Un Congrès de responsabilité, d’unité et d’avenir

Le Congrès national de Courmayeur a représenté un rendez-vous d’une importance particulière pour l’Union Valdôtaine : le premier après les élections régionales et communales, ainsi que le premier après la Réunification. Nous y sommes arrivés après des mois de travail intense, en tant que Mouvement politique, mais aussi au sein des administrations communales et régionales, avec la volonté constante de répondre à la confiance que les Valdôtains ont une nouvelle fois accordée à l’Union Valdôtaine.
Le choix de Courmayeur n’a pas été fortuit. Dans une commune stratégique pour le tourisme, l’économie et l’image même de la Vallée d’Aoste, nous avons voulu rappeler la vocation profonde de notre Mouvement : représenter l’ensemble de la communauté valdôtaine, dans toutes ses réalités. L’Union Valdôtaine ne se laisse pas enfermer dans des oppositions simplifiées entre droite et gauche, entre territoires prospères et territoires plus fragiles. Notre mission est d’unir, de rassembler et de donner une voix à toute la Vallée d’Aoste : aux stations touristiques comme aux villages de montagne, aux centres les plus dynamiques comme aux communes périphériques, aux réalités économiques fortes comme à celles qui demandent davantage d’attention et de soutien.
Au centre des travaux congressuels se trouvaient les Statuts du Mouvement. Leur révision n’est pas un simple exercice technique ou administratif : elle touche à notre manière même de vivre la démocratie interne et d’incarner l’autogouvernement. L’organisation de l’Union Valdôtaine est l’une des expressions les plus concrètes de notre philosophie politique. Elle rappelle que nos choix doivent être pris entre nous, par nous, avec nos Sections, nos élus, nos militants et notre base, sans être imposés de l’extérieur.
Dans un monde qui tend parfois à réduire les espaces de choix et de liberté, maintenir vivantes des structures politiques autodéterminées signifie garder allumée une flamme essentielle : celle de la responsabilité directe envers notre communauté. Cela demande du temps, des efforts et des sacrifices, mais c’est le prix de notre autonomie politique et morale.
Ce Congrès a aussi été l’occasion de remercier les membres de la Commission Statuts et toutes celles et ceux qui ont contribué à l’organisation de cette journée, avec un travail patient, rigoureux et fondamental. Un souvenir ému a également été adressé à Ettore Jaccod, récemment disparu, dont la présence fidèle et constante restera dans la mémoire de notre Mouvement.
J’ai également souhaité rappeler, devant notre base, le résultat des élections régionales de 2025, qui ont confirmé l’Union Valdôtaine comme première force politique de la Région, avec 19 308 voix et près de 32 % des suffrages. Face aux événements institutionnels des dernières semaines, liés à la sentence du 2 mai et au recours en appel présenté par Renzo Testolin, notre Mouvement a choisi la voie de la responsabilité : garantir la continuité administrative, éviter le blocage de la Région et permettre aux dossiers essentiels pour la communauté valdôtaine de poursuivre leur chemin.
Dans un moment délicat, nous avons estimé que l’intérêt général de la Vallée d’Aoste devait passer avant toute autre considération. La vraie responsabilité politique ne se mesure pas seulement dans les déclarations, mais dans les choix concrets et dans leurs conséquences. Bloquer la Région aurait signifié ralentir des dossiers fondamentaux pour les citoyens, les Communes, les catégories économiques et l’ensemble de notre communauté.
Le Congrès de Courmayeur a ainsi confirmé la ligne de l’Union Valdôtaine : défendre l’autonomie, préserver l’unité du Mouvement, renforcer la démocratie interne et continuer à travailler pour la Vallée d’Aoste et ses citoyens.
C’est avec lucidité, bon sens et fidélité à notre mission historique que nous devons poursuivre notre chemin. L’Union Valdôtaine est née pour s’occuper de la Vallée d’Aoste. C’est ce qu’elle a toujours fait. C’est ce qu’elle continuera de faire.

Joël Farcoz

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