et nos idéaux est un pas important. Pour que cela soit possible, il est d’abord nécessaire procéder à la reconstitution d’une identité politique forte. Le fait qu’aujourd’hui coexistent différentes pensées politiques autonomistes est une donnée, et penser de désigner les personnes qui se sont éloignées de l’Union valdôtaine comme les « cousins méchants » serait une attitude myope, ainsi que probablement injuste. Toutefois, l’Union a vu, aux cours des années, l’éloignement de quelques-uns déçus par le Mouvement, tandis que pour d’autres, on a eu l’impression qu’il s’agissait d’un éloignement tendant à une stratégie électorale. Cela complique la solution. Parallèlement, il faut dire que le processus de réunion est en train de prendre vie de manière naturelle, ce sont les citoyens tout d’abord qui ont recommencé à avoir confiance en l’Union Valdôtaine. Pour que la reconstitution d’une identité politique forte soit réelle, il faudra abandonner de poursuivre des dynamiques purement électorales, l’UV devra recueillir des individus avec des idéaux communs, et non pas des « porteurs de votes », ou « autoproclamés porteurs de votes ». L’Union n’est pas un train sur lequel on monte et on descend selon la convenance. Voici la question : le processus portant à la réunion sera-t-il un débat entre personnes qui se reconnaissent dans les idéaux communs, ou une stratégie pour s’assurer une candidature d’ici à cinq années ? Nous ferons de notre mieux, pour veiller afin que cela ne se produise. Ce qui est incontestable c’est que toute décision sera remise aux adhérents du mouvement, à travers l’organe qui détient le pouvoir constituant du Mouvement : le Congrès national. Compte tenu que le symbole et la dénomination de l’Union Valdôtaine sont intouchables, le travail à faire – si le congrès considérera cette option- sera de trouver les points en communs entre le Mouvement et les autres pensées politiques autonomistes. Parce que, si c’est vrai que plusieurs de nous instinctivement pensent « qui veut adhérer à l’Union n’a qu’à s’inscrire à sa section », c’est aussi vrai que la fragmentation des autonomistes a ouvert les portes aux partis nationaux, et cela n’a pas aidé la cause valdôtaine. Le débat et la confrontation seront au centre de notre façon de travailler. Je souhaite de participer à des Conseils fédéraux où les délégués se disputeront pour prendre la parole, les rencontres caractérisées par les silences ne réfléchissent pas la démocratie ni le fédéralisme. L’Union Valdôtaine devra ainsi s’engager avec le gouvernent central pour faire démarrer l’institution d’une circonscription Vallée d’Aoste pour le Parlement européen. Une proposition de loi dans ce sens a déjà été entamée par le sénateur Lanièce. Une représentativité au sein de l’Europe pour la protection des peuples minoritaires est fondamentale et il serait aussi essentiel se reconnecter avec les mouvements autonomistes européens, pour poursuive le chemin d’une vrai Europe des peuples. L’action politique sera orientée à faire refleurir notre Vallée d’Aoste: la pandémie a augmenté les fractures sociales qui ont suscité l’envie, presque la haine, parmi les classes sociales, même dans une réalité petite comme la nôtre. La perte de places de travail et la crise économique doivent donc être au centre des attentions de l’action administrative. La revitalisation de l’agriculture ainsi que du tourisme nécessitent d’un travail important. L’attention aux catégories fragiles aussi : nos parents et nos grands-parents ont vécu une année terrible, tout comme les jeunes, ceux qui ont des activités économiques, les personnes qui ont des problèmes de santé. La gestion fédéraliste à tout niveau doit se concrétiser par la centralité des Communes qui avec leurs Syndics représentent un exemple de subsidiarité réelle que nous avons appauvri. Les Communes nécessitent aujourd’hui d’avoir des entrées financières sûres et appropriées pour construire un bilan sérieux, ainsi qu’un nombre adéquat d'employés pour mettre en œuvre les décisions de l’administration communale. Les petites communes de la Vallée, qui sont la force de notre territoire, sont parfois abandonnées à elles-mêmes : aux cours des années elles ont perdu des ressources financières ainsi que les personnes qui y travaillaient à cause des lois de secteurs qui empêchent les embauches, dans une période dans laquelle un poste de travail change la vie à une famille. Il est nécessaire un changement de cap. La dignité du travail doit repartir du territoire, une dignité qui doit être égale, tant bien dans les petites communes de montagne que dans la plaine. Nos communes, dans cette période de pandémie, ont représenté un point de repère fondamental pour les citoyens, et l’assemblée du CPEL/CELVA a été perçue par la population comme un organisme efficace et qui, avec ses syndics de différente appartenance politique, a réussi à trouver une synthèse pour résoudre les problèmes quotidiens des familles valdôtaine. Les familles doivent ainsi être au centre de l’action politique, les parents doivent pouvoir travailler, tous les deux, sans devoir se tracasser pour se prendre soin des enfants, les services des garde d’enfants doivent être le pivot d’une action visant à aider les familles, les adolescents doivent pouvoir étudier et s’engager dans le temps libre dans une région qui leur offre des occasions ainsi que l’égalité des chances. Les femmes valdôtaines ont toujours été indépendantes, on toujours travaillé, elles ont été les pilastres des familles pendant la guerre, elles ont été partisanes, créatrices de l’identité politique de notre Union. Et aujourd’hui aussi, les femmes valdôtaines émergent grâce à leur ténacité: dans les études, dans l’écriture, dans la médicine, dans les sports, dans la musique, dans toute sorte d’industrie; mais pas encore trop dans la politique. La pandémie mondiale a encore plus marqué l’écart entre hommes et femmes. Ces dernières souvent sont restées à la maison avec les enfants ou les personnes âgées, elles ont perdu leur travail. Alors aujourd’hui l’Union Valdôtaine doit avoir le courage de se remettre au centre de l’action politique en donnant l’exemple. Ce n’est pas un discours de genre, mais de capacité, et si on parle de capacité, alors, c’est évident que nos sections, nos listes aux élections, nos représentants tous, doivent inclure plus de femmes, qui maintenant, se sont éloignées de la politique, parce qu’ elles savent et sentent que ce serait trop difficile, pour elles, d’émerger. Tous nos représentants dans les sections doivent chercher les femmes, les hommes et les jeunes les plus méritoires, pour les inviter à l’action politique. Les jeunes représentent l’autre grande catégorie oubliée au cours de la pandémie, mais surtout ils représentent la plus grande richesse que l’union valdôtaine avait autrefois et qui, maintenant, est en train de s’éloigner. Heureusement nous avons encore La Jeunesse Valdôtaine qui est un fleuron de notre mouvement, mais nous constatons de plus en plus que les jeunes d’aujourd’hui considèrent la politique comme quelque chose de lointain ou, pire encore, comme quelque chose de sale avec qui ils ne veulent pas se mêler. Malheureusement, des partis nationaux ont su comprendre ce malaise et ils ont réussi à conquérir une partie de jeunes. C’est à nous de prévoir des actions visant à intercepter les souhaits et les problèmes légitimes des jeunes et à les rapprocher à la politique. Et cela ne peut se faire qu’en présentant une Union Valdôtaine ouverte, accueillante, compréhensive, proche aux jeunes citoyens. Nous devons travailler à une campagne d’adhésion importante, non pas pour augmenter le nombre des cartes des membres, mais pour avoir une vision du monde futur inclusive et à l’avant-garde. Nos élus doivent être très proches des sections, et nos sections doivent de plus en plus impliquer la population, partager les propositions et les idéaux pour rendre l’Union Valdôtaine un mouvement inclusif, identitaire et autonomiste. Soyons alors dignes de l’espoir des unionistes, soyons dignes de l’esprit de l’Union valdôtaine ! Torgnon, le 21 mai 2021 Cristina Machet

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Nos douleurs30 Mai 2016 - 11:02

En souvenir de Jean Piéropan

Il y a des personnes que l’histoire de l’Union Valdôtaine l’ont vue, d’autres qui l’ont vécue, d’autres encore qui ont contribué à la faire. Pour ce qui est de la ville d’Aoste, et plus particulièrement de Saint-Martin-de-Corléans, Jean Piéropan rentre dans toutes et trois ces catégories.

Nous le rappelons lorsqu’il arriva dans notre section, en 1968. A cette époque, ses 38 ans d’âge en firent le secrétaire du Comité de direction, rôle dans lequel il fut confirmé à maintes reprises et se distingua pour sa fiabilité. Par ailleurs, cela ne surprit personne : pour tous, Jean Pieropan était « le géomètre », synonyme d’une attention et d’une précision qui étaient le patrimoine plus précieux offert par une formation technique.

En 1978, il fut élu président de notre Section. Son attachement à la cause valdôtaine était total. Sa vision de l’Autonomie était profondément inspirée par les valeurs de ses pères fondateurs. Sa capacité d’appliquer les principes et les idéaux unionistes à la vie quotidienne, notamment dans le domaine des langues, était difficile à croire, si on ne l’avait pas connu.

Pour Monsieur Piéropan, l’unionisme représentait un état d’âme, avant qu’une conviction. Il se considérait une ressource du Mouvement et, surtout, de sa section, de son quartier, où il habitait la colline, dans l’hameau de Duvet.

Preuve en est le fait que, le long de plus de cinquante années d’adhésion, il ne poussa jamais son ambition jusqu’à rechercher une place dans les institutions. Une seule fois, il fut candidat au Conseil communal d’Aoste : c’étaient, par ailleurs, les années où notre Mouvement ne comptait pas neuf conseillers, mais beaucoup moins. Être unionistes ne signifiait pas être majorité, ne signifiait pas gouverner. Il accepta d’aller en liste pour l’esprit de service qui l’a toujours distingué.

Cette intransigeance sur les valeurs à la base du flambeau unioniste en fit le président honoraire parfait pour notre Section. Il fut nommé à cette charge en 1980 et il l’a été jusqu’à avant-hier, jour où son voyage terrain s’est terminé. Je parle de voyage terrain parce que l’autre trait distinctif de cet homme a été la foi, qu’il a toujours démontré et qu’on retrouve dans les « batailles » telles la requête d’une messe en langue française, le dimanche matin, dans cette même paroisse où samedi dernier nous l’avons salué, Saint-Martin-de-Corléans.

Le souvenir plus personnel, que beaucoup d’entre nous gardent, est celui d’un homme qui aimait notre Vallée et son histoire, qui connaissait très bien nos montagnes et qui appréciait la compagnie. Les anecdotes concernant les nombreuses « promenades » organisées par notre Section lors des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix allument encore aujourd’hui nos sourires et ils le feront pour toujours.

Pour les plus jeunes, arrivés à la Section de Saint-Martin lorsque les années 90 étaient bel et bien avancées, il fut un témoignage vivant de cohérence, là pour démontrer que l’Union Valdôtaine n’était pas un « tram » vers la réalisation personnelle, mais le milieu où servir une cause. Dans le travail, il mettait cette même abnégation, comme le rappellent tous ceux qui l’ont vu, aux moins une fois, dans son cabinet d’assurances de rue de la Porte Prétorienne.

Lorsque l’âge mina la santé de Monsieur Piéropan, en lui empêchant d’être parmi nous, c’est nous qui nous sommes allés chez lui. La visite à la veille de Noël à son foyer, où son épouse Rosetta l’assistait amoureusement, était toujours un moment de joie et consacré aux souvenirs.

Cette semaine, la nouvelle la plus triste est arrivée. Le « géomètre » nous a quittés, mais beaucoup de choses, à Saint-Martin, nous parlent de lui. Et elles continueront à le faire. Merci, géomètre.